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Le psychologue pour enfant : un allié pour le développement et le bien-être

Le psychologue pour enfant est un professionnel spécialisé dans le développement psychologique et émotionnel des plus jeunes. Contrairement aux idées reçues, consulter un psychologue ne signifie pas que votre enfant a un "problème grave". C'est avant tout un accompagnement pour l'aider à traverser une période difficile et retrouver son équilibre. Le "réflexe psy" serait-il en train de se démocratiser ? Si certains parents ont encore du mal à l’envisager, d’autres n’hésitent plus à pousser la porte d’un.e psychothérapeute spécialisé.e auprès des bébés et des enfants. En quelques secondes, c’est le mythe de l’enfant parfait qui s’écroule.

Rôle et compétences du psychologue pour enfant

Un psychologue spécialisé en enfance possède une formation en psychologie du développement. Il maîtrise des techniques adaptées aux plus jeunes telles que le jeu thérapeutique, le dessin et l'expression créative, la communication non-verbale, ainsi que les approches ludiques et interactives. Le travail du psychologue clinicien spécialisé dans l'enfance implique une grande capacité d'écoute, une compréhension approfondie de la communication non verbale, et une aptitude à réaliser un diagnostic précis. Les qualités essentielles pour exercer ce métier sont l'empathie, être tourné vers les autres et une patience à toute épreuve.

Quand consulter un psychologue pour enfant : les signaux d'alerte

Chez les tout-petits (3-6 ans) comme chez les enfants d'âge scolaire (6-11 ans), différents signes comportementaux pourront alerter et nécessiter de consulter un psychologue pour enfant. Parmi ces signaux, nous pouvons notamment retrouver :

  • Les troubles du sommeil persistants
  • La régression dans les acquis (propreté, langage)
  • Les colères excessives et répétées
  • Les difficultés de séparation anormales
  • Le retrait social marqué
  • La chute brutale des résultats scolaires
  • Le refus d'aller à l'école
  • Les troubles de l'attention et de la concentration
  • L'agressivité ou la passivité extrême
  • Les maux de ventre ou de tête fréquents sans cause médicale

Il peut aussi arriver que certaines situations de vie puissent nécessiter un accompagnement psychologique comme la séparation ou le divorce des parents, le décès d'un proche, la naissance d'un frère ou d'une sœur, un déménagement, le harcèlement scolaire ou une maladie grave dans la famille.

Exemple : Sophie, 8 ans, refuse soudainement d'aller à l'école depuis le divorce de ses parents. Elle développe des maux de ventre récurrents le matin. Un accompagnement psychologique l'aidera à exprimer ses émotions et à s'adapter à cette nouvelle situation familiale.

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Comment choisir un psychologue pour enfant ?

Si vous êtes à la recherche d'un psychologue pour votre enfant, vous devrez opter pour un professionnel possédant un diplôme en psychologie clinique ou psychologie de l'enfant, une spécialisation en psychothérapie infantile ou encore qui s'est continuellement formé aux méthodes les plus récentes. Avant de prendre rendez-vous avec un psychologue pour enfant, vous pouvez aussi le contacter afin de lui demander quels types de méthodes il utilise et si celles-ci sont adaptées à l'âge de votre enfant. Il sera aussi nécessaire que le professionnel ait recours à une approche bienveillante et non-jugeante, et qu'il utilise des outils créatifs qui auront davantage de succès sur votre enfant comme le jeu, le dessin ou encore la musique. Le plus important reste toutefois la qualité de la relation entre votre enfant et le psychologue. Un bon praticien saura créer un climat de confiance dès les premiers échanges.

Lorsque vous contacterez le psychologue qui vous intéresse, vous pourrez également lui poser quelques questions comme :

  • "Quelle est votre approche avec les enfants de l'âge du mien ?"
  • "Combien de temps durent généralement vos suivis ?"
  • "Comment impliquez-vous les parents dans le processus ?"
  • "Quels outils utilisez-vous pour aider les enfants à s'exprimer ?"

Déroulement des séances

La première séance de psychologie permet au professionnel de bien comprendre la situation ainsi que vos éventuelles préoccupations. Il veillera aussi à observer l'enfant dans son interaction avec ses parents, à établir un premier contact avec l'enfant ainsi qu'à expliquer son rôle en adaptant son discours à l'âge de l'enfant. Avant la première consultation, il pourra être une bonne idée de préparer votre enfant en lui expliquant que vous allez voir une personne dont le métier est d'aider les enfants à se sentir mieux quand ils ont des soucis.

Concernant les séances de suivi, celles-ci durent généralement de 30 minutes à 1 heure en fonction de l'âge de l'enfant et auront lieu une fois par semaine. Elles consisteront en un mélange d'activités ludiques et d'expression libre. Le psychologue pourra ainsi avoir recours à des jeux de rôle pour explorer les émotions, à des dessins pour exprimer l'inexprimable, à des contes et métaphores pour aborder les difficultés et à des exercices de relaxation, lorsque cela est nécessaire. Le psychologue de l'enfance prend aussi en compte l'âge de son patient pour déterminer le nombre de séances et le niveau de difficulté des tests. Le nombre de séances varie selon la gravité des troubles qui affectent le sujet. Généralement, la première séance dispensée requiert la présence des parents afin que le psychologue puisse comprendre le vécu de l'enfant. Le psychologue lui fait passer des tests d'évaluation pour mesurer ses capacités intellectuelles et effectuer une évaluation psychologique complète.

Les bienfaits d'un accompagnement psychologique

Emmener votre enfant à des séances avec un psychologue pour enfant l'aidera à identifier et nommer ses émotions, développer sa confiance en soi, améliorer ses relations et renforcer sa résilience. L'accompagnement psychologique d'un enfant aura aussi des répercussions positives sur le reste de la famille puisque ce dernier peut améliorer la communication familiale, réduire les tensions et conflits, permettre une meilleure compréhension entre chaque membre, et renforcer les liens affectifs.

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Avant une séance, nous vous recommandons de bien expliquer le processus, et ce, de manière rassurante, à votre petit, d'éviter de dramatiser la situation et de lui montrer votre soutien. Lorsqu'il aura commencé son accompagnement psychologique, vous devrez impérativement respecter la confidentialité des échanges, faire confiance au spécialiste et participer aux séances avec les parents, si cela vous est demandé. À l'issue de l'accompagnement, nous vous conseillons aussi d'éviter les questions trop directs envers votre enfant, de rester à l'écoute sans forcer les éventuelles confidences et de renforcer progressivement les progrès que vous avez pu observer. Afin que les bénéfices se poursuivent à la maison, il sera important de maintenir une routine stable à la maison, d'encourager votre enfant à exprimer ses émotions au quotidien, de limiter les sources de stress autant que possible et de renforcer les moments de complicité en famille.

Durée d'un suivi psychologique

Différents facteurs peuvent influencer la durée d'un suivi psychologique tels que l'âge de votre enfant, la nature des difficultés, sa capacité d'adaptation ainsi que le soutien familial. Lorsque les difficultés sont ponctuelles ou liées à un évènement en particulier, le suivi pourra durer de 3 à 6 mois alors que pour des troubles plus installés ou des changements familiaux majeurs, celui-ci nécessitera 6 à 12 mois. Certaines problématiques pourront requérir un travail plus profond, ce qui entraînera un suivi psychologique d'une durée de plus d'un an. Pour savoir à quel moment il sera le plus propice d'arrêter les séances, vous devrez vous attarder sur divers signaux comme le retour d'un sommeil apaisé, l'amélioration de l'humeur, la reprise d'activités précédemment délaissées, une meilleure communication familiale et la récupération des compétences scolaires.

Psychologue, psychiatre ou psychothérapeute : quel spécialiste choisir ?

Le psychologue est un professionnel non-médecin spécialisé en psychologie, formé à l'écoute et à l'accompagnement thérapeutique alors que le psychiatre est un médecin spécialisé pouvant prescrire des médicaments, et qui est consulté pour des troubles plus sévères. Concernant le psychothérapeute, ce dernier bénéficie d'un titre réglementé et désigne un professionnel formé aux techniques psychothérapeutiques. Généralement, votre enfant aura besoin d'être accompagné par un psychiatre lorsqu'il fait face à des troubles du comportement très sévères ou une suspicion de troubles neurodéveloppementaux. Il est crucial de savoir quand consulter un pédopsychiatre pour un enfant. Le pédopsychiatre, spécialiste des troubles mentaux chez les enfants et les adolescents, peut jouer un rôle clé dans l'évaluation et le traitement des problèmes graves. Les signes indiquant qu'il est temps de consulter un pédopsychiatre incluent des troubles sévères du comportement, des symptômes de dépression persistante, des troubles de l’alimentation, des idées suicidaires ou comportements auto-destructeurs, des troubles graves du sommeil, des crises d’angoisse fréquentes, des symptômes de trouble obsessionnel-compulsif (TOC) et des troubles neurodéveloppementaux tels que le TDAH et les TSA.

Si vous ne savez pas quel professionnel de santé consulter pour votre enfant, n’hésitez pas à demander conseil à votre médecin traitant, il pourra vous orienter vers le bon praticien en fonction des besoins de votre enfant.

Aspects financiers

Dans le secteur public, le suivi psychologique pour votre enfant pourra être gratuit mais le délai sera toutefois plus long. Si vous vous tournez vers le secteur privé, sachez que le prix des séances sera de 50 à 100 euros, et dépendra du lieu où exerce le professionnel ainsi que de son expérience. Le salaire d’un psychologue pour enfant varie de 1600 euros à 2621 euros par mois selon l'ancienneté, les compétences et le lieu d'exercice (source : salairemoyen.com).

Lire aussi: Développement de l'enfant en crèche : le rôle du psychologue

Il est possible que certaines mutuelles offrent le remboursement partiel des séances. De plus, avec le dispositif Mon soutien Psy, vous pouvez bénéficier de la prise en charge de 12 séances par an, à partir de l'âge de 3 ans. Vous pouvez aussi profiter de différentes aides proposées dans les Centres médico-psychologiques (CMP) ou les centres hospitaliers, ainsi que par les dispositifs sociaux locaux.

Formation pour devenir psychologue pour enfant

Pour devenir psychologue de l'enfance et de l'adolescence, il faut suivre un parcours d'étude spécifique qui commence généralement par une licence en psychologie, suivie d'un master en psychologie spécialisé dans le développement de l'enfant. Le CNFDI propose une formation à distance intitulée psychologie de l'enfant. Cette formation est à recommander à tous ceux ou celles qui souhaitent s'orienter vers des métiers liés à l'enfance (éducateur(rice), assistant(e) maternelle…) ou qui travaillent déjà dans ce secteur d'activité. Notre formation comprend 13 tomes abordant les concepts de base et les différents domaines de la psychologie de l'enfant (développement, pédagogie, propreté …), ainsi que la relation client-thérapeute. Elle couvre également les aspects fondamentaux du développement de l'enfant et les principes de la psychothérapie de l'enfant.

Symptômes psychologiques chez les enfants : Pourquoi consulter ?

Bien souvent, les symptômes de l’enfant qui mènent les parents, plus rarement l’enfant lui-même, à souhaiter rencontrer un psychologue ou un psychothérapeute peuvent prendre des formes diverses :

  • Elles peuvent s’exprimer, par exemple, par des pleurs, des crises d’angoisse, des accès de colère, des douleurs sans cause organique, etc.
  • Il en existe plusieurs types, tels que l’insomnie, l’apnée du sommeil, le somnambulisme, l’hypersomnie, etc.
  • Il s’agit d’une difficulté voire d’une incapacité à se retenir d’aller aux toilettes, qui conduit à l’émission involontaire et répétée de selles ou d’urines.
  • Ils peuvent aller de la consommation excessive d’aliments jusqu’à l’anorexie mentale. Ils peuvent conduire à des problèmes de surpoids ou d’obésité ou, au contraire, à de la dénutrition.
  • Il peut toucher le langage, la motricité ou la socialisation. Il peut être repéré par les parents mais également signalé par l’équipe enseignante.
  • Elles désignent respectivement les difficultés liées au langage et à la motricité.
  • Il se manifeste entre autres par une altération des interactions sociales et de la communication. Il en existe plusieurs types, tels que l’autisme de Kanner ou le syndrome d’Asperger.
  • Le Haut Potentiel Intellectuel (HPI) est relatif au Quotient Intellectuel (QI), tandis que le Haut Potentiel Émotionnel (HPE) concerne les capacités dans la gestion des émotions et l’empathie.
  • Le Trouble Déficit de l’Attention avec ou sans Hyperactivité (TDAH) s’exprime par une difficulté à maintenir son attention, une agitation motrice ainsi qu’une impulsivité.

Afin de soutenir la psychothérapie de l’enfant, le docteur Lucille Mihoubi invite les parents à venir eux aussi se mettre au travail.

L'importance de la prise en charge précoce

Aujourd’hui, il n’est plus rare qu’un.e pédiatre, une directrice ou un directeur de crèche, ou encore un.e assistant.e maternel.le suggère aux parents, avec les précautions qui s’imposent, d’emmener leur bout’chou chez le « psy ». Toutefois, l’annonce de la nécessité d'une consultation auprès d'un.e psy est rarement facile à entendre et les réactions à chaud des parents le confirment. On a spontanément tendance - à tort - à se sentir attaqués dans notre parentalité et nos méthodes d'éducation. Surprise, déni, soulagement… Rappelons-nous qu'il n’est pas nécessaire, avant de pousser la porte d'un cabinet, d’attendre que des signes de troubles plus prononcés s’installent : plus la prise en charge par un.e psy est précoce et plus les difficultés se règlent aisément.

Audrey est soulagée d'avoir pu consulter au plus tôt pour son fils : « On m'a conseillée de rencontrer un psychiatre pour mon 3ème enfant, alors qu’il n’avait que 10 mois. J'avais déjà fait deux tentatives d'adaptation dans une halte-garderie, qui s’étaient soldées par des échecs. Soit mon fils pleurait non-stop pendant deux heures et s'endormait épuisé dans mes bras à mon retour, soit il réclamait les bras en permanence, ne dormait pas, ne mangeait pas et passait son temps à m’attendre. Moi, j'étais plutôt flattée de cette totale fusion. Le personnel de la crèche m'a néanmoins alertée. Un peu inquiète, je suis allée voir mon médecin généraliste qui m'a rassurée en m'affirmant que, cliniquement, mon fils allait très bien. Mais à la maison aussi, je commençais à me rendre compte du décalage qu'il pouvait y avoir avec ses sœurs. J’ai donc pris rendez-vous chez un psychiatre spécialisé, que nous avons vu pendant 6 mois, à raison de deux fois par mois. Il s'avère que j’étais tellement en fusion avec mon fils, qu'inconsciemment, je lui imposais mon désir qu'il reste toujours un bébé. Cette mise en lumière ne s'est pas faite sans chagrin, ni douleur. Mais, pour mon fils, tout est rentré dans l'ordre très rapidement.

Idées reçues et réalités

Il est temps de tordre le cou aux idées reçues : non, une visite chez un.e psy n’entraîne pas forcément un engrenage médical, des visites à répétition et un suivi sur plusieurs années. Concrètement, le ou la psychologue travaille avec les parents pour comprendre l’origine du problème, qui peut venir du tout-petit lui-même, ou d’une relation parents-enfants perturbée. Dans ce cas, les parents peuvent également se faire aider pour dépasser leurs difficultés. Pour le sommeil, l'alimentation, les pleurs… La psychologie a pris beaucoup d’importance dans la société et certains parents font désormais eux-mêmes la démarche de consulter un.e psychologue s'ils soupçonnent un problème chez bébé. Mais cette tendance reste malgré tout plus urbaine que rurale. Peur de l’inconnu ? Refus d’accepter le trouble de leur enfant ? Crainte d’être jugés, d’avoir échoué dans leur rôle de « bons » parents ? Il est parfois impossible de concevoir une telle rencontre. Pourtant, toutes ces raisons n’ont pas lieu d’exister. La fonction première d'un.e psychologue n’est autre que d'aider à rétablir l’équilibre de l'enfant et non de culpabiliser les parents.

Alertée par la directrice de crèche, Laure pensait que Thomas « avait des troubles de la personnalité, voire même un léger retard psychomoteur, et qu'il fallait consulter rapidement ». Au final, son petit-bout est simplement un enfant précoce qui s’ennuie en crèche ! Même chose pour Valérie, qui a emmené son petit Matéo voir une psychologue parce qu’il « ne dormait pas à la crèche ». Pourtant aucun trouble apparent n’a été décelé chez lui… Tant mieux ! Car si les erreurs sont toujours possibles, n’est-il pas préférable de consulter « pour rien » un.e professionnel.le, plutôt que de passer à côté d’un problème qui sera plus difficile à résoudre ensuite ?

Le rôle des parents

On le voit notamment sur les réseaux sociaux : les parents sont toujours en quête d’informations afin d'éclairer leurs doutes. Le dialogue est essentiel, et chacun.e choisira l’interlocuteur ou interlocutrice qui lui convient (un.e proche, un.e ami.e, un.e internaute…) pour trouver les réponses à ses questions. Certes, l’équilibre familial ne peut exister sans communication - ni amour ! - mais ces deux « piliers » ne sont pas toujours suffisants.

Quand et qui consulter pour un enfant ?

Quand le moment est venu de se tourner vers un spécialiste pour trouver des solutions, nombreux sont les parents qui se sentent démunis. Des solutions existent mais des précautions sont à prendre afin de faire le bon choix, au meilleur moment. Avant toute chose, sachez qu’on peut consulter un médecin, un psychologue ou un thérapeute simplement pour évoquer ses doutes, son inquiétude, ses interrogations. Un premier rendez-vous ne vous engage pas dans une thérapie pour des années. Ce professionnel de santé vous permettra de vous exprimer et vous donnera son avis, parfois ses conseils, en toute objectivité, sur la situation. "Généralement, la famille se rend compte qu’il faut réagir lorsque son taux de tolérance est atteint, explique la pédopsychiatre Agnès Pargade à Psychologies Magazine. La psychiatrie est, pour elle, une question de degrés : « Tout le monde peut avoir des fluctuations thymiques, des jours où ça va, des jours où ça va moins. Certaines situations doivent vous alerter sur le malaise ressenti par votre enfant ou les difficultés qu’il traverse :

  • Une expérience bouleversante et/ou traumatisante : la séparation des parents, un deuil dans la famille, un accident, la perte d’un animal de compagnie, un déménagement, l’arrivée d’un cadet… Tous ces événements peuvent affecter profondément un enfant, surtout s’il a un tempérament anxieux. Il est important de l’aider à trouver en lui-même les ressources pour surmonter ces épreuves.
  • Un brusque changement dans son comportement : Votre enfant devient agressif, se replie sur lui-même ou pleure facilement, quelque chose ne va pas. Il est peut-être submergé par des émotions qu’il ne parvient pas à réguler.
  • Des difficultés scolaires. Un désintérêt pour les études, des conflits avec ses camarades ou une tendance au perfectionnisme doivent être interrogés. Parlez-en avec ses professeurs et l’équipe pédagogique.
  • L’apparition de certains troubles : Troubles du sommeil, de l’alimentation, obsessionnels et compulsifs (TOC). Si le niveau d’anxiété de votre enfant commence à avoir des répercussions sur son fonctionnement mental et comportemental, il est important de consulter un professionnel de santé.

Qui consulter pour un enfant: Pédopsychiatre, Psychologue, psychiatre ou psychothérapeute ?

  • Pédopsychiatre : Si vous souhaitez consulter un spécialiste autorisé à prescrire des médicaments, des bilans complémentaires (psychomotricité, orthophonie…) et remboursé par la sécurité sociale, le pédopsychiatre est le choix le plus adapté. Il est également indispensable pour diagnostiquer et traiter des troubles graves tels que ceux mentionnés ci-dessus.
  • Psychologue : Pour des problèmes qui peuvent être traités par la parole et la relation thérapeutique, un psychologue est recommandé. Les psychologues peuvent également faire passer des bilans cognitifs pour détecter des troubles de l’apprentissage.
  • Psychothérapeutes, psychanalystes ou psychopraticiens : Ces professionnels proposent différentes approches thérapeutiques basées sur leur formation et l’âge de l’enfant. Ils peuvent utiliser des outils variés comme le dialogue, le dessin, le jeu, la musique, etc. Assurez-vous que le professionnel est affilié à une association reconnue et habitué à travailler avec des enfants.

Durée de la prise en charge

Comme pour les adultes, la durée de la prise en charge dépend des difficultés rencontrées et de la nature du traitement envisagé. Agnès Pargade note que les attentes des parents sont souvent au-delà de ce que les spécialistes peuvent offrir. Il est important de comprendre que la thérapie est une aventure qui nécessite du temps, parfois quelques séances suffisent, parfois une prise en charge sur plusieurs mois est nécessaire.

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