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Protocole de Sevrage du Sucre et de la Tétine chez le Bébé : Guide Complet

Le sevrage du sucre et de la tétine est une étape importante dans le développement de votre bébé. Cette transition, bien que délicate, peut être abordée en douceur pour favoriser une alimentation saine et équilibrée. Cet article vous guidera à travers les différentes étapes et considérations pour un sevrage réussi.

Introduction

Le sevrage, qu'il concerne l'allaitement maternel, le biberon ou la tétine, est une période de transition qui nécessite une approche individualisée. Il n'existe pas de moment idéal universellement accepté, car chaque enfant et chaque famille sont uniques. La décision d'entamer le sevrage doit être prise par les parents, en tenant compte des besoins et du développement de leur enfant.

Sevrage de l'Allaitement : Une Transition Progressive

Le Moment du Sevrage

Il n’y a pas de bon moment pour sevrer son enfant, c’est une question tout à fait individuelle. Chaque projet d’allaitement est unique, et comme tout projet, il est fait pour évoluer. L’arrêt ou l’espacement des tétées doit être décidé par la mère, et par elle seule. L’allaitement exclusif de bébé par le lait maternel assure une alimentation complète et équilibrée aux nourrissons jusqu’à l’âge de six mois. Quelle que soit la décision de la mère ou des parents, par la suite, "les nourrissons ont besoin d’aliments complémentaires pour répondre à leurs besoins nutritionnels. C’est alors que le sevrage commence. Il n’y a pas de moment universellement accepté ou scientifiquement démontré pour mettre un terme à l’allaitement de votre bébé. Le processus de sevrage du lait maternel peut être soudain ou bien progressif : il peut prendre plusieurs semaines ou plusieurs mois, la décision peut venir de la mère, ou être orienté par bébé… Il existe deux écoles : l'arrêt progressif ou soudain de l'allaitement de bébé.

Les Étapes du Sevrage Progressif

Le sevrage progressif est souvent recommandé pour minimiser l'inconfort de la mère et de l'enfant. Voici une approche étape par étape :

  1. Remplacement d'une tétée : "Une maman peut souhaiter remplacer une tétée par jour, le plus souvent en introduisant un biberon avec un autre lait que le sien, à l’heure qui lui convient. D’autres parents encore peuvent décider d’un sevrage total du lait maternel.
  2. Rythme variable : "Le rythme du sevrage peut être très variable : très lent, avec par exemple la suppression d’une tétée par semaine ou par mois, accompagnée d’une augmentation très progressive des biberons, ou plus rapide".
  3. Durée : "La plupart du temps, il faut compter deux à trois semaines pour passer de 7-8 tétées par 24 h à 5-6 biberons par 24 heures", note la Leche League. Un minimum de 15 jours à 3 semaines est nécessaire pour sevrer progressivement un enfant sans créer un engorgement des seins et une frustration de part et d’autre.
  4. Tétée de fin d'après-midi : L’objectif, dans un premier temps, est de remplacer la tétée de fin d’après-midi (17 ou 18 heures) par un biberon. Pourquoi celle-ci ?
  5. Tétée de midi : Une semaine après l’introduction du premier biberon, il est temps de passer à la seconde étape : remplacer la tétée de midi par un biberon.
  6. Tétée de 15 heures : Trois à quatre jours plus tard, envisagez de supprimer la tétée de 15 heures.
  7. Dernière ligne droite : À la fin de la seconde semaine de sevrage, l’allaitement au sein ne sera pratiqué que le matin et le soir. C’est la dernière ligne droite pour parvenir à mettre en place un sevrage définitif.
  8. Suppression des tétées du soir et du matin : Préférez supprimer d’abord la tétée du soir et conservez celle du matin. Le moment est venu de supprimer la tétée du matin.

L'Introduction du Biberon

L’âge d’introduction du biberon "va dépendre du projet parental concernant l’allaitement", écrit Léa Cohen, consultante en lactation, sur le site internet de la Leche League (Source 2). Et elle diminuera d’autant plus vite que "le nombre quotidien de biberons augmentera rapidement", poursuit l'association. Si les parents ont le projet de poursuivre néanmoins longtemps l’allaitement, mieux vaut attendre que l’enfant ait 4 mois pour qu’il commence à boire un biberon de lait industriel.

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Gérer l'Engorgement Mammaire

Lors du sevrage, un phénomène peut gêner la maman : il s'agit de l’engorgement mammaire qui désigne en fait une accumulation excessive du lait au sein de la glande mammaire. "Un sevrage abrupt provoque un certain inconfort à la mère, surtout s’il se produit au début de la période postpartum, lorsque la production de lait est élevée", note la Société canadienne de pédiatrie (Source 1). Si certaines femmes épuisent tout simplement leur stock de lait maternel, ce n'est pas le cas de toutes. Au moment de la tétée sautée, exprimez une petite quantité de lait en pressant légèrement vos seins, ce qui permettra de vous soulager. Quelques astuces peuvent vous aider à diminuer votre production de lait, comme le fait d'éviter la stimulation du mamelon qui déclenche la production.

Travail et Allaitement

Souvent les mamans envisagent de sevrer leur enfant au moment de la reprise de leur activité professionnelle. Pourtant, travail et allaitement ne doivent pas s’opposer. "Parfois, par exemple lors de la reprise d’une activité professionnelle, les parents décident que l’enfant recevra dans la journée des biberons de lait industriel et sera nourri au sein quand sa mère est avec lui", note Léa Cohen, consultante en lactation, sur le site internet de la Leche League (Source 2).

Soutien Émotionnel

Dans les premiers jours de sevrage, il est tout à fait naturel de ressentir un certain manque lié à l’absence de ce contact privilégié qu’est l’allaitement. Rassurez-vous !

Positionnement du Biberon

"Au biberon, et tout particulièrement s’il est en position semi-couchée, votre enfant peut se retrouver dans une situation où il ne maitrise plus rien, avec du lait à déglutir sans trop comprendre ce qui lui arrive", prévient la Leche League.

Difficultés et Solutions

Votre bébé a du mal à renoncer à l'allaitement au sein. Ne le forcez jamais à prendre le biberon. Proposez-lui plusieurs fois, mais ne cédez en aucun cas à sa demande de prendre le sein. Ne vous inquiétez pas, un bébé ne se laisse jamais mourir de faim ! Si cela vous est possible, tirez votre propre lait avec un tire-lait et versez-le dans le biberon.

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Vitamine K

"Pour les bébés en allaitement exclusif, on recommande aujourd'hui (2016) de donner la vitamine K en 3 doses per os de 2 mg, à la naissance, à J4-J7, et à 1 mois", note la Leche League (Source 2). À partir du don régulier d’un biberon de préparation pour nourrissons, cette prescription n’a plus de raison d’être.

Implication du Père

Le changement peut parfois être dur pour bébé, mais pour vous (et pour votre corps) aussi. Si le fait de donner le biberon au bébé dans les premiers jours du sevrage vous est difficile, confiez cette étape au papa ou à une tierce personne.

Le Sevrage du Sucre : Un Enjeu de Santé Publique

La Consommation Excessive de Sucre : Un Fléau Moderne

La consommation excessive de sucre est un problème majeur de santé publique. Les industriels utilisent des termes trompeurs pour masquer la présence de sucre dans leurs produits : malt d’orge, sirop de riz, amidon de maïs, dextrose, maltodextrose, concentré de jus de fruits, etc.

Les Sources Cachées de Sucre

La plupart des gens, lorsqu’on leur demande s’ils consomment du sucre, pensent uniquement à l’apport direct : le petit sucre dans le café, la tarte, les sucreries, etc. (certains n’imaginent même pas que le Nutella puisse être sucré !). Mais il faut compter également toutes les entrées indirectes : là où les industriels en ont ajouté, on ne sait même pas trop pourquoi. Ce sucre indirect est appelé « sucre caché » parce que de premier abord indécelable (exemple : la tranche de jambon). Le consommateur n’a pas l’impression de se gaver de sucre et pourtant, à y faire le compte, il s’agit d’une overdose quotidienne !

Le Sucre : Présent Partout

Si vous tentez vous-même la même démarche (mettre de côté tout ce qui contient du sucre), vous serez étonnés du nombre d’aliments auquel on rajoute du sucre : tout. Ketchup, moutarde, saucisse (merguez, chipolata, etc.), saucissons, charcuterie, panure, TOUS les plats industriels, yaourts, apéritifs, petits-salés, chewing gum, pain, bretzel, Morissette, jus de fruit, bière, alcool, toutes les pâtisseries, soda, etc.

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Les Effets du Sevrage du Sucre

La lecture du livre m’avait suffisamment motivé pour arrêter le sucre. L’auteur y décrivait pourtant sa période de sevrage comme une période particulièrement difficile. Sa prise de conscience des méfaits du sucre l’avait poussé à arrêter drastiquement sa consommation. Il jeta tous les aliments de sa cuisine comportant du sucre. En très peu de temps, il fût pris de tremblements, de malaises, d’hallucinations et de troubles de l’humeur pendant plusieurs semaines. Les parfaits signes d’un sevrage.

Solutions et Alternatives

Pour réduire la consommation de sucre, il est essentiel de lire attentivement les étiquettes des produits alimentaires et de privilégier les aliments naturels et non transformés. Il est également possible de remplacer le sucre par des alternatives plus saines, comme la Stévia, même si, selon moi, cela reste du sucre malgré l’index glycémique nul. Son arrière goût amer - parce que complet - ne me gênait pas, ce qui n’est pas le cas de tout le monde.

L'Importance des Micronutriments

William Dufty affirmait qu’il manquait essentiellement à la majorité des gens la Vitamine B du fait de notre mode alimentaire industrialisé. Cet acide aminé vital se trouvait en grande partie dans l’écorce des graines et comme nous ne mangions exclusivement que des produits raffinés, nous étions donc inévitablement en carence. J’en conclus donc que ce que cherchait mon corps était, en fait, des micronutriments présents dans ce que je ne mangeais pas habituellement : des graines complètes (avec leur écorce).

La Succion Non Nutritive : Tétine et Soulagement de la Douleur

La Synergie Saccharose-Succion

Les études prouvent qu'il existe une synergie d'action entre l'administration de saccharose et succion tétine. L'efficacité de cette association est supérieure à l'utilisation d'une tétine seule ou du saccharose seul.

Le "Gate Control"

Tu as déjà entendu parler du "gate control" ? La succion lors d'un soins douloureux chez le petit permet d'activer ce gate control. Le sucre active également ce gate control, mais il faut savoir également que le fait d'être à jeûn augmente la perception douloureuse. Le sucre a donc un intérêt chez le petit momentanément à jeûn.

Vaccinations et Saccharose

Jules sera vacciné avant même d'avoir pu s'en rendre compte (et toi aussi ! Hier Jules a eu son BCG ! "oui mais ça n'a d'effet que sur un très jeune bébé (quelques heures ou jours) après ça ne marche plus" moi : "mais c'est la suçion qui fait que ?" lui "non la seule chose de validée par des tests scientifiques c'est le sirop de saccharose ". Mais Jules s'il a crié sur le coup de la piqure de la bague a vite enchainé sur un claquement de langue pour profiter tu peux de sucre que j'avais mis dans sa bouche alors moi je dirai que ça a quand même fonctionné ! le 1er Avril on enchaine sur 2 autres vaccins et il m'a conseillé l'Emla et m'a montré l'endoit où les mettre……à ce sujet je croyais (je suis même sure… ) qu'on devait pas mettre plus 1/2 patch sur un enfant de cet âge…pour une question de dosage…là je dois en mettre 2…

Nutrition Entérale et Sevrage : Un Parcours Spécifique

La Nutrition Entérale : Définition et Objectifs

La Dr Karine Garcette (hôpital Armand Trousseau, Paris) est revenue sur la nutrition entérale, qui consiste à administrer directement dans le tube digestif (au niveau de l’estomac ou de l’intestin proximal), par l’intermédiaire d’une sonde, une solution nutritive liquide équilibrée, chez des patients pour qui l’alimentation est insuffisante ou impossible (c’est-à-dire lorsqu’il y’a une contre-indication à l’alimentation orale). Elle permet de maintenir une croissance et un état nutritionnel satisfaisants, et parfois de traiter la pathologie préexistante. Grâce à la sonde, la prise des médicaments délivrés par cette voie est également facilitée. Elle peut être administrée de façon séquentielle (nocturne ou diurne) ou de façon continue sur 24h. Sa durée varie selon la nature et l’évolution de la pathologie de l’enfant.

Les Défis du Sevrage de la Nutrition Entérale

Lorsque la nutrition entérale est prolongée, le retour à une alimentation orale exclusive peut s’avérer très difficile. En effet, l’alimentation est bien plus qu’un apport d’énergie et de nutriments. Boire et manger, c’est aussi savourer et déguster. La bouche a une dimension multisensorielle permettant la coordination entre la capture (mise en bouche des aliments) et l’exploration (traitement des aliments, lien entre les aspects qualitatifs et spatiaux) permettant une alimentation fractionnée et la création d’une contenance. La bouche est donc le siège de la construction de nombreux domaines psychomoteurs. Par ailleurs, « partager un repas » implique des notions d’attachement et d’interactions entre les parents et l’enfant. Or, la nutrition entérale sollicite moins la participation des parents et la fonction maternelle nourricière amenant à un style interactif appauvri avec des parents qui peinent à reconnaître les signaux de leur enfant.

Prévention et Prise en Charge des Troubles Alimentaires

Le maintien d’un bon état nutritionnel et une croissance satisfaisante. Les apports sont adaptés selon l’évolution, l’âge et la croissance de l’enfant. La prévention des troubles alimentaires et sensoriels est très importante. Elle est différente selon la maladie ou l’âge de l’enfant (à la mise en place de la nutrition entérale), c’est-à-dire dès la naissance ou dans les premières semaines de vie, après la diversification alimentaire ou chez le grand enfant. Dans cette prévention, le soutien de l’enfant et de sa famille doit être mis en place dès l’hospitalisation, en offrant un environnement calme, propice aux explorations et aux interactions. Il est essentiel de respecter le rythme de l’enfant et de l’accompagner par la parole, le regard et un soutien corporel autant que possible.

Approches Thérapeutiques

Lors du repas, l’installation ou la posture de l’enfant doit favoriser l’activité spontanée (exploration de la sphère orale) et la mise en place de la coordination sensori-motrice (telles que la coordination main-œil, main-bouche), ainsi que les interactions avec l’entourage et l’environnement (échanges, éveil, sociabilité, etc.). S’ils sont déjà présents, les troubles sensori-moteurs doivent être pris en charge grâce à des programmes de sollicitation ou de réduction de l’irritabilité sensorielle (via un travail de désensibilisation globale du corps pour arriver jusqu’à la bouche). L’approche Positive Eating Program se base sur l’exploration sensorielle des aliments et la découverte de leurs propriétés physiques, de manière ludique. L’approche, the Messy Play Therapy (MPT) cible la familiarisation de l’enfant avec les textures et odeurs des aliments. Les équipes multidisciplinaires, peuvent combiner ces différents programmes de thérapies sensorielles alimentaires. Important, le soutien des parents est indispensable dans la préparation au sevrage.

Méthodes de Sevrage de la Sonde

La reprise de l’alimentation orale peut se faire au biberon en adaptant la tétine à l’enfant, ou à la cuillère (taille adaptée), en le laissant toucher les aliments, et en ajustant leur texture. La méthode de sevrage de la sonde peut être progressive (en réduisant progressivement les apports sur plusieurs semaines) ou brutale pour induire la faim et stimuler l’appétit.

Lieu du Sevrage et Surveillance Médicale

Où réaliser le sevrage ? Le sevrage en ambulatoire est le plus souvent envisagé en première intention. En cas d’échec en ambulatoire, le sevrage est réalisé en hospitalisation avec une équipe multidisciplinaire. La surveillance médicale en consultation consiste à mesurer l’état d’hydratation et les paramètres anthropométriques (poids, taille, IMC). « Une perte maximale de 10 % du poids du corps peut être tolérée et doit être acceptée par les parents. Il y a peu d’études comparatives sur l’efficacité des méthodes de sevrage. Pour un même enfant, il faut « savoir changer de méthodes de sevrage, et prendre le temps. Une méthode peut être efficace chez un enfant et pas pour un autre y compris pour la même pathologie (en raison des difficultés sensori-motrices, le retentissement psychologique, etc. ) ».

Rôle de l'Équipe Multidisciplinaire

Le Dr Garcette conclut sa présentation par l’importance de l’accompagnement de l’enfant et de sa famille par une équipe éducative : médecin, diététicien, infirmière, orthophoniste, psychologue, psychomotricien, etc.

Besoins Nutritionnels Spécifiques

D’après la spécialiste, les apports alimentaires journaliers recommandés pour un enfant de un an sont en moyenne de 1000 kcal. Pour un enfant du même âge avec une maladie pulmonaire, les apports alimentaires journaliers seront majorés de 25 à 50 % en lien avec le niveau de surconsommation (lié à la maladie), soit 1250 à 1500 kcal par jour. La majoration des apports en lipides améliore la prise de poids.

Préparation au Sevrage : Modification de la Composition et Activités Sensorielles

Afin d’anticiper le sevrage chez un enfant sous nutrition entérale, il est important de modifier la composition d’une ou plusieurs prises et de proposer des activités autour de la sensorialité. Il est proposé de remplacer le mélange industriel par une association d’aliments riches comme le lait infantile, la viande, les poissons, les pommes de terre, les légumes, les huiles variées, les fruits, etc. Le remplacement du produit industriel pour sonde modifie de façon importante les apports nutritionnels de la journée. « 1 cuillère à café d’huile = 45 kcal versus 1 cuillère à café de sucre = 20 kcal. Concernant la texture, l’utilisation d’un blender ou mixeur puissant permet de réaliser des purées avec différents niveaux de fluidité possibles. Par exemple, pour un mélange fluide, il faut un mixage « puissant » de la viande (sans fibres), en limitant la quantité de féculents.

Désensibilisation et Stimulation de la Déglutition

De surcroît, la préparation au sevrage requiert la découverte sensorielle et gustative. Comparativement à un nouveau-né, qui suit un rythme tétée/éveil/sommeil, les enfants sous nutrition entérale sont privés de stimulation plurisensorielle, engendrant une hypersensibilité. « Le refus de manger n’est pas un comportement de l’enfant, il ne s’oppose pas à ses parents, et une mère angoissée n’y est pour rien. Il a une sensibilité exacerbée, qui provoque une aversion à tout aliment, pénétrant dans la bouche. Seule une désensibilisation par habituation encore appelée adaptation peut l’aider » rapporte l’orthophoniste. En effet, la réponse post-synaptique s’atténue au fil des stimuli constants et répétés provenant des afférences. « Plus nous sommes coupés d’odeurs, plus nous sommes réactifs ou sensibles à cette odeur méconnue ».

Astuces pour l'Hypersensibilité

Par exemple, pour palier à l’hypersensibilité et refus de l’eau dès qu’elle est aromatisée, l’experte propose de rincer la tubulure de la sonde avec une eau aromatisée (à l’extrait naturel de vanille), pendant 10 jours. Du fait de la présence de bourgeons du goût dans l’estomac et le duodénum, l’enfant pourra accepter ce goût oralement (12 gouttes pour 10 mL). Ainsi, tous les 8 jours, il est possible de varier l’arôme (pomme, banane, carottes, etc.) ce qui fera qu’en 1 mois, l’enfant s’habituera à 4 ou 5 goûts différents (mélangés à un fromage blanc par exemple). « Tous les enfants nourris par sonde doivent être désensibilisés, avec l’aide d’une orthophoniste formée » insiste Mme Senez.

Stimulation de la Déglutition

La déglutition et la digestion sont des réactions en chaîne. Le travail digestif commence par la bouche « réflexe pharyngo-laryngo-œsophagien ». Ce réflexe déclenche la fermeture du pylore (ouvert au repos) pour permettre le brassage, l’imprégnation des aliments par les sucs gastriques, avant l’arrivée dans l’intestin. Si ce réflexe n’a pas lieu (sonde, bouton dans l’estomac), le pylore demeure ouvert ; les nutriments vont donc passer trop vite et à la mauvaise température, induisant des douleurs, nausées et vomissements. Pour restaurer la réaction en chaîne, il faut stimuler la déglutition au début et pendant le branchement de la nutrition entérale, avec différentes méthodes : tétine, cuillère ou doigt, solution sucrée (glucosée), crème vanillée, etc.

Conseils Importants

« Ne jamais forcer est la consigne la plus importante ». « Un dernier conseil aux parents, pressés d’en finir avec la gastrostomie : ne pas la retirer trop vite !

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