Introduction
La lutte contre le VIH/SIDA est un enjeu majeur de santé publique. Malgré les progrès considérables réalisés ces dernières décennies, le nombre de nouvelles contaminations reste préoccupant. Le dépistage du VIH est un outil essentiel pour identifier les personnes séropositives et leur permettre d'accéder rapidement à un traitement, améliorant ainsi leur qualité de vie et réduisant le risque de transmission du virus. Dans le contexte de la Procréation Médicalement Assistée (PMA), le dépistage du VIH revêt une importance particulière, tant pour la santé des futurs parents que pour celle de l'enfant à naître.
Importance du Dépistage du VIH
Un enjeu de santé publique
Depuis quelque temps, une baisse des dépistages du VIH et des IST a été constatée, tandis que le nombre de personnes contaminées ne diminue pas. L’infection par le VIH peut rester invisible longtemps. Dès la contamination, les personnes infectées dites « séropositives » peuvent transmettre le virus, sans pour autant présenter de symptômes. Chaque année, des milliers de personnes découvrent ainsi leur séropositivité.
Le seul moyen de savoir si vous êtes atteint du VIH est de faire un test de dépistage directement en laboratoire par une simple prise de sang. Depuis janvier 2022, le VIH test est sans frais et sans ordonnance dans tous les laboratoires de France. Alors, en cas de doute, n’hésitez plus à aller vous faire dépister. Pour une totale confidentialité, vous pouvez, si vous le souhaitez, imprimer et compléter le document VIH test et le présenter à l’accueil du laboratoire avec votre carte Vitale. Aucune autre précision ne vous sera demandée.
Les chiffres clés du VIH/SIDA
Depuis 2010, le nombre de décès causés par le SIDA a été réduit de plus de 50 %, mais cette maladie est toujours présente. On dénombre 1.5 million de nouveaux cas de contamination au VIH en 2021, alors que l’objectif fixé pour 2020 par ONUSIDA était de 500 000. La différence entre les objectifs et la réalité est énorme.
Outils de prévention efficaces
Il existe des outils de prévention efficaces :
Lire aussi: Calendrier des prises de sang post-FIV et suivi de grossesse.
La Prophylaxie pré-exposition (ou PrEP) est particulièrement recommandée par les experts chez les utilisateurs de drogues par voie intraveineuse avec partage de seringue, les personnes en situation de prostitution exposées à des rapports sexuels non protégés, et toute personne en situation de vulnérabilité exposée à des rapports sexuels non protégés donc à haut risque d’exposition au VIH. Le médecin de ville peut désormais prescrire la PrEP selon les besoins du patient et en l'absence de contre-indication. Ce traitement peut être initié dès la première consultation et s’accompagne d’un suivi médical renforcé et individualisé en santé sexuelle. Pour la prescription, le médecin tient compte des résultats d’analyses récents (sérologie VIH, estimation du débit de filtration glomérulaire, sérologie VHB) et d’une éventuelle suspicion de primo-infection VIH. Le traitement peut être pris de façon continue ou ponctuelle avant la prise de risque.
Le Traitement Post-Exposition (ou TPE) est un traitement d’urgence, destiné à toutes les personnes qui ont pris un risque (rapport sexuel non protégé ou échange de seringue) ou aux professionnels de santé qui ont été accidentellement exposés à du sang. Dans les deux cas, il faut agir vite. Le traitement doit être pris entre 4 et 48h maximum après la prise de risque. Pour obtenir ce traitement, il est possible de se rendre dans un centre de référence VIH ou à l’hôpital.
Le TASP (ou « Treatment as Prevention » en anglais) permet à une personne séropositive d’avoir des relations sexuelles sans risque de transmettre le virus, mais aussi d’avoir des enfants sans qu'ils soient infectés. Cela n’est vrai que si le traitement est pris correctement. Si c’est le cas, la personne peut vivre une « vie normale » car sa charge virale devient indétectable (elle n’est plus contaminante). Une prise de sang, réalisée au laboratoire d’analyses médicales tous les 6 mois, permet de s’en assurer. Ce traitement demande une certaine rigueur et est à prendre à vie.
S’il existe aujourd’hui des traitements pour se protéger du VIH et améliorer la qualité de vie lorsqu’on est séropositif, il est important de rappeler cependant qu’on ne guérit pas du VIH.
Pourquoi se faire dépister ?
Il est possible d’être porteur du VIH sans se sentir malade ni avoir de symptômes. Le dépistage est donc le seul moyen de savoir si vous êtes porteur du virus. En cas de résultat positif, le dépistage vous permet :
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- D’être rapidement pris en charge et de débuter un traitement. Plus la prise en charge est rapide, plus les chances de vivre bien et longtemps sont importantes.
- De protéger votre ou vos partenaires en évitant de leur transmettre le virus.
Bon à savoir : le traitement contre le VIH permet de protéger votre partenaire des risques de transmission du virus. C'est ce qu’on appelle « l’effet préventif du traitement » ou « effet TaSP ».
Le VIH est le virus responsable du sida. L’infection par le VIH détruit progressivement le système immunitaire. Quand on est infecté par le VIH et qu’on n'est pas traité, le système immunitaire s’affaiblit de plus en plus au fil des années. À un stade avancé, on parle de sida (syndrome d’immunodéficience acquise), car le nombre d’anticorps est si faible que des maladies dites opportunistes se déclarent.
Quand faire un test VIH ?
Le dépistage VIH est recommandé au moins une fois dans votre vie et aussi souvent que nécessaire. Il est nécessaire d’en faire un :
- Après un rapport non protégé avec un partenaire dont vous ne connaissez pas le statut sérologique, séropositif sans traitement ou avec une charge virale non contrôlée ;
- Si vous consommez des drogues par voie intraveineuse et que vous avez échangé du matériel d’injection avec d’autres personnes ;
- Si vous avez eu plusieurs partenaires sexuels dans l'année ;
- Si votre partenaire a d’autres partenaires sexuels.
Même si vous n’avez pas pris de risque récemment, certains moments ou événements sont de bonnes occasions pour faire un test :
- Si vous n’en avez jamais fait ;
- Si vous avez des doutes ;
- Si vous envisagez une relation avec un nouveau partenaire et que vous désirez ne plus utiliser de préservatif ;
- Si vous projetez de faire un enfant.
Bon à savoir : faire un test du VIH est une opportunité de se faire tester pour les autres infections sexuellement transmissibles (IST). Les tests de dépistage pour les autres IST sont remboursés sous prescription médicale.
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Quand refaire un test VIH ?
Faire des dépistages réguliers est recommandé :
- Si vous ne vous protégez pas à chaque rapport sexuel ;
- Si vous avez des relations multiples.
Il y a des recommandations médicales plus précises pour certaines populations plus touchées par le VIH :
- Si vous êtes un homme qui a des rapports sexuels avec d’autres hommes (HSH), il est recommandé de faire le test au moins une fois par an et tous les trois mois si vous avez plusieurs partenaires sexuels dans l’année ;
- Tous les ans chez les personnes originaires de zones à forte prévalence de l’infection VIH, notamment d’Afrique subsaharienne et des Caraïbes ;
- Tous les ans pour les usagers de drogues par injection (UDI).
Période d'incubation et fiabilité des tests
Il existe une période d’incubation pour le VIH. Cette période correspond au temps que le corps va mettre à développer une réaction immunitaire, c’est-à-dire à créer des anticorps. Les anticorps doivent être assez nombreux pour être détectés par le test.
Quand obtenir un résultat fiable ? Dès six semaines après la possible exposition via les tests par prise de sang/test ELISA. Dès trois mois après la possible exposition via les autotests ou les Trod (tests rapides d’orientation diagnostique). Un résultat positif devra dans ce cas être confirmé par une prise de sang.
Le traitement post-exposition : le traitement contre le VIH en urgence. Si votre dernière exposition date de moins de 48 heures, rendez-vous aux urgences d’un hôpital où un traitement d’urgence pourra être envisagé.
Le Dépistage du VIH dans le Cadre de la PMA
Une exigence pour la sécurité des soins
Dans le cadre de la PMA, le dépistage du VIH est une étape obligatoire pour les deux membres du couple, ainsi que pour les donneurs de gamètes (ovocytes ou spermatozoïdes). Cette exigence vise à garantir la sécurité des soins et à prévenir la transmission du virus :
- Au futur enfant : Le VIH peut être transmis de la mère à l'enfant pendant la grossesse, l'accouchement ou l'allaitement. Un dépistage précoce et une prise en charge adéquate permettent de réduire considérablement ce risque.
- Au sein du couple : Le dépistage permet d'identifier les personnes séropositives et de leur proposer un traitement antirétroviral (TAR) qui bloque la réplication du virus et réduit le risque de transmission à leur partenaire.
- Aux équipes médicales : Le dépistage permet de prendre les précautions nécessaires lors des manipulations de gamètes et des interventions médicales, afin de protéger les professionnels de santé contre une éventuelle contamination.
Les examens préalables à la PMA
Pour toute prise en charge en parcours d’aide à la procréation, vous devez réaliser des sérologies pour l’hépatite B, l’hépatite C, le VIH (SIDA) ainsi que la syphilis. Ces tests doivent dater de moins de 3 mois lors d’une première prise en charge en AMP, puis de moins d’un an après une tentative. Par ailleurs, notre laboratoire d’AMP ne dispose pas des équipements nécessaires pour manipuler des gamètes potentiellement infectés.
Lors d’une fécondation in vitro avec don d’ovocytes, la patiente portera l’enfant, mais l’embryon qui lui est transféré naît de la fécondation des gamètes d’une donneuse par les spermatozoïdes du conjoint. Le partenaire masculin joue donc un rôle majeur dans la FIV-DO. Pour la femme comme pour l’homme, avant tout traitement, toute une série d’examens préalables est nécessaire. Sérologie : il s’agit de vérifier que monsieur ne transmettra pas de maladie infectieuse à la mère ou à l’enfant. Sida, hépatites B et C et syphilis sont les plus concernées par ces examens.
Prise en charge des couples séropositifs en PMA
Grâce aux progrès de la médecine, les couples séropositifs peuvent aujourd'hui bénéficier d'une PMA en toute sécurité. Plusieurs techniques permettent de réduire le risque de transmission du virus :
- Pour l'homme séropositif : Un traitement antirétroviral (TAR) permet de réduire la charge virale dans le sperme à un niveau indétectable, rendant ainsi la fécondation in vitro (FIV) possible sans risque de contamination.
- Pour la femme séropositive : Un TAR permet de réduire le risque de transmission du virus à l'enfant pendant la grossesse et l'accouchement. Une césarienne peut être recommandée pour minimiser davantage ce risque. L'allaitement est généralement déconseillé.
Les techniques de PMA et le risque de contamination
Le Centre d’Assistance Médicale à la Procréation (AMP) de l’hôpital Femme, Mère, Enfant de Metz a été fondé en 1987, en partenariat avec le laboratoire OUILAB. Depuis sa création, il s’inscrit dans une dynamique de développement continu. Lors de votre premier rendez-vous, le médecin prend d’abord connaissance des examens déjà effectués. Tout au long de cette préparation, les sages-femmes du centre restent à votre disposition. La stimulation des ovaires est obtenue grâce à des injections quotidiennes d’hormones, par voie sous cutanée pendant environ une douzaine de jours. Tout au long de la stimulation, vous aurez des contrôles, nommés « monitorages », qui consistent en la réalisation d’une ou plusieurs échographies et/ou prise de sang, afin d’évaluer la réponse au traitement et de pouvoir l’adapter. La ponction ovocytaire récolte les ovocytes sous anesthésie locale ou générale. Tout d’abord, le gynécologue anesthésie localement le fond du vagin en injectant un anesthésiant autour du col de l’utérus, après l’avoir nettoyé. Ensuite, il utilise par voie vaginale une aiguille fixée à une sonde d’échographie pour ponctionner les follicules. Il aspire alors le liquide contenu dans les follicules, visibles comme des images noires à l’échographie. Pour que l’ovule et le spermatozoïde se rencontrent, ils doivent passer par les trompes de l’utérus, qui relient l’utérus aux ovaires. Ainsi, l’hystérosalpingographie permet de vérifier la perméabilité de ces trompes. Lors de cet examen, le médecin injecte un produit de contraste dans l’utérus via un cathéter posé au niveau du col, après avoir installé un spéculum lors d’un examen gynécologique. Ce produit, visible à la radiologie, permet de suivre son passage dans les trompes. L’examen se réalise généralement juste après les règles et avant l’ovulation. De plus, vous devez présenter un test de grossesse négatif datant de moins de 48 heures. Le spermogramme nécessite donc un recueil de sperme, réalisé directement au laboratoire voisin par auto-masturbation. Pour cela, vous devez respecter un délai d’abstinence entre 2 et 5 jours. La FIV, ou « Fécondation In Vitro », désigne la conception d’embryons en dehors du corps, c’est-à-dire en laboratoire. En effet, plusieurs techniques de FIV existent. Par exemple, la FIV-IMSI (Intra Cytoplasmic Morphologically Selected Sperm Injection) est similaire à la FIV-ICSI. Un blastocyste correspond au stade atteint par l’embryon au 5ᵉ ou 6ᵉ jour de développement, à ce stade le nombre de cellules est trop élevé pour être compté. Le caryotype analyse les chromosomes, qui portent nos gènes. Ces derniers se regroupent par paires dans le noyau de nos cellules. En temps normal, l’espèce humaine possède 23 paires de chromosomes, soit 46 chromosomes. Cependant, dans les spermatozoïdes et les ovules, ce nombre est divisé par deux afin de permettre leur réunion au moment de la fécondation. Afin de réaliser un caryotype, le laboratoire effectue une prise de sang. Si nos biologistes doivent manipuler vos spermatozoïdes ou vos ovules, nous devons impérativement connaître votre statut vis-à-vis de certaines maladies infectieuses. Ainsi, nous évitons tout risque de contamination d’autres prélèvements.
Aspects financiers de la PMA
La sécurité sociale rembourse 6 tentatives d’insémination intra-utérine ainsi que 4 tentatives de FIV suivies d’un transfert d’embryon. Concrètement, si une ponction d’ovocytes n’aboutit pas à un transfert, qu’il s’agisse d’un embryon frais ou congelé, la tentative n’est pas comptabilisée. De plus, une naissance réinitialise le compteur de prises en charge.
Conditions d'accès à la PMA
L’Assistance Médicale à la Procréation est autorisée, si les conditions médicales le permettent, pour les femmes seules ou un couple hétérosexuel ou homosexuel féminin, jusqu’à leur 43ème anniversaire pour les ponctions d’ovocytes ainsi que jusqu’à leur 45ème anniversaire pour les transferts d’embryon et les inséminations intra utérines. Pour toute tentative en couple, le membre du couple qui ne porte pas la grossesse doit avoir moins de 60 ans, l’équipe médicale clinico-biologique doit aussi donner son accord pour la réalisation de votre parcours AMP.
Comment se Déroule un Test VIH ?
Il existe plusieurs façons de se faire dépister :
La prise de sang : test ELISA. Il s’agit d’une prise de sang classique. Il n’est pas obligatoire d’être à jeun pour la réaliser. C’est simple, rapide et non douloureux. Depuis le 1er janvier 2022, vous pouvez faire ce test en laboratoire d'analyse gratuitement et sans rendez-vous. Si un médecin vous l'a prescrit, les résultats lui seront communiqués. Même sans ordonnance, le test est gratuit. C’est le test de référence.
L’autotest. Apparu en 2015, l'autotest VIH s’achète sans ordonnance en pharmacie (il doit être demandé au comptoir ou commandé via une pharmacie en ligne). L'autotest détecte des anticorps à l’aide de quelques gouttes de votre sang, prélevées au bout du doigt grâce à un autopiqueur fourni. Ce test permet d’avoir un résultat en moins de 30 minutes. Son prix moyen était de 18,60 € en 2022 dans l'hexagone et de 25,60 € dans les DROM.
Trod VIH ou test rapide d’orientation diagnostique. Le Trod est similaire à l’autotest dans son utilisation : il détecte des anticorps à l’aide de quelques gouttes de votre sang, prélevées au bout du doigt. En revanche, dans le cas d’un Trod, la lecture et l’interprétation des résultats sont réalisées par une personne formée, souvent dans une association ou un centre de santé. Bon à savoir : vérifiez que l’autotest dispose d’un marquage CE imposé par la réglementation européenne. Si le test est positif, le résultat doit être confirmé par un test sanguin.
Ordonnance et coût du dépistage
Non, il n’est pas nécessaire d’avoir une ordonnance pour vous faire dépister. Depuis le 1er janvier 2022, les tests de dépistage du VIH par prise de sang se font sans avance de frais ni ordonnance ni rendez-vous dans les laboratoires d'analyses.
Où se faire dépister ?
Vous pouvez :
- Vous rendre dans un CeGIDD (Centre gratuit d’information, de dépistage et de diagnostic) : c’est gratuit et anonyme si vous le souhaitez. Vous pourrez y réaliser une prise de sang ou un Trod (test rapide d’orientation diagnostique) ;
- Contacter une association qui propose des Trod ;
- Acheter un autotest en pharmacie de ville ou en ligne et le faire vous-même. Des associations en distribuent également gratuitement. Il s’agit d’un prélèvement de quelques gouttes de sang au bout du doigt ;
- Vous rendre directement dans un laboratoire sans rendez-vous ni ordonnance pour effectuer une prise de sang gratuitement.
Bon à savoir : si votre exposition au VIH date de moins de 48 heures, rendez-vous aux urgences d’un hôpital où un traitement d’urgence, le traitement postexposition (TPE), pourra être envisagé.
Interprétation des résultats
- Si le test est négatif : Dans ce cas, vous pouvez poursuivre votre vie sexuelle en continuant à bien vous protéger avec des préservatifs ou la PrEP.
- Si le résultat est positif : Dans ce cas, un second prélèvement sera effectué pour confirmer le diagnostic. Vous serez ensuite pris en charge par un professionnel de santé qui vous accompagnera dans votre parcours de soins. Si l’entourage professionnel est essentiel, votre entourage proche le sera aussi. Familles, amis, associations, rapprochez-vous de ceux qui vous semblent des personnes de confiance. Bon à savoir : si on ne guérit pas du VIH, on peut, grâce au traitement, vivre en bonne santé, avoir des relations sexuelles sans risque de transmettre le virus et même faire des enfants sans qu’ils soient eux-mêmes touchés.
Conseils pour l'utilisation des autotests
Même si le principe reste le même, les autotests VIH sont nombreux, et le mode d’emploi varie selon les marques. Lisez bien la notice de votre autotest avant de démarrer. Dans tous les cas, il y a trois grandes étapes communes pour lesquelles voici quelques conseils :
Étape 1 : La préparation. Vous aurez besoin d’un minuteur ou d’une montre, car le temps est important. Vous devrez vous laver les mains à l’eau chaude et au savon et les sécher avec un linge propre ou une serviette en papier. L’eau chaude aide à la circulation sanguine et la propreté est importante pour que le réactif fonctionne bien. Choisissez un endroit calme où vous ne serez pas dérangé.
Étape 2 : La piqûre. À cette étape, il vous faudra piquer le bout de votre doigt avec l’autopiqueur fourni, afin de prélever quelques gouttes de votre sang. Si vous craignez de ne pas avoir assez de sang : tenez-vous debout pour réaliser le prélèvement ; réchauffez vos mains autour d’une tasse d’eau chaude ; massez votre doigt de la base vers le bout avant de piquer.
Étape 3 : La lecture des résultats. Le temps d’attente dépend des marques d’autotest ; il est de 10 à 15 minutes. Attention à bien respecter le temps indiqué, car au-delà de 20 minutes, les résultats ne seront plus valides. N’hésitez pas à appeler Sida Info Service pour discuter du résultat avec quelqu’un de formé qui saura vous conseiller, vous orienter et vous rassurer si besoin. L’appel est anonyme et gratuit.
Conclusion
Le dépistage du VIH est un acte simple et rapide qui peut sauver des vies. Dans le contexte de la PMA, il est une étape essentielle pour garantir la sécurité des soins et permettre aux couples séropositifs de réaliser leur projet parental en toute sérénité. N'hésitez pas à vous faire dépister régulièrement, et à en parler à votre médecin si vous avez des questions ou des inquiétudes.
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