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La Procréation Médicalement Assistée (PMA) : Aperçu des Techniques les Plus Courantes

La procréation médicalement assistée (PMA), souvent désignée par le sigle PMA, regroupe un ensemble de techniques médicales conçues pour lutter contre l’infertilité. L’infertilité est un trouble de la fertilité se manifestant par l’incapacité de concevoir naturellement un enfant. Ces procédures permettent aux couples qui n’ont pas pu concevoir naturellement d’avoir des enfants. Aujourd’hui de plus en plus courante, la fécondation in vitro est à l’époque une véritable révolution qui a nécessité quinze années de recherches au biologiste Robert Edwards et au gynécologue Patrick Steptoe. Leur méthode consiste à réaliser la fécondation entre les spermatozoïdes et l’ovule, en dehors du corps de la femme. Puis à introduire l’œuf fécondé dans l’utérus de la femme. D’où le terme de "bébé-éprouvette", car conçu dans "l’éprouvette du biologiste". Avant cela, pour les couples peu fertiles, les spermatozoïdes étaient simplement déposés dans l’utérus de la femme pour aller féconder naturellement l’ovocyte.

Définition et Généralités sur la PMA

La procréation médicalement assistée (PMA) est une intervention médicale visant à traiter les causes de l’infertilité. Elle couvre tout un éventail de procédures différentes, dont les plus courantes sont l’insémination intra-utérine (IIU) et la fécondation in vitro (FIV). Si les traitements prescrits pour l’infertilité, tels que des médicaments pour stimuler l’ovulation, ont été essayés sans succès pendant quatre à six cycles menstruels, il est recommandé de s’orienter dans la procréation médicalement assistée.

Infertilité : Définition et Causes

L’infertilité est définie par l’incapacité à concevoir après un an de rapports sexuels non protégés à un moment approprié. Elle peut toucher à la fois les hommes et les femmes, et peut avoir de nombreuses causes différentes. Chez les femmes, elle est évaluée en fonction de la réserve ovarienne de la femme, de l’importance de son âge, et d’autres facteurs de risque spécifiques. L’âge de la femme est un facteur de risque majeur, puisque la réserve ovarienne diminue avec l’âge. La réserve ovarienne est le nombre d’ovocytes disponibles pour la fécondation. Elle se réduit au cours du cycle menstruel, et s’épuise progressivement jusqu’à la ménopause. Chez les hommes, l’analyse du sperme est un test couramment utilisé pour évaluer la qualité et la quantité des spermatozoïdes. L’infertilité est le terme médical utilisé pour décrire l’incapacité d’un couple à concevoir après une année de rapports sexuels réguliers sans contraception. Elle est une affection courante, qui affecte environ 10 à 15% des couples dans le monde. La fertilité est la capacité naturelle d’un individu à concevoir un enfant, tandis que la stérilité est l’incapacité totale de concevoir un enfant.

L’infertilité peut être causée par un large éventail de facteurs, dont certains sont communs aux hommes et aux femmes. Chez les hommes, les causes de l’infertilité masculine incluent des troubles de l’éjaculation, des problèmes de production de sperme, des maladies chroniques, des infections ou des lésions des organes reproducteurs. En plus de ces facteurs biologiques, des facteurs liés au mode de vie et à l’environnement peuvent également contribuer à l’infertilité.

Impact Psychologique de l'Infertilité

L’infertilité peut avoir un impact considérable sur la santé mentale et émotionnelle des individus et des couples. La pression sociale, la frustration, la déception et la perte d’estime de soi peuvent tous accompagner le fardeau de l’infertilité.

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Techniques de PMA les Plus Courantes

Insémination Intra-Utérine (IIU)

L’insémination intra-utérine (IIU) est une intervention de procréation médicalement assistée qui consiste à déposer les spermatozoïdes mobilisés par la clinique de la fertilité au niveau du col de l’utérus. Cette intervention présente l’avantage de pouvoir être réalisée sans anesthésie, et est également moins coûteuse et moins contraignante que la fécondation in vitro (FIV) ou l’ICSI. Avant l’IIU, le cycle menstruel de la patiente est suivi afin de déterminer la période d’ovulation. Au moment de l’ovulation, le partenaire fournit un échantillon de sperme, qui est préparé en laboratoire pour isoler les spermatozoïdes les plus mobiles et les plus compétents. Ces spermatozoïdes sont ensuite déposés dans la cavité utérine à l’aide d’un petit cathéter. La procédure est généralement indolore et ne nécessite pas d’hospitalisation.

Le taux de réussite de l’IIU dépend de plusieurs facteurs, notamment l’âge de la femme, la cause de l’infertilité et la qualité des spermatozoïdes utilisés. À chaque tentative, il y a environ 13% de chance d’obtenir une grossesse.

Fécondation In Vitro (FIV)

La fécondation in vitro (FIV) est une technique de procréation médicalement assistée (PMA) utilisée pour traiter l’infertilité avec un bon taux de réussite. Elle consiste à prélever des ovules chez la femme, les féconder en laboratoire avec des spermatozoïdes et à implanter les embryons ainsi obtenus dans l’utérus de la femme. La FIV a un taux de réussite élevée dans de nombreuses causes d’infertilité : Que l’infertilité soit inexpliquée, causée par des troubles de l’ovulation, des facteurs masculins comme un faible nombre de spermatozoïdes, ou des facteurs anatomiques comme les obstructions des trompes de Fallope, la FIV permet des perspectives de grossesse.

Les étapes principales de la FIV sont :

  1. Stimulation de l’ovulation : Les ovaires de la femme sont stimulés par l’administration d’hormones pour produire plusieurs ovules matures.
  2. Récupération des ovules : Les ovules sont prélevés dans les ovaires par une intervention chirurgicale légère appelée ponction folliculaire.
  3. Fécondation in vitro des ovules : Les ovules sont ensuite fécondés en laboratoire avec les spermatozoïdes du partenaire ou d’un donneur.
  4. Implantation des embryons : Un ou plusieurs embryons sont transférés dans l’utérus de la femme par un cathéter.
  5. Confirmation d’une grossesse réussie : La réussite de la FIV est confirmée par un test de grossesse positif, généralement 2 semaines après le transfert des embryons.

Afin de maximiser les chances de réussite, la patiente peut suivre un traitement hormonal avant et pendant le processus de FIV. La FIV peut être suivie par une grossesse multiple, c’est-à-dire avoir plus d’un fœtus, ce qui peut entraîner davantage de complications pour la mère et les enfants. À chaque tentative, il y a environ 24% de chance d’obtenir une grossesse.

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Il est généralement conseillé d’attendre plusieurs cycles avant de recommencer l’opération. Ce temps d’attente permet aux ovules de revenir à leur état normal. Et pour cause, ils ont été perturbés au moment de l’extraction. Par ailleurs, il faut savoir que la fécondation in vitro présente davantage de risques. En plus de cela, il faut généralement prévoir un arrêt de travail de 3 jours. Et parfois, il est nécessaire de se faire accompagner par un psychologue en raison du taux d’échec.

ICSI (Injection Intracytoplasmique de Spermatozoïdes)

Depuis 1992, une technique permet aussi de répondre à l’infertilité masculine en sélectionnant un spermatozoïde et en le déposant directement dans l’ovocyte. Un seul spermatozoïde est directement injecté dans un ovocyte sous guidage microscopique. Si la fécondation a lieu, l’embryon est transféré dans l’utérus pour implantation. Cette procédure clinique est souvent utilisée en association avec la Fécondation In Vitro (FIV).

Embolisation du Varicocèle

L’embolisation du varicocèle est une procédure médicale qui peut être envisagée dans le cadre de la Procréation Médicalement Assistée (PMA) pour traiter l’infertilité masculine liée au varicocèle. L’embolisation du varicocèle consiste en l’introduction d’un cathéter dans la veine dilatée, suivi de l’injection de substances spécifiques pour obstruer la veine, rétablissant ainsi le flux sanguin normal. Dans le contexte de la PMA, l’embolisation du varicocèle peut être recommandée lorsque des anomalies spermatiques sont identifiées comme un facteur contributif à l’infertilité. Il est important de noter que bien que l’embolisation du varicocèle puisse améliorer la qualité du sperme, elle ne garantit pas nécessairement la conception naturelle.

Facteurs Influant sur le Succès de la PMA

La réussite varie selon les techniques, l’âge, la cause de l’infertilité, et d’autres facteurs. La PMA est généralement plus efficace chez les femmes de moins de 35 ans. De plus, l’obtention d’une grossesse dépend de la technique utilisée mais également de nombreux facteurs (l’âge, l’origine des gamètesCellule reproductive. Le spermatozoïde chez l’homme, l’ovocyte chez la femme., les causes des difficultés à concevoir…).

Globalement, les taux de réussite ont augmenté au cours de ces dernières années pour la majorité des techniques et se rapprochent de la probabilité naturelle de tomber enceinte (25 % par cycle si la femme a 25 ans, 12 % si elle a 35 ans et 6 % si elle a 42 ans).

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Votre engagement et votre capacité à gérer le stress peuvent avoir une incidence sur le résultat de votre PMA. Les couples qui arrêtent les traitements sans raison médicale apparente, attribuent souvent leur décision à un stress psychologique. En effet, une méta-analyse combinant les résultats de 22 études montre que le stress psychologique et physique représentait 19 % des causes d’arrêts de traitements. Les autres causes d’arrêt de traitements remontées sont le report du traitement, des problèmes d’organisation vis-à-vis du traitement et des problèmes relationnels et personnels .Chaque personne réagit différemment face au stress et déploie une stratégie propre pour traiter des problèmes émotionnels difficiles. Penser positivement et rester optimiste sur l’issue de votre PMA est donc important. Vous pouvez vous diriger vers un psychologue afin de vous accompagner au mieux dans votre parcours.

Aspects Légaux et Éthiques en France

Aujourd’hui, seuls les couples hétérosexuels ont accès à l’assistance médicale à la procréation (ou procréation médicale assistée, PMA) en France. Le PMA est remboursée jusqu’au 43e anniversaire de la femme. Pour les femmes seules et les couples de femmes homosexuelles, la PMA n’était pas autorisée en France jusqu'à récemment.

Désormais, toutes les femmes, quelle que soit leur situation personnelle (en couple hétérosexuel, homosexuel, ou célibataire) peuvent accéder à la PMA. Tous les couples peuvent assister à la PMA, et ce, sans motif médical. Avant, il fallait qu’une stérilité ou une infertilité soit constatée par un médecin. Pour les femmes, il est possible de prélever les ovocytes jusqu’à 45 ans. Et si vous souhaitez recourir à la PMA dans un avenir proche ou lointain, vous pouvez aussi congeler vos gamètes.

La GPA ou gestation pour autrui, à savoir le recours aux mères porteuses, est interdite en France.

Aspects Financiers de la PMA

La Sécurité sociale rembourse une partie. L’Assurance Maladie prend en charge 100 % des problèmes liés à l’infertilité. Mais attention, car le remboursement du prix de la fécondation in vitro est limité à un maximum de 4 FIV. Cette limite correspond au cycle complet, c’est-à-dire avec transfert d’embryons. Dans tous les cas, pour obtenir le remboursement de la fécondation in vitro, une entente préalable avec l’Assurance Maladie est nécessaire. Après une grossesse avec accouchement, la femme bénéficie de nouveau d’un remboursement pour 4 nouvelles FIV.

Le remboursement à 100 % porte sur le tarif conventionné. Si vous consultez des médecins pratiquant des dépassements d’honoraires (notamment auprès des cliniques privées), le surplus sera à votre charge. La mutuelle vous offre également un remboursement pour les éventuels frais de déplacement du médecin. Avec la mutuelle, vous pourrez effectuer autant de FIV que nécessaire. Ce n’est pas négligeable, puisque les FIV qui n’aboutissent pas représentent environ 15 % des FIV totales.

Qualité de Vie des Enfants Conçus par PMA

Fin 2019, 400 000 enfants avaient vu le jour grâce à une technique d’Assistance Médicale à la Procréation (PMA). On estime qu’une naissance sur 30 est aujourd’hui issue d’une PMA. La première naissance d’un bébé conçu par PMA a eu lieu en 1982 en France. Dans le monde, depuis 40 ans, plus de 8 millions d’enfants sont nés par Fécondation In Vitro.

Une étude australienne publiée récemment porte sur la qualité de vie à l’âge adulte des personnes nées par PMA. Pour cela, les chercheurs ont proposé des questionnaires mesurant la qualité de vie à deux groupes de jeunes adultes. Certains sont nés par PMA et d’autres par conception naturelle. Les participants ont rempli les questionnaires à deux moments. Les données rapportent que la conception par PMA confèrerait un avantage. En effet, les adultes de 22 à 35 ans ont de meilleurs scores dans les domaines des relations sociales et de l’environnement. Par ailleurs, ils font moins preuve de détresse psychologique. Ils ont aussi une meilleure relation avec leurs parents et une situation financière plus confortable. De plus, les chercheurs démontrent que les jeunes adultes qui entretiennent de bonnes relations avec les parents et une santé mentale préservée ont une meilleure qualité de vie une fois la trentaine atteinte.

Risques et Suivi des Enfants Conçus par PMA

Les risques posés par les grossesses obtenues après FIV sont bien documentés : augmentation de la prématurité et du nombre de bébés de faible poids : l’hypotrophie, (ces risques sont à relier à l’infertilité elle-même), une plus grande fréquence de grossesses multiples (environ 25 % de grossesses gémellaires, 3 % de grossesses triples et plus).

Des études suggèrent des troubles cardiovasculaires chez les enfants nés de FIV, et ce, dès le plus jeune âge. En 2017, un groupe de chercheurs chinois après avoir étudié les travaux d’une vingtaines d’autres équipes de recherche, confirmaient une « augmentation mineure mais statistiquement significative de la pression artérielle systolique et diastolique », c’est à dire de la pression du sang lorsque le coeur se contracte et de la pression du sang dans les artères quand le coeur se relâche. L’augmentation de la pression artérielle chez l’enfant pourrait engendrer plus tard de l’hypertension artérielle et donc plus de maladies cardiovasculaires, car le coeur est plus fatigué. En cause dans ces études, le stress oxydant (une agression des constituants des cellules). Le stress oxydant pourrait être induit par les manipulations des gamètes et de l’embryon lors de la FIV/ICSI, ou plus simplement, viendrait des parents (infertilité, âge avancé, obésité, hygiène de vie). Au sujet de ce risque cardiovasculaire qualifié de « modéré », l’Académie Nationale de Médecine s’interroge sur « un suivi précoce préventif avec des mesures d’hygiène et diététiques adaptées » et rappelle l’importance d’avoir plus d’études sur le sujet.

Les études publiées à ce jour n’ont pas trouvé de différence du taux de cancer chez les enfants conçus par FIV par rapport à ceux conçus naturellement.

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