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Le placenta en couches : Définition, représentations et implications

Le placenta, cet organe éphémère et essentiel au développement fœtal, suscite curiosité et interrogations. Cet article explore la définition du placenta, ses représentations symboliques à travers l'histoire, et les implications de sa rétention après l'accouchement.

Définition et rôle du placenta

Dès le début de la grossesse, l'œuf fécondé produit un embryon et une ébauche de placenta. Le placenta est un organe indispensable au bon déroulement de la grossesse. Il s’agit d’une sorte de plateforme d’échange entre la mère et le bébé, sans que jamais leurs sangs respectifs ne communiquent. C’est là que, grâce à son cordon, le fœtus puise les nutriments et l’oxygène véhiculés par le sang maternel. Le placenta agit également comme une barrière protectrice. Il filtre certaines bactéries, parasites ou médicaments (mais pas tous).

Constitué du même patrimoine génétique que le fœtus, le placenta informe sur d’éventuelles anomalies chromosomiques et/ou génétiques. L’examen qui donne accès à ces informations s’appelle une « biopsie de trophoblaste » ou « prélèvement de villosités choriales » et représente une alternative à l’amniocentèse. Il est réalisé assez tôt, vers deux mois de grossesse, et consiste à prélever un fragment de placenta. Il est surtout proposé dans les familles porteuses de maladies génétiques. Les résultats sont rapidement obtenus.

Dès les premiers jours de grossesse, lorsque l’œuf se divise et atteint une centaine de cellules, il devient un blastocyste. À cette étape, on observe une séparation entre le futur embryon d’un côté et ses annexes de l’autre : le cordon, les membranes de la poche amniotique et le trophoblaste. C’est ce trophoblaste qui va se transformer en placenta. Le placenta est une espèce de disque épais de 15 à 20 centimètres de diamètre. Il est rouge et charnu d’un côté et semble « à vif » (la face ancrée à l’utérus), tandis que son autre face est recouverte d’une pellicule translucide (la membrane amniotique) à laquelle est attaché le cordon ombilical du bébé.

Représentations symboliques du placenta dans l'Antiquité

Deux figurines en terre cuite découvertes à Thasos, l’une votive, l’autre funéraire, nous conduisent, par leur ambiguïté,à se demander si les artisans ont donné une forme plastique au placenta humain alors même que les organes internes du corps ne sont presque jamais représentés. L’observation anatomique de l’« organe » comparée aux sources littéraires, médicales, épigraphiques et archéologiques offre des arguments valables pour appuyer l’hypothèse qu’il n’en a existé que des figurations indirectes, opérées à travers des métaphores imagées, selon le mode connu en anthropologie de l’image grecque.

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Les figurines en mettant le placenta humain sur la même échelle que les fruits, les céréales, les gâteaux et l’enfant, tous pensés comme relevant d’un processus de cuisson correspondant à la vie civilisée, nous permettent de saisir des éléments essentiels autour desquels la cité se structure et font de cet organe un symbole de la fécondité. Two terracotta figurines found in Thasos, one from a votive, the other from a funerary context, invite us, by their ambiguity, to question whether craftsmen did represent the human placenta in a time when internal organs are almost never depicted. The anatomical observation of this bodily part, compared with literary, medical and epigraphic sources, supports the idea that indirect, metaphorical representations did exist and conform to the anthropological logic of Greek imagery. The figurines place the placenta at the same level as fruits, cereals, cakes and the child, all seen as the result of a cooking process corresponding to civilized culture.

Le premier est une figue découverte dans le Thesmophorion dont l’extré­mité ligneuse présente une particularité qui attire le regard. Le deuxième,trouvédans la tombe d’une petite fille du ive siècle, est un groupe miniature présentant des objets qui se refèrent au monde de la jeune fille et à son futur rôle de femme. Ces deux objets sont issus de contextes différents, le premier votif, le second funéraire, mais à l’analyse, ils ouvrent tous deux de nouvelles perspectives sur la manière dont les anciens ont usé de diverses métaphores imagées pour dire la fertilité et la régénération de la nature et des humains, pour évoquer la nourriture primitive et cultivée, le sauvage et le domestiqué, jusqu’à la question fondamentale de la mise au monde de nouveaux citoyens, autant d’éléments autour desquels la cité grecque est structurée.

Le premier objet, un modèle de figue en terre cuite, a été trouvé dans le Thesmophorion de Thasos lors des fouilles menées par Claude Rolley de 1963 à 1965. L’objet, probablement découvert dans les remblais qui ont servi à rehausser le sol de la grande terrasse peu avant le milieu du ive siècle, pourrait dater de la première moitié du ve siècle pour des raisons techniques. Il n’est pas de fabrication locale, comme l’atteste la qualité de la terre utilisée. Sa texture et sa couleur évoquent les figurines corinthiennes de la fin de l’archaïsme et du début du classicisme retrouvées à Thasos : la figue du Thesmophorion, de facture similaire, leur est probablement contemporaine.

La technique du modelage massif ne surprend guère de la part des coroplathes corinthiens habitués au modelage ou aux techniques mixtes, notamment durant la période archaïque. L’objet, complet, est parvenu dans un bon état de conservation, en dehors de quelques éraflures en surface. Si de très légères traces de couverte blanche sont encore visibles au creux des sillons, aucun reste de peinture n’a été con­servé. Ses dimensions maximales sont de 3,2 cm en hauteur et 5 cm en largeur. L’objet a été réalisé très certainement à partir d’une seule balle d’argile, mise en forme avec les doigts et travaillée à l’aide d’une pointe. Après une mise en forme générale, la surface en dessous a été enfoncée, soit avec le doigt, soit avec une tige, pour former une petite cavité aux contours irréguliers, à partir de laquelle ont été tracés les trois sillons les plus profonds qui divisent la surface en trois zones inégales. Chacune de ces zones a ensuite été remplie de stries courbes et verticales qui permettent de délimiter des bourrelets assez larges et de forme irrégulière. Sur le dessus, un fin cordon de pâte, sans doute dégagé initialement de la masse, a été enroulé sur lui-même puis posé sur la surface.

La forme générale est celle d’une figue arrivée à maturité, qui commence seulement à s’ouvrir, comme l’indiquent les profonds sillons qui rident la surface ainsi que l’éclatement de la peau au niveau de l’ostiole. Sur le dessus, l’enroulement de la petite queue à la forme et aux dimensions inhabituelles, ainsi que ses extrémités qui se confondent avec la chair du fruit, attirent l’attention du spectateur : au lieu de figurer une extrémité ligneuse de figue, ils frappent l’œil en laissant l’impression d’une sorte de cordon ombilical entortillé sur lui-même, comme si c’était par là que l’artisan avait voulu attirer notre regard sur l’objet.

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En ce qui concerne la partie inférieure de la figue thasienne, le parallèle le plus proche provient d’une tombe de Cumes dans laquelle ont été trouvés d’autres modèles de fruits en terre cuite, notamment une grenade et une poire. La photographie publiée montre le dessous du fruit, avec une double fente et la surface marquée de stries aussi profondes que sur l’exemplaire thasien. Un exemplaire provenant du quartier des Potiers à Corinthe montre un degré de maturité beaucoup plus avancé, la peau éclatée s’ouvrant largement pour dévoiler l’intérieur du fruit dont la pulpe charnue est rendue avec une précision remarquable.

Le second objet a été trouvé en 2004 lors des fouilles dirigées par S. Papadopoulos et M. Sgourou dans la nécropole classico-hellénistique de Liménas à Thasos. Tel qu’il a pu être reconstitué, ce groupe miniature en terre cuite réunit sur une base circulaire une figurine d’enfant nu assis entourée de quatre objets de formes et de dimensions différentes. Le haut du buste, la tête et les bras ont été retrouvés dispersés dans la tombe. La figurine représente une fille d’environ 10-12 ans, les bras tendusen direction d’un des deux objets présentés devant elle, soit l’objet pyramidal, posé entre ses jambes, soit celui qui recouvrait sa jambe droite. À la droite de la fille se trouvent deux autres objets, l’un en forme de dôme, l’autre, placé justederrière, en forme de plat creux, sur le bord duquel repose un petit élément plat et étroitqui se présente sous la forme d’un angle de 90°.

Mais l’objet qui nous inté­resse par sa forme et par ses dimensions se trouve sur la gauche du personnage et sem­ble représenté à la même échelle que lui. Cet objet rond et volumineux est caractérisé par des sillons, comme des cannelures, qui partent en éventail depuis le milieu de la partie supérieure, constitué par une sorte de « nombril » bombé, convexe, légèrement décentré et cassé sur l’un de ses côtés, entouré d’un fin cordon de pâte. Ces sillons profondément incisés et le « nombril » évoquent à la fois une sorte de baluchon resserré au-dessus par un nœud, une figue mûre, ou encore un gâteau ou un pain. Bien que rond à la base, l’objet n’est pas parfaitement symétrique. Il semble affaissé sur le côté gauche, ce qui entraîne un léger déplacement du « nombril » dans cette direction.

Ces deux objets, d’un côté la figue corinthienne, de l’autre l’objet rond et volumineux du groupe miniature, ont en commun une surface d’aspect strié et veiné qui rappelle celle de figues à des états de maturité différents. Le point culminant et convergent de leurs stries est l’extrémité ligneuse pour la figue, et le « nombril » pour le gâteau-figue. Il nous semble dès lors que nous pourrions avoir affaire à un cordon ombilical sur la figue et à un bout de cordon correspondant au nombril, si ces surfaces sillonnées étaient bien vues comme les surfaces intensément vascularisées d’un placenta humain.

Dans ce monde qui ne pratiquait pas la dissection du corps humain pour des raisons culturelles liées, avant tout, à la notion de souillure (μίασμα) entourant la mort, l’intérieur du corps n’était connu que par comparaison avec les animaux. Le placenta était le seul « organe » interne, éphémère, visible unique­ment par des femmes, sages-femmes, et quelques médecins et assistants aux accouchements. Son absence des listes d’offrandes dédiées aux divinités guérisseuses s’explique en partie par le fait qu’il ne s’agit pas d’un organe à soigner; comme l’utérus, il n’apparaît pas parmi les offrandes anatomiques conservées, peut-être parce que sa représentation réaliste relèverait du même interdit, la naissance étant associée à la notion d’impureté. Cette absence n’implique pas que le placenta, étroitement associé à la reproduction de plusieurs êtres, n’était pas porteur de pouvoirs susceptibles de favoriser l’acte procréateur pour les Grecs.

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Dans l’aire méditerranéenne, le figuier était étroitement associé à l’idée de génération et de valeur nourricière par son fruit évoquant les testicules et par sa sève blanche, assimilée au lait maternel. En Grèce, la sève du figuier, ἡ συκῆ, arbre de genre féminin, a été aussi assimilée au lait maternel. La même idée existe en Égypte pour le sycomore, ἡ συκομορέα, figuré sous la forme d’Isis en train d’allaiter, par ses seins qui sont des figues, le roi Thoutmosis III. Cette image métaphorique de figue-mamelle associée à la sève de l’arbre se retrouve chez Galien qui n’hésite pas à affirmer que la figue est comme une mamelle qui dispense un lait nourricier, car elle constitue la meilleure des nourritures pour engraisser. Dans un sens analogue, mais plus direct, Athénée rapporte que, selon Hérodote le Lycien, la pulpe des figues était la nourriture la plus propice aux nouveau-nés. Dans cette métaphore, la sève de l’arbre est perçue comme l’équivalent de son sang par analogie à un être vivant. Comme le sang mens­truel, qui nourrit le fœtus, se transforme en lait maternel, c’est-à-dire en sang blanchi, une fois l’enfant né, la sève blanche du figuier peut être aussi perçue comme le « lait » de l’arbre. Les auteurs médicaux utilisent aussi l’image de la sève du figuier pour expliquer le phénomène de la conception.

La figue, σῦκον,se prête encore à d’autres jeux de mots concernant la génération.Si en Égypte les figues étaient associées aux seins d’Isis et aux testicules d’Osiris, en Grèce, le fruit est associé au sexe de la femme « dont il constitue un substitut langagier ». Aristophane (Paix) fourmille d’allusions aux figues et aux fruits pour désigner les jeunes filles. La métaphore de Strattis est explicite : « J’ai vu en rêve la concubine d’Isocrate, Lagiska, et je cueillis sa figue ». Le terme ἰσχάς, qui désigne la figue sèche, désigne, lui aussi, le sexe féminin par sa forme allongée et par son apparence fripée. Il apparaît comme tel chez Hipponax (124).

Un olivier, un pied de vigne et un figuier accompagnés d’une fontaine représentaient pour les anciens l’abondance, la paix, le bonheur, que cela soit dans le monde de la Bible, ou dans l’oikos et les hiera. Fruit précieux, sa valeur « dépassant » celle de l’or, la figue serait, selon le témoignage d’Athénée, l’expression de la vie civilisée et même de la vie « pure ». Sa valeur cathartique aide à éloigner les souillures. Des figues sont suspendues au cou des pharmakoi que l’on expulse de la cité aux Thargélies, et composent l’eiresiônè, offerte à Apollon lors des Pyanopsies afin d’assurer la maturation de la récolte en éloignant tout mal qui pourrait la contrarier. Considérée en Attique comme le premier composant de la nourriture civilisée, ἥμερος τροφή, elle est par conséquent l’ἥμερος καρπός par excellence, censé subir pendant la maturation une sorte de cuisson sous l’effet du soleil et de l’humidité, caractérisant la civilisation, à la différence des glands. Dans ce sens, elle constitue l’équivalent du fœtus qui cuit comme un fruit à l’intérieur de l’utérus. Les Hippocratiques utilisent l’exemple de la plante pour décrire le processus du développement du fœtus : « échauffée par le soleil, (elle) se met à bouillir aux extrémités et devient le fruit ».

Ainsi, depuis l’Antiquité, la figue était au monde végétal ce que le porc ou le sanglier étaient au monde animal : un puissant symbole de la génération et de la fécondité.

Rétention placentaire : définition, causes et conséquences

A la suite d’un accouchement, il peut arriver que le placenta ne soit pas expulsé naturellement et correctement par le corps de la femme. Une rétention placentaire qui demande un geste de la part du corps médical pour éviter les complications. « Dans les différentes phases de l’accouchement, la troisième consiste en une expulsion du placenta, dans la demi-heure qui suit la sortie de bébé, ce qu’on appelle la délivrance », précise le Pr Michel Dreyfus, chef de service de gynécologie-obstétrique du CHU de Caen. Dans le cas d’une délivrance normale (la majorité des cas, par voie basse), le placenta est évacué, en un phénomène spontané et naturel, rendu possible par les contractions de l’utérus.

« Mais dans environ 3 % des accouchements , il arrive qu’une partie ou la totalité du placenta ne soit pas expulsée et reste dans la cavité utérine, prévient l’obstétricien. Il faut alors agir pour vider cet utérus, sans quoi une hémorragie de la délivrance est possible. Dans ce premier cas, le placenta se décolle et sort spontanément dans les 30 minutes après l’accouchement. Mais systématiquement, la sage-femme ou le médecin se doit de contrôler le « délivre » : déposer et étaler le placenta sur un plan pour regarder s’il est entier, si les membranes sont complètes, si chaque partie du placenta et tous les cotylédons sont bien présents. « Parfois le placenta sort, mais une petite partie manque et ne s’est sans doute pas décollée de l’utérus. A ce niveau, on ne s’en rend pas compte si on ne vérifie pas le placenta en détail », confirme l’obstétricien. Le cas est plus évident, puisqu’une rétention placentaire complète signifie que le placenta n’a pas été du tout évacué. « Si dans les 30 minutes qui suivent l’accouchement, le placenta ne s’est pas décollé et n’est pas sorti, nous savons que nous sommes face à une rétention complète. La rétention placentaire ne concerne généralement pas les accouchements par césarienne. Bien sûr, il y a un placenta, qui doit être évacué au même titre que dans un accouchement par voie basse, mais lors d’une césarienne, le médecin a ouvert le ventre puis l’utérus de la femme enceinte.

Le risque majeur de la rétention placentaire est une hémorragie du post-partum, une cause majeure de décès maternel… si rien n’est fait, évidemment ! L’obstétricien explique : « Normalement, après un accouchement, le placenta se décolle et l’utérus, qui est un muscle, va continuer à se contracter. Or, en se contractant, il va obstruer les vaisseaux qui étaient sous le placenta et empêcher les saignements. C’est ce qu’on appelle une « ligature vivante », l’utérus va collaber spontanément les vaisseaux. » En revanche, quand l’utérus n’est pas vide, on évoque une atonie utérine, c’est-à-dire que l’utérus est mou, ne parvient pas à se contracter, donc à empêcher les saignements. Si le mot peut faire peur, le médecin se veut plutôt rassurant : en centre hospitalier, les hémorragies importantes sont rares. « On est sur place, et au bout de 20 minutes après la naissance de bébé, sans aucun placenta qui se décolle, le médecin et l’anesthésiste sont déjà prévenus et prêts à agir. Et dans la plupart des cas, les gestes nécessaires sont faits rapidement et sans que la patiente n’ait de pertes sanguines importantes. Les cas de rétention placentaire sont largement aléatoires : difficile de savoir quelle femme connaitra ce phénomène. « La seule cause que l’on connaît en avance est celle d’un placenta accreta, qui envahit le muscle de l’utérus. Il n’est pas non plus possible de visualiser une potentielle rétention placentaire chez une femme qui n’a jamais accouché. « Les seuls cas où on peut avoir des doutes en avance sur la délivrance, ce sont des femmes chez qui on craint ce fameux placenta accreta, et dont le placenta recouvre une cicatrice de césarienne au 3e trimestre.

Prise en charge de la rétention placentaire

La révision utérine n’est pas forcément un geste des plus agréables mais il s’avère rapide : de 1 à 3 minutes (sans compter la mise en place de l’anesthésie). Si le médecin ou la sage-femme découvre une rétention placentaire, partielle comme complète, la prise en charge implique une révision rapide de la cavité utérine sous anesthésie : « L’idée, c’est de retrouver un utérus vide rapidement pour lui permettre de se contracter », détaille le Pr Dreyfus. Lors d’une rétention complète, le geste est le même, à la différence que le médecin suit le cordon ombilical qui le mène au placenta et procède au décollement du placenta avec le tranchant de la main, c’est-à-dire qu’il le clive, puis le fait sortir. Il s’agit d’une délivrance artificielle.

Non, il n’y a pas de suites particulières après une extraction manuelle du placenta. Dans le cas où de petites rétentions n’ont pas été diagnostiquées en l’absence d’hémorragie, existe toutefois un risque de ce qu'on appelle des « synéchies » c’est-à-dire un accolement entre les parois de l’utérus qui peut aboutir à des problèmes de fertilité. La rétention placentaire fait partie de ces phénomènes que l’on ne peut prévenir et qu’il ne sert à rien d’anticiper. « Même en cas de fibrome, il n’y a rien à faire pour empêcher une éventuelle rétention, confirme l’obstétricien, d’autant que le placenta dans une grossesse se place où il veut dans l’utérus, de façon totalement aléatoire et n’aura sa place définitive qu’au troisième trimestre de grossesse.

Tendances contemporaines autour du placenta

En fin de grossesse, lorsque l’utérus grossit, le placenta peut s’éloigner du col de l’utérus. À l’approche de l’accouchement, la future maman est davantage surveillée, car les saignements peuvent être importants. Notons qu’il arrive aussi, rarement, que le placenta s’implante mal. Au lieu d’être uniquement fixé à la muqueuse utérine (ou endomètre), le placenta se place trop profondément. Plus rares enfin, certaines complications peuvent survenir en fin de grossesse et entraîner un hématome au niveau placentaire, dit hématome rétroplacentaire, qui interrompt la croissance du bébé. Lorsque la grossesse dépasse son terme, la surveillance fœtale s’accroît. La future maman doit se rendre tous les jours à la maternité pour s’assurer de la santé du bébé. Ces précautions sont mises en place car le placenta vieillit et il arrive un moment où il n’assure plus sa fonction nourricière.

Depuis quelques années, on assiste à une nouvelle tendance venue des États-Unis : manger son placenta. Selon les dires de certains, cet organe renfermerait de puissantes vitamines qui permettraient notamment de faciliter les suites de couches, diminuer la dépression post-partum, favoriser l’établissement du lien mère - enfant… Le placenta pourrait également être utilisé comme un produit de beauté. Mais aucune étude scientifique n’a pour l’instant prouvé ces vertus !

Retour de couches : l'influence des hormones

Après un accouchement, le corps d’une femme subit de nombreux bouleversements. Le cycle menstruel reprend doucement et la reprise des règles après l’accouchement varie fortement d’une femme à l’autre. Les hormones jouent un rôle essentiel dans ce retour de couche.

Les pertes de sang qui font suite à l’accouchement ne doivent pas être confondues avec de vraies règles. Appelées « lochies », ces saignements qui peuvent être très abondants au début ne correspondent pas au retour de couche : ils sont simplement dus à l’expulsion de caillots de sang et de débris de membrane placentaire suite à l’accouchement.Le retour des règles, ou retour de couches, qui marque la reprise du cycle menstruel, survient quant à lui après la première ovulation suivant l’accouchement. Cette reprise des règles peut survenir de 6 à 8 semaines après l’accouchement et jusqu’à 6 mois après.

Le retour des règles après l’accouchement dépend de facteurs hormonaux. La reprise du cycle menstruel est en effet liée à l’arrêt de la sécrétion de la prolactine, une hormone produite en quantité croissante tout au long de la grossesse pour préparer la lactation (la montée de lait qui suit l’accouchement). Cette hormone a pour effet de bloquer l’ovulation au moins pendant les 28 jours qui suivent la naissance.Or, cette hormone est stimulée par la succion du bébé : en cas d’allaitement, la prolactine peut ainsi maintenir la suspension de l’ovulation et donc retarder d’autant la reprise des règles. Cet effet « anovulatoire » de la prolactine peut ainsi se perpétuer jusqu’aux 6 mois de l’enfant !

Qu’il arrive rapidement ou plus tardivement, le retour de couches est un moment important dans la vie d’une jeune maman : le signe que le cycle de la grossesse est définitivement clos et qu’une nouvelle page dans sa vie de femme va s’ouvrir !Pensez à votre contraception dès la reprise de votre activité sexuelle. En effet, une femme peut être féconde aussitôt après l’accouchement sans attendre le retour des règles.

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