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Pierre Meyer : Parcours d'un Homme aux Multiples Facettes

Pierre Meyer est un nom qui résonne dans différents domaines, de la scène parisienne du music-hall au cabaret alsacien de renommée internationale, en passant par l'engagement syndical. Cet article explore les différentes facettes de personnalités portant ce nom, retraçant leurs parcours et mettant en lumière leurs contributions respectives.

Pierre Meyer, Artiste de Music-Hall : Danse, Comédie et Partenariat avec Joséphine Baker

Un Pierre Meyer, artiste français, a marqué le monde du spectacle dans les années 1920 et 1930. Beau garçon, danseur, chanteur et comédien, il était très répandu dans les milieux théâtraux. Il a débuté sa carrière en 1925 dans la Revue Nègre, où il dansait la Danse de sauvage aux côtés de J. B. En 1926, il est engagé par les Folies Bergère pour la revue « La Folie du jour », partageant la scène avec Joséphine Baker. Il y joue du tam-tam et en fait une imitation comique.

Il fut le partenaire de Joséphine Baker aux Folies Bergère et au Casino de Paris (spectacles « Hawaï », « Singerie du XVIIIe », « La Féerie de l'eau ») à partir de 1932. La revue «The Dancing Time» de Philip J. Spadolini devint l'une des vedettes de la scène parisienne du music-hall. Il allait être son partenaire jusqu'en 1935. A cette époque, J. B. étudiait la technique classique de Vronska et d’Alperoff, danseurs au Théâtre Impérial Volinine.

Son parcours fut cependant interrompu brutalement. En 1933, il succombe mystérieusement dans un hôtel de Rouen, où il était descendu avec deux amis. Selon les dires, « Pierre Meyer, qui appartenait à une excellente famille parisienne, avait disposé d'une assez belle fortune. Mais, en même temps qu'il dilapidait sa fortune ». Peu de temps avant sa mort, le 5 janvier, il avait été arrêté pour émission de chèques sans provision au moment où il allait quitter le Bourget en avion pour Londres. Mis en liberté provisoire sous caution, Pierre Meyer s'était installé à la maison de santé du château de l'Union, à Orly, avant son voyage fatal à Rouen.

Bien qu'il soit surtout connu pour son travail avec Joséphine Baker, Pierre Meyer a également participé à d'autres projets artistiques. Il créa les Ballets Ho et participa au spectacle Paris mes amours, d'André Hornez et Fernand Sardou, mise en scène de Georges Reich.

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Pierre Meyer, Syndicaliste : Défenseur des VRP et Acteur de la Vie Économique et Sociale

Un autre Pierre Meyer, né le 26 octobre 1924 à Héliopolis (Egypte), a marqué le paysage syndical français. Fils de Gaston Meyer, commerçant, et de Louise Créange, il a mené une carrière de représentant de commerce en textiles à partir de 1950.

Parallèlement à sa carrière commerciale, il s'est engagé activement dans le syndicalisme au sein de Force Ouvrière (FO) dès 1956. Il a gravi les échelons, devenant administrateur (1958), secrétaire (1958) puis président (1961-80) de la Chambre syndicale des VRP-FO de l’Ile-de-France. Au niveau national, il a été administrateur (1959), secrétaire fédéral (1961) puis secrétaire général (1963-80) de la Fédération nationale des VRP-FO.

Son engagement syndical l'a conduit à siéger au Comité confédéral national de Force Ouvrière à partir de 1963, ainsi qu'à la commission exécutive confédérale (1968-74). Il a également été membre du comité national des prix au ministère de l’Economie et des Finances (1963-80) et conseiller du Commerce extérieur de la France (1976-79). Son expertise l'a conduit à être membre de la section de l’industrie et du commerce du Conseil économique et social (1973-74).

En parallèle de ses responsabilités syndicales, Pierre Meyer a été editorialiste et directeur-gérant de la revue le Syndicaliste (1963-80).

Pierre Meyer, Fondateur du Royal Palace : Un Cabaret d'Exception en Alsace

Pierre Meyer est également le fondateur du Royal Palace de Kirrwiller, un cabaret de renommée internationale situé en Alsace. Il y a 40 ans, Pierre Meyer reprenait le dancing de l'auberge familial de Kirrwiller, une petite commune de 500 habitants, pour monter son premier spectacle. Depuis, il a fait du Royal Palace un empire. Il emploie 130 salariés, 40 artistes et propose chaque année un show féérique qui séduit 200 000 visiteurs. C'est Las Vegas en Alsace !

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Flanqué de « girls » mesurant une bonne tête de plus que lui, Pierre Meyer met un point d’honneur à accueillir personnellement les spectateurs de son Royal Palace, qu’il a hissé au rang de troisième cabaret de France et premier de province, dans un village du nord de l’Alsace.

Morceau incongru de Las Vegas transplanté au milieu des champs de maïs, à l’écart de toute route importante, le Royal Palace réussit la gageure d’attirer 200 000 spectateurs par an dans un village qui compte à peine 500 âmes.

« Mon père était instituteur, mais j’étais tellement nul à l’école qu’on m’a mis en pension chez les curés à Strasbourg », s’esclaffe Pierre Meyer. Dès l’âge de 14 ans, l’autodidacte commence sa vie professionnelle comme apprenti cuisinier.

De sa mère, il hérite de l’auberge familiale de Kirrwiller, transformée après la Seconde Guerre mondiale en dancing, et d’un solide bon sens commercial. A 19 ans, il s’y met aux cuisines, et en 1980 son père lui laisse la direction de ce qui n’est encore qu’un modeste établissement de campagne.

Pierre Meyer, qui se passionne pour les shows à l’américaine, signe son premier pari fou en 1989. Il fait construire une scène de 200 m 2 et se lance dans la production directe de spectacles. A la surprise générale, il double sa clientèle en un an.

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La presse commence à s’intéresser au phénomène. « Le jour où nous avons eu droit à notre premier reportage sur une chaîne nationale j’ai pleuré de joie devant ma télé, se rappelle-t-il. Car au départ rien n’était évident et j’ai pris beaucoup de risques. »

En 1996, Pierre Meyer se lance dans des travaux encore plus ambitieux : un théâtre de mille places avec une scène de 25 mètres de large sur 20 mètres de haut, des cuisines de 500 m 2, des logements pour ses artistes…

A ceux qui moquent le kitsch des décorations, il répond que cela convient à son public.

Aujourd’hui, le Royal Palace emploie plus de cent personnes, dont 34 artistes. Son succès s’explique aussi par des tarifs calculés au plus juste.

La clientèle se diversifie. Si une bonne moitié des spectateurs arrivent encore en autocars, drainés par des comités d’entreprise ou des clubs de retraités, les autres viennent en individuels.

La recette du Royal Palace, c’est d’avoir « su s’adapter à la génération zapping », selon Pierre Meyer, qui voit revenir un public fidèle. « Pour cela, nous leur offrons un renouvellement complet du spectacle chaque année », explique-t-il.

Cela signifie pour lui écumer les écoles de danse du monde entier, faire son choix parmi plus de mille numéros de gymnastes, jongleurs ou illusionnistes. Résultat : un spectacle de près de deux heures sans aucun temps mort, qui époustoufle le public comme les professionnels du secteur.

Pierre Meyer, qui a commencé à travailler très jeune, est aujourd’hui officiellement à la retraite, même si de l’avis général il est toujours aussi affairé qu’auparavant, sans cesse appelé à régler de multiples problèmes.

Pour fêter l’occasion, il s’est offert une splendide Ferrari rouge. « Mais je ne la sors pratiquement jamais, s’amuse-t-il. D’abord je n’ai pas le temps. Ensuite les routes du coin ne sont vraiment pas adaptées ».

Son parcours est raconté dans son autobiographie, "On m'a pris pour un fou", publiée aux éditions du Signe.

J’ai repris l’affaire familiale en 1980, en commençant par de tout petits spectacles animés par sept artistes. Chaque week-end, nous changions de thèmes (soirée brésilienne, tahitienne, etc.). Nous avons fait cela durant neuf ans où nous achetions à l’époque des spectacles « prêt à l’emploi ». Puis, en 1989, ne trouvant plus de troupes itinérantes, nous avons décidé de créer nos propres revues. Nous avions l’intime conviction que la mise en place de décors dans nos spectacles susciterait beaucoup d’intérêt auprès de notre clientèle. Cette même année a marqué la mise en place d’une toute nouvelle scène beaucoup plus sophistiquée, mais aussi du premier dîner spectacle. Nous avons alors lancé de nouvelles productions, et fait le pari de la réussite. À l’époque nous travaillions à un rythme de six mois par an, avec cinq spectacles par semaine. Le succès a été tel, que le journal national de référence à l’époque Libération a rédigé un article d’une page complète à notre sujet.

Par la suite, en 1994, Dani Lary, le célèbre magicien du Plus Grand Cabaret du Monde est venu, il avait de grandes illusions qui n’étaient pas finalisées. Il a alors fait un prêt pour rembourser son spectacle qui fût un véritable chef d’œuvre à l’époque. Dani est un ami cher et c’est un véritable personnage, mais surtout un authentique magicien. Je lui ai donné carte blanche pour la création avec un seul conseil, que le spectacle s’enchaîne rapidement, comme le fait Sarita, ma belle-fille dans notre show.

L’année 1996 marque un tournant dans l’histoire du Royal Palace avec la création de notre salle de spectacle de mille places, mais également du restaurant gastronomique Le Versailles ! En 2014, furent créées les huit mini suites du cabaret, apportant une nouvelle offre hôtelière à notre clientèle. Enfin, en 2015, nous avons mis en place le Bar Lounge, inauguré par Patrick Sébastien. Cette salle attenante au théâtre permet à nos convives de prolonger la fête parfois tard dans la nuit, comme c’est le cas lors de la Saint-Sylvestre. Le succès se maintient et ne cesse de grandir chaque année.

Il est vrai que notre show est extrêmement rapide, avec des changements de décors « à vue », comme le quick change en magie. Notre formule c’est trois ingrédients principaux : la comédie music-hall, les huit numéros d’attractions de cirque et la revue. Nous organisons nos castings tous les ans à Londres, mais aussi à Kiev. Malheureusement, depuis la guerre, c’est plus compliqué. Beaucoup de nos artistes sont ukrainiens. Dans la revue de cette année, nous avons de nouvelles chanteuses, dont l’une a été Miss Aquitaine. Elles chanteront avec Meggy Forget qui travaille avec nous pour la troisième année consécutive et qui était meneuse de revue de nos deux précédentes éditions. Jérémy Amelin est en charge de la mise en scène, il a longtemps chanté au Royal Palace et a marqué les esprits par ses prestations à la Star Academy. Nos musiques aussi sont de pures inventions pour notre cabaret, composées par nos musiciens. Nous nous attachons à mélanger des musiques modernes et classiques, le tout dans une mise en scène d’une fluidité inouïe. Les spectateurs sont tenus en haleine durant une heure quarante-cinq, c’est le timing parfait. Nous faisons également un spectacle pour enfants d’une heure trente qui est vraiment innovant. Nous espérons qu’ils reviendront lorsqu’ils seront adultes voir nos revues.

Ma belle-fille Sarita a été l’assistante du célèbre magicien hollandais Christian Farla et depuis six ans elle présente ses propres grandes illusions sur notre scène. Nous avions aussi dans notre précédente revue du quick change avec le duo SOS & Victoria Petrosyan. Ils sont brillants et leurs enfants pratiquent aussi la magie. Nous avons évidemment des trappes tampons, tout est adapté, la technique est fondamentale. L’ensemble du système d’avant-scène est en train d’être retravaillé, avec une nouvelle plateforme au milieu qui viendra s’ouvrir sur quinze mètres par dix. Nous étudions la conception d’une nouvelle scène avec des effets aquatiques et des effets spéciaux. Le projet reste confidentiel pour l’instant. Nous parcourons le monde pour visiter les meilleurs festivals ce qui nourrit notre créativité. Le cirque Flic Flac en Allemagne avait déjà commencé à faire cela, mais également la compagnie Rosgocirk en Russie qui utilise beaucoup de techniques innovantes. Je pense notamment aux œufs de Fabergé qui ont émerveillé le public à Monaco lors du 43ème Festival International du Cirque de Monte-Carlo. Je suis le premier à dire qu’avec Dani Lary, j’ai tellement appris. À l’époque, j’étais encore en cuisine, directeur du Royal Palace et j’assistais aussi Dani pour la réalisation de ses tours. De lourdes responsabilités m’incombaient. Tout au long de l’année, je travaillais avec lui, pour optimiser la réalisation des numéros et éviter les « flashs ». La coordination est fondamentale dans la réussite d’une grande illusion. Il existe peu de magiciens comme Dani, créant leurs tours, les fabriquant et les présentant au public.

Cette nouvelle revue mettra à l’honneur quatre jeune chanteuses qui auront le rôle de Déesses tout au long du spectacle. En quelques mots cette nouvelle production a trait à un grand bal organisé chaque fin d’été par les Dieux au sein de leur royaume, afin de célébrer la création de la Terre. Cet événement festif conduit le royaume céleste au plus près de la planète bleue permettant aux divinités de rejoindre les Hommes, afin de garantir l’équilibre et la beauté de notre monde.

Huit numéros viendront enrichir ce nouveau show : Jérôme Murat avec son célèbre numéro de la statue à deux têtes ; Michail Ermakov présentant un numéro comique de chiens vraiment bluffant ; les Bello sisters qui réalisent la prouesse d’un numéro de mains à mains à trois, chose rare pour être soulignée dans cette discipline ; Sarita présentera de toutes nouvelles grandes illusions ; Anthony Cesar qui a marqué les esprits dans La France a un incroyable talent présentera un numéro de sangles aériennes ; sans oublier la troupe de Kévin Richter et leur magnifique numéro de saut à bascule !

Oui, d’un point de vue technique, nous disposons de trois écrans géants LED faisant partis des plus grands d’Europe, assurant une immersion totale du public à chaque représentation. L’absence de pilier et la disposition sous forme de gradins de mille places assure une visibilité optimale, peu importe l’emplacement de votre siège au sein de notre salle. Nous disposons aussi de deux restaurants Le Majestic pouvant accueillir jusqu’à huit-cents couverts et dirigé par Bruno Schlewitz (Maître Cuisinier de France et disciple d’Escoffier). Mais aussi, Le Versailles restaurant gastronomique de cent-cinquante couverts dirigé par Éric Lacroix et Régis Schmidt.

Une autre spécificité du Royal Palace, c’est la longévité de chaque saison. En effet, durant dix mois non-stop de fin août à début juillet de l’année suivante la revue bat son plein. Près de quatre-vingt-seize chambres seront créées, à deux pas de notre cabaret.

Fils de François Meyer, instituteur, et de Lucie Adam, fille de restaurateur-hôtelier de Kirrwiller, qui après leur mariage, ouvrirent un dancing, ∞ 21.6.1975 à Pfaffenhoffen Cathy Merckling. Apprenti cuisinier au casino de Niederbronn à 14 ans. CAP de cuisinier. Il a rejoint ses parents dans l’affaire après son service militaire et créé les dîners dansants mensuels. Il a monté deux petites revues en 1980 avec des artistes venus régulièrement de Paris. Il a fait construire en 1989 une nouvelle scène ce qui lui a permis de produire ses propres spectacles et de doubler la clientèle.

Contrairement aux établissements parisiens du même genre, Pierre Meyer est tenu de présenter chaque année un nouveau spectacle afin de fidéliser la clientèle en partie drainée par les autocaristes français, mais également d’Allemagne, de Suisse, de Belgique, du Luxembourg, etc… Il recrute des artistes du showbiz dans le monde entier et s’inspire des spectacles de Las Vegas.

Gérer une entreprise de restauration et de spectacle de 130 salariés , répondre aux diverses sollicitations que draine le troisième cabaret de France, courir après les numéros d’artistes qui émerveilleront le public de ses prochaines saisons, sans oublier l’accueil des clients quasi-quotidien auquel il tient tant - « une marque de respect envers ceux qui nous font confiance »…Bref, la journée de Pierre Meyer est assez remplie pour ne pas encore charger la barque.

Jean-Pierre Meyer : Écriture et Création Littéraire

Jean-Pierre Meyer a suivi des études de Décoration à l'Académie Artistique Yves Derval, avant de rejoindre l'Ecole Supérieure des Arts Modernes de Paris. Pendant plus de quarante ans, il a travaillé dans les métiers de la communication, en studio de création, agences de publicité et de communication, puis en tant que concepteur graphiste indépendant. Son travail d'association des mots et des images et sa sensibilité littéraire l'ont conduit tout naturellement à l'écriture. Il participe à l'ouvrage collectif "Quand tout bascule". Tout en poursuivant l'écriture de ses propres ouvrages, il écrit, pour les particuliers qui le souhaitent, en toute confidentialité et avec un code de déontologie très strict et respectueux, des récits personnalisés, véritables livres édités, selon la demande d'un seul à des centaines d'exemplaires : www.meyer-jean-pierre.com

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