« Partons, la mer est belle » est une chanson dont l’origine exacte demeure incertaine, mais qui a su traverser le temps et les frontières, s’imprégnant des cultures locales pour devenir un véritable hymne. Bien qu’il n’y ait pas de date de création précise, une version de cette chanson apparaît dans un cahier de chansons daté de 1891, appartenant à Théosophe Merlen. Cette œuvre se retrouve également dans les archives canadiennes.
Une Chanson aux Racines Françaises
Malgré les croyances populaires, « Partons, la mer est belle » ne serait pas d’origine canadienne, mais plutôt française, remontant aux années 1800. Chaque port de France et du Québec revendique la paternité de cette chanson, qui ne remonte guère au-delà du milieu du XIXe siècle. La plus ancienne version révélée en Vendée se trouve dans le chansonnier de Daniel Pajot, frère du célèbre peintre Paul-Émile, de la Chaume aux Sables-d’Olonne. Elle y porte le titre L’étoile du marin, le texte est identique à la version popularisée.
L'Émergence au Canada
C’est en 1920 que « Partons, la mer est belle » apparaît au Canada, avec les paroles que l’on connaît maintenant, adaptées au contexte acadien. L’abbé F.-X. Burque, dans son Nouveau chansonnier Canadien-Français, publié à Québec en 1921, fournit la première version imprimée connue.
Un Hymne Local et Maritime
L’analyse révèle que, partout où elle est chantée, « Partons, la mer est belle » est considérée comme un hymne local, voire un cantique. C’est une chanson de marins, apparemment d’origine française, qui remonterait aux années 1800.
Aux Sables-d’Olonne, en Vendée, cette chanson est devenue le chant de la victoire et l’hymne du RC Sablais. Entonné après chaque victoire par les joueurs et les supporters, l’hymne du RC Sablais fait frissonner la Rudelière. Bras dessus-bras dessous, au bord d’une pelouse devenue velours, les rugbymen sablais victorieux entonnent en chœur ce refrain, repris par le public de la Rudelière.
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Pour l’arrière nostalgique Manu Boutet, le refrain lui rappelle surtout sa « jeunesse » sur le quai de la Chaume : « des marins, des bistrots, des p’tits vieux sur leur banc ». L’hymne, c’est cette mélodie qui rappelle l’appartenance au club de la côte. Il soulève une panoplie d’émotions, suscite la fierté, et renforce le sentiment de fraternité. L’union d’une seule et même cause. « Ça représente une identité forte. « Devenu le signe de ralliement de tout un club », l’hymne est chanté « depuis une dizaine d’années devant notre public, qui nous suit contre vents et marées, rembobine le co-président Olivier Vallée, originaire de la Chaume, et issu d’une famille de marins. Avant, nous le chantions en 3e mi-temps.
Paroles et Thèmes
La chanson évoque la vie des pêcheurs, leur courage et leur lien avec la mer. Les paroles invitent à l’évasion, à l’aventure et à la confiance en l’avenir. Voici un extrait des paroles :
« Partons la mer est belleEmbarquons-nous pêcheursGuidons notre nacelleRamons avec ardeurAu mât hissons les voilesLe ciel est pur et beauDéjà la blanche étoileGuide nos matelots »
La chanson aborde également des thèmes plus sombres, comme la mort en mer et la misère des familles de marins. Cependant, elle se termine sur une note d’espoir, avec l’image du retour au foyer et des retrouvailles avec les êtres chers.
Transmission et Réappropriation
« Partons, la mer est belle » s’est transmise oralement de génération en génération, évoluant au fil du temps et des lieux. Chaque interprétation est unique, reflétant l’histoire et les traditions de la communauté qui la chante.
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Lors d’une fête à Boulogne-sur-Mer dans les années 1975, une personne s’est mise à l’interpréter affirmant que c’est une chanson typiquement boulonnaise.
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