L'acquisition d'un parc pour enfant suscite de nombreuses interrogations chez les jeunes parents. Bien plus qu'un simple accessoire, cet équipement peut simplifier le quotidien en offrant un espace sécurisé où bébé peut jouer et explorer en toute autonomie. Pour des questions de sécurité, de nombreux parents finissent par investir dans un des meilleurs parcs bébé pour y installer de temps en temps leurs enfants.
L'Utilité du Parc : Un Allié au Quotidien
Dès que bébé commence à ramper ou à se tenir debout, le parc devient un allié précieux. Un parc pour bébé, c’est un espace sécurisé où il peut jouer sans que vous soyez constamment à côté. Vous avez l’esprit tranquille, sachant que bébé est protégé, même si vous devez faire autre chose. Il permet de créer un environnement sécurisé pour l'enfant tout en offrant aux parents une certaine tranquillité d'esprit.
Côté praticité, il existe des modèles pliables et faciles à transporter. Si vous partez en vacances ou chez des amis, il devient un petit havre de sécurité.
Les Limites : Attention à l'Utilisation Excessive
Cependant, le parc ne doit pas devenir une solution permanente. Même s’il est pratique, bébé a besoin de liberté pour développer sa motricité. Trop de temps dans un espace clos peut limiter ses possibilités d’exploration. Il est essentiel de veiller à ce que le parc ne devienne pas une entrave à la liberté de mouvement et à l'exploration de l'enfant. N’oubliez pas que le parc n’est pas un substitut à l’attention. Il doit rester un outil pour sécuriser et non enfermer bébé.
Critères de Choix : Sécurité, Confort et Adaptabilité
Le choix d’un parc demande de prendre en compte plusieurs critères essentiels. Chaque modèle offre un abri des dangers adapté aux besoins de votre enfant. Il est primordial de s'assurer que le modèle choisi répond aux normes de sécurité en vigueur et offre un espace confortable et stimulant pour l'enfant.
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- Normes de sécurité : Assurez-vous que le modèle que vous convoitez répond bien aux normes françaises (présence d’un logo NF). Cette mention assure que la hauteur du parc, l’espacement entre les barreaux ou la qualité des charnières répondent aux exigences de la réglementation.
- Stabilité : Vérifiez la stabilité du parc que vous avez repéré. Les parcs pour enfants sur pieds sont souvent moins stables.
- Confort : Certains intègrent même un tapis de jeu pour plus de confort. Le fond de parc est matelassé pour offrir plus de confort à bébé mais vous pourrez aussi ajouter un plaid ou une petite couette.
- Adaptabilité : Cette option offre la possibilité de régler la position du fond du parc en hauteur. Pratique pour éviter de se briser le dos à chaque fois qu’il faut retirer votre enfant de son parc.
- Type de parc :
- Parc en plastique : Un parc en plastique est léger et modulable, parfait pour les petits espaces. Ils sont légers, modulables et faciles à déplacer.
- Parc en bois : Le parc en bois séduit par son allure sobre et intemporelle. Robuste et stable, il offre un cadre sécurisé pour l’éveil de votre enfant, tout en s’intégrant harmonieusement à votre intérieur. Souvent réglable en hauteur, il évolue avec bébé et peut être utilisé dès les premiers mois. Le parc en bois, plus esthétique, est plus stable et durable.
- Parc pliable : Si vous manquez d’espace ou si vous avez besoin d’une solution modulable, le parc pliable est idéal. Facile à monter et à ranger, il convient parfaitement aux petits espaces ou aux grands-parents qui souhaitent accueillir bébé occasionnellement.
- Parc parapluie : Pensés pour accompagner les déplacements, les parcs parapluie s’inspirent du système des lits pliants du même nom. Faciles à ouvrir et à replier, ils permettent de créer un parc de jeux où que vous soyez : chez des amis, en vacances ou dans une autre pièce de la maison.
- Avec ou sans fond : Certains modèles de parc pour enfants sont vendus sans fond. Du coup, bébé se déplace à même le sol. Dans ce cas, prévoyez un tapis de parc rembourré pour lui permettre de garder ses pieds au chaud et amortir les chutes. Un parc avec fond rembourré offre plus de confort à bébé. Si vous avez un tapis doux au sol, un modèle sans fond suffira. Oui, mais assurez-vous qu’il soit bien stable et avec des bords arrondis.
Exemples de Modèles : Une Diversité d'Options
Le marché propose une multitude de modèles de parcs pour bébé, chacun ayant ses propres caractéristiques et avantages. Il est important de prendre le temps de comparer les différentes options afin de trouver celle qui correspond le mieux à vos besoins et à ceux de votre enfant.
- Parc bébé Flexipark vertbaudet en bois : Pratique, le parc bébé Flexipark vertbaudet en bois possède trois positions différentes : la position haute pour les nouveau-nés, la position intermédiaire convient aux enfants qui commencent à se tenir assis et la position basse aux enfants qui commencent à se mettre debout. Ce lit parapluie modulable en parc de jeu deviendra vite votre compagnon préféré. Ce parc carré dispose d’un plancher réglable sur 3 hauteurs et de 8 roulettes pivotantes avec frein pour une meilleure stabilité. Des charnières de sécurité ont été ajoutées pour assurer robustesse et facilité d’utilisation. Le petit plus : trois barreaux amovibles permettent de créer un passage.
- Parc pliant en bois Roba : Le parc pliant en bois Roba transforme l’espace de jeu de votre enfant en un cocon sécurisé et modulable.
- Parc en bois pliant Vertbaudet : Le parc en bois pliant Vertbaudet transforme votre quotidien de parent. Cet équipement ingénieux allie sécurité, praticité et esthétisme.
- Parc Moby System : Le parc Moby System vous permet d’offrir un grand espace sûr pour jouer à votre petit trésor.
- Parc pliant tiSsi : Le parc pliant tiSsi est idéal pour les petits appartements et s’emporte tout aussi facilement chez Papi et Mamie ou en vacances.
- Parc en toile Swift : Jouer ou dormir ? Pourquoi choisir ? Avec le modèle de parc en toile Swift, plus besoin de choisir entre le lit de voyage ou le parc, vous avez tout sous la main, et même plus que vous ne l’imaginez !
- Parc bébé et lit de voyage Adonis Bébé Confort : À la recherche du compagnon idéal pour vos voyages en famille ? Le parc bébé et lit de voyage Adonis Bébé Confort transforme chaque déplacement en expérience sereine.
- Parc bébé Geuther Belami : Parents exigeants, le parc bébé Geuther Belami représente un investissement judicieux pour la sécurité de votre enfant. Fabriqué avec des matériaux nobles, il accompagnera votre petit durant ses premières explorations tout en vous offrant tranquillité d’esprit et liberté de mouvement.
- Parc bébé lit parapluie Chicco Parc Open Fawn : Le parc bébé lit parapluie Chicco Parc Open Fawn a l’avantage d’être très peu encombrant. Il est doté d’un tapis coloré, doux et confortable qui s’utilise comme fond de parc ou à même le sol. Les quatre côtés sont conçus en tissu « filet » qui permet une bonne aération. D’une hauteur de 70,5 cm, ce parc dispose d’un plancher ajustable sur 3 positions.
- Parc bébé hexagonal Roba : Robuste, le parc bébé hexagonal Roba est conçu en bois contreplaqué. Il offre à bébé une grande aire de jeux. Pratique, il se règle sur trois hauteurs différentes pour éviter aux parents de se faire mal au dos en se baissant.
- Parc bébé Prism Sophie la Girafe Renolux : Le parc bébé Prism Sophie la Girafe Renolux plaira à coup sûr aux tout-petits. Il possède une arche avec trois peluches suspendues : Sophie la Girafe, un chat et un petit oiseau. Une petite ouverture permet à bébé de sortir et d’entrer seul quand il devient plus grand. Vous pourrez l’utiliser jusqu’à ses trois ans environ.
Utilisation et Durée : Un Espace Adapté à l'Évolution de l'Enfant
Espace de jeu sécurisé, le parc pour bébé est une pièce maitresse pour les jeunes parents. Bébé peut y entrer dès qu’il commence à se tenir assis, généralement autour de 6 mois. Le parc bébé peut être utilisé jusqu’à l’âge de 18-24 mois environ, quand un enfant commence à marcher seul. Passé cet âge, il devient inutile car votre enfant a besoin de plus d’espace pour explorer et développer sa motricité. Il est important de respecter les étapes de développement de l'enfant et de lui offrir un environnement adapté à ses besoins.
Prix : Un Investissement Variable
Le prix d’un parc pour bébé varie en fonction du modèle et des matériaux. Les parcs en plastique simples coûtent entre 40 et 100 euros. Pour un modèle en bois plus robuste, comptez entre 150 et 300 euros. Si vous optez pour un parc avec des options supplémentaires, comme des portes, des tapis de sol ou des modules d’activité, le prix peut atteindre 400 euros. Certains parcs pliables pour les voyages coûtent entre 100 et 200 euros.
Le Parc et les Aires de Jeux Extérieures : Une Question de Sécurité Globale
Une petite balade au parc ? Et si on en profitait pour passer par le terrain de jeux ? Les enfants seront toujours contents d’aller s’y défouler ! Toutefois, il y a quelques règles à respecter. Il est important de considérer la sécurité de l'enfant dans tous les environnements de jeu, qu'il s'agisse du parc à la maison ou des aires de jeux publiques.
Règles de sécurité dans les parcs publics
Les règles des parcs de jeux en extérieur ne présentent pas que des inconvénients et des interdictions. Quand les enfants sont avec vous ou avec leur nounou Kangourou Kids, il faut leur expliquer que, comme quand on joue aux petits chevaux ou aux cartes, il y a des consignes à respecter. L’affichage des règles sur les différents manèges à l’aide de pictogrammes permet également à l’enfant de se faire entendre quand un autre ne les respecte pas.
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- Surveillance constante : La majorité des bobos au parc à jeux est liée à un manque de surveillance des adultes. Une surveillance de chaque instant est importante pour prévenir les blessures et mettre un terme à tout comportement non adapté de son propre enfant comme des autres petits qui jouent avec lui.
- Vêtements adaptés : Il est normal de ne pas penser à tout et d’anticiper les risques que peuvent occasionner certains vêtements de nos enfants, pourtant de nombreux accidents peuvent être évités en faisant attention à ce que portent les bout’choux quand on se rend au terrain de jeux du parc public. Il faut éviter impérativement qu’un lacet ou un cordon se coince dans la structure et accroche l’enfant.
- Jeux adaptés à l'âge : Les structures et les jeux ne sont pas tous adaptés aux plus jeunes. À l’entrée du parc, on vérifie les règles de sécurité et notamment l’âge des jeux. Il y a des jeux adaptés pour les plus jeunes (de 2 à 5 ans) et des structures plus adaptés pour les grands aventuriers. Si vous voyez des jeux où il faut grimper et qui atteint quelques mètres de hauteur, restez toujours à proximité de l'enfant pour éviter qu’il lui prenne l’idée de faire le casse-cou. Pensez également que les jeunes enfants ne peuvent pas toujours jouer avec les plus grands. Quand les petits sont au stade de l’apprentissage de l’équilibre et de la motricité, les plus grand, eux, travaillent leur adresse et leur agilité.
- Précautions sur les jeux d'escalade : On prend mille précautions quand on doit faire des jeux d’escalade et on ne touche pas l’enfant devant soi pendant qu’il monte. Une grande partie des chutes se fait sur les jeux auxquels il faut grimper, crapahuter ou escalader. Avant de permettre à votre enfant de se lancer, on prend un moment avec lui et on lui rappelle les consignes à respecter pour jouer tranquillement avec les autres petits qui sont présents. Veillez aussi à ce qu’il n’y ait pas trop d’enfants en même temps dans la structure.
- Respect des autres : Au parc de jeux, il faut respecter tous les enfants. Les gros mots et les tapes sont formellement interdites. Cela vaut pour le parc mais partout ailleurs. Il faut avoir une politique de tolérance zéro avec ce genre de comportement. Tous les enfants doivent se sentir libre et en sécurité et cela commence par le respect des uns avec les autres. Si votre enfant s’est mal comporté, dîtes lui stop et laissez-le se calmer sur le banc avec vous.
- Comportement général : Les enfants ne doivent pas courir autour des équipements ou jouer au ballon. Ils risqueraient de tomber et surtout de faire tomber les autres. Une aire de jeux pour enfant signifie que l’espace est pour tout le monde. L’enfant doit comprendre que même si les jeux sont très excitants, il doit rester calme.
- Apprendre la prudence : Expliquez à l’enfant que comme lorsque l'on marche dans la rue, on doit s’arrêter au passage piéton, vérifier les feux, regarder à droite et à gauche. Il y a un peu les mêmes règles au parc de jeux. Avant de faire une glissade, de se balancer, on doit toujours vérifier qu’on ne risque pas de gêner ou de faire tomber un autre petit. De la même manière, si on voit que ça ne monte pas à l’échelle ou qu’un enfant est bloqué, on ne grimpe pas.
- Vérification du matériel : Les parents ou la baby-sitter des enfants doivent vérifier la sûreté des jeux qui se trouvent dans le parc. Sont-ils bien entretenus ? Il y a-t-il de la rouille, du bois cassé ? Lors des chaudes journées d’été, les surfaces en métal peuvent devenir brûlantes. Il faut y penser. Par temps froid, ou humide, on peut glisser sur les plateformes.
- Respect du tour : Attendre peut-être difficile pour les enfants, mais c’est une leçon à apprendre sur le terrain de jeux. Si on ne respecte pas le tour de chacun et qu’on se précipite sur les manèges, on peut provoquer des accidents.
- Utilisation correcte des équipements : Utilisez l’équipement tel qu’il est destiné. Il est important et nécessaire de laisser l’imagination et la créativité des enfants s’exprimer, mais quand un jeu n’est pas utilisé comme prévu, cela peut provoquer des petits accidents.
L'attitude des parents
Nous avons évoqué les bonnes règles de conduite à suivre par les enfants sur les aires de jeux pour que tout se passe le mieux possible au cours de vos balades au parc. Venons-en aux parents maintenant. Les jeux en plein air sont une formidable opportunité pour les enfants de s’épanouir et se construire. Les règles de sécurité sont importantes, mais il ne faut pas pour autant être trop stricte. Il faut laisser les enfants être des enfants. Quand un problème survient entre plusieurs enfants, ils doivent trouver une solution entre eux. Quand on va au parc, il faut accepter que les enfants se salissent. On a évoqué un peu plus tôt que les enfants devaient suivre les instructions des jeux et les utiliser correctement. Il faut aussi savoir être souple et laissez son enfant contourner les règles tant qu’il ne se met pas en danger. Les petits doivent apprendre à s’auto-gérer et savoir ce qu’ils peuvent faire tant qu’ils ne se mettent pas en danger ou qu’ils ne mettent pas en danger les autres bambins.
Alternatives au Parc : Motricité Libre et Pédagogie Montessori
Avant d’avoir mon P’tit Loup, je pensais comme beaucoup que le parc était un achat de puériculture incontournable. Et bien finalement, ce parc est resté bien rangé dans son carton, et nous venons de le vendre ! La première chose, c’est qu’il y a je pense un immense décalage entre le cœur que mettent les parents dans le choix d’un parc pour leur bébé, et les bénéfices réels de ce parc pour leur enfant.
Mais il y avait une chose, à ce moment, que je n’avais pas en tête : le parc, comme de nombreux autres objets de puériculture, a été conçu et imaginé pour plaire aux parents, non pour répondre aux besoins réels du bébé.
Heureusement, ma réflexion a évolué depuis. J’ai découvert la motricité libre puis la pédagogie Montessori, et alors tout est devenu clair et limpide à mes yeux : je ne souhaitais pas de parc pour mon bébé. Ce choix n’est pas toujours bien compris ni même accepté : pour l’immense majorité des gens, le parc est indispensable, et l’on est presque accusé d’inconscience lorsque l’on décide de ne pas y avoir recours. Pourtant, plus j’y pense, plus je suis convaincue que non seulement le parc n’apporte rien de positif au bébé, mais en plus, s’il est utilisé de manière abusive, entrave son développement à plusieurs niveaux. Dès qu’il sait se déplacer, le parc fait obstacle et empêche le bébé de se mouvoir librement. De plus, pour explorer pleinement ses capacités motrices, il a besoin d’un environnement riche dans lequel il puisse utiliser des éléments pour prendre appui, se redresser, grimper, escalader… Même en aménageant intelligemment le parc avec quelques éléments (pour peu qu’il soit assez grand !), jamais il ne pourra offrir la diversité et la richesse d’un salon, d’une chambre, d’une salle à manger ! Petit aparté qui me semble avoir son importance : il est erroné de penser que le parc aide le bébé à se mettre debout, comme on l’entend souvent. Pour bien construire sa motricité, le bébé a besoin de maîtriser les positions entre les postures, c’est-à-dire de passer par la position accroupie ou par le 4 pattes. Dans un parc, il saute ces étapes puisqu’il se hisse en tirant sur ses bras. De plus, en agissant ainsi, il ne prend pas ou peu appuie sur ses pieds.
Maria Montessori explique qu’entre 0 et 6 ans, l’enfant est doté d’un « esprit absorbant » qui puise dans l’environnement ce dont il a besoin pour se construire, que ce soit d’un point de vue personnel, intellectuel et psychique. Poussé par une force intérieure très puissante, l’enfant apprend une quantité phénoménale de nouvelles choses sans même s’en rendre compte, simplement en suivant ces élans de vie qui le traversent et en absorbant les connaissances qui en découlent (merveilleux, n’est-ce pas ?). Il traverse un certain nombre de « périodes sensibles » pendant lesquelles toutes son attention est portée sur une acquisition en particulier : il est alors particulièrement sensible à tout ce qui est favorable, dans son environnement, au développement de ce caractère précis et recherche activement les situations lui permettant de développer cette acquisition. Lorsqu’il parvient à se mettre en situation, il est capable d’une concentration intense, et ressent à l’issu de ce moment une grande joie, une paix intérieure. Une fois l’acquisition faite, la sensibilité cesse. « Si l’enfant n’a pas pu obéir aux directives de sa période sensible, l’occasion d’une conquête naturelle est perdue, perdue à jamais. « À aucun âge de la vie, l’aide intelligente n’est plus nécessaire qu’à celui-là, car chaque obstacle survenant alors diminuera chez l’enfant les possibilités de perfectionnement dans son œuvre constructrice. Le bébé a envie, mais surtout besoin de se mouvoir, grimper, toucher, manipuler, déplacer les objets, etc. Il a un besoin presque vital d’être libre d’explorer, de découvrir, d’apprendre. L’usage du parc pour bébé va donc complètement à l’opposé de la pensée Montessorienne, à laquelle j’adhère totalement. Le parc est probablement l’obstacle le plus grand que le bébé puisse rencontrer ! L’esprit Montessori, c’est justement d’adapter l’environnement au bébé (en le sécurisant) et de le laisser l’explorer librement et à son rythme, selon ses périodes sensibles. De lui fournir un environnement le plus riche possible, lui permettant de puiser les éléments dont il a besoin pour la pleine réalisation de cette lourde tâche. Et de le faire participer au maximum à la vie de la maison ! Maria Montessori qualifiait le lit à barreaux de « prison » et de « cage » pour les bébés qui se déplacent. Qu’aurait-elle dit du parc ? « Le lit des enfants qui savent déjà se mouvoir seuls est une hérésie. Différent du berceau qui a sa beauté et moelleux, différent du lit des grandes personnes fait pour s’étendre commodément et dormir, ce qu’on appelle le lit d’enfant est la première prison qu’offre la famille à ces être qui luttent pour leur existence intellectuelle. La haute cage de fer (quoiqu’elles sont plus en bois de nos jours) dans laquelle les parents les font descendre pour trouver le gîte forcé est à la fois une réalité et un symbole. Il me semble également important de préciser qu’elle qualifie le segment de vie 0-2 ans comme le plus important de toute la période constructrice. Mettre son bébé régulièrement de longs moments dans un parc, c’est l’empêcher de révéler pleinement son potentiel.
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Mon P’tit Loup a été une fois dans un parc pour bébé lorsqu’il avait 14 mois : nous étions invités et nos hôtes nous ont proposé de l’y mettre le temps du repas. Nous étions une dizaine de personnes à table, et lui a passé 3 minutes maximum dans ce parc, le temps de faire le tour des quelques jouets qu’y s’y trouvaient. Ces 3 minutes passées, il nous a appelés frénétiquement, et il n’était plus question pour lui de retourner dans ce parc. Peut-on l’en blâmer ? Aimerions-nous, lorsqu’il y a de l’activité et de la convivialité dans une maison, être mis à l’écart de la sorte ? Vous imaginez-vous dans une situation où vos proches mangent ensemble, discutent, rient, passent un bon moment, et vous demandent à vous de rester seul à l’autre bout de la pièce, entre des barreaux, avec un livre ou un sudoku pour vous occuper ?!
Tout d’abord, on pourrait lui permettre de participer à la préparation du repas. Je pense que tous les bébés seraient ravis ne serait-ce que d’observer leurs parents éplucher les légumes, couper la viande… simplement assis dans leur chaise haute ! Pour ces tâches-là, il est facile de s’installer autour d’une table avec bébé. Ensuite, un enfant d’1 an est tout à fait capable d’accomplir quelques tâches très simples, et y prend beaucoup de plaisir ! On peut lui demander de laver les légumes en les trempant dans une bassine d’eau par exemple, il en sera sûrement enchanté (c’était un grand succès chez nous) ! Les choses se compliquent un peu quand arrive le moment de la cuisson, mais là aussi il existe des astuces : la grande majorité des bébés d’1 an se mettent debout, on peut donc les installer sur une tour d’apprentissage (je ferai prochainement un article sur la question) qui leur permette de voir ce qui se passe à hauteur du plan de travail, des plaques de cuisson (à une distance raisonnable et sous haute surveillance évidemment). Le portage au dos peut aussi rendre service dans ces moments là. En procédant ainsi, le bébé participe, découvre, apprend, éveille sa curiosité, ce n’est que du positif ! Ensuite, quand vient le moment du repas, pourquoi ne pas manger tous ensemble, en famille ? En s’installant tous ensemble autour de la table, bébé dans sa chaise haute, ce dernier ne craint absolument rien et les parents peuvent « manger tranquilles » pendant que lui aussi prend son repas ! Et en plus, c’est un gain de temps énorme qui compense largement le petit temps perdu lors de la préparation du repas. Les bébés d’1 an sont généralement capables de manger seuls si on leur permet de le faire (c’était le cas du bébé de cette vidéo, puisque justement, ses parents disaient le mettre dans le parc pour ne pas qu’ils leur « chipe à manger » ^^). S’il demande à être nourri malgré tout, s’il n’est pas gérable de lui donner une petite cuillérée par-ci par-là pendant le repas, on peut toujours le faire manger avant, mais rien n’empêche de l’impliquer tout de même au repas « des parents » en l’installant à table avec le reste de la famille !
Parfois, le parc est utilisé lorsque le bébé est tout petit et ne se déplace pas encore. Dans ce cas, il n’a d’utilité que le côté « petit coin cocon » pour le poser dans la journée… puisqu’il ne risque absolument pas de se « sauver » (la fonction « sécurité » n’a l’a aucun sens) ! Je comprends tout à fait que l’on veuille réserver un petit coin cocon à son tout petit bébé, mais alors pourquoi le mettre entre des barreaux ou un filet ? Encore une fois, je préfère nettement l’approche Montessorienne, qui propose de créer un « Nido » composé d’un simple matelas au sol, au-dessus duquel on pourra éventuellement accrocher un mobile depuis le plafond, et à côté duquel on pourra ajouter des petits tableaux, un miroir, des hochets… On peut également, si l’on ne souhaite pas spécialement appliquer la pédagogie Montessori, simplement poser le bébé au sol sur une petite couverture ou un tapis de gym, et poser près de lui quelques hochets et peluches.
L’argument principal en faveur de l’usage du parc est la sécurité : le parc assure sécurité au bébé pendant que ses parents font autre chose. Mettre son bébé dans un parc, c’est comme le mettre dans une « bulle » : on le coupe du monde extérieur pour le garder en sécurité. Au-delà des impacts déjà évoqués que cette attitude peut avoir sur son développement, je ne crois pas qu’elle permette d’atteindre l’effet recherché. Un enfant ne peut être gardé « sous cloche » indéfiniment. Il y a bien un moment où le parc ne sera plus utilisable (car il l’escaladera, le fera bouger, refusera catégoriquement d’y aller, ou tout simplement parce que cela ne se fait pas de mettre son enfant dans un parc jusqu’à ses 2-3 ans !), et pourtant, son envie d’explorer son environnement sera toujours aussi intense ! S’il a été limité dans ses explorations, s’il a toujours été coupé de tous les dangers de la maison, comment aurait-il pu développer une quelconque notion du danger ? Et qu’adviendra-t-il alors, maintenant qu’il se retrouve en contact avec ces dangers potentiels, tout en étant physiquement et intellectuellement plus apte à se mettre en danger ?
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