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Ovules Probiotiques et HPV : Études Cliniques et Perspectives

L'infection par le papillomavirus humain (HPV) est l'infection sexuellement transmissible (IST) la plus courante. Bien que souvent asymptomatique et transitoire, la persistance de certains types de HPV peut entraîner des lésions précancéreuses et cancéreuses, notamment au niveau du col de l'utérus. Le rôle du microbiote vaginal dans la clairance ou la persistance du HPV est de plus en plus étudié, ouvrant la voie à des approches thérapeutiques innovantes, notamment l'utilisation de probiotiques.

HPV : Une Infection Fréquente et Souvent Transitoire

Environ 80 % des femmes sont infectées par le HPV avant l'âge de 50 ans. Dans la majorité des cas, l'infection est transitoire, avec une clairance virale atteignant 90 % en 6 à 18 mois grâce à des facteurs immunitaires et génétiques. Cependant, chez certaines femmes, l'infection persiste, augmentant le risque de lésions cervicales. Il est important de noter qu'au cours de ces infections chroniques, la détection virale peut s'avérer faussement négative avec une réapparition du génome viral lors d'examens ultérieurs.

Le Microbiote Vaginal : Un Acteur Clé dans l'Infection à HPV

Le microbiote vaginal est un écosystème complexe de micro-organismes qui joue un rôle essentiel dans la santé génitale des femmes. Les bactéries du microbiote vaginal maintiennent un environnement acide (pH 3,5-4,5) en produisant de l’acide lactique, inhibant ainsi la croissance de nombreux pathogènes potentiels. Les modifications du microbiote vaginal jouent un rôle dans la persistance des HPV à haut risque oncogène et dans la sévérité des lésions cervicales : au premier rang la vaginose bactérienne.

Des études ont montré une association entre la dysbiose vaginale et la persistance du HPV. En 2015, Brotman et al ont suivi 32 femmes non ménopausées pendant 16 semaines et ont constaté une prévalence plus élevée de HPVhr dans les classes de microbiote 3 et 4 par rapport aux classes 1 et 2. Kero et al ont suivi 329 femmes asymptomatiques pendant 72 mois et ont observé une association significative entre la vaginose bactérienne et la persistance des HPVhr. Mitra et al ont étudié 169 femmes et ont constaté que la sévérité des lésions cervicales était associée à une plus grande diversité du microbiote vaginal et une diminution du nombre de lactobacilles. De Castro-Sobrinho et al ont observé 211 pièces anatomiques cervicales post-excision de la zone de transformation et ont objectivé l’existence d’une vaginose bactérienne par la présence de clue-cells.

L'infection par le HPV est caractérisée par un appauvrissement du nombre de bactéries et une baisse de leur diversité. L’infection, actuelle ou passée, est liée à une hausse du nombre de Firmicutes et d’Actinobacteriota, et à une baisse des Protéobactéries.

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Probiotiques : Une Approche Thérapeutique Prometteuse

La prise en charge thérapeutique de la dysbiose vaginale, fût-elle asymptomatique, est une étape importante dans la gestion de l'infection à HPV. Si l'antibiothérapie classique peut donner des résultats positifs à court terme, elle est souvent associée à des récidives. C'est là que les probiotiques entrent en jeu, offrant une solution préventive des récidives largement documentée par des études cliniques.

Lactobacillus gasseri est associé à une clairance plus rapide des HPVhr. Le mécanisme d’action le plus probable est l’acidification du milieu vaginal. Une étude a montré un risque de détection de HPV inférieur de 10 à 20 % chez les femmes avec un pH vaginal < 5,0 par rapport à un pH > 5,0. Mais l’efficacité préventive de cette acidification tient aussi à la structure isomérique de l’acide lactique : seul l’acide lactique isomère D produit par les L. gasseri et crispatus aurait cet effet protecteur, tandis que l’acide lactique isomère L produit, entre autres, par L.

Par ailleurs, L. gasseri et L. crispatus ont montré in vitro une action inhibitrice sur la croissance de cellules cervicales cancéreuses via la régulation de l’expression des oncogènes HPV E6 et E7. Une étude pilote menée en 2013 a montré une disparition plus fréquente des lésions cervicales de bas grade HPV+ dans un groupe de femmes traitées par une prise orale d’une boisson contenant des probiotiques : 2 fois moins de lésions détectables à 6 mois par rapport à un groupe de femmes non traitées. En revanche, aucune différence n’a été notée en termes de clairance du virus lui-même.

Papilocare : Un Gel Vaginal Innovant

Papilocare est un gel vaginal dont les propriétés permettraient de former une barrière défensive au niveau de la zone de transformation cervico-vaginale pour prévenir le risque d’intégration du HPV. Grâce à la formation d’un film protecteur, il permettrait de réépithélialiser la muqueuse cervico vaginale, de rééquilibrer le microbiote et ainsi de prévenir le risque de lésions dues au HPV. Papilocare est formulé à partir d’une combinaison unique d’ingrédients naturels : niosomes d’acide hyaluronique hydratant, niosomes de ß-glucane antioxydant, phytosomes de Centella asiatica cicatrisante, Bioecolia, prébiotique qui stimule et conserve l’équilibre de la flore vaginale, aloe vera antiseptique et favorisant l’épithélisation d’extriat neem, originaire d’Inde, et Coriolus versicolor. Une étude a présenté des résultats préliminaires suggérant l'efficacité d'un gel vaginal à base de Coriolus versicolor pour éliminer le HPV.

Comment Choisir un Probiotique pour la Flore Intime ?

Pour bien choisir un probiotique dédié à la flore intime, privilégiez des souches lactobacilles spécifiques, un dosage adapté et une bonne viabilité des bactéries.

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  • Les souches sélectionnées : privilégiez les lactobacilles les plus étudiés comme Lactobacillus rhamnosus, Lactobacillus reuteri, Lactobacillus crispatus ou Lactobacillus fermentum.
  • La galénique : gélules gastro-résistantes, comprimés, sticks, ovules… Le choix dépend de vos préférences et des recommandations du professionnel de santé.
  • La traçabilité et les études cliniques : choisissez des marques transparentes sur l’origine des souches et appuyées par des essais cliniques.

Autres Approches Complémentaires

Outre les probiotiques, d'autres approches peuvent être envisagées pour soutenir la santé du microbiote et renforcer l'immunité contre le HPV :

  • Hygiène de vie : Évitez les pratiques qui perturbent le microbiote vaginal (douches vaginales, produits d'hygiène intime agressifs).
  • Alimentation : Privilégiez une alimentation riche en antioxydants (lycopène, EGCG, curcumine), en vitamine D et en magnésium.
  • Champignons médicinaux : Le reishi, le shiitaké et l'AHCC ont montré des bénéfices intéressants pour diminuer la charge virale du HPV. Le Coriolus versicolor pourrait inhiber la réplication des papillomavirus et agir localement sur les lésions lorsqu'il est appliqué sous forme de gel.
  • Huiles essentielles : Pour une action externe sur les condylomes, il est possible de confectionner une crème à base d'huiles essentielles d'eucalyptus à cryptone, de tea tree et de niaouli.

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