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Vitrification des ovocytes : Taux de réussite et perspectives d'avenir

La vitrification des ovocytes est une technique de conservation qui a révolutionné le domaine de la procréation médicalement assistée. Cette méthode de congélation ultra-rapide offre de nouvelles perspectives aux femmes souhaitant préserver leur fertilité.

Qu'est-ce que la vitrification des ovocytes ?

La vitrification des ovocytes est une technique de congélation ultra-rapide qui a marqué une avancée significative dans le domaine de la reproduction assistée. Contrairement à la congélation classique, la vitrification empêche la formation de cristaux de glace, qui peuvent endommager les cellules. Cette technique assure une meilleure préservation de la qualité des ovocytes.

En Espagne, cette technique est devenue opérationnelle à partir de mi-2007. Depuis 2009, elle est appliquée dans certains centres, permettant d'augmenter significativement les taux de survie des ovocytes (97%), la fécondation (81%), la qualité des embryons (64%) et les grossesses (46%). Ces taux sont similaires à ceux obtenus avec des ovocytes non congelés.

Indications de la vitrification d'ovocytes

La vitrification d'ovocytes est indiquée dans plusieurs situations :

  • Report de la maternité : Les femmes qui souhaitent retarder la maternité pour des raisons professionnelles ou personnelles peuvent recourir à cette technique. La période la plus fertile se situe entre 20 et 35 ans, ce qui peut coïncider avec des objectifs de carrière ou de développement personnel. Après 35 ans, la fécondité diminue rapidement, et après 40 ans, les chances de grossesse avec les propres ovocytes diminuent considérablement.
  • Préservation de la fertilité chez les patientes atteintes de cancer : La vitrification des ovocytes permet de prévenir l'infertilité causée par les traitements de radiothérapie et de chimiothérapie. Les progrès dans les traitements du cancer ont augmenté le taux de survie des patients, rendant la qualité de vie après la maladie un aspect important à considérer. La chimiothérapie et la radiothérapie peuvent entraîner une stérilité définitive chez les femmes en âge de procréer. Il est donc crucial de consulter un oncologue et d'envisager la vitrification des ovocytes avant le traitement pour préserver la capacité d'avoir des enfants.
  • Risque d'insuffisance ovarienne prématurée : Les femmes présentant des risques d'insuffisance ovarienne prématurée, tels que l'endométriose, les maladies auto-immunes, les maladies du collagène ou des antécédents familiaux de ménopause précoce, peuvent également bénéficier de la vitrification d'ovocytes.

La congélation d'ovocytes offre ainsi une chance réelle de tomber enceinte pour ces groupes de femmes.

Lire aussi: Solutions pour l'échec de la FIV

Déroulement du traitement

Pour débuter ce traitement, une première consultation est nécessaire pour recueillir les informations de base. Avant le début du traitement, une étude indépendante et personnalisée est réalisée, car les chances de succès dépendent de l'âge de la patiente et de l'état de ses ovaires.

Le traitement comprend les deux premières phases d'un cycle de FIV (stimulation ovarienne et ponction). Les techniques proposées varient en fonction de la situation médicale et du statut conjugal de la patiente, en raison de la réglementation en vigueur. Seules les femmes de moins de 40 ans peuvent bénéficier de mesures de préservation de la fertilité, car les résultats des techniques sont généralement moins bons au-delà de cet âge. Toutefois, les femmes de plus de 40 ans peuvent être reçues en consultation pour obtenir des informations sur la fertilité et les diverses modalités d'accès à la parentalité.

Stimulation ovarienne et prélèvement d’ovocytes

La stimulation ovarienne est accessible aux femmes en âge de procréer, qui n’ont pas de contre-indication à un traitement hormonal et qui peuvent attendre deux à trois semaines avant de débuter le traitement de leur maladie.

La stimulation ovarienne ne peut pas être proposée dans les cas suivants :

  • En situation d’urgence.
  • Si le traitement a déjà débuté (par exemple, en cours de chimiothérapie).
  • Aux femmes qui ont des cancers hormono-dépendants (cancer du sein par exemple).

La stimulation ovarienne consiste à induire la production d’ovules (ovocytes) matures par les ovaires sous l’effet d’un traitement (en injection par voie sous-cutanée) par la FSH - ou hormone folliculostimulante - pendant une dizaine de jours. Ensuite, un prélèvement d’ovocytes est réalisé par les voies naturelles, par ponction intravaginale. Les ovocytes ponctionnés seront soit congelés (vitrifiés) immédiatement, soit fécondés par fécondation in vitro (FIV). Les ovocytes ou embryons résultant de la fécondation in vitro sont conservés en laboratoire. Le traitement et la procédure durent deux à trois semaines. Les ovocytes ou embryons peuvent rester congelés plusieurs années, sans altération de leur potentiel.

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Maturation in vitro (MIV) et prélèvement de tissu ovarien

La maturation ovocytaire in vitro (MIV) s’adresse aux femmes qui ne peuvent suivre de traitement hormonal, par exemple si elles ont un cancer hormono-dépendant tel que le cancer du sein. On propose alors une « vitrification sans stimulation », la vitrification étant une technique de congélation.

Concrètement, un prélèvement est réalisé pour recueillir des ovocytes immatures. Il s’agit d’une ponction réalisée à travers le vagin, sous sédation. Les ovocytes recueillis sont des ovocytes dits «immatures», car ils n’ont pas subi de stimulation hormonale. Ils sont mis en culture pendant 24 à 48 heures, en laboratoire, pour obtenir des ovocytes matures (= maturation ovocytaire in vitro, ou MIV). Environ la moitié des ovocytes atteindront le stade mature. Ils pourront ensuite soit être congelés ou « cryopréservés », soit être fécondés en laboratoire (fécondation in vitro - FIV).

Une des limites de cette technique est que le recueil des ovocytes est relativement aléatoire. Par ailleurs, le potentiel des ovocytes et embryons « cryopréservés » après MIV est moins bon que lorsque les ovocytes sont obtenus après stimulation ovarienne.

Une autre possibilité consiste à prélever sous cœlioscopie - une intervention chirurgicale mini-invasive - du tissu ovarien qui sera conservé, pour pouvoir être greffé à la patiente lorsqu’il sera possible pour cette dernière de démarrer un projet de grossesse. Cette technique est également proposée pour les petites filles et filles qui ne sont pas encore pubères et n’ont pas d’ovocytes matures.

Conservation des embryons et des ovocytes

En France, l’assistance médicale à la procréation est prise en charge par la sécurité sociale jusqu’à 43 ans chez les femmes. Dans le cadre du cancer, il n’y a pas de dérogation. Les patientes doivent en être informées au moment de la consultation d’oncofertilité.

Lire aussi: Ovule et ovocyte : comprendre la distinction

Après avoir suivi une procédure de recueil d’ovocytes, soit par stimulation ovarienne, soit par maturation in vitro ou MIV, ces derniers peuvent être fécondés en laboratoire. On réalise une ICSI - Intra Cytoplasmic Sperm Injection, ou injection intracytoplasmique de spermatozoïdes - en injectant un spermatozoïde directement dans l’ovocyte mature. Environ 60 % des ovocytes ainsi fécondés donnent lieu à un embryon. Les embryons sont ensuite « vitrifiés » (congelés) 24 ou 48 heures plus tard. Les taux de survie après dévitrification sont excellents, de l’ordre de 90 %.

Le biologiste précise exactement combien d’embryons seront conservés. La patiente est contactée chaque année pour savoir si elle souhaite poursuivre la conservation de ces embryons. Au moment de la mise en œuvre d’un projet de grossesse, il faut une demande des deux membres du couple pour pouvoir décongeler des embryons, selon la législation française. À ce moment-là, et en accord avec le médecin, les embryons pourront être transférés dans l’utérus de la patiente, après un traitement hormonal.

La conservation des embryons ne peut être proposée qu’aux femmes ayant un conjoint masculin. En cas de séparation, la femme ne pourra pas avoir accès aux embryons.

Pour les patientes célibataires, la conservation des ovocytes représente actuellement la seule option, car elles ne peuvent accéder à la conservation des embryons. Dans cette technique, les ovocytes recueillis, soit par stimulation ovarienne, soit par maturation in vitro (MIV), sont congelés. Le biologiste précise exactement combien d’ovocytes ont été prélevés et seront conservés. La patiente est recontactée chaque année pour savoir si elle souhaite poursuivre la conservation de ces ovocytes. Les ovocytes pourront ensuite être décongelés dans le cadre d’un projet de grossesse.

Bien que plus récente, la conservation des ovocytes par congélation ou « cryoconservation ovocytaire » a connu au cours de la dernière décennie des avancées majeures, notamment grâce aux progrès de la vitrification. Les taux de survie ovocytaire après décongélation sont désormais de l’ordre de 80 %, conduisant pour certains centres à des taux de grossesse similaires à ceux obtenus avec des ovocytes frais.

Lors d’un prélèvement, le biologiste précise exactement ce qui a pu être conservé. La patiente est contactée chaque année pour savoir si elle souhaite poursuivre la procédure de conservation.

La vitrification ovocytaire : une révolution

La vitrification ovocytaire, populairement connue sous le nom de congélation d’ovules, représente une vraie révolution dans le domaine de la procréation médicale assistée. La technique est relativement nouvelle, mais elle a déjà prouvé que la probabilité d’une femme d’être enceinte est la même avec un transfert d’ovules soit frais soit vitrifiés, parvenant à un taux de réussite de 61%, avec des traitements où les dons d’ovules interviennent.

La réussite de l’ovule vitrifié est due au fait que la qualité est maintenue et qu’il ne périme pas, ce qui implique qu’il pourrait être conservé sans limite dans le temps. L’ovule ne vieillit pas ; c’est comme s’il faisait « une pause » jusqu’à ce qu’on le dévitrifie.

Don d'ovocytes et FIV à Chypre

Le don d’ovocytes ou FIV DO est une pratique de fécondation in vitro choisie par les patientes qui sont dans l’incapacité de concevoir avec leurs propres cellules ovariennes. Les ovocytes étant issus de femmes jeunes et en parfaite santé, avec des ovocytes frais, jamais congelés, les taux de réussite sont de plus de 70%. Il est réalisé sans délai d’attente et sans limite d’âge dans certains centres, ce qui est une option intéressante pour une FIV DO à l’étranger.

Indications du don d'ovocytes

Le don d'ovocytes est adapté dans plusieurs cas :

  • Chez les patientes qui n’ont jamais eu de menstruations, mais dont la muqueuse de l’utérus est jugée en bon état.
  • Chez les femmes ménopausées pour des raisons telles que la destruction des cellules ovariennes due à la radiothérapie ou à la chimiothérapie, ablation des ovaires par la voie chirurgicale ou bien pour des raisons inconnues.
  • Chez les femmes pour aucun ou peu d’ovocytes n’ont pu être obtenus lors de précédents essais de fécondation in vitro.
  • Chez les patientes ayant une valeur de FSH 15 et plus effectué au 3ème jour de la menstruation.
  • Chez les femmes ayant eu plusieurs essais de FIV infructueux et qui n’ont pas pu concevoir en raison de la qualité faible des ovocytes.
  • Ablation des ovaires.
  • Chez les patientes qui ont subi beaucoup de perte de tissu pour des raisons telles qu’une opération des kystes ovariens.
  • L’existence d’une maladie génétiquement transmissible dans la famille.

Sélection des donneuses

Les donneuses sont rigoureusement sélectionnées, en pleine santé et ont entre 20 et 29 ans. Les donneuses qui ont déjà eu des enfants en pleine santé sont préférées. Les antécédents familiaux liés à des troubles psychiatriques et les problèmes liés aux maladies génétiques sont recherchés.

Les donneuses d’ovocyte sont étudiées en termes de maladies infectieuses (HIV, hépatite B et C, cytomégalovirus, syphilis, chlamydia), de maladies génétiques (analyse de caryotype et dépistage de la fibrose kystique), de groupes sanguins et de statuts RH déterminés. Pour certaines origines ethniques, la thalassémie et la drépanocytose sont contrôlées.

Lors de la sélection de la donneuse pour le traitement par fécondation in vitro, ses caractéristiques physiques telles que la couleur de peau, couleurs des yeux, couleurs des cheveux et la structure corporelle sont sélectionnés de façon à ce qu’elles soient le plus proche possible des caractéristiques physiques du couple receveur.

Préparation et transfert

Afin d’assurer la synchronisation du cycle de menstruation de la donneuse d’ovocytes et de la receveuse, des pilules contraceptives sont utilisées. Dès que la donneuse commence le traitement de stimulation ovarienne, la patiente receveuse, au 2ème jour de sa menstruation, commence à utiliser des doses d’œstrogène qui augmentent progressivement. L’œstrogène permet l’épaississement des cellules qui tapissent l’utérus afin que les embryons à transférer puissent s’y fixer. Ce pré-traitement est un traitement par comprimés facilement applicable dans le pays de résidence de la patiente. La durée de pré- traitement est d’environ 12 jours.

Le jour de la ponction des ovocytes de la donneuse, un échantillon de sperme est prélevé du conjoint de la receveuse et la procédure de fécondation in vitro (FIV ICSI) débute. Le même jour, la patiente commence à prendre de la progestérone par voie vaginale. 3 à 5 jours (J+5 dans la majorité des cas, au stade de blastocyste) après le recueil de l’échantillon de sperme, 2 ou 3 embryons (maximum 4) sont transférés dans l’utérus de la patiente.

12 jours après le transfert d’embryon, une prise de sang de grossesse est effectuée pour déceler le ßHCG dans le sang. Durant le processus du traitement, la progestérone est utilisée pendant 3 mois et l’œstrogène pendant 2 mois régulièrement.

Dans certaines cliniques, une donneuse est dédiée exclusivement à une patiente, et préparée de manière synchronisée avec celle-ci. Les ovocytes ne sont pas vitrifiés (congelés). Sauf cas exceptionnel lié à la receveuse, le transfert d’embryons est réalisé à J+5 (transfert de blastocyste). Ainsi, en sélectionnant les embryons de meilleure qualité et avec un potentiel d’implantation optimal, le taux de réussite est plus élevé.

Vitrification embryonnaire dans le cadre d’un don d’ovocytes

Les embryons surnuméraires suite à un traitement par don d’ovocytes peuvent être vitrifiés. C’est une décision des plus importantes à prendre dans le cadre de ce traitement. Ainsi, plus tard, il est possible de donner naissance à un autre enfant portant les mêmes gènes. Dans le cas où la grossesse ne se réalise pas ou dans le cas de fausse couche, grâce à l’utilisation de ces embryons vitrifiés, il est possible de réaliser une nouvelle tentative, pour un coût divisé par 3 par rapport à un traitement initial.

Taux de réussite par pays

Le taux de réussite des pays qui utilisent des donneuses ordinaires saines est de 40 à 45 % (Argentine, Belgique, USA). Le taux de réussite des pays qui utilisent des donneuses qui n’ont jamais eu d’enfant est de 30 à 37 %. (Israël, Angleterre, Inde). Le transfert d’ovocytes n’est pas effectué en raison d’exigences légales dans des pays européens tels que l’Italie, l’Allemagne. Le taux de réussite des pays qui pratiquent le don d’ovocytes avec des donneuses qui ont déjà donné naissance à des enfants ayant moins de 30 ans avec des ovocytes congelés est de 60 %(Grèce, Espagne, République Tchèque).

Avantages et risques du don d'ovocytes

Dans les cliniques expérimentées, le taux de grossesse clinique atteint en moyenne 75 % par traitement de don. Dans tous les cas, le traitement par don d’ovocytes a un taux de réussite plus élevé par rapport aux traitements durant lesquels les propres ovules de la femme sont utilisés. Le don d’ovocytes peut être une alternative à l’adoption. La moitié du matériel génétique de l’embryon est obtenu du couple et assure l’environnement porteur de l’embryon par la mère. Ainsi, en prenant le contrôle de la croissance et du développement du fœtus, la probabilité d’obtenir un bébé plus sain est plus élevée. La mère vit sa grossesse du début jusqu’à la fin et durant l’allaitement, son affinité avec le bébé se développe. Pour cette raison, ce processus est préféré à l’adoption.

Hormis les risques généraux de la fécondation in vitro, 15 à 20 % des grossesses obtenues par des cycles de don se terminent par une fausse couche et 20 à 25 % peuvent avoir une grossesse multiple.

Congélation et cryoconservation : les bases

Les termes congélation, cryopréservation et vitrification se réfèrent tous à la conservation de matériel biologique à très basse température dans un état latent de vie suspendue. L’objectif est d’arrêter toute activité biologique et de préserver les cellules pour une utilisation future.

Il existe plusieurs méthodes de cryoconservation et dans toutes, l’objectif à atteindre est commun : éviter la formation de cristaux de glace, car ceux-ci endommagent la structure de la membrane des cellules, entraînant leur mort ou leur lyse. Les cellules sont principalement constituées d’eau, c’est donc un grand défi à relever.

Vitrification de l'embryon : comment ça marche ?

Il existe plusieurs scénarios dans lesquels un embryon de bonne qualité dans le laboratoire de FIV n'est pas transféré dans l’utérus de la mère à ce moment-là et peut être vitrifié pour un transfert ultérieur.

  • Si un transfert d’embryons est effectué et qu’il reste des embryons de bonne qualité.
  • Lorsque le transfert est planifié, mais qu’un certain facteur survient et entraîne qu’il est déconseillé de l’effectuer à ce moment. Par exemple, des découvertes inattendues dans l’utérus au moment du transfert, des niveaux d’hormones inadéquats, etc.
  • Si, après une stimulation ovarienne, il existe un risque élevé de développer un syndrome d’hyperstimulation ovarienne. Dans ces cas, le transfert est reporté au cycle suivant, ce qui éliminera totalement ce risque (transfert différé).
  • Si, au moment du transfert, il est impossible d’accéder à la cavité utérine.
  • Lorsque nous effectuons une biopsie d’embryon pour un diagnostic génétique préimplantatoire (DPI). Dans ces cas, les embryons biopsiés sont vitrifiés en attendant le diagnostic.
  • Dans les traitements de double stimulation, dans lesquels, après une première collecte d’ovocytes, ils sont cryopréservés et une seconde stimulation est initiée quelques jours plus tard. Après la deuxième collecte, les ovocytes de la première stimulation sont dévitrifiés pour augmenter le nombre d’ovocytes disponibles et on procède au traitement de fécondation in vitro dans lequel les embryons sont vitrifiés pour effectuer le transfert dans la phase appropriée du cycle menstruel.
  • Dans un traitement de fécondation in vitro avec don d’ovocytes dans lequel il n’est pas possible de synchroniser la préparation de l’utérus de la mère réceptrice avec la stimulation ovarienne de la donneuse. La possibilité de cryopréserver les embryons pour un transfert ultérieur dans un cycle naturel est possible grâce à la vitrification.
  • Lorsque des circonstances extérieures au traitement rendent impossible de compléter le traitement par un transfert d’embryons.

La vitrification permet également de privilégier le transfert d'un seul embryon, réduisant ainsi les risques de grossesses multiples. De plus, elle offre une alternative à la congélation d'embryons, dont la pratique engendre des difficultés liées au devenir de ces embryons.

Elle permet de diminuer la fréquence des traitements hormonaux et des ponctions chirurgicales. A plus long terme la technique devrait permettre de diminuer notablement le nombre d’embryons congelés.

Grâce au développement de cette technique, l’offre de soins sera plus appropriée à la demande initiale des couples. En effet, les praticiens savent que la constitution d’un stock d’embryons surnuméraires n’entre pas dans le cadre plus délimité du projet parental des personnes stériles qu’ils prennent en charge. Aux yeux des couples, les embryons surnuméraires représentent davantage une contrepartie embarrassante à assumer qu’un choix délibéré.

Quel est le meilleur moment pour vitrifier les embryons et quels sont les taux de réussite?

Il est possible de vitrifier les embryons tous les jours de leur développement en laboratoire, bien que les résultats de la survie et leur potentiel de donner lieu à une grossesse varient selon le jour où ils sont cryopréservés. Au début de la fécondation in vitro, nous travaillions au stade du zygote (embryon au jour 1, avec une seule cellule) ou dans des embryons en phase de division (jour 2 et jour 3, embryons de 2 à 8 cellules). Cependant, l’amélioration des milieux de culture et des équipements d’incubation nous a permis de développer ce que nous appelons la « culture longue » qui consiste à maintenir les embryons jusqu’au 5ème ou 6ème jour de culture afin qu’ils atteignent le stade de blastocyste (embryon d’environ 200 cellules). Cela nous permet de mieux sélectionner les embryons (puisque nous pouvons écarter ceux qui ne peuvent pas atteindre le stade de blastocyste). En outre, elle améliore théoriquement la synchronisation de l’embryon avec l’utérus, puisque dans une conception in vivo, les embryons n’atteignent pas l’utérus avant ce moment.

Mais un facteur crucial qui déterminera les chances pour un embryon de survivre à la décongélation et de pouvoir aboutir à une grossesse est la qualité de l’embryon. Il existe plusieurs critères pour classer les embryons. Dans les principaux systèmes de classification, les embryons peuvent être regroupés en quatre catégories: A, B, C et D. Les embryons de type A et de type B sont des embryons de bonne qualité. Les embryons de type C sont des embryons de qualité moyenne à basse et les embryons de type D sont des embryons de mauvaise qualité avec presque aucune chance de grossesse. Pour survivre à la dévitrification, un embryon doit être de bonne qualité.

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