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Douleur à la poitrine et cycle menstruel : Causes et solutions

Chaque année, plus de 15 millions de consultations médicales concernent des douleurs diverses du sein. Ces douleurs, appelées mastodynie ou mastalgie, peuvent être source d’angoisse, bien qu’elles soient rarement le signe de maladies graves. Cet article explore les causes possibles de ces douleurs et les solutions pour les soulager.

Qu’est-ce qu’une douleur au sein ?

Dans la majorité des cas, une douleur au sein n’a rien d’alarmant. De nombreuses causes bénignes peuvent l’expliquer. Le plus souvent causées par des modifications hormonales, les douleurs mammaires peuvent aussi être occasionnées par un kyste ou une infection.

Causes localisées et diffuses

Les causes de ces douleurs dépendent de leur localisation. Si la douleur se fait ressentir dans une zone précise, elle peut être provoquée par :

  • Des kystes mammaires : petites poches remplies de liquide qui se développent dans les tissus. Contrairement aux tumeurs cancéreuses, indolores la plupart du temps, les kystes bénins sont souvent douloureux, surtout si leur taille augmente et engendre des tensions.
  • Des infections mammaires, telles qu’un abcès ou une mastite (inflammation de la glande mammaire résultant de l'obstruction d'un canal lactifère). Assez fréquentes autour de l’accouchement, elles demeurent généralement assez rares en dehors de cette période.

Si la douleur se diffuse dans tout le sein ou dans les 2 seins, elle peut être causée par :

  • Des changements hormonaux : les taux d’hormones féminines (œstrogènes et progestérone) changent tout au long du cycle menstruel. Lorsqu’ils augmentent, les glandes et conduits lactifères se rétractent, et les seins gonflent car ils retiennent les liquides.
  • Une fibrose kystique du sein : affection non-cancéreuse très courante qui se caractérise par un ensemble de symptômes mammaires. Ces symptômes peuvent comprendre des douleurs, des kystes et une formation nodulaire généralisée au niveau des seins.
  • L’étirement des tissus, provoqué par le poids d’une forte poitrine. Un volume mammaire trop important peut être la source de douleurs. Une poitrine trop présente entraîne des problèmes physiques, aussi bien au niveau de la zone mammaire que dans la zone dorsale.

Les différentes causes de douleurs aux seins

Ces douleurs peuvent être diffuses ou localisées, et se faire ressentir dans un seul sein ou dans les deux, en fonction de leur cause.

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Douleur intercostale

Il peut arriver de ressentir une douleur profonde localisée dans le sein droit ou gauche. Cela peut faire très mal et faire penser à un arrêt cardiaque. Il s’agit en réalité de douleurs intercostales, un phénomène sans gravité, bien que douloureux. Un faux mouvement ou une mauvaise posture peuvent comprimer certains nerfs de la colonne vertébrale, ce qui peut provoquer une douleur lancinante dans la poitrine. Si cela persiste, des traitements médicamenteux et de la kinésithérapie peuvent être utiles pour les traiter.

Précardialgie

Cette douleur située en avant du cœur, à côté du mamelon gauche, est parfois très intense. Elle survient principalement chez les patients souffrant d’angine de poitrine (angor), mais peut être causée par d’autres pathologies cardiaques et pulmonaires (embolie pulmonaire, pneumonie, pneumothorax), des pathologies gastro-intestinales, comme le reflux gastro-œsophagien, des traumatismes thoraciques (fractures des côtes), des rhumatismes, ou encore des infections telles que le zona. Le stress intense, les crises d'angoisse ou la surconsommation d'excitants tels que le café, peuvent également occasionner ce type de douleur.

Ménopause ou pré-ménopause

La pré-ménopause est marquée par de nombreux changements hormonaux pouvant occasionner des désagréments, tels que des douleurs dans la poitrine. Si ces douleurs ne disparaissent pas naturellement à l’arrivée de la ménopause, ou qu’elles deviennent trop désagréables, il ne faut pas hésiter à consulter votre médecin traitant, certains traitements peuvent les soulager. Habituellement, ces douleurs disparaissent spontanément dès que la ménopause est installée.

Grossesse

Tout comme avant l’arrivée des règles, les seins peuvent être gonflés et sensibles au cours des premières semaines de grossesse. Cela est dû aux variations hormonales et à l'augmentation du flux sanguin vers les seins. Dès le début de la grossesse, les seins peuvent gonflés et être plus sensibles que d’habitude. Les seins commencent à se tendre, à devenir plus lourds et peuvent aussi laisser apparaître quelques veines en filigrane. Ces changements sont également influencés par le facteur hormonal. La progestérone, les œstrogènes et la prolactine entraînent une modification des seins afin de permettre à la future maman d’allaiter son bébé. La prolactine assure la synthèse et le stockage du lait. Durant la grossesse, il est normal d’avoir les seins lourds, les seins gonflés et les seins chauds. En effet, pendant cette période, le volume sanguin augmente et le flux sanguin double au niveau de la poitrine. Le réseau sanguin et lymphatique s’organise autour de la glande mammaire, ce qui influence le volume des seins.

Douleurs liées à l'allaitement

Mamelons douloureux, tétons irrités, engorgement : l’allaitement est parfois long et difficile à mettre en place. De nombreuses femmes se retrouvent dans cette situation et c’est tout à fait normal : vos seins n’ont pas l’habitude d’être autant sollicités ! Le bébé et la maman apprennent l’un de l’autre, et il se peut que les débuts soient marqués par de vives douleurs aux tétons, à l’aréole ou dans la poitrine, et ce même si le bébé prend bien le sein et qu’il est bien positionné. Il faut s’armer de patience, et ne pas baisser les bras : les douleurs disparaissent dans le premier mois, alors accrochez-vous, cela en vaut la peine ! Pour diminuer les douleurs au début, vous pouvez appliquer du froid sur vos seins entre les tétées, et de l’huile à base de vitamine E si vos tétons vous font souffrir. En cas de lésions plus ou moins profondes, vous pouvez également effectuer des cataplasmes de lait maternel. Les sages-femmes et consultantes en lactation sont là pour vous aider, n’hésitez pas à demander leur aide. L’allaitement est un contexte relativement propice aux abcès et inflammations parfois sévères.

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Douleurs liées au cycle menstruel

Les taux d’hormones féminines (œstrogènes et progestérone) changent tout au long du cycle menstruel. Lorsqu’ils augmentent, les glandes et conduits lactifères se rétractent, et les seins gonflent car ils retiennent les liquides. Une douleur à la poitrine peut survenir avant les règles comme en début de grossesse. Avant les règles comme au tout début d’une grossesse, les seins sont plus sensibles sous l’effet des hormones. Une douleur à la poitrine, plus ou moins intense, peut arriver à des moments clés de votre cycle.

Cancer

Dans les premiers stades de la maladie, le cancer du sein est généralement asymptomatique et est souvent détecté au cours d’un examen de dépistage préventif. En revanche, si vous constatez une masse sous-cutanée lors d’une auto-palpation, une rétraction ou un écoulement du mamelon, des éruptions cutanées ressemblant à un plaque rouge ou un eczéma, un œdème ou des signes d'infection comme une fièvre, une rougeur ou une sensation de chaleur, il est important de consulter un professionnel de santé rapidement afin d’écarter tout risque de pathologie grave. Bien que rare, un cancer du sein peut débuter par une gêne unilatérale discrète.

Conséquences d'une douleur aux seins

Si vos douleurs persistent tout au long du cycle menstruel, il est préférable de consulter un médecin. Ce dernier vous demandera de décrire la douleur et vous posera des questions pour connaître les autres symptômes que vous ressentez. Outre le fait que les douleurs peuvent devenir handicapantes, elles peuvent également être le signe d’infections ou de pathologies sérieuses, qu’il ne faut pas laisser progresser.

Que faire en cas de douleurs aux seins ?

Si vos douleurs sont liées aux menstruations, des médicaments anti-douleur tels que le paracétamol et les anti-inflammatoires non stéroïdiens (AINS) sont habituellement efficaces.

Grossesse ou syndrome prémenstruel ?

Les douleurs à la poitrine peuvent être l'un des premiers signes de grossesse tout comme un syndrome prémenstruel. Mais comment distinguer les deux ? Dans la plupart des cas, ressentir une douleur à la poitrine et avoir les seins sensibles est parfaitement normal, que ce soit pendant la grossesse ou avant les règles.

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La douleur aux seins est une expérience commune à de nombreuses femmes, pouvant signaler une grossesse tout comme l'approche des menstruations. En début de grossesse, il est fréquent de ressentir ses seins plus tendus, lourds et fermes, à cause des changements hormonaux qui préparent le corps à l'allaitement. Ces modifications incluent l'épaississement des aréoles et l'apparition des tubercules de Montgomery. Cependant, toutes les femmes enceintes ne remarquent pas ces changements discrets.

Il est difficile de différencier cette douleur mammaire de celle précédant les menstruations, puisque c’est un symptôme prémenstruel classique. Cette tension dans les seins peut se manifester une semaine avant le début des règles ou quelques jours seulement. Si vous avez un cycle régulier, il est probable que cette douleur annonce l'arrivée de vos règles.

Une douleur à la poitrine n’est pas le seul symptôme d’une grossesse : attendre un bébé s’accompagne souvent d’autres signes à surveiller pour faire la différence entre un inconfort dû à une grossesse et un cycle menstruel. La nausée de grossesse est très courante, de même qu’une possible insomnie de grossesse par exemple. La constipation de grossesse peut toutefois être confondue avec celle précédant les règles, tandis que de possibles saignements de grossesse peuvent biaiser l’interprétation des signes.

Dans la mesure où la plupart des symptômes peuvent aussi être confondus avec ceux précédant les règles, il est conseillé de réaliser un test de grossesse, que ce soit sous la forme d’un test urinaire ou d’une prise de sang de grossesse.

Comme mentionné précédemment, les symptômes des règles et d’une grossesse peuvent donc se ressembler puisque dans les deux cas, les hormones sont en jeu. Cette hypersensibilité survient généralement vers la 3e semaine de grossesse et persiste pendant plusieurs semaines, contrairement au syndrome prémenstruel qui disparaît au bout de quelques jours. En effet, lorsque les règles arrivent, cela signifie à l'utérus qu'il n'y a pas d'embryon implanté, et les hormones reviennent progressivement à la normale.

En revanche, en cas de grossesse, le taux d'hormones continue d'augmenter, ce qui prolonge la durée des douleurs mammaires. Un autre indice qui peut vous aider à identifier une douleur à la poitrine comme étant liée à une grossesse est le changement de couleur de vos aréoles, qui deviennent plus foncées. Cela est dû à la préparation de vos seins à la lactation (qui aura lieu dans plusieurs mois) et le cercle autour de vos seins peut également s'assombrir et s'élargir.

Il est donc essentiel de bien connaître votre propre corps pour pouvoir identifier les changements et comprendre l'origine des douleurs mammaires. Les changements hormonaux sont à l'origine des modifications mammaires dès le début de la grossesse, avec une augmentation notable des niveaux d'œstrogènes, de progestérone et de prolactine. Durant la grossesse, le sein se transforme pour se préparer à l'allaitement : le volume de la poitrine s'accroît, en partie parce que les canaux galactophores se développent en anticipation de la production de lait.

Évaluation médicale

Les douleurs mammaires peuvent avoir diverses origines, nécessitant une évaluation médicale approfondie. Tout d'abord, le médecin peut effectuer un examen clinique des seins et des tissus environnants pour détecter d'éventuelles anomalies telles que des nodules, des modifications cutanées ou une sensibilité accrue. Si aucun problème n'est identifié, la douleur est probablement liée à des fluctuations hormonales.

Des examens d'imagerie comme la mammographie ou l'échographie peuvent être prescrits pour rechercher la présence de tumeurs ou d'autres anomalies. Par ailleurs, il est important d'examiner la qualité et l'ajustement du soutien-gorge porté, car un soutien-gorge inadapté peut également causer des inconforts.

Solutions et remèdes

  • Sous-vêtements adéquats: Choisir un soutien-gorge ou une brassière bien ajusté peut faire une différence significative, surtout si vous avez une poitrine généreuse. Beaucoup de femmes ignorent leur taille réelle de soutien-gorge, mais il existe à présent de nombreux outils en ligne pour trouver la bonne taille.
  • Compléments et phytothérapie: Le gattilier (Vitex agnus-castus) a été reconnu pour atténuer les symptômes prémenstruels, y compris la sensibilité mammaire. L'huile d'onagre, la vitamine E et la poudre de graines de lin peuvent réduire la gravité et la durée des douleurs. La camomille (Matricaria chamomilla) sous la forme d’infusion peut également apporter un léger soulagement.
  • Alimentation: Les régimes riches en graisses peuvent influencer les douleurs mammaires cycliques. En effet, les graisses saturées peuvent affecter l'équilibre hormonal dans le corps. Elles influencent les niveaux d'œstrogènes, une hormone qui joue un rôle dans la sensibilité et le gonflement des seins. Les graisses peuvent aussi augmenter les niveaux d'inflammation dans le corps. Adoptez un régime alimentaire faible en gras et riche en fibres, limitez la caféine, augmentez votre consommation de vitamine B6 et de vitamine E, limitez votre consommation de sodium.
  • Méditation et relaxation: La relaxation musculaire progressive quotidienne peut diminuer la douleur. De même, la méditation de pleine conscience peut aider à gérer les symptômes de grossesse en général.
  • Soulager naturellement la douleur des seins: En cas de syndrome prémenstruel, des plantes médicinales bien choisies peuvent aider. L’huile d’Onagre, riche en acide linoléique, agit favorablement sur les fluctuations hormonales et aide à réduire les douleurs mammaires. La Piloselle, grâce à ses propriétés diurétiques naturelles, favorise l’élimination de l’excès d’eau, ce qui contribue à atténuer la sensation de jambes lourdes et le gonflement de la poitrine parfois ressenti avant les règles. Enfin, la Vigne rouge est traditionnellement utilisée pour ses effets sur la circulation sanguine, aidant à soulager les troubles veineux fréquents chez les femmes, particulièrement lors de la période prémenstruelle. Ces plantes, utilisées seules ou en association, offrent une approche naturelle et douce pour soulager les troubles en matière de santé féminine ! Avant toute utilisation d’une plante médicinale, l’avis de son médecin ou de son pharmacien est toujours préférable.

Astuces partagées entre femmes

  • Claire, 29 ans : « Ma sœur m’a conseillé d’essayer une brassière de sport confortable au lieu de mon soutien-gorge classique durant la deuxième partie de mon cycle. La sensation de lourdeur au niveau de la poitrine a disparu. Ce n’est pas grand-chose, mais c’est un petit geste qui change tout. »
  • Élisa, 39 ans : « Quand mes seins deviennent sensibles avant mes règles, j’aime beaucoup utiliser un gant de toilette chaud en massage. Ça me détend et soulage presque instantanément la tension. Quand j’ai le temps, je prends parfois un bain tiède : un vrai moment de détente ! »
  • Amélie, 32 ans : « J’ai remarqué que lorsque je réduisais ma consommation de café et que je faisais attention à manger plus équilibré et moins salé, je me sentais mieux dans mon corps avant mes règles, un peu plus légère. Cela me motive à mieux manger. »
  • Kashia, 40 ans : « Depuis que je vais à la salle de sport régulièrement, et en particulier la semaine avant mes règles, ça me fait du bien physiquement et mentalement. Je me sens moins gonflée, moins tendue. Je vis mieux le fameux syndrome prémenstruel.

Quand consulter ?

Bien que les douleurs mammaires soient généralement tolérables et ne présentent pas de risques (que ce soit en contexte prémenstruel ou de grossesse), une consultation professionnelle s'impose en cas de douleur intense. Il est crucial d'écarter d'autres affections qui peuvent également se manifester par une douleur mammaire, en examinant la poitrine et en revisitant l'historique médical de la patiente. On vérifie qu’il n’y a pas de fibroadénomes, qui sont des nodules bénins pouvant déjà être présents avant la grossesse et augmenter de taille pendant cette période. Dans de rares cas, ils peuvent se nécroser et être la cause d’une douleur significative. Dans de rares situations, la douleur à la poitrine peut également être le signe d'abcès mammaires spontanés chez la femme enceinte, une réaction inflammatoire dont le processus exact reste encore peu compris. Consulter un médecin vous permet d’éliminer vos doutes et de poursuivre votre grossesse sereinement. À travers un entretien détaillé et un examen clinique approfondi des seins (voire une échographie mammaire), votre praticien identifiera l'origine de vos douleurs.

On vous conseille de consulter sans urgence si la douleur devient inhabituelle, dure plusieurs semaines, ne semble plus liée au cycle ou si un doute de grossesse persiste malgré un test.

Sensibilité des seins après l’accouchement

La période post-accouchement n'épargne pas les seins alors que le processus de montée de lait se met en place (sauf pour les jeunes femmes qui optent pour un traitement médicamenteux pour éviter l'allaitement). Durant cette phase, les seins deviennent particulièrement sensibles, présentant un gonflement parfois accompagné d'engorgement et de rigidité. Pour atténuer ces désagréments, il est recommandé d'hydrater abondamment la peau et de porter en permanence un soutien-gorge d'allaitement de qualité.

Douleur dans un seul sein

Ressentir une douleur dans un seul sein - qu’il s’agisse du sein gauche ou du sein droit - est une situation relativement fréquente. Ce type de douleur, appelé douleur mammaire unilatérale, peut parfois inquiéter, notamment lorsqu’elle survient en dehors des règles ou qu’elle persiste. Dans la majorité des cas, une douleur au sein gauche est liée aux variations hormonales du cycle menstruel. Elle apparaît souvent dans la deuxième partie du cycle, quelques jours avant les règles, et peut s’accompagner d’une sensation de gonflement, de tension ou de picotements. Le stress peut induire une tension musculaire dans la cage thoracique, notamment sur le côté gauche, qui peut être confondue avec une douleur mammaire. Le sein droit peut également devenir sensible à cause d’un appui prolongé pendant la nuit, d’un soutien-gorge mal ajusté ou d’une sollicitation musculaire inhabituelle. Juste sous la glande mammaire se trouvent les muscles pectoraux et les nerfs intercostaux. Une inflammation de ces structures, souvent liée à une fatigue musculaire ou à une contracture, peut provoquer une douleur projetée vers le sein droit. Même si la douleur au sein droit est le plus souvent bénigne, elle doit faire l’objet d’une évaluation médicale si elle est associée à d’autres signes : rougeur, chaleur, changement de forme, masse dure ou rétraction du mamelon.

Douleur au téton

Le téton, ou mamelon, est une zone particulièrement sensible car richement innervée. Il n’est donc pas rare de ressentir une gêne ou une douleur à ce niveau, que ce soit de manière ponctuelle ou plus prolongée. Une douleur au téton peut être d’origine hormonale, mécanique ou dermatologique, et ne signifie pas systématiquement un problème grave. Chez de nombreuses femmes, la douleur au mamelon fait partie des signes habituels du syndrome prémenstruel. Sous l’effet des variations hormonales, notamment une hausse de la progestérone, les seins deviennent plus sensibles et tendus. Cette douleur est généralement bilatérale, modérée, et disparaît spontanément après les règles. Certaines femmes ressentent une hypersensibilité des tétons dans les jours suivant l’ovulation. Ce phénomène est également d’origine hormonale, lié aux fluctuations d’œstrogènes et de progestérone. Il peut s’accompagner d’une sensation de tension mammaire plus globale. Lorsque la douleur au téton survient en dehors du cycle menstruel, d’autres causes doivent être envisagées. Des irritations cutanées sont fréquentes, notamment en cas de frottement prolongé (sport, sous-vêtements mal ajustés), d’allergie aux produits de lessive, ou de réaction à des matières synthétiques. Une douleur localisée à un seul téton, surtout si elle s’accompagne d’un écoulement anormal, d’un changement de couleur, d’une croûte, ou d’un mamelon qui se rétracte, doit amener à consulter un professionnel de santé. Dans de rares cas, elle peut être le signe d’une pathologie plus sérieuse, comme une inflammation profonde (ectasie, galactophorite) ou une anomalie cancéreuse.

Sensation de piqûre dans le sein

Il arrive que certaines femmes ressentent une sensation brève et localisée dans le sein, souvent décrite comme une piqûre, un picotement ou une décharge électrique. Bien que cette manifestation puisse inquiéter, elle est le plus souvent bénigne, surtout lorsqu’elle est passagère et ne s’accompagne d’aucun autre signe clinique. La majorité des sensations de picotement dans les seins sont liées aux fluctuations hormonales. Elles apparaissent fréquemment en période prémenstruelle, durant l’ovulation ou au début d’une grossesse. La tension mammaire - cette impression de seins gonflés, lourds ou tendus - s’accompagne souvent de sensations internes de tiraillement ou de picotement. Il est parfois difficile de distinguer une gêne mammaire d’une douleur d’origine musculaire ou neurologique. Une sensation d’aiguille très localisée, déclenchée par un mouvement ou une respiration profonde, peut être liée aux nerfs intercostaux ou à une tension des muscles pectoraux. À l’inverse, une sensation vive dans le sein, ressentie au repos ou la nuit, sans lien avec un effort physique, mérite une évaluation plus attentive.

Sensation de poitrine tendue ou gonflée

Une sensation de poitrine tendue, gonflée ou lourde est un motif fréquent de consultation, en particulier chez les femmes en période d’activité hormonale. Ces symptômes sont généralement bénins et en lien avec les variations hormonales, mais ils peuvent aussi traduire d’autres situations physiologiques ou pathologiques. Dans la seconde partie du cycle menstruel, sous l’influence de la progestérone, le corps a tendance à retenir davantage d’eau. Cette rétention hydrique peut concerner les seins, qui deviennent alors plus volumineux, lourds et parfois sensibles au toucher. Les tissus mammaires peuvent également se congestionner, en raison d’un afflux sanguin plus important, ce qui accentue la sensation de tension ou de gonflement. La douleur mammaire prémenstruelle débute en général quelques jours avant les règles, et peut durer de 2 à 7 jours. Son intensité varie d’un cycle à l’autre, selon l’équilibre hormonal, le niveau de stress ou l’hygiène de vie. Certains traitements hormonaux - comme la pilule contraceptive, le traitement hormonal substitutif (THS) ou les traitements de fertilité - peuvent entraîner une modification du volume mammaire ou une sensibilité accrue des seins. Cette réaction est liée aux œstrogènes et progestatifs, qui influencent la structure des tissus mammaires. Une poitrine tendue ou gonflée en dehors de la période menstruelle peut aussi être le signe précoce d’une grossesse, en raison des fortes variations hormonales du premier trimestre. Enfin, un déséquilibre endocrinien (hyperprolactinémie, troubles de la thyroïde, syndrome des ovaires polykystiques) peut également se manifester par des douleurs ou une tension dans les seins.

Auto-palpation mammaire

L’autopalpation mammaire est un examen que les femmes peuvent réaliser elles mêmes à la maison afin de mieux connaître leurs seins. Cet autoexamen des seins est complémentaire au suivi médical et gynécologique régulier. Idéalement, on réalise l’autopalpation mammaire de façon mensuelle, quelques jours après les règles, au moment où les glandes mammaires sont plus souples. La première étape consiste à observer ses seins par un examen visuel minutieux, debout, face au miroir. D’abord les bras le long du corps, l’observation se poursuit avec les mains au sur les hanches, puis les bras levés, et enfin, en se penchant en avant. La seconde étape consiste à réaliser une palpation des seins. Toujours en position debout, l’idéal est d’utiliser deux doigts du milieu de la main, sans trop appuyer, pour palper toutes les zones de la glande mammaire et de l’aisselle. Il faut être attentif à tout changement de texture ou d’apparence de la peau (la peau de vos seins est-elle rouge ? Existe-t-il un aspect peau d’orange ? Observez-vous une éruption cutanée ? Des croûtes ?). La présence d’un de ces signes n’est pas nécessairement synonyme de cancer du sein. La majorité des changements visualisés ou ressentis ne sont d’ailleurs pas d’origine cancéreuse. Sentir une grosseur dans son sein peut révéler la présence d’une autre pathologie mammaire bénigne, comme un kyste, un fibroadénome, ou une excroissance solide. Lorsque ces troubles mammaires sont petits, ils ne sont pas gênants et tendent à disparaître spontanément. Toutefois, dès l’apparition d’une anomalie, de modifications de la poitrine ou de la structure mammaire, il est préférable de consulter un médecin pour éliminer toute pathologie tumorale et poser un diagnostic formel.

Importance du suivi médical

Dans son stade précoce, le cancer du sein est généralement asymptomatique. Les ganglions de l’aisselle et/ou de la clavicule peuvent réagir, devenant enflés et douloureux. La douleur mammaire ne fait pas partie du tableau clinique habituel et ne devrait pas inquiéter les patientes outre mesure. Toutefois, tout changement dans l’aspect du sein et les sensations mammaires mérite une consultation préventive pour s’assurer de l’absence de lésion maligne. Les douleurs mammaires sont souvent anxiogènes, mais demeurent rarement liées à une pathologie cancéreuse.

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