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Comment contracter une infection sexuellement transmissible (IST) : voies de transmission, prévention et dépistage

Le nombre de personnes infectées par des IST est en augmentation. Cet article aborde les différentes manières de contracter une IST, les mesures de prévention et l'importance du dépistage régulier.

Introduction aux IST

Les IST, autrefois appelées MST (maladies sexuellement transmissibles), sont des infections qui se transmettent principalement lors de rapports sexuels, mais pas uniquement. Certaines peuvent également être véhiculées par le sang. Il est crucial de comprendre les modes de transmission pour se protéger efficacement.

Voies de transmission des IST

Transmission sexuelle

La voie de transmission la plus courante des IST est sexuelle. Les IST se transmettent principalement par contact cutanéo-muqueux lors d’un rapport sexuel, vaginal, anal ou oral. La présence de sang (règles) ou de petites blessures sur ou dans le sexe ou l’anus durant les rapports sexuels augmente le risque de transmission de certaines IST. Un seul contact sexuel suffit pour la transmission d’une IST, sans qu’il n’y ait besoin d’avoir pénétration vaginale ou éjaculation. L’infection peut se faire par la bouche en cas de rapport oral.

Le liquide séminal et les sécrétions vaginales sont les principaux vecteurs de transmission lors des rapports sexuels. Il est donc important d’utiliser des préservatifs au cours des relations sexuelles et ce pour tout type de pénétration. En effet, il est possible de contracter une IST lors de la fellation et pas seulement lors de la pénétration vaginale ou anale.

Transmission par le sang

Bien que plus rares, certaines IST sont contaminantes par le sang. Plusieurs IST peuvent se transmettre par le biais du sang, notamment le VIH, le virus de l'hépatite B et celui de l'hépatite C, et la syphilis.

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Il existe des situations où il faut être vigilant pour éviter la transmission des IST à cause de la présence de sang :

  • Pendant la période des règles.
  • Si l’un ou l’autre a des petites blessures au niveau des parties génitales.
  • Si vous pratiquez des jeux qui abîment la peau, les muqueuses.
  • En cas de pénétrations anales, qui peuvent créer de petits saignements, des lésions.
  • En cas d’agressions, de viol et de violences sexuelles.
  • En cas d’usage de seringues ou d’objets coupants (tatouage, piercing, usage de produits par voie intraveineuse ou par sniff, scarifications, etc.).

L’usage de paille pour le sniff de produits est aussi très important, car la muqueuse du nez s’abîme facilement et il peut y avoir présence de sang. L’utilisation de matériel stérile et à usage unique doit être impérativement respectée.

Transmission de la mère à l'enfant

Certaines IST peuvent se transmettre entre la mère et l’enfant pendant la grossesse ou lors de l’accouchement. C’est le cas notamment de la gonorrhée, l’hépatite B, le VIH, la syphilis et la chlamydiose. Il est donc particulièrement important de surveiller sa grossesse et de faire tous les dépistages. Avec un bon suivi, les risques de transmission sont très bas. Par exemple, la transmission du VIH lors de la grossesse présente un risque d’environ 0,3 % grâce aux traitements actuels.

Symptômes des IST

Les symptômes varient d’une IST à l’autre. Selon l’IST, les premiers symptômes apparaissent à différents moments. En revanche, d’autres IST n’entraînent l’apparition des premiers symptômes qu’une à deux semaines après la contamination. C’est par exemple le cas des chlamydioses. D’autres IST peuvent être plus difficiles à détecter. La chlamydia trichomonas génère le plus souvent des pertes vaginales chez la femme. L’herpès génital se manifeste par l’apparition de boutons au niveau de la vulve. Quant au gonocoque, il est responsable de brûlures urinaires.

Les principaux symptômes des IST peuvent inclure :

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  • La fièvre
  • Des douleurs dans le bas ventre
  • Des démangeaisons ou des écoulements anormaux au niveau des organes génitaux
  • Des rougeurs des organes génitaux
  • Des éruptions cutanées
  • Une sensation de brûlure en urinant

Toutefois, les infections sont souvent asymptomatiques, c'est-à-dire que l’on peut être contaminé sans pour autant présenter de signes visibles de son infection. Une IST peut donc passer inaperçue. Il est donc important de se faire dépister pour savoir si on a été infecté et, si nécessaire, de suivre un traitement adapté.

Prévention des IST

La solution la plus sûre pour se prémunir des IST afin d’éviter leur transmission est de se protéger lors des rapports sexuels. Pour ce faire, il convient d’utiliser un préservatif (féminin ou masculin) pour chaque rapport sexuel et avec chaque partenaire dont on ne connaît pas le statut. Les préservatifs protègent efficacement mais pas à 100 %. En effet, les caresses et les rapports bouche-sexe sont aussi des occasions de transmission.

Si vous souhaitez pratiquer la sodomie, il faut redoubler de prudence. En effet, la muqueuse de l’anus est particulièrement fragile. Il peut y avoir des microlésions ou des microsaignements. Il est donc très important d’utiliser du lubrifiant, pour faciliter la pénétration et éviter les fissures, mais aussi de porter un préservatif.

Certaines IST peuvent être évitées grâce à la vaccination. C’est le cas notamment des hépatites A et B et du papillomavirus. La vaccination contre l’hépatite B est obligatoire pour les nourrissons de plus de 2 mois nés après le 1er janvier 2018, pour les professionnels de santé et les étudiants en filière médicale et paramédicale.

Le risque d’attraper le VIH peut être considérablement réduit grâce à une prophylaxie pré-exposition (PrEP).

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Dépistage des IST

Pour se protéger des IST, il est important d’avoir recours régulièrement au dépistage si vous êtes à risque. Santé Publique France rappelle que 30 % des personnes diagnostiquées pour le VIH en France l’ont été à un stade avancé de la maladie. Il ne faut donc pas attendre de voir les premiers symptômes apparaître pour se faire dépister. Celui-ci doit être effectué immédiatement après un rapport sexuel non protégé.

Depuis le 1er septembre 2024, il est possible de se faire dépister sans ordonnance et sans rendez-vous pour quatre infections sexuellement transmissibles (IST), en plus du VIH, dans les laboratoires de biologie médicale. Les IST concernées sont : la gonorrhée, la chlamydiose, l’hépatite B et la syphilis, qui s’ajoutent au dépistage du VIH, déjà accessible sans ordonnance depuis 2022. Pour les moins de 26 ans, ces dépistages sont entièrement pris en charge par l’Assurance Maladie. Le programme « Mon test IST » s’adresse à tous les assurés, leurs ayants droit, ainsi qu’aux bénéficiaires de l’Aide Médicale d’État (AME). Il suffit de se rendre dans un laboratoire et de demander le dépistage.

Un médecin généraliste peut vous prescrire un test de dépistage des IST. Selon les IST, différents types d’examens peuvent permettre le diagnostic : analyse d’urine, analyse d’écoulement, prélèvement oral, prise de sang, prélèvement vaginal chez la femme, prélèvement anal, prélèvement urétral chez l'homme. Selon les IST, il peut-être nécessaire d'attendre un certain temps avant de se faire dépister.

Traitement des IST

Certaines de ces infections peuvent être guéries. C’est le cas par exemple de la syphilis ou la chlamydiose. Le traitement des IST comme la chlamydia, les gonorrhées ou la syphilis se fait à l’aide d’antibiotiques. Aussi il est essentiel de faire appel à un médecin car il n’existe pas de traitement sans ordonnance.

D’autres comme l’herpès génital ou le VIH sont incurables et restent à vie. Mais il existe des traitements qui peuvent atténuer ou modifier les symptômes de la maladie, comme la trithérapie pour le VIH.

Pendant votre traitement, vous êtes toujours contaminant ! Protégez-vous pendant votre traitement.

Types d'IST

  • Chlamydia : L'infection à chlamydiæ trachomatis est l’infection sexuelle transmissible bactérienne la plus fréquente entre 15 et 25 ans, surtout chez les femmes. Les infections à Chlamydia (chlamydiose) sont souvent asymptomatiques.
  • Gonorrhée : Communément appelée « chaude-pisse », urétrite ou blennorragie, la gonorrhée est une infection sexuellement transmissible (IST), souvent attribuable à la bactérie Neisseria gonorrhoeae.
  • Herpès génital : L’herpès génital est une infection sexuellement transmissible due principalement au virus herpes simplex type 2 (HSV2) et parfois au virus herpes simplex type 1 (HSV1). Ces virus, très contagieux, se transmettent par contact direct lors des rapports sexuels génitaux ou oro-génitaux.
  • Papillomavirus : Le papillomavirus humain (HPV) est une infection sexuellement transmissible courante. Certains types de HPV peuvent provoquer des verrues génitales, tandis que d'autres sont associés à un risque accru de cancer du col de l'utérus et d'autres cancers génitaux.
  • Syphilis : La syphilis est une infection bactérienne à treponema pallidum. Sa transmission par voie sexuelle lui donne le statut d’IST. Elle peut également se transmettre de la mère à l’enfant au cours de la grossesse et plus rarement au moment de l’accouchement.
  • VIH : Le VIH, ou virus de l’immunodéficience humaine, est le virus qui peut causer le SIDA (syndrome d’immunodéficience acquise). L’infection au VIH atteint le système immunitaire en diminuant les défenses naturelles du corps contre les maladies telles que les infections ou les cancers. Le virus de l’immunodéficience humaine (VIH) cause un affaiblissement du système immunitaire et passe très souvent inaperçu.

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