L'élevage de volailles est une activité qui peut apporter beaucoup de satisfaction, mais qui nécessite une bonne compréhension des processus biologiques impliqués. Parmi ces processus, le développement de l'œuf fécondé est crucial. Cet article explore en détail le développement d'un œuf fécondé, en particulier à 6 jours d'incubation, en tenant compte des facteurs qui influencent la fécondation et le développement embryonnaire.
Les Causes de la Non-Fécondation
Plusieurs facteurs peuvent expliquer pourquoi un œuf n'est pas fécondé.
Facteurs liés au mâle
Parfois, les conditions climatiques défavorables, surtout au début de la saison, peuvent affecter la qualité du sperme du mâle. Par temps froid, le mâle peut produire trop peu de spermatozoïdes ou des spermatozoïdes anormaux, ce qui empêche la fécondation.
Facteurs liés à la femelle
La fécondation de l'œuf a lieu dans le jaune. Si le blanc de l'œuf a commencé à se former autour du jaune, la fécondation devient impossible. Il est donc essentiel d'introduire le mâle au bon moment du cycle de la femelle. Une femelle ayant accumulé trop de matières grasses pendant l'hiver peut également avoir des difficultés à pondre des œufs fécondés.
Méthodes pour améliorer la fécondation
Pour remédier à ce problème d'accumulation de graisse, une méthode consiste à laisser la femelle couver pendant environ une semaine, puis à enlever les œufs et à lui donner les jeunes d'un autre nid. En nourrissant ces jeunes, la femelle perdra l'excès de graisse. Il est crucial de surveiller attentivement les accouplements, car un seul rapport sexuel peut suffire pour féconder toute la ponte.
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Identification des Œufs Fécondés après 6 Jours d'Incubation
Après 6 jours d'incubation, il est possible de déterminer si un œuf est fécondé en le mirant vers la lumière. Si l'œuf est transparent, il n'a pas été fécondé. Si l'œuf n'est pas transparent, cela indique qu'il a été fécondé, mais cela ne garantit pas que le développement se poursuivra jusqu'à l'éclosion.
Les Causes de la Mortalité Embryonnaire
Même après la fécondation, le germe peut mourir au cours de son développement. Plusieurs facteurs peuvent être à l'origine de cette mortalité.
Manque d'humidité
Une trop grande sécheresse, c'est-à-dire un manque presque total d'humidité de l'air, peut être fatale à l'embryon. Pour contrer cela, il est conseillé de placer un bassin d'eau dans la chambre d'élevage ou d'asperger les œufs d'eau tiède.
Refroidissement excessif
Un refroidissement trop long des œufs, par exemple si la couveuse quitte son nid effrayée par un orage, peut également entraîner la mort de l'embryon. Le refroidissement est plus dangereux au début de l'incubation qu'à la fin.
Manque d'oxygène
Un air insuffisamment riche en oxygène peut empêcher les embryons de se développer normalement. Dans ce cas, ils n'auront pas la force nécessaire pour briser la coquille.
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Assistance à l'éclosion
Parfois, il est nécessaire d'aider les jeunes à éclore en tenant l'œuf pendant quelques secondes dans de l'eau tiède pour ramollir la coquille ou en enlevant prudemment des morceaux de la coquille avec le bout de l'ongle.
Développement Embryonnaire Précoce
L'œuf est fécondé dans l'infundibulum, peu de temps après l'ovulation. Les premiers clivages du zygote débutent environ 5 heures après la fécondation, au moment où il atteint l'utérus. Ils continuent pendant encore environ 11 heures. Les clivages répondent à un modèle extrêmement variable chez l'embryon mais ils débutent toujours par la formation d'un sillon dans la zone centrale du germe. Les 5 ou 6 premières divisions cellulaires suivent verticalement ce sillon. La partie inférieure de celui-ci s'étend par la suite latéralement séparant ainsi les cellules centrales du germe du jaune. C'est le tout début de la formation de la cavité subgerminale. Le rythme des divisions mitotiques est extrêmement élevé durant cette période : elles alternent des phases verticales et horizontales.
Après environ 11 heures de clivage, le disque cytoplasmique au sommet du jaune se transforme en un disque opaque d'environ 5 ou 6 cellules de profondeur. C'est le stade VI de la classification d'Eyal-Giladi H. et Kochav S. La formation de l'aire pellucide (area pellucida) débute au stade VII, environ 12-14 heures après que l'œuf ait pénétré l'utérus. Elle se traduit par la migration progressive d'un certain nombre de cellules faisant face à la cavité subgerminale, vers le fond de celle-ci. Le processus continue encore pendant 8 ou 9 heures pour atteindre, au stade X du développement embryonnaire, une aire pellucide d'une seule cellule d'épaisseur et une aire opaque (area opaca) clairement définie.
Pendant ce stade, on observe également sur la partie inférieure du blastoderme, la formation de groupes de cellules et une zone, tout à l'arrière, non impliquée dans cette transformation. C'est généralement au stade X du développement embryonnaire que l'œuf est pondu : l'embryon contient de 40 000 à 60 000 cellules, son diamètre varie de 3 à 4 mm, et l'axe antéropostérieur y est clairement défini.
Facteurs influençant le développement embryonnaire au moment de l'oviposition
Plusieurs facteurs peuvent influencer le stade de développement embryonnaire au moment de l'oviposition. L'âge du troupeau joue un rôle essentiel : plus le troupeau est âgé, plus le stade de développement est avancé. Le poids des poules semble également jouer un rôle prépondérant : les troupeaux de poids élevé en période d'élevage ont tendance à pondre des œufs à un stade plus précoce que ceux élevés à des poids plus faibles. La position de l'œuf dans la série paraît aussi influencer le stade de développement : leur temps de transit étant souvent plus long, les premiers et derniers œufs de la série ont tendance à être pondus à un stade plus avancé que ceux du milieu de la série. Le type de nid joue également un rôle important : étant donné qu'ils mettent plus de temps à se refroidir, les œufs pondus dans des nids manuels sont souvent à un stade plus avancé de développement que ceux pondus dans des nids automatiques ou dans des cages.
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Le stade de développement embryonnaire au moment de l'oviposition joue un rôle primordial dans la capacité de l'embryon à résister à des périodes de stockage prolongées. De nombreuses études indiquent que le stade X du développement embryonnaire résiste moins bien que les stades XII ou XIII. Il s'agit là de stades où l'hypoblaste et l'épiblaste sont encore en cours de formation (stade XII), ou complètement formés (stade XIII).
Pré-incubation
En conditions naturelles, la poule n'a pas tendance à garder les œufs à une température constante. Au contraire, à chaque fois qu'elle pond un nouvel œuf, elle le réchauffe, lui, et celui ou ceux pondus les jours précédents. Il est possible que cette couvaison, aussi courte et intermittente soit-elle, vise à amener les embryons à un stade plus avancé de développement et à favoriser ainsi la régénération des cellules mortes pendant le stockage.
La pré-incubation consiste en la mise en incubation des œufs, dès leur arrivée au couvoir et avant leur passage en salle de stockage, à une température de 37,7-37,8°C et pendant une période de 6 heures. Les essais que nous avons menés dans nos propres couvoirs ont toujours donné des résultats positifs (+4,1% en moyenne pour des œufs stockés entre 4 et 13 jours) mais d'autres chercheurs ont obtenu des résultats plus nuancés. Le stade de développement à l'oviposition, la température de pré-incubation, sa durée, semblent en effet être des facteurs qui peuvent grandement affecter le succès de la méthode. Une pré-incubation réalisée quelques jours après la ponte et non pas juste après celle-ci, pouvait avoir des effets négatifs sur les taux d'éclosion. La technique doit donc être employée avec précaution. La méthodologie est encore mal définie et ses effets peuvent s'avérer négatifs.
Zéro physiologique
Le « zéro physiologique », température à laquelle le développement embryonnaire cesse, reste encore mal connu. Alors que certains chercheurs l'évaluent à 20-21°C, d'autres l'établissent entre 25 et 27°C, voire même entre 28 et 29°C. Ces écarts peuvent être liés à des besoins différents, fonction des tissus concernés.
Facteurs Affectant la Qualité de l'Œuf et le Développement Embryonnaire
Plusieurs facteurs liés à la qualité de l'œuf peuvent influencer le développement embryonnaire.
La cuticule organique
La cuticule organique recouvrant la coquille forme, au niveau des pores, des plaques parcourues de fissures qui s'élargissent au cours du vieillissement de l'œuf et permettent les échanges gazeux entre celui-ci et l'air ambiant.
Perte d'eau
La perte d'eau se fait par évaporation en fonction de cinq paramètres qui sont : la durée de conservation, la température et l'humidité de l'air ambiant, la surface et la porosité de la coquille. Au départ, l'évaporation se fait à partir des membranes coquillères. Elle est par la suite remplacée par une évaporation active à partir de l'albumen. Alors qu'il a été suggéré que ces pertes en eau pouvaient avoir un effet négatif sur la viscosité de l'albumen, aucune relation directe n'à pu, à ce jour, être établie entre évaporation et pH et densité du blanc. Les pertes en eau pendant le stockage étaient peu influencées par l'hygrométrie ambiante lorsque celle-ci variait entre 55 et 75%.
Densité de l'albumen
La densité de l'albumen « épais » résulte de l'état des liaisons électrostatiques de l'ovomucine (et plus particulièrement de sa sous-unité β) et du lysozyme. Les cations divalents de l'albumen (magnésium et calcium) en sont des facteurs de cohésion. Elle est très dépendante du pH et elle se dégrade naturellement au fur et à mesure que l'âge du troupeau ou le poids de l'œuf augmente.
Évaporation du CO2 et pH de l'albumen
Au moment de la ponte, le CO2 contenu dans l'albumen s'échappe progressivement. Le rythme de libération du CO2 va surtout dépendre du pouvoir tampon de l'albumen (qui atteint son minimum lorsque le pH varie entre 7,0 et 9,0), mais également de la température ambiante, de la conductance de la coquille, de la durée du stockage et de l'environnement gazeux autour de l'œuf. Les déperditions entraînent une élévation du pH de l'albumen. L'élévation du pH est importante et nécessaire : non seulement parce que le développement embryonnaire précoce est régi par des enzymes pH dépendantes, mais également parce que le pH alcalin qui en résulte, protège l'embryon d'éventuelles attaques bactériennes. L'essentiel de l'élévation du pH a lieu pendant les 3 ou 4 premiers jours. Ceci peut expliquer le fait que les œufs stockés pendant de courtes périodes ont tendance à mieux éclore que ceux incubés le jour même de leur ponte : la dégradation de l'albumen qui résulte de l'élévation du pH, faciliterait les échanges gazeux et le transport des nutriments vers l'embryon. Ce qui précède est surtout vrai pour les œufs issus de jeunes troupeaux : la densité de leur albumen est bien supérieure à celle des œufs issus de vieux troupeaux. Quel que soit le pH de départ, il tend toujours à se stabiliser au même niveau, aux environs de 9,0-9,2, 4 à 5 jours après la ponte. Le stockage prolongé n'entraîne donc pas une élévation supplémentaire du pH.
pH du jaune
Au moment de la ponte, le pH du jaune se situe entre 6,0 et 6,3. Il augmente progressivement par la suite pour se stabiliser aux alentours de 6,5-6,8. Au cours du stockage, les altérations physico-chimiques du jaune sont très dépendantes de celles décrites pour l'albumen. Si ces altérations sont accélérées (notamment par l'ingestion de certaines matières premières, certains anticoccidiens, voire même de certains antiparasitaires), des tâches à la surface du jaune peuvent apparaître : c'est le phénomène de mottling ou de jaunes « marbrés » qui peuvent même exister dès la ponte.
Fragilisation de la membrane vitelline
Puisque de densité plus légère, l'albumen entraîne en se liquéfiant le déplacement du jaune vers le haut, là où se trouve, en conditions normales de stockage, la chambre à air. Au cours du stockage, le pH de l'albumen passe donc rapidement d'environ 7,6 à 9,0 ou 9,2 et cette modification entraîne une augmentation progressive de la perméabilité de la membrane vitelline. Or, c'est cette dernière avec les chalazes qui protègent l'embryon au cours du stockage et pendant les 2 ou 3 premiers jours de l'incubation (jusqu'à la mise en place des annexes embryonnaires). La fragilisation de la membrane vitelline expose donc l'embryon à des pH fortement alcalins et il est suggéré que ceux-ci puissent être responsables de mortalités embryonnaires précoces.
pH et développement embryonnaire
Le pH de l'espace extracellulaire au cours des toutes premières heures d'incubation varie de 7,9 à 8,4. Pour un développement optimal de l'embryon, le pH de l'albumen doit se situer entre 8,2 et 8,8. Il apparaît ainsi que le fort gradient de pH auquel est soumis l'embryon (environ 3 unités de pH entre le jaune et l'albumen) soit nécessaire à son développement. Quel que soit le gradient auquel il est soumis, le pH de l'embryon reste assez stable tout au long du stockage. C'est à ce niveau-ci qu'interviendrait le stade du développement embryonnaire au moment de l'oviposition : alors que des stades précoces, de par leur métabolisme et la production de CO2 qui en découle, seraient incapables de maintenir un pH adéquat, il serait plus aisé de le faire pour des embryons à un stade plus avancé de développement.
L'emploi du CO2 ne serait bénéfique que si les concentrations employées parviennent à ramener le pH de l'albumen à un niveau proche de celui observé au cours des 3 à 5 premiers jours de stockage.
Température et humidité pendant le stockage
La température a un effet notable sur l'embryon : même si l'œuf est conservé à une température inférieure à celle du « zéro physiologique », et même si aucun changement morphologique majeur n'est observé pendant le stockage, l'incidence de cellules apoptotiques (qui initient leur processus d'autodestruction) ou nécrotiques semble augmenter au fur et à mesure que la durée du stockage et la température augmentent. Pour des œufs stockés plus de 14 jours, les meilleurs résultats d'éclosion sont obtenus lorsque la température de stockage est d'environ 12°C.
L'humidité au cours du stockage ne semble pas jouer un rôle crucial dans la survie de l'embryon. Lorsque les températures de conservation sont faibles (au-delà du 7ème jour), il peut être plus difficile d'atteindre des volumes suffisants de vapeur d'eau dans l'air pour éviter une déshydratation excessive. Dans la pratique, parce que la conductance de leur coquille peut parfois être trop élevée, ou parce que la qualité de leur albumen est insuffisante, seuls les œufs issus de vieux troupeaux montrent une sensibilité accrue à des taux d'humidité faibles. Il est malgré tout admis que les pertes en eau pendant le stockage doivent être maîtrisées.
Retournement des œufs pendant le stockage
Le retournement permettrait à l'embryon d'être exposé à des sources nouvelles de nutriments et que ceci lui conférerait la capacité de mieux résister à des périodes de stockage prolongées. En absence de retournement, l'embryon serait exposé à un environnement unique, peut-être très rapidement dégradé par le métabolisme embryonnaire. Le retournement permettrait donc à l'embryon d'avoir accès à de nouvelles sources d'énergie.
D'autres théories existent néanmoins : il est communément admis par exemple, que le retournement prévient une déshydratation et une oxydation excessives de l'embryon (le jaune aurait moins tendance à se coller aux membranes coquillères). Les effets de ce retournement sont d'autant plus importants que la période de stockage est longue (peu ou pas d'effets jusqu'à 14 jours de stock, effets marqués à partir de 21 jours et au-delà). Le retournement pendant le stockage est surtout bénéfique aux œufs issus de vieux troupeaux.
Développement de l'Embryon : Les Étapes Clés
Les premiers jours
L’aventure commence dans l’œuf dès le premier jour et dure près de 21 jours. Un œuf lorsqu’il est fécondé doit être couvé par une poule. Une couvaison permanente permet de maintenir le poussin à 38°C et lui assurer, de ce fait, un bon développement. Il faudra, en effet, à cet œuf 21 jours pour se développer et former un petit poussin qui sera prêt à sortir et découvrir le monde extérieur.
17ème jour
Au 17ème jour intervient une étape cruciale. Il lui devient difficile d’obtenir de l’oxygène au travers de la coquille. Le poussin perce la membrane de l’œuf avec son bec. Les muscles du cou se contractent et le bec perce la poche d’air située à la base, plus large, de l’œuf : le poussin respire pour la première fois.
Éclosion
Après 21 jours le poussin perce sa coquille à l’aide du diamant, petit bout dur du bec qui permet de casser la coquille et tombe après la naissance. C’est l’éclosion de l’œuf. Après la naissance le poussin est nidifuge, c’est à dire qu’il part immédiatement chercher son alimentation hors du nid, par lui-même. Son ouïe et sa vue sont déjà actives, ce qui lui apporte une certaine autonomie, notamment pour se nourrir.
Après l'éclosion
Du 1er jour jusqu’à 5 à 6 semaines, il est conseillé de garder le poussin au chaud à l’aide d’une lampe chauffante infrarouge. En effet, son duvet ne lui permet pas encore produire de la chaleur lui-même. Afin de lui fournir une alimentation adaptée à son petit bec, Pauline notre experte en nutrition des poules chez Magalli, a conçu une alimentation adaptée au 1er âge de la vie du poussin.
Emplumage
À partir de la 6ème semaine, le duvet est remplacé par des plumes, c’est l’étape de l’emplumage. À cette étape, le poussin peut changer d’alimentation. À cet âge, le poussin en croissance peut effectuer sa première sortie extérieure.
Croissance
De la semaine 7ème à 12ème semaines, le poussin continue sa croissance et commence le développement de ses caractéristiques sexuelles. C’est la dernière étape pour le poussin pour devenir une jeune poulette ou un coquelet accompli.
Maturité
Enfin vers 18 semaines, le poussin a terminé de développer sa crête et son plumage, son caractère s’affirme et il prend sa place dans la hiérarchie du poulailler.
Ponte
À partir de 20 semaines, arrive l’heure de la ponte des premiers œufs : votre poulette est alors considérée comme adulte. Une transition vers l’alimentation adulte peut alors être entamée. Cette transition doit s’effectuer sur plusieurs jours et progressivement. Commencez par mélanger 75% du précédent aliment avec 25% du suivant. Puis dans les 2-3 jours suivants, passez à 50%/50%. Encore quelques jours, puis 25% - 75%. Enfin, au bout d’une dizaine de jours terminer la transition. Pendant la transition, surveillez la santé générale des poulettes.
Mue
Vers 18 mois, les poules adultes vivent leur 1ère mue. Cette étape, qui survient souvent à la fin de l’été, leur permet de renouveler leurs plumes usées et donc de renforcer leur isolation du froid pour l’hiver. Cette étape peut momentanément modifier le rythme de ponte de votre gallinacée préférée.
Pic de ponte
Entre 1 an et 3 ans et demi, votre poule est au maximum de son niveau de ponte. Une poule pondeuse Magalli peut par exemple vous gratifier d’un peu plus de 300 œufs / an… Ce qui fait près d’un œuf frais maison par jour ! Ensuite, entre 3 et 5 ans, le rythme de ponte décroît d’environ 20% par an. Pour une poule pondeuse au top de sa forme, cela représente environ 240 œufs la 4ème année, puis moins de 200 œufs la 5ème année.
Âge senior
Enfin, à partir de 6 ans la poule entre dans l’âge senior. Cet âge se constate facilement. Physiquement, votre beauté emplumée perd (un peu) de sa splendeur. Son bec s’émousse et ses pattes ont tendance a se déformer.
Culture in Vitro d'Embryons
La culture des embryons se fait dans des petites gouttes (20m l) de milieu de culture déposées au fond d’une boîte de Pétri et recouvertes d’huile pour éviter l’évaporation, limiter les échanges gazeux et protéger des contaminations. Les boîtes sont gardées dans un incubateur dont la température est fixée à 37°C et dont l’air est enrichi en CO2 (5%). Pour éviter de les perturber, l’observation des embryons au microscope est limitée au strict minimum.
Au bout de 48 heures d’incubation l’aspect de l’œuf fécondé est déjà tout différent. C’est déjà un embryon que l’on peut transférer dans l’utérus maternel. A la fin de la fécondation, l’œuf se divise en 2 cellules, puis 4, puis 8, et ainsi de suite. Il y aura environ 200 cellules au bout d’une semaine. Tous ces stades, depuis le 1er jour (2 cellules) jusqu’au 2ème mois, portent le nom d’embryon. De manière très imparfaite, au bout de 2 jours de culture, au vu de leur aspect morphologique on peut repérer les embryons issus d’ovocytes immatures. La notation est de 1 pour un embryon typique et de 2 pour un non typique.
Au cours des divisions cellulaires, des fragments (petits morceaux de cellules) peuvent se constituer. Il assume la responsabilité de toutes les étapes biologiques de la FIV. Appelé aussi coculture, cela permet de cultiver les embryons jusqu’à 5/6 jours jusqu’au stade de blastocyste. L’avantage est que seuls les meilleurs parviennent ce stade et qu’ils sont mieux synchronisés avec le processus physiologique. Leur taux de succès est plus élevé. Certains centres le pratiquent plus souvent que d’autres.
Avec les incubateurs traditionnels, le suivi des embryons se réalise au travers d’un microscope optique, c’est pourquoi il est nécessaire de sortir les embryons de l’incubateur. Au terme du cinquième jour environ, l’embryon se libère de la zone pellucide (coque protectrice) qui l’enveloppe. L’embryon fait éclater cette enveloppe par une suite de contractions d’expansion (expansion contractions). Il est aidé par des enzymes qui dégradent la zone pellucide au pôle anti-embryonnaire (le pôle qui se trouve à l’opposé de l’embryon). Ces contractions d’expansion rythmiques permettent à l’embryon de s’extraire de l’enveloppe rigide.
Près de 20 % des grossesses consécutives à une FIV conduisent à la naissance de jumeaux, alors que ce taux n’est que d’environ 1 % pour les grossesses spontanées.
Mirage des Œufs
Le premier mirage fiable se fait entre 5 et 7 jours, pour avoir une bonne certitude que l’embryon se développe ou non. Il n’est pas utile de laisser des œufs vides (ou clairs) dans la couveuse, cela n’ayant aucun intérêt, il est préférable de les enlever et de les recycler à autre chose !
La vidéo ci-dessous vous montre un exemple concret de ce qu’il faut escompter apercevoir à 6 jours d’incubation. Il est évident qu’il faut être bien équipé avec une lampe adaptée, et surtout, ne pas la laisser trop longtemps sur l’œuf, afin de ne pas prendre le risque de « cuire » l’embryon avec la chaleur intense que dégage certains mire-œufs (de fabrication artisanale ou non). La lampe est positionnée brièvement sur le gros côté de l’œuf (côté poche d’air), et à force d’expérience il suffit simplement de quelques secondes d’éclairage pour être certain que l’œuf à bien débuté son processus d’incubation. On aperçoit sur cette vidéo, un point noir qui se balade et qui bouge parfois tout seul ! C’est l’embryon, c’est à dire le futur poussin, si tout se déroule bien par la suite.
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