Alors que le terme « incipit » est largement reconnu dans l'analyse littéraire pour désigner le début d'un texte, il n'existe pas de consensus équivalent pour la fin. Les termes latins « explicit » et « desinit » rivalisent avec le néologisme « excipit », tandis que « clausule » ou « clôture » restent confinés aux spécialistes. Ce flottement terminologique reflète une incertitude théorique : contrairement à l'incipit, l'explicit se dérobe à la théorisation, soulignant sa diversité et sa variété.
La Temporalité de la Fin
Aristote définit le récit comme une diégèse avec un début, un milieu et une fin. Cette définition s'applique au concept de fin, distinguant un « avant la fin », la fin elle-même et un « après la fin ». La fin termine ce qui précède et précède ce qui va suivre, mais la fin ultime se distingue par son hétérogénéité. Comme le dit Louis Aragon, « Commencer, c’est parler, écrire. Finir, ce n’est que se taire ». La fin signifie la séparation, le retour au silence, laissant au lecteur le monde du hors-texte. L'auteur choisit d'exclure ou d'inclure la dimension de l'« après-la-fin », fermant ou ouvrant le récit, lui conférant une tonalité spécifique.
Comment Finir ? Les Conventions Clausulaires
Parmi les nombreuses conventions clausulaires, deux articulent les dimensions temporelles de la fin : la mort du personnage et le « happy end ». Ces deux réponses archétypales à la question « comment finir ? » représentent l'arrêt ou la continuation, le sens ultime de tous les récits comportant deux faces : la continuité de la vie et l'inévitabilité de la mort.
La Mort du Héros
La mort du héros (personnage principal) est la fin mimétique par excellence, faisant coïncider thématique et écriture. Elle réunit et superpose (fictivement) fin de l’écriture, fin de la lecture et fin de l’histoire.
Le Récit à la Première Personne et la Mort
Le récit à la première personne semble confronté à une limite infranchissable : l'impossibilité de raconter sa propre mort. Cependant, le récit à la troisième personne ne fait que repousser cette limite, car la mort reste à jamais insaisissable. Dans cette perspective, ni le récit en IL ni en JE n'échappent à cette impossibilité de dire l’indicible.
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Exemple : « Fräulein Else » d'Arthur Schnitzler
Dans « Fräulein Else », le récit se termine sur des points de suspension, marquant l'inachèvement, l'indicible et le silence. Ils marquent la perte de la voix de Else face aux appels de ceux qui l’entourent, ils trouent ensuite son rêve d’envol, jusqu’à couper en deux son dernier mot (ich träume, ich flie…) qu’ils touchent en plein cœur, en plein vol, dans une représentation mimétique de la plongée dans l’inconscience et le coma. Pour mettre en scène la mort volontaire, ou une mort dont on veut souligner l’injustice ou le non-sens (une condamnation à mort, un suicide), le JE se révèle en fait particulièrement adapté : la soudaineté avec laquelle la voix du personnage disparaît, le surgissement, fût-il réduit au minimum, d’un narrateur qui n’est plus le héros, disent le scandale de la mort cassure, la mort rupture, sans enjolivement.
Le Passage d'une Focalisation Interne à Externe
Dans certains récits, l'indicible ouvre le récit au lieu de le fermer, avec un passage d'une focalisation interne à une focalisation externe.
Exemples : « L’œuvre au Noir » de Marguerite Yourcenar et « Der Tod in Venedig » de Thomas Mann
Dans « L’œuvre au Noir », Zénon, emprisonné pour athéisme, refuse de se rétracter et se donne la mort dans sa cellule. Sa mort est presque douce : une porte qui s’ouvre, une délivrance. Dans « Der Tod in Venedig », la double image de l’horizon et de l’ostension incarne la problématique du passage : la porte ouvre sur un espace fini, l’horizon lui, sur l’infini. Avec ce geste ultime de Tadzio qui invite Aschenbach à pénétrer dans le royaume des morts (« Psychagog » pour Hermès chargé de conduire les âmes dans l’au-delà), le personnage accomplit le destin annoncé et attendu depuis le « titre », Der Tod in Venedig. Comme dans toute la nouvelle, c’est l’union de ce qui est un et inconciliable qui donne au texte sa profondeur : Eros et Thanatos dans le personnage de Tadzio… le choix de l’inchoatif pour dire la mort (machte er sich auf…). Là aussi, nous constatons que le psycho-récit s’interrompt alors que le voyage commence. La mort du personnage constitue, dans tout récit, l’horizon vers lequel les personnages marchent d’avance.
Continuation et Transmission : L'Explicit comme Horizon
L’explicit, lieu des derniers mots et de la séparation, est aussi en même temps le lieu où s’articule la continuation et la transmission. Le récit ne s’arrête pas à sa fin : "la fin d’un texte, ce n’est jamais que son horizon" ; les explicit peuvent alors être étudiés en ce qu’ils disent le refus de clôture, transforment la fin en promesse et font rebondir le récit vers une histoire à venir. L’explicit de Unverhofftes Wiedersehen de Hebel, un récit qui fascine depuis deux siècles des générations d’auteurs, de critiques et de lecteurs, illustre mieux que tout autre cette définition du « never ending » : parce que l’horizon sur lequel il ouvre n’est autre que l’infini temporel, l’éternité. Dans ce récit-parabole, c’est la fin qui donne au récit sa finalité. Le récit associe la dimension du visible (la mort) à celle de l’invisible (l’au-delà et l’éternité), en mettant en scène à la fois le passage du temps, et ce qui est hors du temps : dans les mines de Falun, en Suède, on retrouve au fond d’une galerie le corps d’un mineur conservé intact dans le vitriol, jeune homme que personne ne reconnaît sauf une très vieille femme, qui a été sa fiancée, avant que la mort ne le lui arrache, le jour même où leur mariage devait être célébré. Cinquante ans ont passé, elle ne s’est jamais mariée, elle ne l’a jamais oublié, et voilà que la terre lui redonne celui qu’elle n’a jamais cessé d’attendre.
L'Après-la-Fin et le Refus de Clôture
En général, l’après-la-fin est moins métaphysique. Il s’agit tout simplement de laisser la fin ouverte : les auteurs peuvent d’ailleurs jouer avec cette convention de terminaison et mettre en scène des « faux commencements ». Kleist, par exemple, détourne de manière spectaculaire et quasi systématique les stéréotypes de clôture dans ses nouvelles. Ces fins sont ambiguës mais elles disent l’après-la-fin, fût-elle indécidable et mitigée. Dire la nécessité de continuer constitue une clausule très forte et accentuée : même si ce « continuer », bien souvent, n’équivaut pas à des lendemains qui chantent et parle au contraire de la difficulté de poursuivre, une fois que la mort est passée.
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Le Temps et l'Achèvement
Esquisser l’après-la-fin permet au lecteur de recevoir sa « prime de plaisir » et lui procure un très fort sentiment d’achèvement. Un procédé courant pour dire le commencement est le recours à ce qui constitue sans doute notre expérience la plus directe du temps, l’alternance du jour et de la nuit. Dans Brennendes Geheimnis (1914), c’est la disparition du jour et l’entrée dans la nuit qui disent la fin de l’enfance.
Rites de Passage et Transformations Corporelles : L'Exemple Yéménite
Dans une société yéménite attachée aux traditions, les rites de passage marquent les étapes de la vie, accompagnant la transition d’un groupe social à un autre, d’un état à un autre, d’une occupation à une autre. La purification et la mise en scène du corps font partie de la transformation des conditions physiques destinées à faire obtenir les qualités spirituelles exigées, c’est-à-dire la pureté cultuelle.
Les Matières Utilisées dans les Rites de Passage
Parmi la multitude de matières et de techniques traditionnelles utilisées par les femmes yéménites dans les rites de passage, on peut citer : le henné, deux encres noires (khiḍâb et ṣabr), et le tatouage. Le henné et le khiḍâb marquent la transition de la maison des parents à l’autorité du mari et la vie conjugale. Le tatouage parmi les Bédouines correspond au voile des citadines, signe de la puberté. Le ṣabr, appliqué à la jeune mère et au nouveau-né, protège surtout contre les menaces du mauvais œil et des djinns. À part la connotation magique, que véhiculent toutes ces matières, la vision de ces pratiques par les femmes, qui d’ailleurs jouent un rôle plutôt passif pendant les rituels, souligne leur côté esthétique.
Le Henné
Le henné, issu des feuilles pulvérisées de la plante Lawsonia inermis Lam., est mélangé avec un liquide pour obtenir une matière visqueuse. Il est appliqué sur les cheveux, la peau et les ongles, utilisant différentes techniques : les doigts, un modèle en matière plastique ou un instrument aigu. Le henné, qui est dit porter la baraka, sert avant tout à la protection contre le mauvais œil et les djinns, et à la purification, ce qui explique sa fonction dans les rites de passage.
Dans le Wâdî Ḥaḍramawt, l’accouchement a lieu dans la maison des parents de la femme. Après les 40 jours de purification qui suivent la naissance, pendant lesquels il lui est interdit de travailler, tandis que les amies, les femmes de la famille et les voisines lui rendent visite chaque jour, se déroule une fête de retour chez elle, c’est-à-dire à la maison de son mari. Le corps de la jeune mère est d’abord décoré de henné par des professionnelles. Pour cette occasion, ce sont quatre femmes (naqqâshât ou muḥanniyât) qui sont embauchées, deux pour les mains et les bras, et deux pour les pieds et les jambes. Les motifs invoqués par les femmes pour justifier la décoration avec le henné sont la magie, c’est-à-dire la protection contre le mauvais œil et les djinns, et surtout l’esthétique.
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Le Khiḍâb
Dans beaucoup de régions, une encre noire est préférée au rouge du henné. Avant l’application, qui a préférablement lieu le soir pour que l’encre puisse sécher toute la nuit - la pierre ainsi produite est pulvérisée et mélangée avec de l’eau pour obtenir l’encre noire, qui est appliquée sur la peau avec une épine d’acacia ou une aiguille.
La peinture du corps avec du henné et du khiḍâb pourrait bien être une cérémonie de transition par excellence, appartenant donc aux rites de marge ou liminaires. Dans les cas du mariage et du retour au mari après l’accouchement, la peinture est pratiquée dans la maison des parents de la fiancée ou de la jeune mère, qui la transporte sur son corps dans la maison de son mari, où elle s’effacera après une période, lorsque la transition et l’intégration dans l’autre milieu seront accomplies.
Le Tatouage
Le mot de tatouage désigne uniquement le procédé selon lequel la peau est percée avec une aiguille ou un instrument semblable, avant d’introduire une matière colorante (indigo, suie, kuḥl) dans la blessure. Parmi les femmes du Wâdî Mawr (Tihâma), le tatouage est pratiqué avec une encre qu’on produit à base de jus de luzerne (qaḍb) et de suie (ṣada).
Parmi la population sédentaire, le voile marque la transition vers une période « d’invisibilité sociale » : la puberté, un état physique qui transforme la fille en une femme capable d’enfanter. Chez celles qui ne se voilent pas, c’est le tatouage du visage et d’autres parties du corps qui marque cette phase. À côté de ces tatouages formés de motifs géométriques qui constituent un élément d’un rite de passage, j’ai pu observer chez des jeunes filles d’autres tatouages, qui ont été réalisés pour des raisons purement profanes et esthétiques, suivant des modèles « occidentaux ».
Le Ṣabr
Des feuilles d’aloès sont cuites avec d’autres plantes et des herbes pendant plusieurs jours, jusqu’à ce que le mélange devienne une pâte visqueuse. Ces ingrédients, qui constituent la principale matière première dans cette préparation, sont en fait seuls nécessaires pour obtenir la couleur noire et la bonne odeur souhaitées. On y ajoute néanmoins de très petites quantités d’encens, de la nigelle (ḥabba sawdâ’-sésame noir) et d’autres substances secondaires, qui sont sans effet sur la teinte, mais auxquelles on attribue clairement un pouvoir magique. Et c’est bien pour cette raison qu’on les mélange à la préparation, puisque la teinture aura ensuite un pouvoir magique, essentiellement de protection contre le mauvais œil après une naissance.
Tout de suite après l’accouchement, la mère et le bébé sont très faibles et doivent être protégés. Ces décorations consistent en un point ou une croix au milieu du front, ou en un ou deux points sur le nez, ou en une ligne au-dessus des sourcils qui les fait se rejoindre au milieu, au-dessus du nez. Chez les enfants, on trouve même des mots écrits sur le front, tels que mâ shâ’ Allâh ou simplement Allâh. Ces signes ne sont délibérément pas imposés avec un effort artistique ou une recherche esthétique. On est donc surpris d’entendre les femmes invoquer comme unique raison à ces peintures qu’elles sont normales et qu’elles servent à embellir. La protection des nouveaux-nés contre le mauvais œil est en fait une motivation universellement connue, qui se reflète dans l’argument qu’il s’agit d’une pratique « normale ». L’encre se lave le soir et doit être renouvelée chaque matin. Au début des couches, la peinture est pratiquée par les sœurs de la mère, mais celle-ci peut se l’appliquer elle-même, lorsqu’elle se sent assez forte.
Les Rites de Passage : Médiation entre le Profane et le Sacré
Les cérémonies pratiquées pendant les rites de passage servent de médiation entre le profane et le sacré. Le médium de cette transition est le corps des personnes en question, qui en subiront une transformation quelconque. Mais quoique le corps joue un rôle principal et actif, sa mise en scène vient de l’extérieur. L’individu lui-même n’agit pas et reçoit passivement les préparations des mains des autres. Les substances choisies sont souvent porteuses d’une connotation magique, preuve de la fonction multiple des cérémonies et de l’omniprésence de la magie dans le champ religieux. On peut cependant constater l’ignorance des personnes concernées à l’égard de ce contexte magique et religieux, ce qui a pu mener à une profanisation des cérémonies décrites, sous deux aspects. D’abord, l’argumentation en réduit le sens à un niveau purement esthétique.
La Presse Bordelaise et l'Occitan : Un Usage Politique
L'étude de l'usage politique de l'idiome occitan bordelais via la presse révèle les fondements de cette idée. L'analyse du cadre permet d'aborder le théâtre populaire, la poésie et le roman.
Le Cadre Juridique de la Presse
Sous le Second Empire, le gouvernement met un terme à l’autorisation préalable pour la création de journaux. La loi de 1848 maintient néanmoins l’absence d’autorisation préalable. Le prince-président, Louis-Napoléon Bonaparte, futur Napoléon III, la rétablit. Un journal doit verser une caution en argent pour avoir l’autorisation de paraître. Le montant varie selon le nombre de tirages et le lieu d’édition. Sous la IIIe République, la liberté de la presse est définie avec davantage de précision. Les impôts sur le timbre sont abolis.
La Maison Gounouilhou et la Presse Bordelaise
La maison Gounouilhou, à travers Gounouilhou, La Gironde, La Petite Gironde, est un acteur majeur de la presse bordelaise. L'étude de cette imprimerie permet de comprendre le paysage médiatique de l'époque. Élie Gounouilhou est né à Bergerac le 8 août 1821.
La Gironde : Un Journal Bonapartiste
En 1853, La Gironde paraît pour la première fois, défendant les principes d'autorité et les institutions impériales. Le journal connaît un succès rapide, grâce à une équipe bien outillée et habilement dirigée. Cependant, les spéculations financières de Jules d'Auriol, le directeur, mènent le journal au déficit.
La Reprise de La Gironde par Gustave Gounouilhou
Gustave Gounouilhou rachète La Gironde en 1854, transformant le journal en un instrument d'opposition et de démocratie. Le journal, d'aspect élégant, bien imprimé et bien rédigé, obtint dès le principe un véritable succès. Gustave Gounouilhou en était le propriétaire-gérant. A côté de lui, M. Adrien Gilson (André Lavertujon) assurait les fonctions de rédacteur en chef.
Coelho : Un Parcours Musical en Constante Évolution
Coelho, révélé par Nouvelle École, propose une discographie variée, explorant différentes influences et directions artistiques.
Philadelphia (2017)
Premier projet solo de Coelho, Philadelphia représente une étape essentielle dans le parcours du rappeur. Il s’agit à l’heure actuelle du seul projet 100% indépendant publié par Coelho. C’est le projet avec lequel Coelho est repéré par des acteurs importants de l’industrie du disque, Tunisiano (Sniper) et Merkus (manager de Vald ou Fianso). Après Philadelphia, Coelho signe donc avec Mezoued Records, maison d’édition tenue par Tunisiano.
Le morceau à retenir : Longue vie, un morceau qui résume un peu toutes les obsessions du rappeur sur Philadelphia. Coelho évoque des relations amoureuses pas toujours heureuses, raconte un quotidien bien trop terre-à-terre, entre déprime, ses faiblesses, et ses moments de deuil.
Vanités (2018)
Vanités est un projet très éparpillé, avec une dimension expérimentale à double-tranchant. Rock, rap, RnB, on prend plusieurs routes, on en change même parfois en cours de morceau, et l’impression globale est celle d’un voyage agréable avec un chauffeur qui navigue à vue sans connaître sa destination. Impossible de définir une véritable direction artistique sur Vanités, il faut donc prendre ce projet pour ce qu’il est, une transition nécessaire entre son passé de rappeur amateur et son avenir d’artiste à plein-temps.
Le morceau à retenir : On peut citer Éternité, un morceau introspectif avec des couplets rappés très denses, un refrain chantonné plus éthéré, et une interprétation pleine d’émotions. Avec son texte très personnel, il permet de mieux comprendre les forces et surtout les faiblesses du rappeur, un homme qui doute, manque de confiance en lui, et cohabite avec ses angoisses.
Odyssée (2020)
Publié le 27 mars 2020, Odyssée a donc subi de plein fouet la petite crise qui a touché les ventes de disques et les écoutes en streaming pendant cette période, d’autant que la tournée qui devait suivre a fatalement été annulée. Côté musique, on ressent une grosse évolution, avec l’influence palpable du rap américain de la fin de la décennie : Future, Young Thug, Travis Scott, etc. Coelho chante donc beaucoup plus, il n’hésite plus à jouer avec l’autotune et les effets de voix, d’où l’impression d’un projet plus léger, et d’un rappeur qui s’amuse. Cette légèreté ne se ressent pas uniquement dans la forme, puisque des thèmes moins graves sont abordés, avec moins de place pour les relations sentimentales douloureuses.
Le morceau à retenir : Odyssée, l’un des seuls titres vraiment introspectifs de ce projet, avec une bonne dose de mélancolie et même un clip suicidaire. Coelho raconte son amour de la musique, continue d’explorer son propre psyché et imagine déjà sa propre fin.
SE7EN (2021)
C’est bien avec Se7en qu’il franchit un cap médiatique, en obtenant de nombreux relais sur différents médias, avec notamment une mise en avant via un freestyle exclusif au site Booska-P. En termes de direction artistique, le rappeur continue d’explorer différentes visions, entre bangers puissants (Action), titres doux et mélancoliques (Ne m’en veux pas), tranches d’humour (Rancunier), et ambiances poisseuses (Cluster).
Le morceau à retenir : Impossible de ne pas citer Vevo, le featuring avec Isha, à une période où le belge enchaine les grosses performances. Sa présence permet donc d’appuyer encore un peu plus l’impact de la sortie de Se7en, d’autant qu’on ressent une véritable alchimie entre les deux rappeurs.
Un jour de plus (2021)
Présenté au moment de sa sortie comme la première étape d’une trilogie, Un jour de plus constitue tout de même une bonne petite carte de visite. Les influences Travis Scott / Future très palpables sur Odyssée sont moins présentes, l’aspect expérimental de Vanités est de l’histoire ancienne, on a donc le sentiment que Coehlo a enfin trouvé son identité artistique.
Le morceau à retenir : Ton cœur ne suffit plus, avec une structure qui s’éloigne du rap traditionnel pour se rapprocher de la pop ou de la chanson française. C’est l’occasion pour Coelho de développer autour de l’une de ses petites obsessions artistiques : l’amour, dans ce qu’il a de beau et dans ce qui le rend compliqué.
Un jour de moins (2022)
Un jour de moins est à ce jour LE projet à écouter pour découvrir Coelho autrement que par le biais de ses performances dans Nouvelle Ecole. Projet consistant (12 titres) mais finalement assez court (moins de 30 minutes), il s’agit d’un bon résumé de la personnalité du rappeur : des passages chantés avec des influences RnB bien sûr, mais beaucoup de rap malgré tout, des textes très personnels, et une véritable passion pour la musique.
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