Le soleil, astre central de notre système solaire, a fasciné l'humanité depuis des temps immémoriaux. Au-delà de son importance astronomique, il a acquis une signification profonde dans les mythologies du monde entier, devenant un symbole puissant de vie, de lumière, de pouvoir et de renaissance. Le Soleil est sûrement, à l'échelle de la planète, la divinité qui fut jadis la plus communément priée. Il symbolise ce qui est éternel et qui procure la vie. Distribuant ses rayons sur la Terre sans distinction, il est l'incarnation de la générosité. Ne connaissant pas de rival, éclairant sans obstacles, il est aussi le dieu que l'on invoque avant les combats, tels le Sol Invictus des Romains ou le Mithra des Aryens. Cet article explore la richesse et la diversité des mythes solaires à travers différentes cultures, en mettant en lumière les thèmes communs et les variations qui témoignent de la créativité humaine. Outre les principaux éléments de la vie, le panthéisme s’intéresse aussi à tout ce qui peut être observé, admiré et donc vénéré.
Le Soleil, Source de Vie et d'Énergie
Le soleil est avant tout une source de vie. Réservoir d’énergie et de chaleur, il anime toute chose. En ce sens, il lutte contre le chaos, le refroidissement et l’entropie. Il est donc source de vie. Sa forme circulaire, englobante, évoque l’amour qui embrasse toute chose, y compris le mal. Les rayons du soleil partent du centre divin pour éclairer les Hommes, dévoilant le chemin spirituel à accomplir pour accéder à la Connaissance.
Dans de nombreuses cultures, le soleil est perçu comme un dieu ou une déesse bienveillante qui apporte la lumière et la chaleur nécessaires à la croissance des plantes et à la prospérité des êtres vivants. Il est le symbole du divin, du Verbe et de la puissance créatrice. Mais le soleil peut aussi brûler ou tuer ; il comporte un côté dangereux. Le soleil est en outre éblouissant voire aveuglant. D’autre part, le soleil est associé au cycle de la lumière qui rythme le quotidien des hommes : le soleil apparaît le matin pour chasser les ténèbres ; il monte jusqu’à son zénith pour ensuite décliner et s’éteindre, laissant place au monde des morts, tout en promettant de renaître plus radieux que jamais.
Variations Culturelles des Divinités Solaires
Antiquité et le Soleil
Au début du premier millénaire, avant que le Christianisme ne soit puissant, il existait un temple dédié au soleil dans chacune des villes qui peuplaient la route qui menait de l’Empire romain aux Indes, en passant par les empires égyptien, perse et scythe.
Dans l’Egypte ancienne, le dieu solaire Rê voyage tout au long du jour et de la nuit dans une barque sacrée. C’est le cycle éternel de la mort et de la renaissance du soleil. Rê est représenté avec une tête d’oiseau surmontée d’un disque solaire. Son voyage nocturne consiste à traverser le monde des morts et à affronter les forces du chaos. De fait, le soleil est étroitement lié au symbolisme de la résurrection. Le soleil couchant, déclinant, annonce l’épreuve qui consiste à traverser des mondes inconnus. Durant la plus grande partie de l’histoire égyptienne, Rê fut la divinité suprême. Il réglait le cours des heures, des jours, des mois, des années et des saisons. Il apporta l’ordre dans l’Univers et rendit la vie possible. Son apparition quotidienne du fond du Duat symbolisait la nature cyclique de la création. Le titre royal de sa Re(« fils de Rê ») fut instauré par le pharaon Djedfera de la IVe dynastie - une époque durant laquelle le culte du soleil faut particulièrement vivace. Rê était surtout vénéré à Iounou ou Héliopolis (« Cité du soleil » en grec). L’influence de Rê ne se limitait toutefois pas à cette période de l’histoire égyptienne - tous, durant l’Ancien Empire, furent influencé par son culte. Rê exerça une telle influence que la plupart des autres dieux de quelque importance furent phagocytés dans le culte solaire par un processus courant de syncrétisme religieux - fusion de deux divinités ou plus, qui forment ensemble une nouvelle entité, objet de vénération. Par exemple, Rê se combina aux deux principales divinités de création, Atoum et Amon, pour donner les entités hybrides Aoum-Rê et Amon-Rê. C’est ainsi que le dieu-soleil en vint à être vénéré comme un dieu créateur. Rê était ausi l’ancêtre des pharaons, et son rôle était alors encore plus complexe que lors de sa fusion avec d’autres dieux.
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Dans la Grèce ancienne, Hélios est le Dieu du soleil, portant une couronne rayonnante et chevauchant le char solaire. Hélios représente la beauté (il est parfois associé à Apollon), le pouvoir de création, de vie et de régénération. Le Colosse de Rhodes le représentait. Hélios, personnifié sur un char. Parce qu’avec la Lune il est un astre à part, sa conception mythologique pouvait poser problème. Désigné souvent par le terme générique de phoïbos (brillant, éclatant), à quel dieu devait on le raccrocher ? Zeus, Apollon ? Pour éviter susceptibilités et rester diplomates les auteurs anciens ont emprunté sa mythographie à des divinités secondaires et marginales d’où émerge Hélios. Fils d’Hyperion et Théia, frère d’Eos (l’aurore) et Selene (la lune), Hélios parcourt le ciel attelé à un char tiré par quatre chevaux. Et il illumine la journée par la flamboyance des rayons qui entourent sa tête. Un jour qu’il est face à face à face avec l’un de ses fils, Phaeton, il accepte de lui confier son char pour une journée. Pour son plus grand malheur. Pour cette référence romaine, on a deux explications. La première, assez rationnel et technique viendrait du latin “solus”, celui qui est seul. La deuxième explication vient du dieu romain Sol. Au départ une obscure divinité sabine introduite par le premier roi sabin Titus Tatius, qui aurait partagé le trône avec Romulus (-745 à -740 avant JC). Mais Sol a un deuxième sens. Dans la mythologie romaine, Sol n’est ni plus ni mois que la traduction latine d’Hélios. Avec Hélios, on retourne aux anté-sources des dieux grecs. Hélios est un fils de titan (comme Zeus). Theia avait subi la loi amoureuse d’Hypérion. Totalement étrangers aux combats entre Zeus et les autres titans (la Titanomachie), Hélios va avoir une place à part dans le Panthéon grec. Oublié lors du partage du monde entre Zeus, Poséidon et Hadès, il alla se plaindre directement auprès de Zeus. Hélios conduit donc un char qui fait tous les jours le même trajet. Et c’est ce manège incessant qui donne la course du soleil. Au petit matin (à l’aurore), Hélios attend que sa sœur Eos, dont les doigts sont couleur de rose (la “rosée”), ouvre la porte du ciel, du côté du “pays des Indiens”. A ce moment là, Hélios lance son char de feu traîné par quatre chevaux (Pyroïs, Eoüs, Aéthon et Phlegon). Il suit un chemin étroit avec pour tâche délicate de ne pas s’en écarter. Sa tête est entourée de rayons. On dit qu’il s’allonge alors dans une coupe ou un chaudron. Ses chevaux en profitent pour se baigner et se détendre. On est là dans la vision la plus ancienne du monde : le ciel est une voûte céleste et la terre, plate, est entourée d’eau. Le soleil tourne autour de la terre. Mais cette approche romanesque de la course du soleil se heurtera rapidement aux progrès de l’astronomie grecque. Pour autant, malgré le rôle central du soleil en astronomie, les mythes et légendes qui entourent Hélios sont peu nombreuses. On le mentionne dans plusieurs d’entre elles. Hélios est également le témoin de l’enlèvement de Perséphone, la fille de Demeter, par Hades, dieu des enfers. On le trouve également dans la bataille qui opposa Zeus aux Géants (Gigantomachie). Au plus fort de la bataille qui les a opposés aux dieux « olympiens », Zeus décide intervenir auprès d’Hélios… pour que justement il n’intervienne pas ! S’il est celui qui voit tout, il lui arrive de se faire piéger et ne voit point les compagnons d’Ulysse tuer et dévorer ses vaches sacrés, alors qu’elles paissent tranquillement dans l’île de Thrinacie (Sicile,? Rhodes ?). Furieux de ce massacre, Hélios se plaint immédiatement à Zeus et le supplie de trouver un châtiment exemplaire, faute de quoi “je plonge dans la maison d’Hades et brille sur les morts”. Zeus rassure alors Hélios : “continue à briller parmi les immortels et les mortels ; quant aux coupables, je vais aussitôt, d’un coup de foudre éclatante, frapper leur rapide vaisseau et le fendre en morceaux au milieu de la mer couleur de lie de vin”. Chose fut faite et l’impitoyable châtiment conduit Ulysse à se retrouver seul à bord d’un navire devenu épave : “assis sur ces débris, j’étais emporté au gré des vents funestes”. Côté sentimental, on lui attribue de nombreuses conquêtes féminines et une descendance plus qu’honorable. Il a pour femme légitime Perséis, l’une des filles des Titans Océan et Thetys (et donc une de ses cousines). En dehors de cette lignée légitime, on prête à Hélios plusieurs maîtresses et une pelletée d’enfants « illégitimes ». Il y eut Clymène, avec qui il aura cinq filles (les Héliades) et un fils Phaeton (cf § suivant). Puis il y eut également Rhodos, à l’ascendance trouble. Eponyme de l’île de Rhodes, elle lui donna sept fils, baptisés également Héliades, comme les filles de Clymène. Les Héliades (filles d’Hélios) changées en arbre, Discours du songe de Poliphile, Gravure de J. Difficile, dans ce bréviaire consacré au soleil, de ne pas évoquer au final la plus célèbre des légendes qui entoure Hélios, celle de Phaeton et de sa course effrénée et tragique dans le ciel. Résumons l’histoire et laissons parler Ovide. Phaeton vient d’apprendre par la bouche de sa mère qu’il est le fils du Soleil. Il accourt alors dans son palais. En vain, Phaeton réitère sa demande et en appelle au respect d’une promesse. La chevauchée prend rapidement une tournure catastrophique. Hagard, transi de peur, il lâcha les deux rênes. Phaeton, désarçonné et brûlé vif, vient périr dans les eaux de l’Eridan (le Pô). Sa mère courut le monde pour retrouver le reste de ses ossements. Les Héliades, sœurs de Pheaton, prostrées sur sa sépulture, pleurent sa disparition et implorent son retour. Puis prennent racine, deviennent peu à peu arbre. On dit qu’elles se transformèrent en peupliers ou en aunes. Arrête je t’en prie mère crie les blessées; arrête c’est nos corps, arbre que tu déchires. L’écorce sur ces mots scelle leur bouche.
Dans la Rome antique, Sol Invictus (« soleil invaincu ») est une divinité solaire importante. Elle est fêtée le 25 décembre de chaque année, jour du solstice d’hiver appelé « naissance du soleil ». L’empereur Constantin fera du dimanche, le « jour du soleil », un jour de repos en hommage au Sol Invictus.
Autres Mythologies et le Soleil
Dans la mythologie védique, la compagne de Surya, le dieu-soleil est la Nuit (Ratri), et sa maîtresse est l'Aube, (Ushas). « La Piété, prônée par les Vedas accouplés au Ciel, donna naissance au Jour, à la Nuit et à l'Aurore. » Ratri devint alors la déesse de la Nuit et sa sœur Ushas devint celle de l'Aurore. Ratri est l'épouse de Surya, le dieu-soleil. Ratri et Ushas poursuivent sans fin la même route, mais elles n'y apparaissent qu’alternativement, selon l'ordre dicté par le Soleil. Sans jamais se bousculer, sans jamais s’arrêter, couvertes de la douce rosée, la Nuit et l’Aurore sont unies en pensée mais divisées en couleurs et en apparences.
Dans la mythologie maya, Kinich Ahau est le dieu du soleil, associé à la fonction royale.
Dans la France du XVIIème et du XVIIIème siècle, Louis XIV fait du soleil le symbole de la monarchie absolue et de son règne, en hommage à Apollon.
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Cycles Solaires et Symbolisme de la Renaissance
Le soleil est souvent associé au cycle de la lumière qui rythme le quotidien des hommes : le soleil apparaît le matin pour chasser les ténèbres ; il monte jusqu’à son zénith pour ensuite décliner et s’éteindre, laissant place au monde des morts, tout en promettant de renaître plus radieux que jamais. Dans l’Egypte ancienne, le dieu solaire Rê voyage tout au long du jour et de la nuit dans une barque sacrée. C’est le cycle éternel de la mort et de la renaissance du soleil. De fait, le soleil est étroitement lié au symbolisme de la résurrection.
Dans le christianisme, Jésus est le « nouveau soleil » : il est la voie, la vérité et la vie.
Le Soleil et la Lune: Un Équilibre Cosmique
Par ailleurs, le soleil est souvent associé à la lune. La lune, passive, reflète la lumière du soleil. Dans l’Egypte ancienne, le roi-dieu Osiris est associé au soleil, alors que son épouse Isis est associée à la lune. Cependant, on aurait tort d’y voir un dualisme irréconciliable. Il ne s’agit pas de dire que le soleil est bon et la lune mauvaise. D’autre part, le soleil ne pourrait briller sans obscurité.
Interprétations Symboliques du Soleil
En psychologie, il peut aussi représenter le Soi ou la conscience de Soi. Au matin, le soleil émerge de l’océan nocturne de l’inconscient et contemple la vaste étendue étincelante qui s’offre à lui dans un mouvement d’expansion qui s’élargit à mesure qu’il monte en firmament.
Dans le tarot de Marseille, le soleil est la dix-neuvième carte ou lame. Il représente la vie, le bonheur, la concorde, l’énergie positive et la réalisation de soi. Le soleil, astre puissant qui représente la vérité, révèle tout ce qui se passe sur Terre. Il diffuse partout la Justice.
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Le soleil rouge est un symbole oriental qui représente la vie, la vitalité, la chaleur et le bonheur. Le rouge est la couleur du soleil levant.
Le soleil noir est un symbole païen puis occulte repris par les nazis. Le terme « noir » de soleil noir peut désigner l’aspect occulte de la connaissance liée aux anciens cultes solaires. Il peut aussi désigner le nadir (inverse du zénith), les forces obscures, les mondes souterrains traversés par la course du soleil, le chaos ou encore nos instincts incontrôlables.
Charles-François Dupuis et l'Origine Solaire des Cultes
Charles-François Dupuis (1742 - 1809), dans son admirable Abrégé de l’origine de tous les cultes, développe une théorie très pertinente : toutes les figures religieuses ou mythologiques seraient dérivées d'un dieu solaire initial. « Les Phéniciens ont conservé la tradition qu’Hercule était le dieu Soleil, et que ses douze travaux désignaient les voyages de cet astre à travers les douze signes. Porphyre [v. 234 - 310], né en Phénicie, nous assure que l’on donna le nom d’Hercule au Soleil, et que la fable des douze travaux exprime la marche de cet astre à travers les douze signes du zodiaque. Le scholiaste d’Hésiode nous dit également que « le zodiaque, dans lequel le Soleil achève sa course annuelle, est la véritable carrière que parcourt Hercule dans la fable des douze travaux, et que par son mariage avec Hébé, déesse de la jeunesse, qu’il épouse après avoir achevé sa carrière, on doit entendre l’année qui se renouvelle à la fin de chaque révolution. » […] Héracléide, les Dionysiaques, la Théséide, les Argonautiques… Il n’est pas un des héros de ces divers poèmes qu’on ne puisse rapporter au soleil, ni un de ces chants qui ne fasse partie des chants sur la nature, sur les cycles, sur les saisons et sur l’astre qui les engendre.
Le Soleil dans l'Alchimie
L’or est en outre le résultat de la transmutation alchimique, le but étant de trouver et d’extraire le divin en l’Homme.
Le Mythe de Rê dans la Mythologie Égyptienne
Sous l’apparence d’un scarabée poussant le disque solaire, on l’appelle Khépri le matin. A midi, ses quatre têtes de bélier surplombent et observent les quatre coins du monde, l’inondant de ses rayons bienfaisants. Au crépuscule, on l’appelle Atoum. Rê devenu vieillard s’apprête à passer sous terre de l’autre côté des montagnes, aux extrémités du monde. La lumière disparait progressivement, c’est la nuit. Rê entre dans la Douat, son périple nocturne commence. Les premières heures sont calmes, mais à la troisième heure, la tension monte. En effet, Rê se prépare à affronter et vaincre son ennemi Apophis, le serpent géant qui repend le chaos et les ténèbres. Cet être maléfique né des vomissements de Noun, cherche à tout prix à détruire le monde : il tente chaque nuit d’empêcher son frère de traverser les 12 portes souterraines (les 12 heures de la nuit) afin d’arrêter le cours du temps. Il crache du feu, assèche le Nil souterrain et encercle la barque, pour la faire chavirer et empêcher la progression de Rê. Le combat est rude. Mais Rê n’est pas seul, il noue des alliances avec d’autres dieux, comme Sia (ou Thot) divinité de la connaissance, qui l’accompagne sur sa barque. Sa fille Bastet lui envoie le lion Miysis qui le lacère de coups de couteau. Mais cela ne suffit pas à vaincre le serpent géant. C’est alors qu’intervient Seth, un allié controversé dont la violence s’avère pourtant utile : de sa lance il transperce Apophis et lui fait recracher toute l’eau du fleuve. Relevant ainsi les obstacles, des hommes défunts et des divinités l’aidant à tirer sa barque, Rê traverse les portes souterraines. Il passe devant la butte où séjourne Osiris le dieu des morts. La fin de la nuit approche. Noun l’océan primordial apparaît alors au terme du périple et soulève la barque de Rê en dehors de la Douat. Rê sous la forme de Khépri éclaire à nouveau le monde. Il a triomphé du chaos et des ténèbres. Difficile à vaincre, celui-ci réussit parfois à plonger temporairement le monde dans les ténèbres : les jours d’éclipses. Ainsi, la mythologie égyptienne met en scène la dualité qui oppose le ciel à la terre, le jour à la nuit, la vie à la mort, le bien au mal, l’équilibre au chaos. Le cycle du soleil c’est aussi le cycle de la vie, de la naissance à la mort. Une suite du mythe (ou autre interprétation) raconte d’ailleurs qu’au bout de neuf siècles, Rê fatigué souhaitait prendre sa retraite, qu’il est monté sur le dos de Nout (sous sa forme de vache céleste) et lui a demandé de monter, de grandir, pour transporter au-delà du monde. Il n’était alors visible que le jour, continuant de baigner le monde de ses rayons solaires, mais qu’il disparaissait la nuit dans des contrées lointaines et laissait alors la place à Thot (la Lune) pour garder un œil sur le monde nocturne. A noter que Nout est aussi parfois imaginée comme une truie dévorant ses enfants (les étoiles qui parcourent son corps). Mais elle est aussi la déesse qui nourrit et abreuve les défunts grâce aux racines de son arbre le sycomore. Seth est un dieu à la connotation très négative, il incarne l’instabilité, l’impulsivité, la violence (la violence du pouvoir, la violence sexuelle…). Il est le dieu jaloux qui tue son frère Osiris et crève l’œil de son neveu Horus. Son rôle dans la mythologie est en réalité ambigu, complexe. Mais certains prêtres et théologiens, n’ont retenu de lui que sa personnalité meurtrière, si bien qu’il finit par être confondu avec Apophis lui-même, et son rôle d’allié de Rê dans le combat nocturne (ainsi que dans les rites funéraires de l’ouverture de la bouche) quasiment oublié.
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