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Motrin pour nourrissons : Dosage, informations et considérations importantes

L'ibuprofène, connu sous le nom commercial de Motrin, est un médicament anti-inflammatoire non stéroïdien (AINS) couramment utilisé pour soulager la douleur et réduire la fièvre chez les nourrissons et les enfants. Cet article vise à fournir des informations complètes sur le dosage du Motrin pour les nourrissons, ainsi que des considérations importantes concernant son utilisation, ses effets secondaires potentiels et les alternatives possibles.

Introduction

L'ibuprofène est un médicament aux propriétés antalgiques, antipyrétiques et anti-inflammatoires. Il agit en inhibant la production de prostaglandines, des substances qui contribuent à la douleur et à l'inflammation. Bien que l'ibuprofène soit généralement considéré comme sûr pour les nourrissons lorsqu'il est utilisé correctement, il est essentiel de respecter les directives de dosage et de prendre en compte les précautions nécessaires.

Dosage du Motrin pour les nourrissons

Le dosage de l'ibuprofène pour les nourrissons est basé sur le poids et l'âge. Il est crucial de suivre attentivement les instructions du médecin ou les indications figurant sur l'emballage du médicament.

Formulations et concentrations

L'ibuprofène pour nourrissons est disponible sous différentes formes, notamment des suspensions liquides et des suppositoires. Les concentrations peuvent varier, il est donc important de vérifier attentivement l'étiquette du produit pour s'assurer d'administrer la dose appropriée.

Calcul de la dose

La dose d'ibuprofène pour les nourrissons est généralement calculée en fonction du poids corporel. La dose recommandée est généralement de 5 à 10 mg par kilogramme de poids corporel, administrée toutes les 6 à 8 heures au besoin.

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Administration

Il est essentiel d'utiliser un dispositif de mesure précis, tel qu'une seringue orale ou une tasse à mesurer, pour administrer la dose correcte d'ibuprofène. Ne jamais utiliser une cuillère à café ou une cuillère à soupe, car ces mesures peuvent être inexactes.

Considérations importantes

Avant d'administrer du Motrin à un nourrisson, il est important de prendre en compte les éléments suivants :

Contre-indications

L'ibuprofène ne doit pas être administré aux nourrissons présentant certaines conditions médicales, telles que :

  • Allergie à l'ibuprofène ou à d'autres AINS
  • Ulcère gastroduodénal évolutif ou antécédents d'ulcères à répétition
  • Maladie inflammatoire évolutive de l'appareil digestif
  • Insuffisance rénale sévère
  • Insuffisance hépatique sévère
  • Troubles de la coagulation sanguine

Précautions

L'ibuprofène doit être utilisé avec prudence chez les nourrissons présentant les conditions suivantes :

  • Asthme
  • Maladies cardiaques
  • Hypertension artérielle
  • Problèmes rénaux
  • Problèmes hépatiques

Effets secondaires potentiels

Comme tous les médicaments, l'ibuprofène peut provoquer des effets secondaires, bien que tous les nourrissons n'en ressentent pas. Les effets secondaires les plus courants comprennent :

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  • Troubles gastro-intestinaux (nausées, vomissements, diarrhée, constipation)
  • Maux de tête
  • Étourdissements
  • Éruptions cutanées

Dans de rares cas, l'ibuprofène peut provoquer des effets secondaires plus graves, tels que :

  • Ulcères gastriques ou saignements
  • Insuffisance rénale
  • Insuffisance hépatique
  • Réactions allergiques graves (anaphylaxie)

Si un nourrisson présente des effets secondaires inhabituels ou graves après avoir pris de l'ibuprofène, il est important de consulter immédiatement un médecin.

Interactions médicamenteuses

L'ibuprofène peut interagir avec d'autres médicaments, il est donc important d'informer le médecin de tous les médicaments que le nourrisson prend, y compris les médicaments sur ordonnance, les médicaments en vente libre et les suppléments à base de plantes.

Alternatives à l'ibuprofène

Dans certains cas, il peut être préférable d'utiliser des alternatives à l'ibuprofène pour soulager la douleur et la fièvre chez les nourrissons. Le paracétamol (Tylenol) est une alternative courante, mais il est important de suivre attentivement les instructions de dosage et de ne pas dépasser la dose maximale recommandée.

Allaitement et ibuprofène

Il est généralement considéré comme sûr pour les mères qui allaitent de prendre de l'ibuprofène, car seule une petite quantité du médicament passe dans le lait maternel. Cependant, il est toujours important de consulter un médecin avant de prendre tout médicament pendant l'allaitement.

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Médicaments et allaitement

Depuis des années, de nombreuses femmes ont été mal conseillées d'arrêter d'allaiter. Si la mère doit prendre un médicament, la décision de poursuivre l'allaitement doit être basée sur de nombreux facteurs autres que la présence éventuelle du médicament dans le lait maternel. Il faut également tenir compte des risques de ne pas allaiter pour le bébé, la mère, la famille et la société. Le fait de ne pas allaiter présente tellement de risques que la question se résume ainsi : la faible quantité de médicament excrétée dans le lait rend-elle vraiment l'allaitement plus dangereux que l'alimentation au lait artificiel ? La réponse est presque jamais. La présence d'une faible dose de médicament dans le lait maternel est presque toujours sans danger.

Risques de l'arrêt de l'allaitement

Il ne faut pas oublier que suspendre l'allaitement pendant une semaine peut causer un sevrage définitif, car le bébé pourrait ne plus jamais vouloir prendre le sein. Il faut aussi se souvenir que certains bébés refusent totalement le biberon ; une interruption de l'allaitement sera non seulement injustifiée, mais aussi difficile à mettre en pratique. La plupart des médicaments se retrouvent dans le lait, mais en quantités minimes. Bien que quelques rares médicaments puissent, même en très petites doses, causer des problèmes chez le nourrisson, ce n'est pas le cas de la grande majorité d'entre eux. Les mères à qui l'on conseille de cesser d'allaiter pour prendre un médicament doivent demander à leur médecin de s'assurer que sa recommandation se fonde sur des sources fiables. Il est à noter que le CPS (au Canada) et le PDR (aux États-Unis) ne sont pas des ressources fiables en ce qui concerne les médicaments et l'allaitement. La mère peut aussi demander à son médecin de prescrire un autre médicament compatible avec l'allaitement. Actuellement, il est facile de trouver une alternative sécuritaire.

Pourquoi les médicaments sont-ils en faibles quantités dans le lait maternel ?

La plupart des médicaments se retrouvent dans le lait en si faibles quantités parce que l'excrétion dans le lait dépend de la concentration dans le sang de la mère, et que cette concentration plasmatique se mesure souvent en microgrammes ou même en nanogrammes par millilitre (des millionièmes ou des milliardièmes de gramme), alors que la mère en ingère des milligrammes (millièmes de gramme) ou des grammes. De plus, ce n'est pas toute la concentration plasmatique qui est excrétée dans le lait, mais plutôt seulement celle qui n'est pas liée aux protéines du sang de la mère. Beaucoup de médicaments sont presque complètement liés aux protéines du sang de la mère. Par conséquent, l'enfant ne reçoit pas autant de médicament que la mère, mais presque toujours beaucoup moins, proportionnellement.

Médicaments à surveiller pendant l'allaitement

  • Fluoxétine (Prozac) : Habituellement sans toxicité, la fluoxétine a une très longue demi-vie (elle reste très longtemps dans le corps). Un bébé né d'une mère traitée pendant sa grossesse aura accumulé dans son organisme une quantité importante de fluoxétine, à laquelle viendront s'ajouter les faibles quantités absorbées avec le lait maternel ; l'accumulation pourrait être suffisante pour causer des effets secondaires. C'est rare, mais c'est arrivé. Dans ce cas, il est possible de cesser le traitement à la fluoxétine pendant les 4 à 8 dernières semaines de la grossesse pour permettre l'élimination de la fluoxétine du corps de la mère et de celui du bébé. S'il n'est pas possible d'arrêter le traitement à la fluoxétine pendant la grossesse, on peut en général prendre après l'accouchement un autre médicament dont le passage lacté est faible.
  • Anesthésiques : Les produits employés pour les anesthésies locales ou régionales ne sont pas absorbés par l'estomac du bébé et sont sans danger. Quant aux anesthésiques généraux, seules d'infimes quantités passent dans le lait et sont très peu susceptibles d'avoir des effets sur le bébé. Leur demi-vie est d'ordinaire très courte et leur excrétion, extrêmement rapide.
  • Vaccins : Les vaccins donnés à la mère ne nécessitent pas l'interruption de l'allaitement. Au contraire, s'il en passe dans le lait, ils aideront même l'enfant à développer sa propre immunité. En fait, la plupart du temps, ils ne passent pas dans le lait, sauf éventuellement certains vaccins à virus vivant comme celui de la rubéole.
  • Examens radiographiques : Les examens radiographiques habituels ne nécessitent pas d'interruption de l'allaitement, même si un opacifiant est utilisé (urographie intraveineuse, par exemple). L'opacifiant ne passe pas dans le lait, et même s'il le faisait, il ne serait pas absorbé par l'enfant. La situation est la même pour la tomographie et l'imagerie par résonance magnétique (IRM). Lorsqu'une mère subit une scintigraphie pulmonaire ou osseuse ou une lymphangiographie, elle est le plus souvent faite avec du technétium. J'estime personnellement que suspendre l'allaitement pendant 2 demi-vies est suffisant avec des produits tels que le technétium. Toutefois, tous les examens au technétium ne requièrent pas l'interruption de l'allaitement (la scintigraphie des voies biliaires ou HIDA, par exemple). Tout dépend de la molécule à laquelle le technétium se lie. Pour la scintigraphie thyroïdienne, il faut se renseigner, car l'iode radioactif I-131 se concentre dans le lait, est ingéré par le bébé et s'accumule dans sa thyroïde où il reste longtemps. Au besoin, on peut faire une scintigraphie thyroïdienne avec de l'iode 123, qui nécessite l'interruption de l'allaitement pendant seulement 12 à 24 heures, dépendant de la dose administrée.

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