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Comment monter les escaliers peut-il aider à déclencher l'accouchement ?

À l’approche de leur terme, certaines futures mamans commencent à s’impatienter, et aimeraient bien donner un petit coup de pouce à la nature pour accoucher plus vite. De nombreuses méthodes, simples à appliquer au quotidien, sont préconisées pour réduire la durée du travail de la femme enceinte. Cet article explore diverses méthodes naturelles pour déclencher l'accouchement, en mettant l'accent sur l'activité physique, les techniques de relaxation, l'alimentation et d'autres approches.

Activité physique et déclenchement de l'accouchement

Marche et mouvement

Pratiquer une activité physique en fin de grossesse n’est pas contre-indiqué. Au contraire, cela va permettre d’augmenter la capacité cardiorespiratoire et de se muscler en douceur. Car le jour J, on va demander à la femme enceinte de contracter ses abdominaux et son périnée. La marche est une activité douce et facile à pratiquer, qui permet à la femme enceinte de se maintenir en forme tout au long de la grossesse. Les dernières semaines, avant le terme, elle serait également utile à l’accélération du travail et au déclenchement de l’accouchement. Les vertus de la marche et du mouvement en général chez la femme enceinte ne sont plus à démontrer. La future maman peut pratiquer la marche durant les trois trimestres de la grossesse. Qu’elle soit rapide ou à allure modérée, cette activité a l’avantage d’avoir un impact réduit sur les ligaments et les articulations.

Pour déclencher naturellement le travail, la méthode la plus efficace est de bouger ! Marcher bien sûr, mais aussi monter et descendre les escaliers, faire le ménage, danser… Autant d’activités qui permettent à la gravité d’opérer. Selon Sarah Langlais, il n’y aurait pas une distance ou un temps précis à s’imposer. Cela doit être avant tout un plaisir et non une performance, insiste la sage-femme. On profite de la marche pour respirer, se changer les idées, profiter du soleil. S’il n’y a pas de contre-indication médicale particulière, rien n’empêche la future maman de marcher pendant une heure. Les bienfaits de la marche au cours du travail et juste avant l'accouchement ne sont plus à démontrer. Des recherches ont révélé que le simple fait de marcher et d’être debout réduit la durée du travail, le risque de césarienne et le recours à la péridurale. Outre le fait de marcher, être mobile le plus longtemps possible joue un rôle sur la dilatation du col.

Monter les escaliers

Monter et descendre les escaliers est une autre forme d'exercice qui peut aider à déclencher le travail. Cette activité permet à la gravité d'opérer, aidant ainsi le bébé à descendre dans le bassin.

Toutefois, la fatigue et la prise de poids étant importantes les dernières semaines de grossesse, il convient d’écouter son corps et de respecter son seuil de tolérance. On peut être essoufflée plus vite, ce qui est tout à fait normal. L’activité du cœur va être plus sollicitée, il faut donc faire attention à la chaleur et veiller à être bien hydratée, précise la spécialiste. Attention, toutefois : la fatigue et la prise de poids étant importantes durant les dernières semaines, il convient d’écouter son corps et d’en respecter les limites, prévient la sage-femme.

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Ballon de grossesse

Dans les salles nature, un ballon de grossesse est mis à disposition de la femme enceinte. Néanmoins, il est plus prudent d’apporter votre ballon si vous en avez un. Appelé aussi Swiss Ball, cet outil est utile le jour de l’accouchement pour mobiliser le bassin, faciliter la descente du bébé et soulager les douleurs dues aux contractions. La patiente peut s’asseoir et bouger sur le ballon en effectuant simplement des rotations avec le bassin, explique la sage-femme. En effet, ces mouvements circulaires contribuent à stimuler le col et à faciliter l’inclinaison du bassin. On peut aussi se mettre à quatre pattes et prendre appui sur le ballon avec ses avant-bras, ou placer le ballon contre le fessier et sous les jambes, en effectuant des légers mouvements du bassin de droite à gauche.

Lianes en tissu

Dans les maternités, de plus en plus de salles nature sont équipées de lianes en tissu accrochées au plafond. Ces dernières ressemblent à de grandes écharpes sur lesquelles les futures mamans peuvent étirer naturellement leur dos. Une aide précieuse pour les mères qui font le choix d’accoucher sans péridurale ! Les lianes aident à soulager les contractions utérines et libèrent le bassin, en lui donnant la possibilité de s’ouvrir sur les côtés et vers l’arrière. La suspension peut être utilisée lors de la délivrance, au moment de pousser.

Changement de position

L’immobilité ne facilite pas le travail. C’est pourquoi il est conseillé de se mettre en mouvement et de changer régulièrement de position pour stimuler le col. Allongée, accroupie, à quatre pattes ou sur le côté, variez les postures ! Un conseil qui vaut aussi bien pour les accouchements physiologiques que pour les mamans ayant demandé une aide médicamenteuse. Toutefois, Sarah Langlais conseille aux futures mamans de ne pas subir une position qui génère de l’inconfort : la patiente peut en parler à l'équipe médicale qui la suit. Et si elle n’est pas à l’aise avec le corps médical, elle peut se confier à son partenaire d’accouchement : conjoint, mère, amie, etc. Il est important, en effet, que la patiente écoute son corps et fasse confiance à ses ressentis.

Techniques de relaxation et de gestion du stress

Apprendre à respirer constitue une aide précieuse pour le jour de l’accouchement. Et cela vous servira aussi durant le post-partum et tout au long de votre vie. Savoir comment trouver son calme intérieur est d’une valeur inestimable, relève la sage-femme. Consulter un sophrologue, un hypnothérapeute ou un psychologue durant la grossesse peut apporter un réel soutien à la femme enceinte si elle se sent stressée, ajoute-t-elle. En plus d’apaiser le stress, les méthodes de respiration permettent une meilleure gestion de la douleur durant le travail. La sophrologie, par exemple, aide à oxygéner et à détendre le corps, ce qui facilite les phases de travail et d’expulsion. De manière générale, apprendre à travailler sur soi et faire le point sur ses blocages est vivement recommandé.

Le jour J, pour calmer le stress, la patiente peut se rassurer en pensant au fait que l’accouchement est un processus naturel, élément qu’elle aura notamment appréhendé lors des cours de préparation à la naissance. Il ne faut pas hésiter aussi à se faire confiance au niveau des positions. Selon Sarah Langlais, il est nécessaire de s’écouter et de se demander comment on se sent le mieux ? Allongée ou accroupie ? La future maman ne doit pas subir la position allongée, si elle ne se sent pas à l’aise. Elle peut en parler aux professionnels de santé qui la suivent, souligne la sage-femme. Il est essentiel d’être à l’écoute de ses sensations corporelles et de ses ressentis. Une manière de ne pas se sentir dépossédée de ce moment, au risque aussi de vivre un accouchement traumatique. On sait ce qui est bon pour soi.

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Rôle de l'ocytocine et méthodes pour stimuler sa production

Surnommée « hormone du bonheur », l’ocytocine est produite lorsque l’on est en lien avec les personnes qu’on aime et qu’on s’adonne à des activités qui nous font plaisir. Mais ce n’est pas tout ! Cette hormone est aussi à l’origine des contractions utérines et le niveau de production explose durant le travail et l’accouchement. Alors, en fin de grossesse, quand l’attente semble interminable, il est important de programmer chaque jour quelque chose qui vous fasse du bien. Aller au cinéma, une soirée en amoureux avec son conjoint, un massage, des câlins, etc. On habitue son corps à produire de l’ocytocine, explique la sage-femme.

La mise en place d’un cocon chaleureux est aussi favorable à la production d’ocytocine qui joue un vrai rôle durant les différents stades du travail et de l’accouchement. La future maman peut emmener à la maternité un peignoir douillet, un plaid et/ou des chaussettes moelleuses, par exemple. La patiente doit se sentir le plus à l’aise possible à la maternité. Ce jour-là est un jour de fête, on va rencontrer un nouvel amour de sa vie.

Stimulation des mamelons

La stimulation des mamelons contribue aussi à booster la production d’ocytocine. En stimulant votre poitrine, vous allez libérer l’hormone de l’ocytocine de façon naturelle, ce qui va accélérer les contractions de l’utérus. Vous pouvez vous masser les seins seule ou avec votre partenaire, rouler le mamelon entre vos doigts et même utiliser un tire-lait. Il faut masser et stimuler vos mamelons plusieurs fois par jour pour avoir un effet sur le déclenchement de votre accouchement. Mais attention, cela ne doit pas vous irriter, vous ne devez pas avoir de douleurs, de rougeurs etc.

Rapports sexuels

Connaissez-vous le déclenchement à l’italienne ? Cette méthode consiste à avoir des rapports sexuels pour favoriser l’accouchement ! Le sperme contient en effet des prostaglandines, des hormones connues pour provoquer des contractions. En plus des propriétés du sperme, l’orgasme féminin joue aussi un rôle important, puisqu’il génère de l’ocytocine, l’hormone à l’origine de l’accouchement. Administrée par perfusion lors d’un déclenchement artificiel, cette dernière facilite le travail. De ce fait, dans une moindre mesure, les rapports sexuels peuvent constituer une technique naturelle pour provoquer l’accouchement, remarque la spécialiste. Les relations sexuelles peuvent être un truc infaillible pour accoucher plus vite ! Grâce à 2 effets, vous allez peut-être pouvoir déclencher votre accouchement. Le 1er c’est l’hormone contenu dans le sperme : les prostaglandines. Cela permettrait d’assouplir le col de votre utérus. Puis l’orgasme féminin peut stimuler la sécrétion d’ocytocine pour déclencher les contractions utérines.

Alimentation et hydratation

Côté alimentation, certains ingrédients auraient des vertus sur la dilatation du col de l’utérus et le déclenchement du travail.

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Ananas

L’ananas contient de la bromélaïne. Une enzyme qui permettrait de favoriser le travail et d’augmenter les chances d’accoucher spontanément. Les quelques expériences sur l’ananas montrent, néanmoins, qu’il faudrait consommer huit ananas par jour pour constater un quelconque effet, rappelle la diététicienne-nutritionniste Audrey Retournay, ce qui n’est absolument pas recommandé, au vu des troubles digestifs qu’une telle quantité pourrait occasionner.

Dattes

Quelques études plus approfondies ont été menées sur la consommation de dattes chez les femmes enceintes en fin de grossesse. La consommation quotidienne de dattes durant votre 9eme mois de grossesse pourrait faciliter l’accouchement. En plus d’être riches en vitamines et en fer, les dattes contiennent un élément qui a des effets semblables à ceux de l’ocytocine. Résultats : le temps de travail est plus court et le recours aux méthodes de déclenchement artificiel bien moindre. Mangez des dattes ! Précisément 6 par jour durant le dernier mois de grossesse.

Tisane de feuilles de framboisier

Réservée au dernier mois de la grossesse, cette tisane contient une molécule qui détend le col, rend les contractions plus régulières et facilite le passage du bébé. Les feuilles de framboisier diminueraient également le risque hémorragique après l’accouchement. Le jour de l’accouchement, vous pouvez en consommer deux à trois tasses pour favoriser l’ouverture du col et diminuer la douleur liée aux contractions. La tisane ne va pas déclencher le travail mais il va le faciliter ! Buvez plusieurs tasses par jour de ce breuvage au cours de votre dernier mois de grossesse. Riches en antioxydants, en vitamines et en minéraux, les feuilles de framboisier aident l’organisme à lutter contre les agressions. Elles contiennent également une molécule appelée “fragarine”, réputée pour ses propriétés décontractantes sur l’utérus.

Autres méthodes naturelles

Acupuncture

Proposée désormais dans la plupart des hôpitaux, l’acupuncture peut contribuer à la dilatation du col, mais aussi à la bonne présentation et descente du bébé. Certaines femmes enceintes choisissent aussi l’acupuncture en alternative à la péridurale pour soulager les douleurs. L’acupuncture va avoir de nombreux bénéfices pour votre accouchement. Le praticien va insérer les aiguilles sur la future maman, sans douleur, sur certains points stratégiques. Cette méthode va préparer votre corps en assouplissant le col de l’utérus par exemple mais aussi en le stimulant. Aussi, la séance pourra aider le bébé à descendre doucement tout en trouvant la bonne position. Evidemment, profitez de ce moment pour vous détendre, cela est toujours positif pour un accouchement. Si elle ne déclenche pas directement le travail, l’acupuncture permet de préparer le col de l’utérus à la naissance et de l’assouplir. Cette technique serait à l’origine d’accouchements plus courts dans la durée.

Ostéopathie

Si vous souhaitez accoucher plus rapidement, prenez RDV avec votre ostéopathe. Grâce à des manipulations en douceur, le praticien va libérer toutes les tensions autour du bébé. Il pourra ainsi descendre doucement pour appuyer sur le col et déclencher ainsi les contractions.

Eau chaude

L’eau chaude détend, améliore la vascularisation, rend les contractions plus efficaces. Il a d’ailleurs été démontré que la durée du travail était réduite de deux heures chez les femmes qui accouchaient dans une baignoire par rapport aux autres. De plus en plus d’hôpitaux disposent de salles nature avec des baignoires de dilatation. Il y a un grand retour au naturel et le corps médical le comprend de plus en plus, note la sage-femme. Si vous n’avez pas la possibilité de prendre un bain, prenez une douche chaude ou mettez une bouillotte au niveau des reins.

Déclenchement artificiel

Il arrive que les techniques naturelles ne suffisent pas à déclencher le travail. En cas d’indication médicale, l’équipe soignante pourra envisager un déclenchement artificiel. Cela est également possible lorsque la future maman souhaite recourir au déclenchement de convenance*, un dispositif autorisé dès le 39e semaine d'aménorrhée. Les méthodes incluent le gel de prostaglandines que l’on applique dans le vagin, et le ballonnet qui est une petite sphère souple placée au-dessus du col.

Rappelons toutefois que le déclenchement de convenance est associé à un plus grand risque d’échec, d’extraction instrumentale et de césarienne. Il convient aux femmes enceintes d’en connaître les risques avant d’en faire la demande.

Décollement des membranes

Si la date du terme est passée, vous pouvez très bien demander à votre sage femme ou médecin de faire un décollement des membranes. Cela doit être fait avec votre consentement ! Le praticien va, avec ses doigts, décoller légèrement le placenta, situé près du col. Cela aura pour effet de déclencher les contractions dans les 48h. Attention toutefois, il ne s’agit pas d’une science exacte, le décollement des membranes ne fonctionnent pas systématiquement.

Huile de ricin

Attention, cette huile de ricin est à prendre avec beaucoup de précaution. Renseignez-vous bien si vous décidez d’en prendre. D’après certaines études, l’huile de ricin permettrait de déclencher l’accouchement dans les 24h. Mais elle déclenche beaucoup d’effets secondaires pas très cool comme des nausées, des douleurs intestinales et des diarrhées. Il faut vraiment échanger avec la sage femme ou le médecin avant d’en prendre. Nous vous déconseillons de tester cette méthode sans avis médical.

Rôle de la sage-femme

Si votre sage-femme peut vous livrer, en fin de grossesse, quelques précieux conseils pour accoucher, cette professionnelle est une alliée de taille durant tout votre parcours vers la maternité. Profession de santé réglementée, la sage-femme peut assurer le suivi complet d’une grossesse normale. Elle accompagne la femme enceinte, mais aussi le couple, avec l’entretien prénatal au premier trimestre et les séances de préparation à la naissance et à la parentalité. Il peut être aussi intéressant de faire un premier lien avec sa sage-femme avant même d’être enceinte, lors d’une première visite préconceptionnelle. Quel est l’objectif de cet entretien ? Parler en toute confiance du projet d’enfant, confier ses appréhensions, réaliser un bilan de santé afin de vivre la grossesse dans les meilleures conditions. Facultative mais vivement conseillée, cette consultation est prise en charge par l’Assurance maladie à 70 %.

Un mois après l’accouchement, l’entretien postnatal avec la sage-femme permet à la mère de prendre du recul et de relativiser sur cet événement qui a changé sa vie. Il ne faut pas oublier que le jour de l’accouchement, la future maman est sous l’effet des hormones et de cette première rencontre avec le bébé. L’émotionnel est à son comble, explique la spécialiste. Le but de l’entretien postnatal, mis en place en septembre 2022, est de permettre à la jeune maman de parler ouvertement du jour de l’accouchement, de ses questions et appréhensions concernant cette nouvelle vie de maman. Le rôle de la sage-femme durant cette consultation est de l’aider à transiter vers autre chose.

Après la grossesse et l’accouchement, le périnée a besoin d’être rééduqué afin d’éviter d’éventuelles fuites urinaires. Une rééducation essentielle pour retrouver un tonus abdominal, qui peut être encadrée par une sage-femme ou un kinésithérapeute.

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