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Sécheresse Vaginale ou Humidité : Comprendre, Soulager et Préserver le Bien-Être Intime

Près d’une femme sur six est touchée par la sécheresse vaginale, une condition aux causes variées qui peut perturber le quotidien. Cet article se propose de décortiquer le phénomène de la sécheresse vaginale, en examinant ses symptômes, ses causes, ainsi que les solutions pour soulager ces désagréments, afin d'améliorer la santé et le bien-être intime des femmes.

Qu’est-ce que la Sécheresse Vaginale ?

La sécheresse vaginale, ou sécheresse intime, se manifeste par une réduction notable des sécrétions vaginales, provoquant une sensation de sécheresse et d’inconfort au niveau du vagin et de la vulve. En temps normal, les glandes de la vulve et du col utérin produisent un lubrifiant naturel qui garde le vagin hydraté, favorisant ainsi un milieu propre et sain. Tout un ensemble de micro-organismes évoluent dans le vagin et forment la flore vaginale. Ils contribuent à combattre les infections en luttant contre les germes qui se présentent. Leur présence, avec les autres sécrétions vaginales, participe aussi à la lubrification naturelle du vagin. En cas d’excitation sexuelle, cette lubrification augmente, le sang afflue dans les tissus vaginaux, entraînant la dilatation et l’élargissement du vagin.

Lorsque survient la sécheresse vaginale, la muqueuse vaginale, habituellement humide, souple et rosée, devient sèche, pâle, et peut s’amincir. Cela rend la paroi vaginale plus fragile, augmentant le risque de lésions et d’irritations, notamment au niveau du vestibule (entrée du vagin), la zone la plus fragile. Les sécrétions vaginales, qui varient selon le cycle menstruel et l’activité sexuelle, sont essentielles pour la lubrification et la santé vaginale.

Un déséquilibre hormonal, en particulier une baisse des œstrogènes, ou une simple variation de pH qui varie naturellement avec les fluctuations hormonales, peut altérer cette sécrétion, conduisant à la sécheresse vaginale. Cette condition se caractérise donc par une diminution des sécrétions vaginales, engendrant sécheresse, inconfort, et fragilité de la muqueuse vaginale, avec un impact notable sur la santé et le bien-être intime des femmes.

Symptômes de la Sécheresse Vaginale

Le principal symptôme est tout simplement la sensation d’avoir le « vagin sec », autrement dit pas assez lubrifié. Cette sensation est particulièrement ressentie pendant un rapport sexuel qui peut alors devenir douloureux. Les douleurs, brûlures ou sensations d’inconfort représentent d’ailleurs un symptôme à part entière en cas de sécheresse vaginale.

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La sécheresse vaginale peut grandement affecter la qualité de vie et le bien-être intime des femmes, avec des symptômes tels que des douleurs lors des rapports sexuels pénétratifs. Cette douleur est souvent causée par la friction et l’irritation dues à un manque de lubrification, rendant l’expérience sexuelle inconfortable, voire douloureuse.

Les femmes peuvent aussi ressentir une sensation de sécheresse et d’inconfort dans la zone vaginale et vulvaire, pouvant être constante ou survenir uniquement lors des rapports sexuels. Des démangeaisons, des irritations ou des rougeurs peuvent également apparaître, dues à la fragilité et à la sensibilité accrue de la muqueuse vaginale.

La sécheresse vaginale peut également causer :

  • Des difficultés à uriner
  • Des douleurs lors de la miction
  • Favoriser les infections urinaires récurrentes, en modifiant l’équilibre de la flore intime.
  • Sur le plan psychologique, elle peut engendrer anxiété, gêne et perte de confiance en soi, affectant particulièrement la vie sexuelle et intime.
  • Elle a aussi un lien direct avec le syndrome génito-urinaire puisque la sécheresse intime peut entraîner une hyperactivité de la vessie (à cause de la sécheresse des tissus).

Le Rôle Essentiel de la Lubrification Vaginale

La lubrification vaginale est essentielle pour la santé sexuelle des femmes, produite naturellement par les glandes de Bartholin et résultante de la transsudation des éléments sanguins dans les parois vaginales. Elle a pour but d’humidifier le vagin et les petites lèvres, facilitant la pénétration et réduisant les frictions et irritations lors des rapports sexuels. Les glandes situées au niveau du col de l’utérus ont pour rôle de lubrifier naturellement le vagin. Cette lubrification permet alors de garder la zone souple et humide en permanence. En descendant le long du vagin, les sécrétions, appelées « mucus » ou « glaire cervicale », éliminent les cellules mortes et maintiennent ainsi sa propreté. Légèrement acides, elles contribuent à la bonne santé de l’appareil génital féminin, évitant notamment les infections. D’autres glandes, situées à l’entrée du vagin, s’activent quant à elles sous l’excitation sexuelle. Elles produisent une lubrification supplémentaire afin de faciliter les rapports sexuels.

Elle joue un rôle important dans la procréation en aidant à réguler le pH vaginal, essentiel pour la survie et le déplacement des spermatozoïdes vers le col de l’utérus. La lubrification est aussi un indicateur d’excitation sexuelle et rend les rapports sexuels plus agréables.

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En cas de manque de lubrification, les symptômes de sécheresse vaginale peuvent survenir, soulignant l’importance d’un environnement vaginal sain et bien lubrifié.

Les Causes Multiples de la Sécheresse Vaginale

La sécheresse vaginale peut avoir plusieurs causes, mais elle est dans la plupart des cas associée à la production d’hormones comme les œstrogènes et la progestérone.

Causes Hormonales

Les fluctuations hormonales, notamment les niveaux d’œstrogène, jouent un rôle important dans la sécheresse vaginale. L’œstrogène aide à maintenir la santé et la lubrification de la muqueuse vaginale. Une baisse de cette hormone peut réduire la production de lubrifiant naturel et amincir les parois vaginales, contribuant ainsi à la sécheresse intime. Les ovaires commencent à produire moins d’œstrogènes à partir de la périménopause (entre 45 et 55 ans). La sécheresse intime pendant les rapports sexuels est le premier signe de la baisse des œstrogènes. Avec ce changement hormonal, les tissus du vagin sont moins lubrifiés. Ils deviennent de plus en plus minces et de moins en moins élastiques.

  • Menstruations : Le cycle menstruel peut aussi affecter la lubrification vaginale. Les niveaux d’œstrogènes et de progestérone varient, pouvant entraîner une sécheresse, surtout dans la seconde moitié du cycle lorsque les niveaux d’œstrogènes diminuent. Tout au long du cycle menstruel, les niveaux d’hormones fluctuent naturellement.
  • Allaitement, Accouchement et Post-partum : Les niveaux d’œstrogènes peuvent chuter pendant l’allaitement et après un accouchement, réduisant temporairement la lubrification vaginale et causant de l’inconfort. Après un accouchement ou durant l’allaitement, les niveaux hormonaux changent aussi beaucoup. L’allaitement, en particulier, empêche l’ovulation et peut temporairement réduire la production de lubrification. Il est également possible que vos règles ne réapparaissent pas tout de suite ou qu’elles reviennent sporadiquement à cause des hormones qui empêchent l’ovulation. Ces changements sont habituellement temporaires et se normalisent après l’allaitement.
  • Ménopause et Préménopause : La ménopause et la préménopause marquent une période de baisse significative de la production d’œstrogènes, entraînant une modification du pH intime, un changement de composition de la flore intime, un amincissement des parois vaginales et une réduction de la production de mucosités, entraînant une sécheresse vaginale. La muqueuse vaginale devient plus sèche, pâle, et fragile, ce qui peut rendre les relations sexuelles douloureuses et augmenter le risque d’infections et le fameux syndrome génito-urinaire. À la pré-ménopause et la ménopause, l’organisme produit moins d’œstrogènes. La muqueuse du vagin - qui est généralement humide, souple et rosée - peut alors devenir de plus en plus sèche et pâle. La sécheresse vaginale qui survient à la ménopause est associée à une atrophie vaginale. Cette dernière touche plus de 50% des femmes ménopausées. Chez de nombreuses femmes ménopausées, un traitement hormonal permet de pallier ces difficultés. Ce traitement est très efficace mais est contre-indiqué pour les femmes ayant un cancer du sein et à risque de cancer du sein et en cas de d’antécédents thrombo-emboliques.

Une chute du taux d’oestrogène peut être responsable de la sécheresse vaginale. Ce taux varie physiologiquement au cours de la vie d’une femme en cas de grossesse, d’allaitement, ou encore au moment de la ménopause. Mais d’autres causes peuvent altérer le taux d’oestrogènes, tels que les maladies auto-immunes et certains traitements médicaux ou chirurgicaux. Son dosage est une des premières mesures à prendre en cas de sécheresse vaginale.

Autres Facteurs

  • Nettoyage Excessif de la Zone Vaginale : Une hygiène intime non appropriée, comme l’emploi de gels douche agressifs ou un nettoyage trop fréquent de la zone vaginale, peut déstabiliser l’équilibre naturel de la flore vaginale, provoquant ainsi une sécheresse vaginale. Il est essentiel d’adopter une hygiène intime qui soit douce et qui respecte l’équilibre de l’environnement vaginal. Contrairement aux croyances, on nettoie uniquement la vulve à l’eau, à l’extérieur. Certaines femmes pensent qu’il faut doucher le vagin mais l’eau et les produits nettoyant ont un effet déshydratant. Sachez que le vagin a la propriété de s’auto nettoyer - c’est précisément le rôle des sécrétions et des pertes. Elles sont tout à fait normales tant qu’elles ne s'accompagnent pas de douleurs, d’une gêne ou d’une mauvaise odeur. On a tendance à penser, à tort, que plus on nettoie et plus la zone sera propre. Lavez simplement la vulve à l’eau et n’utilisez pas de savon ni de produits d’hygiène.
  • Contraception Hormonale : L’usage de certaines contraceptions hormonales peut modifier les niveaux d’œstrogènes et de progestérone, risquant par la même occasion de provoquer une sécheresse vaginale. La sécheresse vaginale est également un effet secondaire courant des contraceptifs hormonaux. Cela est dû au fait que la production d’œstrogènes et de progestérone de l’organisme, contrôlant la production de sécrétions vaginales, est remplacée par les hormones de synthèse de la contraception hormonale. Comme les hormones de synthèse ne sont pas les mêmes que les hormones naturelles de l’organisme, elles ne peuvent pas complètement recréer leurs fonctions. La plupart des contraceptions hormonales contiennent une concentration relativement élevée d’hormones, qui est constante au cours du mois contrairement aux fluctuations naturelles du cycle menstruel. Pour certaines femmes, ce n’est pas un problème, mais pour d’autres, cela entraîne des désagréments tels que la sécheresse vaginale. N’hésitez pas à tester une autre contraception hormonale si vous êtes dans ce cas.
  • Médicaments : Par ailleurs, divers médicaments, y compris ceux prescrits pour la contraception, peuvent induire des effets secondaires tels que la sécheresse cutanée et des muqueuses. Le rôle principal des ISRS (inhibiteurs sélectifs de la recapture de la sérotonine), antidépresseurs couramment utilisés, est d’augmenter le taux de sérotonine, une hormone qui stabilise l’humeur. Les antidépresseurs ont également un impact sur les récepteurs d’un neurotransmetteur appelé acétylcholine qui peuvent bloquer certains mouvements musculaires involontaires et fonctions corporelles donnant lieu dans certains cas à une sécheresse vaginale. Si vous souffrez de sécheresse vaginale, parlez-en à votre médecin, un changement ou une adaptation du traitement peut être nécessaire. Les antihistaminiques sont utilisés entre autres dans le traitement des allergies saisonnières.
  • Hystérectomie : L’utérus et les cellules qui produisent les sécrétions vaginales peuvent être complètement retirés au cours d’une hystérectomie, et cela peut provoquer une sécheresse vaginale. Si vous développez ces symptômes après une hystérectomie, consultez un médecin. L’administration d’œstrogènes locaux peut être dans ce cas précis très utile. Le cancer de l’utérus nécessite parfois d’avoir recours à la chirurgie pour retirer une partie ou la totalité de l’utérus.
  • Chimiothérapie : La chimiothérapie affecte elle aussi la production d’hormones dans les ovaires et met l’organisme en état de ménopause chimique. L’hormonothérapie, la chimiothérapie et la radiothérapie pelvienne peuvent déclencher une sorte de « ménopause chimique ».
  • Syndrome de Sjögren : Le syndrome de Sjögren est une maladie auto-immune provoquant l’inflammation des glandes exocrines (productrices des liquides de l’organisme), qui entraîne à son tour une diminution de la production des sécrétions. Cette maladie auto-immune est souvent méconnue, pourtant elle peut avoir un impact direct sur votre confort intime. Il peut assécher la bouche, les yeux et la peau, et entraîner une toux sèche. Cela peut donner lieu à une sécheresse et des démangeaisons vaginales. Le syndrome de Sjögren est relativement peu fréquent, et touche plus de femmes que d’hommes, en particulier à partir de la cinquantaine.
  • Diabète : Un taux de glycémie élevé peut endommager à terme les petits nerfs et vaisseaux de l’organisme. Cela peut nuire aux glandes de l’utérus et assécher les muqueuses.
  • Facteurs liés au mode de vie : Le sucre et les aliments riches en acides gras favorisent un déséquilibre dans votre organisme. Parce qu’une petite piqûre de rappel ne fait jamais de mal ; consommés de manière excessive, ils sont très néfastes et peuvent aussi affecter votre confort intime ! Le tabac est bien connu pour nuire à la circulation sanguine. Cela qui peut ainsi réduire l’apport en nutriments aux tissus vaginaux et favoriser la sécheresse.
  • Manque d’Excitation : Certaines femmes souffrent de sécheresse vaginale simplement lorsqu’elles ne sont pas excitées sexuellement. Parfois, le manque de relaxation ou l’absence de stimulation émotionnelle et physique suffisante peut affecter la lubrification, rendant l’expérience moins confortable. Le meilleur traitement dans ce cas est de déterminer la cause de cette absence d'excitation pour éviter le développement de douleurs vaginales chroniques.

L’Importance de Préserver la Flore Intime et le pH Intime

La santé vaginale et le bien-être général des femmes reposent sur la préservation de la flore intime et le maintien d’un pH intime équilibré. La flore vaginale, qui est principalement constituée de bactéries bénéfiques telles que les Lactobacilli, est essentielle pour prévenir les infections vaginales et créer un environnement sain. Elle contribue à maintenir le pH vaginal dans une plage acide, entre 3.8 et 4.5, créant ainsi des conditions défavorables pour de nombreux agents pathogènes.

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Les Lactobacilles sécrètent de l’acide lactique, qui maintiennent l’acidité nécessaire pour inhiber la prolifération de bactéries nuisibles ainsi que d’autres micro-organismes. Un équilibre sain de la flore vaginale stimule également la production de substances antimicrobiennes qui protègent contre les infections. Ces défenses naturelles sont essentielles pour éviter des troubles tels que la vaginose bactérienne et les mycoses. Parmi les maladies fréquentes touchant les parties intimes, on retrouve la mycose. Cette infection fongique, généralement due au champignon Candida Albicans, provoque divers symptômes. Parmi eux, on retrouve une sécheresse vulvaire et vaginale.

Adopter une hygiène intime adéquate est capital pour préserver cet équilibre. Il est conseillé de renoncer à la douche vaginale, aux produits antiseptiques et aux gels de douche agressifs, car ils peuvent perturber la flore vaginale et endommager le film hydro-lipidique protecteur des parties intimes. Il peut être intéressant de se nettoyer uniquement à l’eau claire, contrairement à la croyance populaire qu’il faut décaper la zone.

Une alimentation équilibrée, riche en nutriments, bons acides gras et probiotiques, à faible indice glycémique, favorise également la bonne santé de la flore vaginale. Les omégas 3 et les omégas 7 (l’huile d’argousier en particulier) auraient des effets très bénéfiques sur la sécheresse vaginale. On retrouve notamment certains compléments alimentaires à base de bourrache ou encore d'onagre qui permettent d'hydrater les muqueuses.

En conclusion, le soin de la flore intime et du pH intime est essentiel pour une santé vaginale optimale, la prévention des infections et le maintien d’un bien-être intime. Une hygiène douce, une alimentation saine et un mode de vie équilibré sont les clés pour y parvenir.

Impacts de la Sécheresse Vaginale sur la Vie Sexuelle et Psychologique

Conséquences sur la Vie Sexuelle

La sécheresse vaginale affecte profondément la vie sexuelle des femmes, engendrant douleurs et inconforts lors des rapports, ce qui peut réduire considérablement le plaisir et la satisfaction. Cette condition peut mener à une diminution de la libido, la crainte de la douleur rendant certaines femmes hésitantes à l’idée d’avoir des rapports sexuels. En outre, elle peut altérer la qualité de l’intimité. La sécheresse vaginale induit souvent une difficulté à bien lubrifier le vagin au moment des rapports sexuels.

Une communication ouverte avec le partenaire est essentielle pour surmonter ces défis. Toutefois, le silence et la gêne à aborder le sujet peuvent créer une distance dans la relation, compromettre l’harmonie du couple et provoquer des difficultés relationnelles. La frustration de ne pas répondre aux attentes sexuelles peut également exacerber les tensions émotionnelles et nuire à la connexion émotionnelle entre les partenaires.

Impact Psychologique

Sur le plan psychologique, la sécheresse vaginale a un impact profond, engendrant frustration, culpabilité et dépression. Environ 44% des femmes affectées par cette condition rapportent que les conséquences psychologiques sont difficiles à gérer. Elle peut diminuer l’estime de soi et l’image de la féminité, provoquant découragement et anxiété.

Les femmes peuvent se sentir moins désirables, ce qui affecte leur confiance et leur bien-être émotionnel. La sécheresse vaginale peut aussi être à l’origine de stress, dépression et anxiété, des états qui peuvent à leur tour diminuer la libido et le désir sexuel, créant ainsi un cercle vicieux entre les impacts physiques et psychologiques de la condition.

En somme, la sécheresse vaginale n’est pas uniquement un problème physique, mais entraîne aussi des conséquences psychologiques et relationnelles importantes, nécessitant une prise en charge globale et une communication ouverte pour une gestion efficace.

Solutions et Remèdes pour Soulager la Sécheresse Vaginale

Plusieurs solutions existent en cas de sécheresse vaginale. Il ne faut ressentir aucune gêne à parler de vos inconforts intimes à votre pharmacien, votre médecin, votre gynécologue ou votre sage-femme. Les professionnels de santé peuvent vous conseiller et vous recommander différentes solutions en cas de sécheresse intime. Les conseils et les solutions visent plusieurs objectifs.

Solutions Immédiates

  • Lubrifiants à Base d’Eau : Utilisez des lubrifiants à base d’eau au moment des rapports sexuels. Le meilleur traitement dans ce cas est de déterminer la cause de cette absence d'excitation pour éviter le développement de douleurs vaginales chroniques. Mais en attendant, pour pallier ce problème, utilisez un lubrifiant à base d’eau, essayez de prolonger les préliminaires ou trouver des alternatives à la pénétration. Il est également conseillé d’éviter les préservatifs en latex. L’utilisation d’un lubrifiant féminin appliqué localement peut faciliter la pénétration et éviter la création de lésions dues aux frottements. Il est important de ne pas choisir n’importe quel lubrifiant vaginal, selon votre situation.
  • Hydratants Vaginaux : Vous pouvez trouver des gels hydratants vaginaux en pharmacie, sans ordonnance, comme HydralinConfortVaginal® (dispositif médical). Celui-ci a une action rapide et durable sur les symptômes de la sécheresse vaginale, réduit la douleur pendant les rapports sexuels et aide à réduire l’inflammation de la muqueuse. Demandez conseil à un professionnel de santé. Consultation remboursable par l’Assurance Maladie.

Remèdes Naturels

  • Huile de Coco : En première intention, tu peux essayer d’appliquer en cure de plusieurs semaines de l’huile de coco sur la vulve le soir au coucher. L’huile de coco est hydratante et elle crée une légère barrière protectrice qui retient l’humidité naturelle des tissus. C’est aussi un lubrifiant naturel qui peut être utilisé pendant les rapports, mais attention ⚠️ seulement s’il n’y a pas de port de préservatif.
  • Huile de Bourrache : L’huile de bourrache par voie interne en capsules orales est très riche en acide gras GLA. Elle soutient l’hydratation des muqueuses et a un effet anti-inflammatoire. Généralement 1500mg par jour, soit 3 gélules en principe.
  • Gel Intime Hydratant Rééquilibrant : Notre reco coup de cœur testé et approuvé : le gel intime hydratant rééquilibrant de chez Miyé (avec le code KTC12 profite de 12% de réduction sur ta commande)Ce produit est formulé pour répondre aux exigences particulières de la zone intime, grâce à une combinaison d’actifs bienfaisants. Doté d’acide hyaluronique, ce gel se distingue par ses capacités hydratantes supérieures, assurant une hydratation idéale de la muqueuse vaginale. Le muguet bleu, connu pour ses propriétés calmantes et anti-inflammatoires, contribue à réduire les irritations et les inconforts vulvaires. Par ailleurs, le complexe de pré et postbiotiques enrichi en Lactobacillus aide à restaurer et à préserver l’équilibre de la flore vaginale, essentiel pour une santé intime optimale. Il peut d’ailleurs être pris en parallèle avec les gélules Essentiels Flore intime ainsi que la brume intime apaisante qui permet de rafraîchir et renforcer sans agresser la zone intime.
  • Compléments Alimentaires : Gynasens est un complément alimentaire adapté pour lutter contre la sécheresse vaginale.
  • Alimentation Équilibrée : Adopter une alimentation équilibrée et hydratante.

Approches Médicales

  • Œstrogènes Locaux : Pour les femmes venant d’accoucher et/ou allaitantes, la sécheresse vaginale est parfaitement naturelle et ne doit pas générer d’inquiétude. L’utilisation d’un lubrifiant à base d’eau peut être utile en attandant, et si ça ne suffit pas, votre médecin pourra vous prescrire momentanément des œstrogènes locaux. Si vous développez ces symptômes après une hystérectomie, consultez un médecin. L’administration d’œstrogènes locaux peut être dans ce cas précis très utile. Pour les femmes atteintes de sécheresse vaginale liée à la ménopause, l’hormonothérapie locale ou systémique peut être envisagée.
  • Hormonothérapie : Chez de nombreuses femmes ménopausées, un traitement hormonal permet de pallier ces difficultés. Ce traitement est très efficace mais est contre-indiqué pour les femmes ayant un cancer du sein et à risque de cancer du sein et en cas de d’antécédents thrombo-emboliques.
  • Ovules Spécifiques : Dans certains cas, notamment durant la ménopause, votre médecin peut vous recommander des ovules spécifiques pour la sécheresse vaginale.

Conseils Généraux

  • Hygiène Intime Douce : Nettoyez délicatement votre vulve 1 fois par jour (jusqu’à 2 fois pendant les règles), en utilisant des soins doux comme Hydralin® Sécheresse (cosmétique).
  • Réduction du Stress : Réduire le stress au quotidien. Accordez-vous des pauses, même courtes, pour souffler. Vous pouvez sortir prendre l’air, pratiquer des exercices de relaxation, déjeuner hors du bureau et échanger avec vos proches.
  • Gestion de la Fatigue : Mieux gérer la fatigue. Adoptez une routine apaisante avant de dormir. Il est notamment recommandé d’éviter l’exposition aux écrans (télévision, téléphone…), et de respecter des horaires fixes pour vous coucher et vous lever.
  • Communication avec le Partenaire : En cas de sécheresse intime, communiquer avec votre partenaire est essentiel pour maintenir une intimité émotionnelle.

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