L'hypertension artérielle est un problème de santé publique majeur, directement liée à 13 % des décès annuels dans le monde. En France, elle est le premier motif de consultation en médecine générale. Chez les femmes, les variations hormonales liées au cycle menstruel, à la contraception, à la grossesse et à la ménopause peuvent influencer la tension artérielle. Cet article explore les liens complexes entre la menstruation, les hormones et la tension artérielle, en mettant en lumière les périodes clés de la vie hormonale des femmes où un dépistage de l'hypertension est particulièrement important.
Le Rôle de la Progestérone dans le Cycle Menstruel et la Santé Globale
La progestérone est une hormone stéroïdienne produite principalement par les ovaires après l’ovulation, au cours de la seconde moitié du cycle menstruel. Elle est également produite en petites quantités par les glandes surrénales et, pendant la grossesse, par le placenta.
Importance de la progestérone dans le cycle menstruel
La progestérone joue un rôle clé dans la régulation du cycle menstruel. Après l’ovulation, le corps jaune produit de la progestérone, qui prépare l’utérus à une éventuelle grossesse.
- Préparation de l’endomètre: La progestérone épaissit la paroi utérine (endomètre) pour qu’elle soit prête à accueillir un ovule fécondé.
- Stabilisation de la grossesse: Si la fécondation a lieu, la progestérone aide à maintenir l’endomètre et soutient la grossesse jusqu’à ce que le placenta prenne le relais de la production hormonale.
- Régulation des menstruations: Si l’ovule n’est pas fécondé, la production de progestérone diminue, ce qui entraîne la dégradation de l’endomètre et le début des menstruations.
La progestérone est indispensable pour le maintien de la grossesse. Elle empêche les contractions utérines précoces et prépare les seins à l’allaitement. Durant la grossesse, le placenta devient la principale source de progestérone, soutenant le développement du fœtus et maintenant un environnement utérin stable.
Déséquilibres en progestérone : Symptômes, causes et diagnostic
Un déséquilibre en progestérone peut entraîner divers symptômes et problèmes de santé.
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Niveaux bas de progestérone
- Cycles menstruels irréguliers : les niveaux insuffisants de progestérone peuvent perturber la régularité du cycle menstruel.
- Infertilité : un manque de progestérone peut rendre difficile la préparation de l’endomètre pour l’implantation de l’ovule fécondé.
- Symptômes prémenstruels sévères : un faible taux de progestérone peut entraîner des symptômes prémenstruels plus intenses, accentuant par exemple les maux de tête, l’irritabilité, et les ballonnements.
- Risques pendant la grossesse : un déficit en progestérone pendant la grossesse peut augmenter le risque de fausse couche.
Niveaux élevés de progestérone
- Maux de tête : un excès de progestérone peut entraîner des maux de tête.
- Variation de poids : les niveaux élevés peuvent provoquer une prise de poids.
- Sensibilité des seins : une progestérone élevée peut rendre les seins douloureux et sensibles.
Causes des déséquilibres hormonaux
Les déséquilibres en progestérone peuvent être causés par divers facteurs, notamment :
- Le syndrome des ovaires polykystiques (SOPK) : ce trouble hormonal peut perturber la production de progestérone.
- Le stress : un stress chronique peut affecter la production hormonale globale, y compris la progestérone.
- La ménopause : pendant la périménopause et la ménopause, les niveaux hormonaux fluctuent considérablement, entraînant souvent une baisse de la progestérone.
- Les troubles thyroïdiens : les troubles de la thyroïde peuvent également influencer les niveaux de progestérone.
Diagnostic
Pour diagnostiquer un déséquilibre en progestérone, un médecin peut recommander :
- Des bilans sanguins : mesurer les niveaux hormonaux à différents moments du cycle menstruel peut aider à identifier un déséquilibre.
- Un suivi des symptômes : tenir un journal des symptômes peut aider les médecins à comprendre les fluctuations hormonales.
- Une échographie : dans certains cas, une échographie peut être nécessaire pour visualiser les ovaires et l’utérus.
Traitements
Pour traiter les déséquilibres hormonaux, les professionnels de santé peuvent prescrire des thérapies hormonales, notamment :
- L’administration de progestérone de substitution : souvent administrée sous forme de comprimés, de crèmes, ou de suppositoires.
- La prise de contraceptifs hormonaux : les pilules contraceptives peuvent aider à réguler les cycles menstruels et à équilibrer les niveaux de progestérone.
Des modifications du mode de vie peuvent également aider à équilibrer les niveaux hormonaux, comme :
- Adopter une alimentation plus équilibrée : une alimentation riche en nutriments essentiels, comme le magnésium, le zinc, et les vitamines B6 et C, peut soutenir la production hormonale.
- Gérer son stress : pratiquer des techniques de gestion du stress comme le yoga, la méditation, la cohérence cardiaque et la respiration profonde peut aider à réguler les hormones.
- Faire du sport régulièrement : l’activité physique modérée peut améliorer la régulation hormonale.
Les Trois Périodes Clés de la Vie Hormonale des Femmes et l'Hypertension Artérielle
La Fédération Française de Cardiologie (FFC) alerte sur trois périodes clés de la vie hormonale des femmes au cours desquelles l’hypertension artérielle doit être dépistée :
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- Contraception avec œstrogènes de synthèse
- Grossesse
- Ménopause
Contraception et Hypertension Artérielle
La première prise d’une contraception hormonale (pilules, implants, patchs, anneaux vaginaux) contenant des œstrogènes de synthèse est l’occasion de réaliser un dépistage initial de l’HTA et un suivi de la pression artérielle. Parmi les femmes en âge de procréer, 4 % des femmes de 18 à 34 ans et 8 % des femmes de 35 à 44 ans sont hypertendues.
La prise d’une contraception contenant des œstrogènes de synthèse peut s’accompagner d’une élévation le plus souvent modérée de la pression artérielle. Cependant, l’hypertension artérielle induite par ce contraceptif concerne moins de 1 à 2 % des utilisatrices et s’observe essentiellement chez les femmes de plus de 35 ans, obèses ou ayant des antécédents familiaux d’hypertension artérielle. Le plus souvent, la pression artérielle se normalise dans les 6 mois suivant l’arrêt de la contraception. En présence de facteurs de risque, le choix de la contraception doit être discuté de façon concertée entre la patiente, son gynécologue et/ou son médecin traitant.
Il est généralement connu que les fumeuses et les femmes âgées de plus de 35 ans ne sont pas de bonnes candidates à la prise de contraceptifs hormonaux. Mais les femmes présentant une hypertension artérielle, un diabète ou une hypercholestérolémie ont aussi un risque augmenté de développer une pathologie des artères coronaires (les artères alimentant le muscle cardiaque), ce qui fait des contraceptifs hormonaux un mode de contraception plus risqué pour cette population.
Grossesse et Hypertension Artérielle
Il arrive qu’une femme enceinte, notamment lors de sa première grossesse, développe une hypertension artérielle spécifique. Cela concerne 10 à 15 % des grossesses. Cette hypertension est due à un développement imparfait du placenta qui nourrit le fœtus. Elle apparaît, le plus souvent, à partir du deuxième trimestre de la grossesse et doit être prise en charge de façon coordonnée avec l’obstétricien, le cardiologue et le médecin traitant pour éviter les complications maternelles et fœtales. Son dépistage doit être réalisé tous les mois dès le premier trimestre.
A distance de l’accouchement, l’hypertension artérielle de la grossesse peut récidiver lors d’une grossesse ultérieure. Elle identifie aussi des femmes plus à risque de développer une hypertension ou un accident cardio-cérébro-vasculaire à la maturité. Un enjeu majeur de prévention consiste donc à éduquer ces femmes qui ont présenté une hypertension artérielle de la grossesse, lors de la consultation d’information et d’annonce à distance de l’accouchement.
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Ménopause et Hypertension Artérielle
La ménopause apparaît en moyenne à l’âge de 50 ans et représente aujourd’hui plus d’un tiers de la vie d’une femme. A cette période, les œstrogènes naturels diminuent progressivement, épaississant les parois des artères qui deviennent plus rigides. Parallèlement les femmes prennent du poids, favorisant l’apparition du syndrome métabolique. Le traitement hormonal de la ménopause (prescrit à la femme avec des œstrogènes transcutanés et de la progestérone naturelle) n’induit pas d’élévation de la pression artérielle ni de prise de poids. Après une discussion de la balance globale bénéfices-risques avec la patiente, il peut être prescrit dans un objectif d’amélioration de la qualité de vie. Le médecin tiendra compte de l’âge (avant 60 ans), de l’ancienneté de la ménopause (dans les 5 ans qui suivent l’arrêt des règles), des antécédents thrombo-emboliques veineux et artériels personnels et familiaux ainsi que les risques de cancer, notamment du sein.
A la ménopause, la carence progressive en œstrogènes induit un épaississement de la paroi artérielle et une augmentation du tonus des fibres musculaires, amenant à plus de rigidité des artères. Cela favorise l’hypertension artérielle, notamment sur le premier chiffre (pression artérielle systolique). De plus, à la ménopause, un grand nombre de femmes ont progressivement adopté une hygiène de vie défavorable : sédentarité, stress, alimentation déséquilibrée, sel en excès, tabac, alcool… Celle-ci favorise la prise de poids, l’obésité abdominale, l’élévation des triglycérides et du mauvais (LDL) cholestérol, l’augmentation de la glycémie (sucres dans le sang) et de la pression artérielle, le tout rentrant dans une entité appelé syndrome métabolique. Cette mauvaise hygiène de vie interfère aussi avec l’efficacité des traitements hypertenseurs. Enfin, les facteurs psychosociaux, beaucoup plus délétères chez la femme, favorisent l’hypertension artérielle ou l’aggravent.
Dans une étude réalisée auprès plus de 5 000 femmes, les bouffées de chaleur étaient associées à une élévation du taux de cholestérol, de l’index de masse corporelle (rapport poids sur taille2) et de la pression artérielle.
Autres facteurs influençant le cycle menstruel et la tension artérielle
Outre les variations hormonales naturelles et celles liées à la contraception, d'autres facteurs peuvent influencer le cycle menstruel et, potentiellement, la tension artérielle.
Troubles de la thyroïde
Les troubles de la thyroïde peuvent influencer les niveaux de progestérone. La thyroïde est une glande essentielle qui régule de nombreuses fonctions corporelles, y compris le métabolisme et le cycle menstruel. Une thyroïde hyperactive (hyperthyroïdie) ou hypoactive (hypothyroïdie) peut entraîner des perturbations du cycle, y compris des retards ou des irrégularités. Si vous présentez d’autres symptômes liés à un dysfonctionnement thyroïdien (fatigue, variations de poids, changements d’humeur), il est important de consulter votre médecin.
Insuffisance ovarienne prématurée (IOP)
L’insuffisance ovarienne prématurée (IOP), parfois appelée ménopause précoce, se produit lorsque les ovaires cessent de fonctionner normalement avant l’âge de 40 ans. Cela entraîne une diminution de la production d’œstrogènes et une absence de règles. L’IOP peut avoir des conséquences sur la fertilité et la santé osseuse, il est donc important de demander l’avis d’une professionnelle de santé si vous suspectez cette condition.
Maladies chroniques et autres conditions médicales
Certaines maladies chroniques, comme le diabète non contrôlé, la maladie cœliaque ou d’autres affections auto-immunes, peuvent également affecter la régularité du cycle menstruel. De même, des conditions plus rares, telles que des tumeurs de l’hypophyse ou des anomalies structurelles de l’utérus, peuvent être à l’origine de retards ou d’absences de règles.
Le stress
Le stress peut se répercuter sur les ovaires et se conclure par une insuffisance ovarienne. Votre cycle menstruel est irrégulier ? Si ces irrégularités de cycle sont ponctuelles, pas de quoi s’affoler. En revanche, si ce phénomène joue les prolongations, consultez un gynécologue, car ces règles perturbées pourraient être imputées au syndrome des ovaires polykystiques. Le fait de ne pas pouvoir prévoir leur arrivée peut causer une multitude de désagréments. Etre à l’affût risque d’intensifier votre stress et de vous propulser dans un cercle vicieux. Une étude a pointé le rôle du stress sur les règles et le lien entre stress et règles douloureuses. Les chercheurs ont prouvé que les femmes soumises à une forte dose de stress étaient 2 fois plus à risque de souffrir de dysménorrhée. Ils ont remarqué que ce dernier provoquait chez de nombreuses femmes plus d’inconforts pendant la période menstruelle et la phase proliférative (de reconstruction de la muqueuse utérine). Les troubles du cycle menstruel causés par le stress ne sont pas irréversibles et on peut s’en réjouir ! En règle générale, le cycle se rétablit tout seul, quand le stress s’est envolé.
Un stress perçu lors du mois précédent l’arrivée des règles peut avoir pour intensifier l’intensité des symptômes prémenstruels. Le stress peut-il provoquer un retard des règles ? Un stress enduré durant la phase folliculaire (dès les 1ers jours des règles à l’ovulation) peut causer un retard ou une absence d’ovulation. Ce phénomène peut donc perturber la durée du cycle. En effet, c’est le cerveau qui est aux manettes ! Nos angoisses, notre anxiété peuvent retarder la date de déclenchement des règles. En cas de stress, notre corps sécrète de l’adrénaline et du cortisol. Les perturbations du cycle menstruel (cycles qui durent plus longtemps ou écourtés) sont une des conséquences du stress. L’impact du stress sur les règles peut se manifester par des pertes de sang plus ou moins conséquentes. Il stimule une voie hormonale appelée axe hypothalamo-hypophyso-surrénalien. L’activation de cet axe correspond à des taux élevés de cortisol et de l’hormone corticolibérine. La corticolibérine et le cortisol sont capables de stopper la production d’hormones reproductrices, pouvant engendrer une ovulation anormale, une anovulation (une interruption de l’ovulation) ou bien une aménorrhée (l’arrêt des menstruations).
Même si vous ne prenez pas de contraceptif, le fait en soi d’avoir des saignements gynécologiques réguliers n’est pas suffisant pour bénéficier des effets positifs de l’équilibre de vos hormones sur votre santé cardiovasculaire. Une nutrition adaptée et une activité physique régulière et modérée peuvent être très utiles pour équilibrer les hormones, mais elles ne sont pas les seules variables en jeu : parfois, une prise en charge plus médicalisée est nécessaire pour atteindre cet équilibre hormonal.
Hypotension orthostatique et menstruation
L'hypotension orthostatique (posturale) est un phénomène courant chez les femmes, en particulier pendant leurs règles. L'hypotension orthostatique est un état temporaire qui peut apparaître pour diverses raisons. Elle peut arriver lorsque le sang ne circule pas bien dans tout le corps et qu'il s'accumule dans la partie haute du corps. C'est à cause de l'un des plus grands défis de la vie pour les femmes : les règles. Pendant la période des règles, on perd beaucoup de sang, ce qui peut faire baisser temporairement la tension artérielle. Il est conseillé de :
- Hydratation : Buvez suffisamment d'eau pendant vos règles pour prévenir la déshydratation.
- Évitez les médicaments diurétiques : Si vous prenez des médicaments diurétiques, soyez prudent, car ils peuvent aggraver la déshydratation.
- Changement de position en douceur : Lorsque vous vous levez, faites-le lentement.
Impact de la pandémie de COVID-19
De récentes études analysées ont montré que la pandémie a eu des effets significatifs sur deux éléments reconnus comme baromètres potentiels de stress : la tension artérielle et les cycles menstruels. L'analyse des données récoltées auprès de près de 500.000 Américains a permis aux chercheurs de mettre en évidence une augmentation de la pression sanguine chez 30 % des individus. Le phénomène est plus prononcé chez les femmes, exposant celles-ci à un risque accru d'accident vasculaire cérébral et de maladies cardiaques.
Une autre étude a examiné les données relatives aux règles de 12.000 femmes. Parmi elles, 36 % ont noté des changements dans leur cycle menstruel : règles anticipées ou retardées (87 %), symptômes plus prononcés (29 %) ou encore saignements plus abondants que d'ordinaire (27 %). Les femmes se sentant davantage stressées sont les plus susceptibles de constater un bouleversement de leur cycle.
Prévention et prise en charge de l'hypertension artérielle chez les femmes
La mesure régulière de la pression artérielle lors de consultations médicales permet de dépister une éventuelle hypertension artérielle. Le médecin généraliste, la médecine du travail, le pharmacien, le gynécologue et le cardiologue sont autant de professionnels de santé qui sont impliqués dans la démarche de la mesure préventive de la pression artérielle.
Il est important de prêter attention à plusieurs symptômes d’alerte, non spécifiques, pouvant être similaires à ceux ressentis à la ménopause : maux de tête, palpitations, grande fatigue, douleur thoracique, perte d’énergie, essoufflement, troubles du sommeil, troubles de la concentration… Ces symptômes sont variables dans le temps et peuvent se majorer en situation de stress physique ou mental. A la ménopause, il est important de faire contrôler sa pression artérielle chez son médecin, parfois chez son pharmacien, ou soi-même en automesure à la maison, avec un tensiomètre automatique, au bras de préférence.
Une coopération entre les cardiologues, les médecins vasculaires, les médecins généralistes, les gynécologues et les pharmaciens est à promouvoir, pour optimiser les parcours de soins des femmes présentant des facteurs de risque cardio-vasculaire.
Adopter une hygiène de vie favorable
L’hypertension n’est pas une fatalité. Il est possible d’agir très efficacement par un dépistage régulier, en adoptant une hygiène de vie favorable et en suivant scrupuleusement les consignes de son médecin. Pour retrouver des règles régulières, ciblez toutes les sources de stress en traitant les nœuds du problème comme les foyers de tension. Pour atténuer les méfaits du stress sur le cycle menstruel (douleurs associées au syndrome prémenstruel), vous pouvez vous en remettre aux médecines douces comme l’acupuncture, la sophrologie, la méditation ou bien alléger votre stress avec des compléments alimentaires aux vertus relaxantes. Un style de vie plus sain peut aussi avoir un rôle bénéfique. Vous pourriez vous laisser tenter par un complément alimentaire pour mieux gérer votre stress et retrouver votre sérénité profonde. Pour mieux réguler votre nervosité et retrouver votre équilibre émotionnel, pourquoi ne pas essayer une solution naturelle à l’efficacité prouvée.
Une nutrition adaptée et une activité physique régulière et modérée peuvent être très utiles pour équilibrer les hormones, mais elles ne sont pas les seules variables en jeu : parfois, une prise en charge plus médicalisée est nécessaire pour atteindre cet équilibre hormonal.
Voici quelques recommandations pour une hygiène de vie favorable :
- Activité physique régulière
- Consommation de sel et d’alcool modérée
- Gestion de son stress
- Alimentation équilibrée, riche en nutriments essentiels (magnésium, zinc, vitamines B6 et C)
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