L'âge moyen de la ménopause en France, comme dans le reste du monde, se situe autour de 51 ans. La ménopause est définie comme l'arrêt des menstruations pendant 12 mois consécutifs, marquant la fin de la période de fertilité chez la femme. Cependant, l'expérience de chaque femme est unique, et l'âge de la ménopause peut varier considérablement.
Grossesses tardives : un phénomène en augmentation
De plus en plus de femmes choisissent de devenir mères après 45 ans, un phénomène qui n'est plus si rare et régulièrement mis en lumière par des cas médiatiques. En janvier dernier, Lynda, 45 ans, apprend qu'elle est enceinte de trois mois. Comme plus de 2 000 femmes chaque année, elle entame alors une grossesse dite "très tardive", c'est-à-dire survenue après 45 ans.
"En constatant mon retard de règles, j'ai sincèrement cru que c'était les signes d'une pré-ménopause. Et puis, un jour, j'ai compris que j'étais enceinte." Le 8 juillet, Lynda a finalement donné naissance à Elisa, après une grossesse aussi inattendue qu'inespérée. Déjà maman d'un petit garçon, cette enseignante parisienne avait depuis longtemps abandonné l'idée de retomber enceinte. "Il y a quelques mois, j'envisageais même de me faire poser un stérilet !", assure-t-elle, amusée. "J'ai rencontré mon mari tardivement, et je n'ai commencé à songer à la maternité que vers l'âge de 38 ans". Un souhait tardif, qui n'a "rien d'étonnant" pour Jean-Marc Ayoubi, chef du service gynécologie de l'hôpital Foch, à Suresnes (Hauts-de-Seine).
Depuis le début des années 2000, cette patientèle est en nette augmentation. En 1980, seulement 8 000 bébés naissaient d'une mère âgée de 40 ans ou plus. En 2016, ce nombre a été multiplié par 5, avec environ 43 000 naissances. De nombreuses femmes envisagent désormais ces grossesses avec sérénité, comme Sylvie, tombée enceinte naturellement à 48 ans, ou Michèle, qui a accouché de son troisième enfant à 45 ans.
Risques et suivi médical
Les grossesses tardives sont considérées comme des grossesses à risque et nécessitent un suivi médical renforcé. "Quand j'ai prévenu mon gynécologue, il m'a tout de suite avertie qu'il fallait que je me ménage, et que je serais surveillée de près", se souvient Lynda. Sa grossesse se déroule bien, malgré un suivi très soutenu. "J'ai subi des tests d'hémoglobine réguliers, mais on me prenait également la tension de manière hebdomadaire, et je faisais des analyses d'urine toutes les semaines…" Lynda comprend vite que les risques sont réels.
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Les patientes de plus de 45 ans augmentent significativement leur risque de diabète, de tension artérielle et de césarienne. Selon le gynécologue, 3,7% des femmes enceintes à plus de 45 ans sont victimes d'hypertension artérielle, contre 1,3% chez les 25-35 ans. Le diabète, lui, touche 20% des femmes en situation de grossesse très tardive, contre seulement 11% des femmes plus jeunes. Enfin, selon une étude menée à l'hôpital Foch depuis une dizaine d'années, la moitié de ces femmes subiront un accouchement par césarienne, contre 32% des femmes de moins de 40 ans.
Le fœtus, lui aussi, peut être touché. Ces grossesses à "haut risque" peuvent être "dangereuses" pour le bébé. Les cas de prématurité et de fausses couches sont plus importants chez les femmes de plus de 45 ans. Les risques à l'accouchement sont également présents, avec des possibilités de mort in utero pour l'enfant, et un risque de mort maternelle plus fort.
Expériences et regards sur la grossesse tardive
Si la naissance s'est bien passée, Sylvie garde un souvenir en demi-teinte du suivi de sa grossesse. Alors âgée de 48 ans, elle consulte "le premier gynécologue venu". "Il m'a dit que je risquais de faire une fausse couche. Que ce n'était pas possible, qu'il n'avait jamais eu une patiente de cet âge-là". Le spécialiste accepte finalement de la suivre, mais Sylvie subit une certaine pression. "Il m'a dit que j'allais certainement faire une fausse couche", se remémore-t-elle, dépitée. Le gynécologue lui prédit une immense fatigue, mais Sylvie est en pleine forme, et continue de travailler. Il lui promet du diabète et de l'hypertension, elle continue de se rendre au travail à vélo pendant la majeure partie de sa grossesse. Il lui annonce un bébé prématuré, elle accouche après le terme.
Les risques existent, mais l'attitude du gynécologue doit être de conseiller sa patiente sur son projet, pas de la décourager. Il faut dire les choses en face, même si elles sont parfois dures à entendre. Karine, elle, a pu bénéficier d'un suivi médical bien plus moderne. Actuellement enceinte de quatre mois, cette future maman de 45 ans ne ressent "aucun stress" lié à son futur accouchement. "Ni mon gynécologue, ni les soignants, ni les sages-femmes ne m'ont fait sentir qu'il y avait quelque chose d'étrange ou d'anormal à porter un enfant à 45 ans". Karine avoue ne pas avoir les mêmes symptômes que lors de ses premières grossesses, et assume même une plus grande fatigue et des nausées qu'elle n'avait jamais eues auparavant. De nos jours, les grossesses tardives sont presque devenues classiques, et on le ressent chez les médecins.
Dans l'immense majorité des cas, ces grossesses se passent très bien. On respecte les désirs de la mère, on est juste encore plus vigilants sur les risques d'hémorragies, qui peuvent survenir un peu plus facilement qu'à 25 ans. Si la mère est correctement surveillée, et avertie des risques, la grossesse et l'accouchement n'ont aucune raison de mal se passer.
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Cependant, les grossesses tardives peuvent également être source de stress pour les femmes, forcées d'affronter le jugement de leur entourage. Sylvie est parfois rattrapée par cette différence d'âge. "Quand je vais chercher mon fils à l'école, je vois des mamans qui ont 23 ou 24 ans… Moi, j'en ai 55. Les gens hésitent dans les magasins, se demandent si je suis la mère ou la grand-mère." Lynda, qui a accouché il y a quelques mois, a dû elle aussi faire face à de multiples réactions de ses proches.
Michèle, qui a connu une grossesse tardive il y a 25 ans, voit aujourd'hui la situation "avec le recul de ses 70 ans". "Pendant des années, je n'ai jamais ressenti le moindre décalage. Cet enfant m'a maintenue dans une certaine jeunesse", témoigne-t-elle, attendrie. "Bien sûr, je pense parfois que je ne connaîtrai peut-être pas longtemps mes petits-enfants, ou que je ne serai pas forcément capable de les emmener partout. Mais ça valait le coup." Cette septuagénaire admet avec fierté s'être remise, à l'époque, au ski et à la randonnée pour suivre son fils. "Je me suis toujours dit qu'il ne serait jamais un ‘enfant de vieux'". Valérie, 54 ans aujourd'hui et tombée enceinte en 2010, renchérit : "Parfois, ma fille dit à son père qu'il a les cheveux blancs, et que ses copines pensent qu'il est son grand-père." Mais cette mère de quatre enfants assure "ne pas y faire attention".
Il faut arrêter de dire aux femmes que tout est fichu parce qu'elles ont passé la barre des 45 ans, et de les culpabiliser parce qu'elles n'ont pas pu avoir d'enfants avant cette date. Gilles, Nordiste de 38 ans, ne les contredit pas. "Ma mère m'a eu alors qu'elle avait 44 ans, et j'ai eu une enfance très heureuse." Malgré notre grande différence d'âge, nous étions très complices. Nous passions outre le regard des gens.
Les premières règles : un passage important
Les premières règles font partie des inoubliables ! Mais est-ce que vous vous souvenez de ce que ça fait ? Des peurs, des questionnements, de la fierté qui peuvent se manifester dans la tête d’une jeune personne tout juste "réglée" ? Comment soutenir une personne qui n’aura sans doute pas la même réaction que nous face à ce nouveau monde qu’est la menstruation à ses yeux ? Comment la préparer à ce qui l’attend ?
Les règles, c’est la partie “visible” d’un cycle menstruel. La durée moyenne d’un cycle est de 28 jours, mais il peut tout aussi bien durer 21 ou 45, et il n’est pas forcément régulier. Parfois, le cycle se régule après plusieurs mois. Pour d'autres ce n'est toujours pas le cas 10 ans après les premières règles. Le cycle débute avec une montée d’hormones (les œstrogènes). Elle favorise l'épaississement de l’utérus pour en faire l’environnement idéal de développement d’un ovule fertilisé. Si après quelques jours, aucun ovule ne s’implante dans l’utérus, alors il s’auto-détruit. C’est ce qui donne les règles, ce mélange de sang et de morceaux de tissus utérins.
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Toutes les premières règles peuvent être incroyablement différentes. Elles peuvent être très abondantes ou très légères avec seulement quelques taches brunes rougeâtres, elles peuvent durer jusqu’à plusieurs semaines. Elles peuvent être douloureuses ou gênantes, ou bien n’être accompagnées d’aucun désagrément. Il faut seulement garder en tête que des premières extrêmement douloureuses au point d’en devenir invalidantes peuvent être le signe d’un problème de santé sous-jacent. Mieux vaut en parler à un médecin pour vérifier qu’il ne s’agit de rien de tel et trouver un moyen de soulager la douleur. Il se peut bien que s’écoule une année avant que de nouvelles règles ne fassent leur apparition. Et ça aussi est tout à fait normal. Des règles extrêmement légères après plusieurs cycles menstruels peuvent être le signe d’un problème de santé. Cela peut être dû à un problème hormonal ou à une activité physique très intense. Dans tous les cas, il vaut mieux en parler à son gynécologue pour des examens et un suivi.
Préparation et accompagnement
On ne peut pas savoir précisément à quel âge votre enfant va les expérimenter. Elles arrivent généralement vers 12 ou 13 ans, mais la fourchette va de 9 à 16 ans pour les premières règles. Votre enfant pourra peut-être repérer des signes prémenstruels quelques jours avant ses premières règles. A noter qu'il est très probable cependant qu’il ne sache pas le faire de suite. Reconnaître quels sont ses propres signes avant-coureurs demande souvent du temps.
Voici quelques symptômes possibles : crampes dans le bas-ventre, ballonnements, constipation ou diarrhée, douleurs au niveau des seins, du dos, mal de tête, acné, fatigue inhabituelle, grande émotivité, sauts d’humeur, irritabilité, grande sensation de faim, pertes vaginales claires ou blanches…
Il est important de rappeler à son enfant lors de ses premières règles pour le rassurer : “Les règles, c’est normal, ça fait partie du développement de ton corps. Tu as aussi bien le droit de poser des questions que de ne pas être à l’aise d’en parler. C’est une nouvelle facette de ta vie à s’approprier.” “Ce n’est pas parce que ton corps est prêt à concevoir un bébé que tu es devenu-e adulte d'un coup. Tu as encore le temps de grandir, d'expérimenter. Ce qui fait de quelqu'un une personne capable d'avoir un enfant, ce n'est pas seulement son corps, c'est aussi sa tête, son cœur, son environnement… Et peut-être que toi tu ne voudras jamais avoir de bébé et c’est complètement ok aussi.”
Il reste important de parler des règles à votre enfant avant même leur apparition pour : éviter l’incompréhension, la honte ou la panique quand elles se manifesteront. ne pas vous sentir vous-mêmes au dépourvu face aux premières règles et aux questionnements de votre enfant. évoquer l’importance de se protéger lors des rapports, qu’il s’agisse des infections comme de la grossesse. L’ovulation ayant lieu avant les règles dans le cycle menstruel, on peut tomber enceinte sans avoir nos règles, même si c’est rarissime. quelque soit le sexe ou le genre de votre enfant, lui parler des règles permettra de comprendre son corps ou celui des autres. Même si votre enfant n’est pas lui-même concerné, cela lui permettra d’en faire une personne compréhensive et compatissante envers ses ami-e-s, ses camarades de classe, sa famille ou son amoureux-se. Vous pouvez aussi lui proposer de toujours garder dans son sac d’école une serviette pour dépanner ses ami-e-s. de plus, si votre enfant est transgenre, il se pourrait que l’idée d’apparition de signes “féminins” apparaissant à la puberté le perturbent. Vous pouvez en parler à votre médecin. Des solutions existent pour retarder l’apparition de ses signes le temps de laisser à l’enfant de grandir et de savoir ce qu’il veut faire avec son corps.
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