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La Belle et le Clochard : Un conte Disney intemporel

La Belle et le Clochard, un classique de Disney, continue de captiver les cœurs des petits et des grands. L'histoire de Lady, une chienne cocker choyée, et de Clochard, un chien errant au grand cœur, a traversé les générations, laissant une empreinte indélébile dans l'histoire du cinéma d'animation.

L'histoire originale : un récit touchant d'amour et d'aventure

Au cœur de l'histoire, on retrouve Lady, une jeune chienne cocker américaine qui mène une vie paisible dans une ravissante maison avec ses maîtres, Jim Chéri et Darling. Son existence bascule lorsque le couple donne naissance à un bébé. Se sentant délaissée, Lady fait la rencontre de Clochard, un chien errant qui lui fait découvrir un monde nouveau, rempli d'aventures et de liberté.

Tout les sépare, et pourtant l'amour les réunit lorsque Clochard tire Lady d'un mauvais pas pour l'entraîner vers de passionnantes aventures.

Genèse du film : une idée originale et des inspirations diverses

La Belle et le Clochard est un des rares films de l’âge d’or de Walt Disney à être un scénario original, non issu d’un conte traditionnel ou d’un roman pour la jeunesse. L’idée initiale vient de Joe Grant, dessinateur engagé par Disney au début des années 30 pour ses talents de caricaturiste. Il devient rapidement l'un des hommes-clé de Walt Disney qui lui confie notamment la conception de la Reine dans Blanche Neige et les sept nains (1937) et l’associe également au développement de Fantasia (1940), Pinocchio (1940) et Dumbo (1941). Joe Grant possède un cocker américain nommé Lady qu’apercevra Walt Disney lors d’une visite et qui lui donne l’envie d’un récit canin. Joe Grant est ainsi mis à contribution pour une première mouture du scénario où se trouvent déjà le sentiment d’abandon de Lady au profit du nouveau-né de la famille, les chats sournois antagonistes et un triangle amoureux avec un chien errant et un autre plus distingué.

En 1943, l’auteur Ward Green publie dans la revue Cosmopolitan la nouvelle Happy Dan, the Whistling Dog and Miss Patsy, the Beautiful Spaniel dans laquelle Disney voit les derniers éléments manquants à l’équilibre de La Belle et le Clochard.

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Les personnages : entre réalisme et anthropomorphisme

La caractérisation des chiens (les humains étant en retrait pour l'essentiel) bénéficient du long travail d’observation des animateurs Milt Kahl, Ollie Johnston et Frank Thomas grâce auquel le réalisme du mouvement s’associe à une expressivité typique du cinéma d’animation (les grands yeux et les attitudes maniérées de Lady) et à un anthropomorphisme qui reste bien dosé (la scène où Clochard mime les réactions humaines qui excluront les chiens du foyer).

Lady est ainsi une femelle cocker de bonne famille. Luske qui sert de modèle au personnage animé. consiste alors à la féminiser afin de la rendre encore plus crédible. son museau est aplati et ses cils plus prononcés. lesquelles elle partage la même candeur et la même grâce. Clochard est, quant à lui, un chien des rues, débrouillard et courageux. Ed Penner qui déniche le spécimen idéal lui servant de base. s'apercevoir que c'est une chienne…

Ainsi, les humains apparaissent peu de plein pied. floutés. et leurs mains.

Les méchants : des figures caricaturales mais attachantes

Si l'inconscient collectif a retenu pour ce statut, les chats siamois Si et Am. Tante Sarah, leur propriétaire, étant toujours encline à les croire. toujours et avant tout, une mamie à chats, bernée par ses bestioles… immense capital-sympathie.

La musique : une composante essentielle du film

En 1938, avec le groupe de Benny Goodman dans Why don't You Right ?. il décide de faire appel à elle en 1952 pour composer les chansons de son film. dynamisme. La réciproque est d'ailleurs vraie… verrait des chansons dans l'histoire. retenues. La Chanson des Siamois, Bella Notte, et Il se Traîne. caricature canine ! d'intégrer sa chanson au film. effet, tout fait pour l'assimiler. reste à jamais Bella Notte, l'une des plus belles chansons de Disney !

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Innovations techniques : le Cinémascope au service de l'animation

français Henri Chrétien. dans les salles ; l'innovation technique étant le premier d'entre eux. d'Henry Koster. auprès d'elle une licence pour utiliser le format. présenté le 10 novembre 1953. maison dans ce format - Donald Visite le Grand Canyon. Tous deux sortent le 23 décembre 1954. technologie du CinemaScope. convaincre. nouveau format. d'ailleurs, dans ses perspectives, en profondeur et réalisme.

Adaptations et réinterprétations : un héritage revisité

La belle et le clochard version 2019 arrive quand même à faire encore pire, un sacré exploit ! Même si cette mise en bouche n'est pas des plus heureuses, je ne suis tout de même pas en train de dire que La belle et le clochard est une catastrophe (quoi que…). Sur le fond, je reconnais même que cette adaptation "en chair et en os" reste globalement convaincante puisqu'elle retranscrit le scénario du film d'animation avec une assez grande fidélité. C'est surtout la forme que prend le long métrage qui me dérange. Deux éléments en particulier d'ailleurs : le contexte uchronique et fantaisiste qu'a adopté le scénariste Andrew Bujalski, ainsi que l'aspect fantasque et irréaliste des chiens numériques omniprésents à l'écran. A cela s'ajoute, comme c'était déjà le cas pour Dumbo, le déport des rôles majeurs principalement vers des personnages humains terriblement creux, qui se sont ici multipliés à outrance, alors qu'ils ne servaient qu'à servir le contexte au film d'animation de 1955.

Analyse critique : entre charme et limites

C’est donc dans l’atmosphère romantique et bienveillante que reposent le charme et les limites de La Belle et le Clochard. La fameuse scène du repas de spaghettis offre un cultissime et cocasse moment amoureux avec son baiser maladroit. Mais on doit le grand moment du film à l’animateur Eyvind Earle dont la direction artistique et l’usage du Cinémascope (adopté par Disney grâce à Richard Fleischer qui après la réussite live de Vingt mille lieues sous les mers convainc le studio de l’appliquer à ses films d’animation) magnifient une majestueuse nuit de pleine lune dans un parc que surplombent les silhouettes de Lady et Clochard - et un audacieux fondu au noir faisant réfléchir le spectateur adulte aux suites de la soirée. C’est un de ses premiers travaux pour Disney avant les merveilles à venir dans La Belle au bois dormant (1959).

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