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Conseils d'allaitement pour les jeunes mamans: Un guide complet

L'allaitement maternel est bien plus qu'une simple méthode d'alimentation; c'est une connexion profonde entre une mère et son bébé, offrant une myriade d'avantages tant pour la santé de l'enfant que pour le bien-être de la maman. Ce guide est dédié aux futures et jeunes mamans pour les accompagner dans cette aventure.

Les bases de l'allaitement maternel

Positions d'allaitement confortables

Le choix de la position d'allaitement est fondamental, car il influence non seulement le confort de la mère, mais aussi l'efficacité de la succion du bébé et son bien-être. Plusieurs positions peuvent être adoptées :

  • Position de la berceuse (ou de la Madonne): Une position classique où le bébé repose dans les bras de sa mère, allongé sur son côté, comme si vous le berciez.
  • Position du ballon de rugby: Cette position implique de tenir le bébé sous le bras de la mère, similaire à la façon dont on tiendrait un ballon de rugby. Elle est idéale pour les mamans ayant subi une césarienne car cela réduit le poids subit sur l’abdomen.
  • Position allongée: L'allaitement en position allongée offre détente et confort, particulièrement bénéfique pour les mamans en phase de récupération post-partum.
  • Position semi-assise ou BN: Bébé repose sur votre torse, sa tête entre vos seins. C’est une posture naturelle, souvent utilisée pour l’allaitement instinctif (ou biological nurturing). Elle favorise la détente et le bon réflexe de succion. Elle est aussi la plus physiologique et celle qui prévient un grand nombre de difficultés et douleurs.

Fréquence des tétées

La fréquence des tétées constitue un aspect essentiel de l'allaitement maternel. Pendant les premières semaines, 8 à 12 tétées par jour est tout à fait normal. Il est essentiel de comprendre que les nouveau-nés ont besoin de fréquentes sessions d'allaitement, mais que cela dépend également de chaque nourrisson.

  • Importance de l'allaitement à la demande: L'allaitement à la demande, répondant aux signaux de faim du bébé plutôt qu'à une horloge, favorise une production de lait régulière et adaptée aux besoins du nourrisson. Pour favoriser la production de lait, mieux vaut allaiter à la demande du bébé et à volonté. Au début de l'allaitement, il n’y a pas de rythme, bébé peut téter de jour comme de nuit.
  • Signes de faim chez bébé: Il existe de bons indicateurs pour savoir si votre bébé a faim. Ses yeux roulent sous ses paupières qui sont restées fermées, ses bras et les jambes sont agités, sa bouche mime des mouvements de succion, il porte ses mains à sa bouche et cherche le sein en tournant la tête, il pleure.

Durée des tétées

Au début de la pratique, les tétées sont dans leur ensemble assez longues. Il faut prendre en compte : l’installation de la maman et du bébé, la stimulation, le rot, le changement de couche. Ce processus dure 45 minutes en moyenne. Mais plus le bébé est habitué à téter, moins les tétées seront longues. La durée de la tétée dépendra donc des besoins de l’enfant, mais aussi de sa facilité à téter. Aucune restriction non plus en matière de durée. Bébé doit pouvoir boire autant de temps qu’il le souhaite ; la tétée peut donc durer de loooongues minutes, surtout au début de l’allaitement (15 à 20 minutes en moyenne, si on prend uniquement en compte le temps passé à boire). Mais la qualité d’une tétée ne se mesure pas en durée.

Comment savoir si bébé est rassasié ?

La première indication pour savoir si bébé a bien fini de téter, c’est la consistance de votre poitrine : si vos seins sons comme “vides et mous” après la tétée, cela signifie que bébé est rassasié. Si bébé déglutit bien de manière visible, cela signifie qu’il mange assez. Si bébé change de rythme durant la tétée, c’est encore mieux. Si votre mamelon est allongé : c’est le signe qu’il a reçu une succion efficace. Un autre signe indirect que votre bébé a bien bu du lait, c’est de regarder ses couches. S’il les mouille beaucoup, cela signifie qu’il a bien mangé.

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Gérer les défis courants de l'allaitement

L'allaitement maternel, bien que gratifiant, peut parfois présenter des défis. Comprendre comment prévenir et gérer ces difficultés courantes contribue à rendre l'expérience plus fluide et agréable pour la mère et le bébé.

Douleur et crevasses

Non ! Allaiter ne doit pas faire mal. Un début d'allaitement douloureux est souvent dû à une mauvaise position de la bouche de bébé avec une mauvaise prise du sein, qui peut provoquer des crevasses par exemple.

  • Assurer une bonne prise: Un bon positionnement du bébé au sein est crucial pour prévenir les douleurs. Quelle que soit la position privilégiée, assurez-vous que la bouche de Bébé est grande ouverte, et que sa langue est placée sous le mamelon.
  • Traitement des crevasses: En cas de crevasses, appliquer du lait maternel sur la zone affectée peut accélérer la guérison. Les coquillages d'allaitement peuvent également fournir une protection supplémentaire. Pour limiter leur apparition et favoriser une cicatrisation rapide des crevasses, Christelle Mossière conseille de rester, autant que possible, seins nus, afin d’éviter la macération, délétère pour les tissus logiquement stressés par cette activité soudaine et intense. Laisser perler une goutte de lait maternel et l’étaler sur le mamelon accélère la cicatrisation.
  • Identifier un frein de langue trop court: L’apparition de ces crevasses et une prise de poids un peu lente peuvent être liées à une anomalie congénitale chez le nourrisson : l’ankyloglossie. Elle concernerait environ 5% des bébés, se définit comme un frein trop court (et/ou trop fibreux donc peu élastique) de la langue et entraîne une succion inadéquate et inefficace. Le remède préconisé : la section du frein à l’aide de ciseaux pointus.

Refus du sein

Il arrive que bébé soit réticent à prendre le sein.

  • Coquillages d'allaitement: En plus de recueillir le lait excédentaire, les coquillages apportent du confort, favorisant une approche plus apaisée du bébé au sein.

Utilisation d'un tire-lait

Si bébé n’a pas faim, ou si vous n’êtes pas avec lui au moment de la tétée, l’utilisation d’un tire-lait est une bonne option ! Dans certains cas, la maternité peut mettre en place un tire-lait pour stimuler la lactation, notamment si le colostrum est peu abondant, ils sauront vous accompagner !

Nutrition et hydratation de la mère

La nutrition et l'hydratation de la mère jouent un rôle fondamental dans la réussite de l'allaitement maternel.

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  • Consommation calorique: Allaiter peut augmenter les besoins énergétiques de la mère. Cependant, lorsqu’on allaite, il n’est pas nécessaire de manger plus ni de suivre un régime particulier. Cependant, vous dépensez environ 500 calories supplémentaires par jour à cause de la production de lait, soit environ 2500 Kcal au total. Il est donc important de manger à votre faim en conservant une alimentation variée et équilibrée.
  • Nutriments essentiels: Veiller à une consommation adéquate de nutriments tels que le calcium, le fer, les protéines et les acides gras oméga-3 est crucial. Désormais, ce que vous mangez passe dans votre lait et votre petit bébé en profite. Voici donc 10 conseils nutritionnels pour allaiter au mieux votre enfant !
  • Hydratation et production de lait: Une hydratation suffisante est essentielle pour maintenir une production lactée optimale. Avant toute chose, vous devez savoir que votre lait se compose majoritairement d'eau. Vous devez donc boire en quantité suffisante, à raison d'environ 10 verres d'eau par jour. C’est la base des règles à suivre concernant l’alimentation pendant l’allaitement. L’allaitement entraîne une sensation importante de soif ; pour rester bien hydratée, gardez toujours une bouteille d’eau à portée de main. Idéalement, vous devez boire au moins 2 litres d’eau chaque jour.
  • Céréales complètes: Privilégier les céréales complètes qui fournissent des glucides complexes et des fibres. Il est important de sélectionner des céréales bio.

10 conseils nutritionnels pour allaiter au mieux votre enfant

  1. Maintenir une bonne hydratation
  2. Privilégier une alimentation équilibrée: Favorisez les légumes et fruits à chaque repas, sources de vitamines, minéraux et fibres; les féculents (pâtes, riz, pain complet, légumes secs, céréales) pour une énergie longue durée à chaque repas; les protéines (1 à 2 portions/jour de viande, poisson ou œufs); 3 à 4 portions/jour de produits laitiers pour l'apport en calcium, essentiel pour vos os et ceux de bébé; les matières grasses de qualité (beurre, huile d’olive, colza, noix) riches en Oméga 3 indispensables au développement neurologique du bébé; les fruits secs (amandes, noix) pour leurs apports en magnésium notamment.
  3. Augmenter votre apport en calcium: Pour éviter que votre bébé ne puise dans vos réserves, augmentez la consommation de produits laitiers ou, si vous ne consommez pas de laitages, privilégiez des eaux minérales riches en calcium.
  4. Consommer des aliments qui favorisent la lactation: Certains aliments sont réputés pour soutenir la production de lait, comme les céréales complètes, les lentilles, le quinoa ou les aliments riches en vitamine E (avocats, noisettes, germe de blé). Vous pouvez aussi recourir aux compléments alimentaires naturels tels que Guigoz® Pro Lacto+ à base de fenugrec.
  5. Favoriser les aliments riches en oméga 3 et oméga 6: Intégrez des poissons gras (saumon, sardines, truite) une fois par semaine, tout en évitant les poissons à forte teneur en mercure (thon, requin, espadon). Privilégiez aussi les sources d’oméga 6 comme les noix ou l’huile de tournesol.
  6. Eviter les régimes restrictifs: Les régimes drastiques ne sont pas recommandés pendant l’allaitement car ils peuvent entraîner des carences pour la maman et le bébé. Une perte de poids modérée (2-3 kg par mois) est toutefois possible.
  7. Ne pas négliger les féculents: Pain, riz, pâtes, lentilles… ces aliments vous fournissent l’énergie nécessaire pour vos journées et sont importants pour votre bébé.
  8. Se renseigner avant de prendre un médicament: Ne vous auto-médicamentez pas : certains médicaments sont incompatibles avec l’allaitement. Consultez toujours votre médecin ou une sage-femme et vérifiez la notice.
  9. Modérer la consommation de caféine: La caféine venant du café ou du thé passe dans le lait et son élimination est plus lente chez le bébé. Limitez-vous à deux ou trois tasses par jour voire abstenez-vous complètement.
  10. Eviter la consommation d’alcool: Il est préférable d’éviter l’alcool pendant l’allaitement, notamment les premières semaines. Si vous consommez un verre occasionnellement, faites-le avant la tétée et attendez au moins 3 à 4 heures avant la prochaine. L'alcool disparait du lait maternel après environ 4 heures.

Les aliments à éviter ou à consommer avec modération

  • À éviter: Les boissons énergisantes (contiennent de la caféine); Le foie (riches en vitamine A en excès); Les produits à base de soja (riches en phytoestrogènes); Les produits enrichis en phytostérols; L’alcool en quantité; Certains médicaments sans avis médical.
  • À consommer avec modération: Poissons à forte teneur en mercure (thon blanc, espadon ou le brochet) : limité à une fois par mois; Aliments transformés trop riches en sel, sucre, additifs; Caféine (2-3 tasses max); Soja et dérivés.

Allaitement et tabac

Le tabac n’est absolument pas recommandé pendant l’allaitement (ni après !). La consommation de tabac pendant l’allaitement engendre différents impacts aussi bien sur la mère que sur le bébé. Du côté de la mère qui allaite, il peut y avoir une diminution de la sécrétion de la prolactine (une réduction de la production de lait avec un taux de lipide plus bas).

Créer un environnement favorable

L'environnement dans lequel se déroule l'allaitement peut avoir un impact significatif pour la mère comme pour le bébé.

  • Un cadre apaisant: Un cadre apaisant favorise la libération d'ocytocine, l'hormone du lien et du bien-être, contribuant ainsi à renforcer le lien émotionnel entre la mère et le nourrisson. Pour faciliter la mise en route de l’allaitement, le mieux est d’être au calme.
  • Choisir des vêtements adaptés: Allaiter à la demande, où que l’on soit sans se poser la question du regard des autres et sans se contorsionner pour libérer un sein est possible, à condition de porter des vêtements adaptés. Notamment lorsque vous êtes en vadrouille mais aussi à la maison, optez pour des vêtements adaptés à l’allaitement : t-shirt, robes et tops dotés de bouton-pression ou de fermetures à glissière sur le flanc seront vos meilleurs alliés durant tout votre allaitement, tout comme les chemises amples (et les gilets lorsqu’il fait frais) qui permettent de ne pas se déshabiller à chaque tétée. Même si vous ne prévoyez d’allaiter que quelques semaines, vous ne regretterez pas l’achat de quelques soutiens-gorges spécial allaitement dont le bonnet se défait d’une main.

Aides à l'allaitement

L'utilisation judicieuse d'aides à l'allaitement peut grandement améliorer le confort de la mère et du bébé, tout en optimisant le processus d'allaitement.

  • Coussinets d'allaitement: Les coussinets d'allaitement sont de précieux compagnons pour les mères allaitantes. Leur utilité va au-delà de simplement absorber les fuites de lait. Un bon coussin soutient vos bras et votre dos, permet de positionner bébé à la bonne hauteur du sein, allège les tensions dans les épaules et le cou, peut servir aussi pendant la grossesse, pour dormir ou se détendre.
  • Coquillages d'allaitement: Les coquillages d'allaitement sont souvent méconnus mais offrent une multitude d'avantages pour la mère et le bébé.
  • Tisanes d'allaitement: Les tisanes d'allaitement sont une manière agréable d'ajouter des bienfaits à une routine d'allaitement. Certaines herbes, présentes dans les tisanes d'allaitement, peuvent contribuer à soutenir la lactation. Si les tisanes et autres formes de complémentations à base de plantes telles que le fenouil, le malt ou le fenugrec peuvent aider l’allaitement à se mettre en place dans les meilleures conditions, elles sont loin d’être indispensables, explique Christelle Mossière.

Soutien post-partum

La période post-partum peut être à la fois gratifiante mais aussi exigeante pour les nouvelles mamans. Recevoir un soutien adéquat est essentiel pour favoriser une expérience d'allaitement épanouie et pour prendre soin du bien-être global de la mère.

  • Encourager le repos: La récupération post-accouchement est cruciale. Encouragez les nouvelles mamans à prendre des moments de repos autant que possible, favorisant ainsi la récupération physique mais aussi la tranquillité émotionnelle. Il n'y a aucune culpabilité à avoir.
  • Impliquer le partenaire, l'entourage: Le soutien du partenaire (et/ou de l'entourage) est inestimable et nécessaire.
  • Consultation avec des professionnels de la lactation: En cas de difficultés passagères ou persistantes, n'hésitez pas à demander conseil. On pourra les trouver à la maternité, au centre de PMI ou en libéral. On peut aussi trouver du soutien auprès d’associations ou de groupes de mamans.
  • Accepter l'aide extérieure: Encouragez les nouvelles mamans à accepter l'aide de la famille et des amis pour les tâches quotidiennes ou pour prendre soin du bébé.
  • Écouter et valider les émotions: La transition vers la maternité peut être émotionnellement intense.
  • S'adapter aux changements: Chaque bébé est unique, et l'allaitement peut présenter des défis différents pour chaque mère.

Conseils pour un allaitement serein

  1. Le confort avant tout: un coussin d’allaitement et de l’eau à volonté. Votre bien-être est déterminant pour allaiter votre bébé dans les meilleures conditions. À la maison, équipez-vous d’un coussin d’allaitement ou disposez des coussins moelleux que vous glisserez sous votre coude. Objectif : éviter de trop solliciter les muscles de vos épaules, de votre dos et vos cervicales afin de ne pas laisser les tensions s’installer. Autre incontournable que la jeune maman allaitante doit toujours avoir à portée de main : de l’eau. Non seulement parce que, pour avoir du lait, il est nécessaire de boire davantage qu’en temps normal (plus de deux litres d’eau par jour). Mais aussi parce que, comme la plupart des mamans qui allaitent, vous aurez sans doute une grande sensation de soif dès les premières minutes de chaque tétée. Avant de vous installer pour nourrir votre petit, veillez donc toujours à avoir près de vous de quoi vous hydrater, qu’il s’agisse d’eau ou de tisane d’allaitement.
  2. L’aspect pratique: des vêtements et des sous-vêtements adaptés.
  3. La confiance en votre instinct et les bonnes informations. Dans les premiers jours ou au fil des semaines, la liste de vos questions peut rapidement s’allonger. Vous trouverez de nombreuses réponses dans l’un des livres de référence sur le sujet : L’allaitement de la naissance au sevrage, de Marie Thirion (ed. Albin Michel). Vous pourrez aussi obtenir de précieux conseils auprès d’un professionnel de santé (sage-femme, pédiatre, puéricultrice, centre de PMI) expérimenté en la matière. Avant la naissance ou à tout moment au cours de votre allaitement, vous pouvez également contacter une conseillère en lactation proche de chez vous.

Quand démarrer l’allaitement ?

Dans l’idéal, il faut démarrer l’allaitement dès les premières heures de vie pour lancer la lactation et éveiller les réflexes de succion chez le nouveau-né. Après la naissance, Il n’est pas habillé afin de privilégier le peau-à-peau. Parfois, il va tenter de se déplacer jusqu’au mamelon pour téter - on parle du « crawl du nouveau-né ».

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Comment allaiter les premières fois ?

Les premiers temps, ça peut vous paraître un peu compliqué, voire carrément difficile. Mais ne vous mettez pas la pression, et prenez votre temps. Proposez les deux seins à chaque tétée ; quand Bébé est allé au bout de la tétée, on lui donne le deuxième sein, qu’il tétera un peu, beaucoup, passionnément ou pas du tout, selon ses besoins. Pour la tétée suivante, on lui propose en premier le sein qui était en deuxième position la fois précédente. Pour bien démarrer l’allaitement, une chose est vraiment indispensable : Bébé doit prendre correctement le sein. La montée de lait survient entre 2 et 3 jours après la naissance. Le colostrum devient alors un lait maternel plus riche en eau (donc moins concentré). Cette période provoque souvent de l’inconfort chez les mamans, notamment quand les seins deviennent pleins et durs. Lors des premiers jours de vie, même si l’enfant va beaucoup dormir, plusieurs signes d’éveil peuvent signifier qu’il est l’heure de donner la tétée. Si l’enfant dort beaucoup et ne montre aucun signe d’éveil, faites du peau-à-peau pour le stimuler, et proposez-lui une tétée toutes les 3 heures environ. Au bout de quelques semaines, le rythme des tétées est un peu moins anarchique, sauf lors d’un pic de croissance ! Il n’est pas recommandé de commencer trop tôt l’allaitement mixte car il existe un risque de sevrage précoce pendant l’allaitement.

La lactation : comment ça marche ?

Les glandes mammaires, situées dans les seins de la femme, produisent du lait maternel dès lors où de la prolactine (hormone qui produit le lait) est créée - juste avant l’accouchement. Celui-ci est stocké dans la poitrine puis propulsé via des cellules contractiles (situées dans les glandes), qui - comme leur nom l’indique - viennent se contracter pour expulser le lait. C’est ainsi que le lait est transporté par les canaux lactifères jusqu’aux mamelons. La production de lait ne peut donc s’activer que lorsque la lactation est stimulée (généralement via la succion - ou “tétée”), une fois l’enfant arrivé.

Le colostrum

Pendant la grossesse, l’organisme se prépare à l’arrivée du bébé. Pour cela, il produit la quantité d’hormones nécessaire pour que les seins soient prêts à allaiter, une fois l’enfant né. Au moment de la naissance, les seins produisent une substance assez particulière en toute petite quantité. Il s’agit du colostrum. Ce nom scientifique est en fait un terme qui désigne le premier lait. De couleur jaune orangé, ce lait est très important puisqu’il contient des vitamines et minéraux indispensables au bon développement du bébé. Le colostrum sert notamment à protéger les nouveaux-nés contre les infections, puisqu’il est riche en anticorps et en globules blancs.

Le début de l’allaitement

Pour que l’organisme puise produire naturellement du lait, il est indispensable de stimuler les seins lorsque l’on souhaite allaiter. Alors que le colostrum est produit naturellement - même lorsque le bébé ne tète pas - le lait doit être régulièrement drainé par tétées (ou tirage), pour continuer à être produit. L’idéal pour débuter l’allaitement, c’est de profiter des premières heures de vie du bébé. On place ce dernier en peau à peau sur la maman, ce qui lui permet de prendre correctement le sein, mais aussi de stimuler la production de lait. Les premières tétées sont courtes mais très fréquentes. Le bébé a besoin de peu de lait mais assez fréquemment, ce qui favorise d’ailleurs la production de lait. C’est en partie pourquoi la jeune maman observe parfois des montées laiteuses et ce, même si bébé ne veut pas téter.

Quels sont les avantages et les inconvénients de l’allaitement ?

Les avantages de l’allaitement et ses bénéfices pour le bébé sont évidents et immédiats :

  • Le lait maternel est naturellement produit par le corps pour satisfaire les besoins du bébé. Le corps étant bien fait, sa composition évolue avec le temps, selon l’âge du bébé. C’est donc le moyen de nourrir bébé le plus efficacement.
  • Le lait maternel est constitué d’anticorps qui protègent bébé jusqu’à ce qu’il ait son propre système immunitaire.
  • En étant nourri au sein, bébé absorbe une bonne quantité de probiotiques qui vont aider la flore intestinale à se développer. Cela permet notamment de prévenir l’invagination intestinale du nourrisson qui favorise les coliques et les douleurs.
  • Bien qu’il s’agisse d’un détail matériel, l’allaitement coûte bien moins cher que les laits maternisés puisque l’organisme en produit naturellement.
  • Il existe d’autres avantages durables de l’allaitement naturel puisque l’enfant présente moins de risque d’obésité, d’hypertension, de diabète ou encore de cholestérol.

Les inconvénients de la lactation et de l’allaitement du bébé :

  • Les éventuelles douleurs au(x) sein(s) durant toute la période où l’on allaite
  • Le développement de mycoses ou de crevasses au niveau de l’aréole
  • La contrainte organisationnelle et la fatigue entrainée par l’allaitement, qui soit se faire toutes les deux heures
  • L'éventuel développement de troubles du sommeil
  • La difficulté pour le nourrisson de téter au sein et donc de prendre du poids
  • Le jonglage entre allaitement, vie sociale et vie professionnelle.

Il est important de souligner que chaque mère a le droit de ne pas allaiter. Cela ne risque pas de mettre la vie du bébé en péril ! Il est préférable de donner le biberon dans la sérénité qu’allaiter dans le stress.

Allaitement et alimentation : que manger, pour produire du bon lait ?

Pour éviter de contaminer son bébé et d’impacter sa santé, il faut faire attention à ne pas consommer :

  • De poissons facilement contaminés comme l’espadon, la saumonette, le siki ou la lamproie
  • De la viande et du poisson crus ou peu cuits
  • Des fromages au lait cru
  • Du lait et des œufs crus
  • De l’alcool
  • Du café et du thé.

Il est également conseillé de manger équilibré et de ne pas consommer trop de sucres, trop de gras ou trop de plats préparés. Mieux vaut éviter le persil, la sauge et la menthe poivrée qui diminuent la production de lait - sauf si l’on produit trop de lait.

Si vous ne produisez pas assez de lait et que vous souhaitez favoriser la lactation, vous pouvez consommer certains aliments galactogènes :

  • Les oléagineux qui stimulent naturellement la lactation grâce à leur richesse en vitamines et minéraux
  • Le fenouil
  • Le fenugrec, riche en nutriments
  • Le malt d’orge qui, riche en pectines et notamment en prolactine, stimule la production de lait
  • La levure de bière
  • L’infusion d’anis
  • Le cumin.

Les contre-indications à l’allaitement

Si l’allaitement est une pratique naturelle qui permet de nourrir et de protéger son enfant, il existe des contre-indications à l'allaitement, notamment si vous êtes :

  • Infectée par le virus de l’immunodéficience humaine (VIH)
  • Sous médicaments antirétroviraux
  • Infectée par le virus lymphotrope à cellules T (type I ou II)
  • Touchée par une tuberculose active et non traitée
  • Consommatrice de drogues
  • Sous chimiothérapie et que vous prenez des antimétabolites
  • Sous suivi de radiothérapie.

Voici les médicaments incompatibles avec l’allaitement :

  • Les anxiolytiques
  • Les antirétroviraux pour le SIDA ou le VIH
  • Les agents de chimiothérapie
  • Les médicaments contre les migraines
  • Les somnifères
  • Les stabilisateurs d’humeur.

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