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Je ne contracte pas Netflix : décryptage d'un phénomène complexe

L'expression "Je ne contracte pas" est apparue sur le web à la suite de la diffusion d'une vidéo montrant un couple refusant un contrôle routier au motif qu'il considérait la route départementale comme une "propriété privée". Cette formule, rapidement devenue virale, a mis en lumière un mouvement complotiste en plein essor : celui des "citoyens souverains" ou "êtres souverains". Mais que signifie réellement cette expression et quelles sont les implications de ce mouvement ?

Les origines du mouvement des "citoyens souverains"

La doctrine des "citoyens souverains" s’appuie sur une théorie conspirationniste selon laquelle le système juridique et politique aurait été secrètement remplacé par un nouveau système basé sur le droit maritime et le commerce international. En France, le cœur de leur doctrine est la "fraude du nom légal". Cette croyance part du postulat que "la France est une entreprise privée depuis 1947". Depuis, l’État volerait secrètement à chacun de ses administrés son "nom légal", autrement dit sa "personnalité juridique", avec la complicité des fonctionnaires, des magistrats, des banquiers et des médias.

Dans la vidéo du couple arrêté par les gendarmes, le conducteur décline ainsi son identité comme "Pierre de la famille legrand par ouï-dire", en minuscules, car ils ne se considèrent pas comme des entreprises. Cette méthode leur permettrait de ne pas payer impôts ni taxes, et de ne pas se soumettre à l’autorité policière.

Les implications et les dangers potentiels

Si cette mouvance peut paraître anecdotique, elle n'est pas sans risques. Aux États-Unis, le mouvement est classé comme une menace interne par le FBI. En France, il donne lieu à des situations ubuesques, comme ce propriétaire de lotissement qui a déclaré l’indépendance de sa "parcelle-pays" pour refuser de payer ses impôts locaux.

L’une des figures emblématiques de ce mouvement en France est Alice Martin Pascual, alias Alice Pazalmar, connue pour ses positions antivaccins et ses attaques contre Bill Gates. Condamnée à de la prison ferme pour infractions routières répétées, elle a déclaré ne plus s’identifier à sa carte d’identité et a brûlé son passeport. Elle est également à l’origine d’un projet d’écovillage pour "êtres souverains" et a déscolarisé ses enfants, les croyant menacés par un réseau de personnes haut placées.

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Cette mouvance a également défrayé la chronique avec l’affaire de la petite Mia, soulignant les dangers potentiels de ces théories complotistes.

Le mockumentaire : un genre qui brouille les frontières entre fiction et réalité

Parallèlement à ce phénomène, il est intéressant d'analyser la série "Planète Cunk" sur Netflix, qui utilise le mockumentaire pour explorer les mystères de l'humanité. Le mockumentaire, contraction de "mock" (moquer) et "documentaire", est un genre qui parodie les codes du documentaire traditionnel.

Ce genre a des origines anciennes, remontant à 1938 avec l'adaptation radiophonique de "La Guerre des mondes" par Orson Welles, qui avait semé la panique chez certains auditeurs croyant à une véritable invasion extraterrestre. On peut également citer le film "Terre sans pain" de Luis Buñuel (1933), un documentaire dont certaines séquences ont été mises en scène.

Le mockumentaire a gagné ses lettres de noblesse à la télévision, notamment avec le faux reportage de la BBC sur la récolte des spaghettis en Suisse (1957) et les parodies des Monty Python. Les codes du genre incluent une voix off, un grain d'image spécifique, un hyperréalisme du jeu d'acteur et la mise en scène du dispositif de tournage.

Des séries comme "The Office" mettent en scène le tournage d'un pseudo-documentaire, avec des personnages s'adressant directement à la caméra. Sacha Baron Cohen, avec "Brüno", a poussé le genre encore plus loin.

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Bien que le mockumentaire soit souvent comique, certains films d'horreur comme "Cannibal Holocaust" ou "Rec" utilisent également ce procédé. La parodie touche à la réalité, permettant de rire de situations qui contiennent une part de vérité.

Le risque de désinformation

Cependant, le mockumentaire peut aussi poser un problème : celui de la désinformation. La frontière entre parodie et réalité est parfois ténue, et il existe un risque de propager des contre-vérités ou des fake news.

En 2006, la RTBF a diffusé "Bye Bye Belgium", une émission spéciale annonçant la division de la Belgique suite à la sécession de la Flandre. Bien qu'un bandeau "Ceci est une fiction" ait été affiché à l'écran, certains téléspectateurs ont été trompés.

Il est donc essentiel de rester vigilant face aux mockumentaires et de ne pas les prendre pour des documentaires authentiques. Si le mockumentaire trompe, c'est qu'il n'en est pas un.

Netflix et la diversité des contenus

Au-delà du mockumentaire, Netflix propose une grande variété de contenus, allant des séries politiques comme "Hostage", mettant en scène Suranne Jones et Julie Delpy, aux drames romantiques comme "My Oxford Year", adapté du roman de Julia Whelan.

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La plateforme propose également des suites de séries cultes comme "Les Mystères de l'amour", qui s'apprête à tirer sa révérence après 14 ans de diffusion, mais dont une nouvelle version est en préparation.

Netflix s'adapte aux goûts de son public en proposant des contenus variés et en explorant différents genres, tout en étant conscient de sa responsabilité face à la désinformation.

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