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Invagination Intestinale Aiguë du Nourrisson : Causes, Symptômes et Traitement

L'invagination intestinale aiguë (IIA) est une urgence médico-chirurgicale qui touche principalement les nourrissons et les jeunes enfants. Elle se caractérise par le retournement d'une partie de l'intestin sur elle-même, entraînant potentiellement une occlusion intestinale. Cet article vise à fournir une information complète sur cette affection, en abordant ses causes, ses symptômes, son diagnostic et ses options de traitement.

Qu'est-ce que l'invagination intestinale aiguë ?

L'invagination intestinale aiguë (IIA) correspond au retournement de l’intestin sur lui-même. Parfois appelée "intussusception intestinale", elle se manifeste par la pénétration d’un segment intestinal dans une autre partie située plus bas. En d’autres termes, il s’agit du « télescopage » de l’intestin en lui-même. Ce trouble assez rare se manifeste le plus souvent chez l’enfant de moins de 3 ans, et plus particulièrement chez les petits garçons (deux cas sur trois) au cours de la première année de vie, avec un pic entre les 6 et 9 mois de bébé. Lorsqu'une invagination intestinale aiguë se produit, elle peut aboutir à une occlusion intestinale.

Prévalence et population à risque

L’invagination intestinale aiguë intervient dans 65% des cas chez les bébés ayant entre 3 mois et trois ans et touche 2 fois sur 3 les garçons. Ce type de manifestations intervient statistiquement le plus souvent chez les bébés entre 3 mois et 3 ans, en bonne santé en dehors d'autres problèmes de santé, et plus souvent chez les garçons. L'invagination intestinale aiguë touche majoritairement les enfants en bas âge.

Causes de l'invagination intestinale aiguë

Dans la majorité des cas, l’invagination intestinale aiguë est idiopathique, ce qui signifie qu'il n'existe pas de causes avérées. L’IIA primitive est la forme la plus fréquente. La cause exacte d’invagination intestinale aiguë reste inconnue.

Cependant, certaines études suggèrent un lien avec des infections virales ou ORL. Parfois, une infection virale ou ORL est retrouvée en amont et aurait provoqué le développement de ganglions lymphoïdes sur le mésentère, provoquant cette invagination. Des réductions des hospitalisations pour invagination ont été observées dans tous les groupes d’âge, mais la plupart se sont produites chez les enfants de moins de deux ans.

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Pour l’équipe de recherche, les virus communs jouent ainsi un rôle plus important que ce que l’on pensait jusqu’ici, ce qui laisse penser que l’émergence de nouveaux vaccins, notamment contre le VRS ou le Covid-19, pourrait aider à prévenir l’invagination intestinale.

Il est rare qu'elle soit due à une tumeur (polype bénin ou tumeur maligne).

Symptômes de l'invagination intestinale aiguë

L'invagination intestinale aiguë se traduit par la survenue brutale de cris, de pleurs et d'agitation, qui durent quelques minutes puis disparaissent, pour réapparaître quelques minutes après ; ces signes s'accompagnent d'un refus alimentaire total. Chez le bébé, des pleurs, des cris, une pâleur, un malaise et une agitation peuvent durer quelques minutes, disparaître puis réapparaître quelques minutes plus tard alors que jusque-là tout allait bien. Les intervalles séparant chaque crise se font de plus en plus courts. Dans le même temps, le bébé refuse de s'alimenter, il vomit, présente progressivement des signes d'anorexie et il n'est pas rare de retrouver du sang dans ses selles.

L’invagination intestinale se manifeste par de violentes douleurs intestinales qui apparaissent de manière très soudaine et peuvent durer quelques minutes avant de disparaître. L’enfant se plie en deux, crie très fort, est très agité et pâlit. Les vomissements sont fréquents pendant la crise. Les selles sont parfois teintées de sang : c’est un signe qui doit vous amener à consulter votre pédiatre très rapidement ou à vous rendre sans attendre aux urgences pédiatriques.

Cette maladie se caractérise par de violentes douleurs abdominales, des vomissements et un arrêt du transit.

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Si son diagnostic n’est pas fait rapidement, l’invagination va se compliquer d’une occlusion intestinale, puis d’une perforation de l’intestin.

Diagnostic de l'invagination intestinale aiguë

"L'invagination doit être évoquée chez tout enfant entre 3 mois et 3 ans avec douleurs abdominales aiguës", remarque le Dr Quillard. Le diagnostic de cette maladie fait souvent intervenir un toucher rectal. Différents examens permettent de poser le diagnostic : prise de sang, radiographie, échographie abdominale…

Le diagnostic d'une invagination intestinale aiguë repose essentiellement sur l'imagerie médicale. L''échographie abdominale est l'examen de première intention, d'autant qu'elle permet d'exclure d'autres pathologies comme l'appendicite aiguë. Cet examen non invasif affirme et localise l’invagination.

Par la suite, une échographie abdominale est réalisée pour mettre en évidence le retournement de l’intestin. Très souvent, un lavement opaque (injection de produits radio-opaques) est nécessaire avant les radiographies pour confirmer le diagnostic et permettre un geste thérapeutique (désinvagination sous pression) sans avoir besoin de recourir à la chirurgie. Parfois, un lavement avec un produit opaque est nécessaire avant la radiographie pour localiser précisément la zone de l’invagination intestinale. Parfois, un lavement (injection d'une solution) ou pneumatiques (insufflation d'air) par voie anale sous contrôle radiologique permet de confirmer le diagnostic. Le diagnostic repose sur l'échographie ou le lavement baryté ; ce dernier examen permet également le traitement précoce de l'invagination : le segment invaginé est remis en place par augmentation douce et progressive de la pression d'injection du lavement. Le diagnostic repose sur l'opacification barytée du côlon, éventuellement sur l'échographie.

Traitement de l'invagination intestinale aiguë

L'invagination doit être traitée en urgence. Il est essentiel de réduire l'invagination le plus rapidement possible. Le mieux est de se rendre aux urgences de l’hôpital où votre enfant sera pris en charge par une équipe médicale. Il sera hospitalisé afin de réaliser un lavement.

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Le premier moyen qu’on utilise pour réduire l’invagination est le lavement rectal à la baryte ou au sérum physiologique, ou l’insufflation d’air par l’anus. Dans la plupart des cas, l’invagination intestinale est soignée sans opération chirurgicale. Le lavement opaque ou pneumatique se révèle un traitement efficace dans 90% des cas. En effet, la partie invaginée va progressivement être remise en place par la pression d'injection du liquide. Cette technique ne présente aucune contre-indication et s’avère des plus efficaces. Ce moyen marche dans environ 85% des cas.

Votre enfant restera toutefois en surveillance pendant quelques heures. Il faut néanmoins continuer à surveiller le patient durant les 24 heures qui suivent au cas où ce traitement resterait insuffisant. Toutefois, il est important de surveiller le patient dans les heures suivant ce traitement au cas où il serait insuffisant.

En cas d’échec de celui-ci ou de diagnostic tardif, une intervention chirurgicale s’impose. En cas d’échec ou s’il y a déjà des complications, il faut réduire l’invagination chirurgicalement et enlever, éventuellement, un morceau d’intestin abîmé. Dans des cas plus rares, l’opération chirurgicale est nécessaire pour réduire l’invagination ou, dans les cas extrêmes, procéder à une ablation d’une petite partie de l’intestin. Cette dernière consiste à réduire le plus rapidement possible l’invagination. Parfois, l’ablation d’une partie du tube digestif est nécessaire.

Complications possibles

Elle conduit, si elle persiste, à une nécrose de l'intestin invaginé, dont les vaisseaux sanguins se trouvent comprimés, pouvant entraîner une péritonite ou une occlusion intestinale. Elle est grave voire mortelle.

Si son diagnostic n’est pas fait rapidement, l’invagination va se compliquer d’une occlusion intestinale, puis d’une perforation de l’intestin.

Dans la plupart des cas, l’invagination intestinale est soignée sans opération chirurgicale. Cependant, elle doit être rapidement traitée car elle peut avoir des conséquences graves comme une perforation de l’intestin.

Récidive et prévention

L’invagination intestinale aiguë présente un risque de récidive, mais il est relativement rare. Si les récidives de l’invagination intestinale sont assez rares, il est toutefois recommandé d’être vigilant au cours des premières années de l’enfant, et de consulter au moindre doute.

Invagination intestinale et vaccination contre les rotavirus

En avril 2015, 7 cas d'invagination intestinale aiguë avaient été retrouvés après la vaccination au Rotarix et au Rotateq, contre les gastro-entérites dues à rotavirus selon la Haute Autorité de Santé.

bien que le taux de notification des invaginations intestinales aiguës survenant dans les 7 jours après la vaccination par Rotarix® ou RotaTeq® soit proche de celui attendu, au vu des données de la littérature, c'est la gravité de ces cas qui est à souligner. En effet, les invaginations intestinales aiguës post-vaccinales identifiées durant ce suivi national semblent plus sévères que les invaginations intestinales aiguës spontanées.

Invagination intestinale chronique

Chez l'enfant plus grand et chez l'adulte, elle peut devenir chronique : elle régresse naturellement avant de se produire à nouveau, par épisodes. Elle se traduit par des signes d'occlusion intestinale (douleur abdominale, arrêt du transit des selles et des gaz) et peut prendre une allure chronique (invagination incomplète, pouvant régresser d'elle-même et se manifester par épisodes).

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