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Guide d'introduction des aliments pour bébé

La diversification alimentaire est une étape cruciale dans la vie de chaque bébé. C’est une période excitante où l’enfant commence à explorer de nouveaux goûts, textures et saveurs qui contribueront à son développement nutritionnel et à sa croissance globale. En tant que jeune parent, il est normal de se sentir un peu perdu au début de cette aventure. Ce guide vous fournira des informations claires et structurées pour aborder sereinement cette étape importante.

À quel âge commencer la diversification ?

La diversification alimentaire débute généralement entre le 4ème et le 6ème mois de l’enfant. Les recommandations de l'OMS, de la HAS et de la Société Française de Pédiatrie s'accordent sur le fait qu'elle doit débuter entre 4 et 6 mois révolus. Cela dépend de son état de santé, de son développement et/ou des capacités de son système digestif. Si certains bébés commencent la diversification dès 4 mois, c’est un peu comme s’ils avaient une petite avance gourmande. Avant de sauter dans le grand bain, il vaut mieux faire un petit check-up avec le pédiatre, juste pour s’assurer que votre bébé est prêt pour cette nouvelle aventure culinaire et recevoir des astuces sur mesure.

Il est important de reconnaître les signes physiologiques et comportementaux indiquant que votre bébé est prêt à explorer de nouveaux aliments. Ces signes peuvent inclure :

  • Tenir sa tête droite et être capable de s’asseoir avec un minimum de soutien. Dès que bébé tient assis le dos droit, avec maintien, on peut même commencer à lui proposer de gros morceaux fondants à manger avec les doigts.
  • Montrer de l’intérêt pour la nourriture que vous mangez.
  • Ouvrir la bouche quand on lui offre une cuillère.
  • Avoir perdu le réflexe d’extrusion (pousser les aliments hors de sa bouche avec sa langue).

Dans tous les cas, seul votre pédiatre (ou votre médecin) est en mesure de décider du commencement de la diversification alimentaire de votre bébé.

Quels aliments introduire et quand ?

Pendant la diversification alimentaire, on va progressivement introduire les différents groupes d’aliments et offrir un maximum de variété à bébé.

Lire aussi: Guide complet : viande pour bébé

Légumes

Dès les 4 mois de votre enfant, les légumes peuvent être intégrés à son alimentation. Les premiers aliments que bébé va pouvoir goûter sont les légumes tendres non fibreux (carotte, courgette, haricot vert, blanc de poireau…). Présentez-les à votre nourrisson sous forme de purée toute lisse après avoir cuits les légumes (de préférence à la vapeur pour conserver tous leurs nutriments).

Parmi les légumes, il est possible d’utiliser : betteraves rouges, blanc de poireaux, brocolis, butternuts, carottes, courgettes (épépinées et sans peau), épinards, haricots verts, patate douce, panais, potirons ou potimarrons, tomates, les bettes (vert et blanc), artichauts. Les endives peuvent être utilisées mais leur goût amer peut rebuter les jeunes enfants. Les petits pois peuvent être utilisés s’ils sont extra-fins. La quantité de carottes sera limitée en cas de constipation.

Il est préférable de proposer un seul légume par jour (en plus de la pomme de terre qui sert de liant pour les légumes les plus fluides comme la courgette ou la tomate) afin que votre enfant apprenne le goût particulier de chaque légume.

Fruits

Entre 4 et 6 mois, votre bébé peut aussi commencer à goûter les fruits. Pour commencer, proposez-les cuits et mixés en compote. Par exemple : pomme, poire, banane, abricot, pêche…Dès 6 mois, bébé peut commencer à goûter des fruits frais, écrasés ou en morceaux fondants.

Féculents

En complément des légumes, on peut ajouter des féculents dans les purées dès le début de la diversification. Via céréales infantiles, pain, pâtes. Comme ingrédient dans recettes (crêpes, purées). Je souhaite introduire des céréales, lesquelles choisir ? D’introduire des céréales dans 1 à 2 biberons par jour (matin et / ou soir par exemple) à raison de 1 à 2 cuillères à café au départ, qu’on pourra augmenter progressivement en l’adaptant à la satiété de l’enfant et à sa tolérance digestive. Les céréales introduites seront préférentiellement sans sucre ajouté (cela veut dire qu’il y a forcément des sucres puisque ce sont des céréales mais qu’il faut les sélectionner sans ajout de sucres additionnels notamment pas de saccharose ou de sirop de glucose). Les céréales instantanées peuvent être proposées avec ou sans gluten, sans distinction.

Lire aussi: Alimentation solide : le guide

Protéines animales

Les « protéines animales » regroupent la viande, le poisson et les oeufs. Ces aliments peuvent être proposés dès le début de la diversification, et sont conseillés à partir de 6 mois. Les protéines (viande, poisson, œuf) s'introduisent entre 6 et 8 mois à raison de 10g par jour (2 cuillères à café) bien cuites et mixées.

Elles sont toujours proposées bien cuites, avec une texture adaptée à bébé selon ses capacités : mixée, hachée, ou en morceaux tendres et fondants. En plus de l’apport en protéines, ce sont de bonnes sources de fer et autres nutriments essentiels.

Matières grasses

Il est primordial de rajouter dans la purée de légumes, au moment de donner le repas, une cuillère à café d’huile végétale crue, en alternant huile de colza, noix, lin, olive et en la remplaçant de temps en temps par une noisette de beurre. Les bonnes graisses jouent un rôle de premier plan dans le développement du cerveau et du système nerveux. Les matières grasses saines que l’on retrouve dans l’huile d’olive, l’huile de colza et l’avocat sont comme les artistes de l’assiette de bébé.

Allergènes

On sait maintenant que plus les bébés goûtent tôt les aliments allergènes, plus ils sont capables de développer leur tolérance. Les allergènes (œuf, arachide, fruits à coque, poisson, gluten) doivent être introduits tôt, entre 4 et 6 mois, selon les recommandations actuelles. L'introduction précoce réduit le risque d'allergie de 80% pour l'arachide (étude LEAP). Parlez-en à votre pédiatre ou allergologue avant de commencer.

  • Oeuf: Bien cuit (dur ou omelette), commencer par ¼ d'œuf écrasé dans une purée. Jamais entière (étouffement).
  • Fruits à coque: En poudre ou purée (amande, noisette, noix de cajou).
  • Poisson: Bien cuit et mixé, 2 fois/semaine.
  • Gluten: Via céréales infantiles, pain, pâtes. Comme ingrédient dans recettes (crêpes, purées).

Aliments à éviter

Les légumes “à goût fort”, ou trop fibreux : aubergines, cardons, céleris, choux, fenouil, navets, oignons, poivrons, raves, salsifis, vert de poireaux, etc.

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Lait maternel ou infantile

Jusqu’à 1 an, le lait maternel ou infantile reste l’aliment principal de l’alimentation de votre bébé. En complément des autres aliments, il continue d’en boire au minimum 500 mL par jour. Pendant la diversification alimentaire, le lait reste une composante essentielle de l’alimentation de votre bébé. Les recommandations varient en fonction de l’âge et des besoins individuels, mais en général, il est conseillé de maintenir les tétées ou les biberons réguliers tout en introduisant les repas solides.

Les besoins en lait infantile entre 4 et 6 mois sont encore indispensables et il est nécessaire de maintenir 4 biberons de 210 ml (7 cuillères doseuses) pouvant être augmenté de 30 ml (et 1 cuillère doseuse) en fonction des besoins et de l’appétit du nourrisson. Certains bébés prennent encore un biberon la nuit dans cette période, il n’y a rien d’inquiétant. Dans ce cas, la ration sera plutôt de 5 biberons de 180 ml. Ces rations sont des moyennes et il convient de respecter l’appétit de l’enfant et d’éviter de le forcer à terminer ses biberons.

Comment introduire les aliments ?

La diversification alimentaire se fait progressivement. Votre bébé va doucement élargir son panel alimentaire : il va découvrir une diversité de goûts, de saveurs et de textures. Chaque enfant y va à son propre rythme, qu’il est important de respecter.

Commencez en douceur avec quelques cuillerées, puis tentez d'en ajouter chaque jour un peu plus. Au début de la diversification, votre bébé va manger seulement quelques cuillères. Puis les quantités vont doucement augmenter, en fonction de son appétit et de ses besoins.

Quel que soit l’âge de votre enfant, la diversification alimentaire doit commencer en douceur.

Quantités

  • 4-6 mois: Commencez par 1-2 cuillères à café, puis augmentez progressivement jusqu'à 2-3 cuillères à soupe de purée par repas.
  • 6 mois: 100-150g de légumes + 10g de viande/poisson + 1 cuillère à café d'huile végétale le midi.
  • À partir de 6 mois: Midi : légumes (jusqu’à 200g) + féculents (à adapter, environ 1/3 de la ration des légumes) + 5 à 10 g de protéines (viande, poisson, œuf) + 1 cuillère à café d’huile.
  • 8 mois et plus: 150-200g de légumes + 10g de protéines + féculents selon l'appétit.

Au début de la diversification alimentaire, il est possible que votre bout de chou rechigne à manger la quantité d'aliments préconisée. Cela est tout à fait normal : ces nouvelles découvertes sont pour lui un grand changement qui demande un certain temps d'adaptation. En faisant preuve de patience, tout se passera bien !

Textures

La diversification alimentaire, c’est l’éveil au goût, mais c’est aussi la découverte des différentes textures ! Au cours de la diversification, vous allez servir à votre bébé différents aliments avec différentes textures, pour faire une transition de la purée lisse vers les morceaux. Bébé goûtera alors des morceaux mous et très fondants, puis à croquer et mâcher.

Commencez à proposer à votre bébé des purées de moins en moins lisses, plus épaisses ou granuleuses, voire écrasées grossièrement. Les mouvements de bébé deviennent de plus en plus précis, et vous pouvez lui proposer des aliments plus petits et mous. Par exemple, vous pouvez mélanger des petites pâtes, de la semoule ou du riz dans ses purées. La mastication de bébé est plus tonique et coordonnée, vous pouvez maintenant présenter des textures beaucoup plus variées (et moins fondantes) à votre bébé.

  • 4-6 mois: Purée très lisse.
  • 6 mois: Purées moins lisses, plus épaisses, légèrement granuleuses.
  • 8 mois et plus: Aliments écrasés à la fourchette, petites pâtes, riz, morceaux de légumes bien cuits.

Exemple de plan d'introduction des aliments (4 premières semaines)

  • Semaine 1: Purées de légumes (un légume à la fois, pendant 2-3 jours d’affilée).
  • Semaine 2: On continue à servir à bébé des purées de légumes, mais on augmente progressivement les quantités selon son appétit.
  • Semaine 3: Compotes ou purées de fruits (de préférence au goûter).
  • Semaine 4: Introduction des protéines (viande ou poisson de manière occasionnelle, 1 à 2 fois par semaine au début). Introduction des allergènes majeurs.

Comment créer un environnement favorable au repas ?

Le contexte du repas est très important pour aider bébé à bien manger. En tant que parent, vous êtes responsable du choix des aliments offerts ET aussi de l’endroit et du moment où votre enfant mange. En revanche, c’est votre bébé qui décide de la quantité. Voire de manger ou non. Ne le forcez jamais.

Pour favoriser l’apprentissage et faire des repas un moment convivial, il est important de prendre le plus souvent les repas en famille, dans une ambiance agréable. Profitez donc de l’occasion du repas pour partager de bons moments ensemble ! Puisque votre enfant apprend beaucoup par imitation, assurez-vous d’appliquer vous-même les comportements que vous souhaitez apprendre à votre enfant. Vous ne pouvez pas exiger de lui d’apprécier les légumes si vous n’en mangez pas. Autant que possible, favorisez une ambiance calme et évitez les sources de distractions pour l’enfant (écrans, jouets, livres).

Pour manger correctement, votre enfant doit être bien installé, bien assis, au calme sans aucune distraction, notamment aucun écran à proximité. Si votre bébé pleure car il a très faim, vous pouvez commencer par la tétée ou le biberon de lait et ensuite proposer la cuillère. N’oubliez pas non plus qu’un enfant a soif comme nous mais qu’il ne peut pas réclamer, il est donc indispensable de lui proposer de l’eau (et uniquement de l’eau) pendant le repas mais également entre les repas.

Diversification Menée par l'Enfant (DME)

Certains parents choisissent la diversification menée par l’enfant (DME), qui consiste à proposer directement des morceaux à manger avec les doigts, sans passer par l’étape des purées et compotes à la cuillère. C’est possible à partir de 6 mois environ, si l’enfant tient assis le dos droit (avec maintien) et sait attraper des objets pour les porter à la bouche.

L'une des caractéristiques qui différencie la DME d'une alimentation traditionnelle, c'est que l'on va proposer à son bébé d'ingérer des aliments solides sous forme de morceaux, contrairement aux purées. Ce qu'il faut retenir c'est qu'en tant que parents, si vous souhaitez pratiquer la DME, vous devrez vous adapter et apprendre à lâcher prise, parce que débuter l'alimentation autonome avec son enfant, c'est avant tout une question de transition. Il faut être prêt à accepter le changement.

Bien que la DME ait le vent en poupe, il est important de se renseigner pour savoir si l'on peut la pratiquer avec son enfant, car elle n'est pas adaptée à tout le monde.

Prérequis pour la DME

  • Âge: Il doit être en mesure de s'assoir tout seul si vous souhaitez pouvoir pratiquer la DME avec lui. Cela revient à dire qu'il doit avoir au moins 6 mois. ➜ à 6 mois, un bébé contrôle les mouvements de sa tête.
  • Lâcher prise: Face à la pratique de la DME, on s'est aperçu que beaucoup de parents échouaient, car ils n'étaient pas prêts. Laisser son enfant manger seul peut faire peur à beaucoup de couples, surtout face au risque d'étouffement. à la première petite frayeur, certains décident de tout arrêter. Et cette peur est légitime ! Personne n'a envie de voir son enfant s'étouffer. Toutefois, s'il y a bien une règle à retenir lorsqu'on laisse son enfant en autonomie alimentaire, c'est de savoir faire confiance en adoptant une attitude de lâcher-prise. ➜ changer vos habitudes du type organisation, matériel, temps… ➜ admettre que rien n'est parfait. Selon Évelyne Bergevin, auteur de "petites mains, grandes assiettes" : "La DME, c'est bien, mais ce n'est pas pour tout le monde, et c'est correct comme ça".
  • Santé générale: Avant d'introduire des aliments solides à votre poupon, veillez à ce qu'il soit en bonne santé générale et qu'il ne présente pas de contre-indications du type troubles de la coordination, retard ou encore malformation de la bouche. Cela aurait pour conséquences d'alourdir l'expérience alimentaire et d'être dangereux pour l'enfant lui-même. Pour cela, n'hésitez pas à consulter un pédiatre et lui parler de votre démarche.

Avantages de la DME

  • Développement moteur: Contrairement à une purée, les aliments solides incitent l'enfant à la manipulation, car ils sont servis dans leur forme la plus brute. Lorsque l'enfant découvre seul la nourriture, il accélère le développement de ses capacités motrices et notamment la coordination oeil-main et main-bouche, nécessaire à son bon développement.
  • Éveil sensoriel: L'autre avantage à pratiquer la DME est l'éveil. Les fruits et légumes sont d'excellents outils pour faire découvrir les couleurs, les odeurs, les textures et les formes. Chaque aliment offre une expérience à part et unique, ce qui permet d'élargir les possibilités d'exploration. ➜ Le visuel : l'orange, le vert, le jaune, le violet, le rouge, c'est toutes les couleurs de l'arc-en-ciel qui sont représentées. ➜ Le goût : entre l'acidité, l'amertume, le sucré et le salé des aliments, l'enfant a de quoi aiguiser son palais. Certains goûts sont assez puissants et d'autres plus doux. Toute cette variété est stimulante pour un enfant. ➜ Le toucher : très important en DME, le toucher s'expérimente sous plein de formes. Saisir entre les doigts, écraser, déplacer, superposer, mettre à la bouche… ➜ L'odorat : qui n'a pas souvenir de l'odeur réconfortante d'un plat de son enfance ? L'odorat est un sens très stimulant. ➜ L'audition : aussi surprenant soit-il, l'ouïe entre aussi en jeu. Le bruit d'un morceau de pomme que l'on croque, d'un avocat que l'on mâchouille ou les feuilles de salade que l'on découpe…
  • Autonomie: L'autonomie est un processus qui doit être encouragé dans l'éducation de l'enfant. D'ailleurs dans votre quotidien, vous incitez surement votre enfant à "faire seul", que ce soit au travers du jeu ou de votre manière de communiquer. Alors, pourquoi ne pas le faire à l'heure du repas ? Votre bébé y gagnera en indépendance et en assurance. Le principe est de montrer à sa progéniture qu'on est là, mais qu'on le laisse manger seul. Alors, naturellement il prendra confiance en lui, car il aura cette liberté d'avancer à son rythme et d'expérimenter ses propres découvertes.
  • Goût pour les légumes: On le sait tous, les enfants et les légumes, ce n'est pas une grande histoire d'amour. En pratiquant la DME dès le plus jeune âge, vous augmentez considérablement vos chances de faire aimer à votre petit les brocolis ou les courgettes (en somme, tout ce qui est vert). à l'âge de 6 mois, l'enfant va explorer ses sens. Les légumes seront comme un jeu pour lui, car il va toucher, observer, goûter, mais aussi mémoriser ! S'il prend du plaisir à découvrir son alimentation, il retiendra mécaniquement une expérience positive qu'il associera aux légumes.
  • Gain de temps: Fini les longues préparations sur-mesure. Pour vous les parents, l'alimentation autonome vous invite à aller à l'essentiel. Eh oui, vous pouvez proposer à votre enfant le même repas que vous vous êtes préparé, en ajustant les quantités bien sûr ! C'est un gain de temps considérable dans votre journée.

Inconvénients de la DME

  • Salissures: Vous êtes un maître incontesté du ménage ? Pas une miette ne traîne au sol ? Alors, la DME risque de mettre vos nerfs à l'épreuve. Effectivement, un bébé qui mange seul est un bébé qui en met partout.
  • Temps: Si vous êtes d'un naturel pressé et que les heures de repas sont chronométrées, alors la DME n'est peut-être pas faite pour vous. Lorsqu'on décide de laisser son enfant s'alimenter en autonomie, il faut être prêt à patienter. On ne vous l'apprendra pas, les enfants prennent leur temps.

Matériel utile pour la DME

  • Assiettes à compartiments: Comme le nom l'indique, ces assiettes offrent l'avantage d'être compartimentées. D'ailleurs, elles sont souvent séparées en 3 parties pour permettre à l'enfant d'identifier clairement les aliments. C'est aussi un espace ludique avec lequel on peut s'amuser à faire des formes colorées ou des visages pour rendre le plat plus attrayant.
  • Couverts ergonomiques: Laisser un enfant en bas âge utiliser des couverts traditionnels n'est pas conseillé, car ils ne sont tout bonnement pas adaptés à leurs petites mains. Les couverts ergonomiques eux ont été conçus pour répondre aux besoins des enfants à partir de 12 mois. Ils sont gages de sécurité, car ils sont courts et leur forme est adaptée pour une prise en main facile.
  • Tasses Babycup: Complémentaires à la DME, les premières tasses Babycup sont parfaites pour apprendre aux bébés à boire tout seul.
  • Bavoirs: Autre accessoire indispensable pour un repas DME : les bavoirs. D'ailleurs, que l'on pratique ou non ce type d'alimentation, le bavoir est un basique lorsqu'on fait manger son enfant. Mais dans le cadre de la DME, les petits accidents ou tâches en tout genre sont un peu plus fréquents.

Conseils pour la DME au quotidien

  • Simplicité: C'est le plus simple. Et bonne nouvelle, vous n'avez pas besoin d'être un grand cuisinier pour préparer des repas sains et nutritifs pour votre enfant ! Votre rôle consiste à choisir les aliments que vous allez lui proposer. ➜ Vous êtes dans le speed : donnez à votre bébé la même nourriture que ce que vous vous êtes préparé, à condition que les quantités et les textures soient adaptables. Cette solution est la plus simple. Vous n'avez rien à préparer de spécifique, vous gagnez donc du temps en comparaison à la préparation des purées traditionnelles. ➜ Vous avez le temps : amusez-vous à servir une jolie assiette avec des aliments que bébé n'a pas encore goûtés. Jouez sur les formes, le cru et le cuit, etc. Au plus l'assiette est attrayante, au mieux votre enfant sera tenté.
  • Présentation: Pour organiser le repas DME de bébé, vous pouvez opter pour une assiette à compartiments et disposer vos morceaux de légumes, de viande, de poisson, vos oeufs, vos fruits dans les espaces mis à disposition. L'enfant viendra alors piquer de lui-même les différents aliments pour les mettre à la bouche, les associer, etc. Seconde option : vous pouvez tout mettre en vrac sur le plateau de la chaise haute. Dans ce cas, c'est plus récréatif. Le repas ressemblera à un tableau culinaire où le bébé peut s'amuser à "créer".
  • Taille des morceaux:
    • De 6 à 7 mois : les aliments doivent être coupés en gros morceaux.
    • De 7 à 8 mois : on peut commencer à réduire la taille. Une balle de golf est un bon repère.
    • De 9 à 12 mois : la motricité fine s'améliore. Vous pouvez donner des aliments de la grosseur d'un dé.
  • Choix des aliments: Selon le principe de diversification alimentaire menée par l'enfant, le choix des aliments est large. ➜ Fruits et légumes à volonté : en fonction de l'âge, privilégiez-le cuit ou le mou pour faciliter l'ingestion (on évitera quand même les fruits durs à mâcher, avec une peau épaisse ou trop petits comme les raisins). ➜ Viande ou poisson : coupés en petits morceaux et tendres. ➜ Légumineuses : pois chiche ou lentilles par exemple. Veillez à les écraser avant de les servir. ➜ Céréales complètes : riz, quinoa, pâtes. ➜ Fromages : coupés en dés ou cubes. ➜ Du bon gras : avocat, houmous, poissons gras, oeufs, de bonnes huiles ou des noix, mais mixées en purées.

Peurs courantes liées à la DME

  • Risque d'étouffement: S'il y a bien un obstacle qui fait peur aux parents en DME, c'est le risque d'étouffement. C'est normal, on se demande comment un enfant de 6 mois peut avaler une petite carotte sans qu'elle lui reste en travers de la gorge. C'est un mécanisme naturel du corps qui consiste à ramener les aliments vers le devant de la bouche. Il intervient justement pour éviter le risque d'étouffement. Même s'il peut paraître impressionnant, il faut rester calme et ne pas interagir.
  • Bébé mange-t-il à sa faim ? C'est une question récurrente lorsque l'on introduit les aliments solides. Mais, pourquoi avez-vous peur ? Avec la DME, vous n'êtes plus à l'initiative des bouchées que vous mettez dans la bouche de votre enfant. Il le fait tout seul. En quelque sorte, vous perdez le contrôle sur le fait de l'alimenter, ce qui engendre une crainte : celle qu'il ne soit pas assez nourri. à vrai dire, l'enfant sait naturellement en quelle quantité manger. Si cela peut vous rassurer, voyez les aliments solides comme un complément à l'alimentation. Finalement, ce n'est pas sur la quantité qu'il faut être le plus regardant, mais sur la qualité. Veillez à bien équilibrer l'assiette de votre enfant de manière à ce qu'il reçoive les apports nutritionnels suffisants.

Conseils supplémentaires

  • La diversification alimentaire n’est pas une méthode figée, et il existe autant de voies possibles qu’il y a d’enfants.
  • Vous vous doutez bien que chez « Cuisinez pour bébé », on est complètement adeptes du fait-maison ! En plus de savoir ce que l’on met dans nos plats, le fait-maison permet d’apporter une grande diversité de goûts et de textures, et participe à la construction des bonnes habitudes alimentaires. Et quelle fierté quand votre bébé se régale avec ce que vous lui avez préparé avec amour !➡️ Découvrir : 10 bonnes raisons de cuisiner pour bébé.Vous ne savez pas comment vous y prendre ? Les conseils du site regroupés dans un support pratique et à portée de main.
  • La diversification alimentaire, c'est une aventure - avec ses réussites, ses refus, ses purées recrachées et ses sourires de découverte.
  • N’hésitez pas à demander des conseils à votre pédiatre si vous avez des interrogations.
  • Si votre bébé boude un aliment, ne perdez pas espoir ! Essayez de le présenter à différentes occasions et sous différentes formes, cela peut l’aider à s’y habituer doucement.
  • Il est indispensable de varier les goûts en changeant tous les jours (ou tous les 2 jours) les légumes, les fruits, les sucres complexes, et les lipides. Petit, votre enfant est dans la période dite de « néophilie » : il acceptera facilement différents goûts !
  • Si préparer soi-même les repas de bébé présente de nombreux avantages, les petits pots bébé bio peuvent être une excellente alternative quand vous manquez de temps. Choisir une alimentation bio bébé présente de nombreux avantages : absence de pesticides de synthèse, respect de l'environnement et goûts authentiques. Pour vous organiser, consultez nos guides de menu bébé adaptés à chaque âge.
  • Ne pas ajouter de sel avant 1 an. Les reins de bébé ne sont pas matures pour éliminer l'excès de sodium. Les aliments ont leur goût naturel que bébé apprend à apprécier.

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