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L'Implantation du Blastocyste et le Rôle Crucial du Placenta chez les Animaux

Alors que des microparticules de plastiques viennent d’être détectées dans des placentas humains, revenons sur la formation de cet organe aux fonctions essentielles chez les mammifères. Le placenta, organe temporaire vital, se forme durant la grossesse et assure l'échange de gaz, de nutriments et de déchets entre la mère et le fœtus. Comprendre sa formation, son développement et ses fonctions est essentiel pour appréhender le développement embryonnaire et la santé maternelle.

La Viviparité et l'Avènement du Placenta

Les mammifères se distinguent des autres vertébrés par leur viviparité : ils ne pondent pas d’œuf. Le matériel génétique de ces ancêtres a intégré des séquences génétiques de virus. Les intégrations de ces séquences virales se sont reproduites et répétées au cours du temps : des protéines essentielles à la fusion cellulaire se sont ainsi incorporées au génome des mammifères. Ces séquences virales ont permis la fabrication de protéines qui ont sonné le glas de la coquille et l’avènement d’un nouvel organe : le placenta. Ces animaux sont devenus vivipares : le développement de l’embryon ne s’effectuait plus hors de l’organisme maternel, mais dans l’utérus.

Rôles Essentiels du Placenta

D’origine à la fois maternelle et embryonnaire, le placenta exerce des rôles métaboliques essentiels au développement de l’embryon. Il est constitué à la fois de cellules maternelles de l’utérus, et de cellules embryonnaires. Il constitue un organe à part entière. Le placenta est un lieu d’échanges : il permet au fœtus de puiser dans le corps de la mère les éléments nécessaires au développement embryonnaire, comme les nutriments ou l’oxygène. Il évacue l’urée et le dioxyde de carbone produit par le fœtus. Il est considéré comme un lieu de tolérance immunologique permettant le maintien du fœtus dans l’organisme maternel. Il produit également des hormones qui soutiennent le développement fœtal ainsi que la lactation. Enfin, le placenta constitue également une barrière protectrice pour le fœtus contre la plupart des parasites et des bactéries, mais certains virus ou composés comme l’alcool, passent à travers cet organe et affectent le développement fœtal.

Formation du Placenta : L'Implication des Syncytines

Comment se forme un placenta ? Quelques jours après la fécondation, l’embryon de mammifère est composé de deux populations de cellules : le bouton embryonnaire et le trophoblaste. L’embryon de mammifère est une sphère creuse dont la circonférence est formée par les cellules du trophoblaste. Elles participeront à la formation du placenta. Une partie du trophoblaste, appelé syncytiotrophoblaste, forme une couche de cellules fusionnées. Lorsque plusieurs cellules fusionnent, une cellule géante se forme. Possédant plusieurs noyaux, cette structure est appelée syncytium. Ces cellules fusionnées « attaquent » les tissus maternels, les perforent et permettent l’ancrage (appelée nidation) de l’embryon.

La fusion des cellules du trophoblaste est une étape essentielle à l’implantation de l’embryon dans l’utérus et au bon déroulement du développement. Elle est assurée par des protéines particulières : les syncytines. Les protéines de type syncytines sont exprimées dans les placentas de presque tous les mammifères. La perte simultanée des deux types de syncytines exprimées chez la souris empêche le développement d’un placenta et provoque la mort précoce des embryons, soulignant leur rôle capital dans le développement.

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Exaptation et Origine Virale des Syncytines

L’origine virale des syncytines a été mise en évidence par des paléovirologistes, qui sont capables de détecter dans un génome des « virus fossiles » ou séquences provenant de l’intégration, par le passé, d’un matériel génétique viral. Cette origine virale fournit un exemple étonnant du phénomène appelé exaptation. Par le terme d’exaptation, Stephen J. Gould et Elizabeth Vrba ont illustré comment des fonctions complexes peuvent apparaître à partir de structures ou d’éléments simples. Par exemple, sélectionnées parce qu’elles assuraient une régulation de la température, les plumes auraient ensuite permis l’adaptation au vol.

Les gènes appelés Env, qui appartiennent à une famille de gènes codant les protéines formant l’enveloppe virale, fournissent un autre exemple d’exaptation. Chez les rétrovirus, les protéines Env, codées par ces gènes, sont des protéines d’enveloppe par lesquelles les particules virales fusionnent leurs membranes avec celles des cellules cibles. Cette fusion permet à l’infection de la cellule en déjouant le système immunitaire de l’hôte. Intégrés et transmis à la descendance chez les mammifères, ces gènes Env ont évolué en protéines de type syncytines.

Convergence Évolutive et Apparition du Placenta

Il est étonnant de constater que la domestication de ces gènes ne s’est pas faite une seule fois, mais dérive d’au moins une dizaine infections indépendantes par des rétrovirus différents, au cours de l’évolution des mammifères. L’acquisition d’un placenta serait donc une évolution convergente. Le plus vieux type de syncytine actuellement connu a été identifié chez les carnivores. L’intégration du gène de la syncytine-1 conservé chez l’homme se serait produite il y a 30 millions d’années, tandis que les gènes des syncytines se seraient intégrés chez la souris il y a plus de 25 millions d’années.

Différentes infections rétrovirales ont donc favorisé, à de multiples reprises, des mécanismes de fusion cellulaire conduisant à la formation de syncytium à l’interface entre les tissus foetaux et maternels et contribuant à l’élaboration d’un développement intra-utérin original, grâce à la formation d’une « enveloppe rétrovirale ». Selon les espèces, le placenta juxtapose les structures embryonnaires et maternelles ou ancre profondément l’embryon dans les tissus utérins. Les mammifères ne seraient pas les seuls à avoir capturé des syncytines. Ces dernières ont été détectées chez quelques rares vertébrés placentaires éloignés des mammifères, comme le lézard Mabuya. Ce même mécanisme aurait donc joué un rôle crucial dans l’apparition et le développement des placentas chez les vertébrés.

Vulnérabilité du Développement Embryonnaire

Le développement embryonnaire au sein d’un utérus ne rend pas ce développement moins sensible et vulnérable. Le placenta, qui crée une intimité entre la mère et sa progéniture, est un organe qui protège et expose à la fois le fœtus. Les propriétés et mécanismes actifs ou passifs qui permettent les échanges essentiels au développement autorisent également le passage de substances aux effets néfastes. Des virus tels que ceux de la rubéole, de la varicelle, du HIV ou la parvovirus, ainsi que des agents infectieux comme les toxoplasmes, tournent à leur avantage ce lieu d’échange pour l’envahir et contaminer l’embryon. Certains agents pharmaceutiques, les métaux ou l’alcool ont de sinistres réputations, dues aux effets délétères qu’il provoque chez l’embryon.

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Très récemment, des microparticules de plastique ont été détectées dans des placentas humains. Ces particules auraient été inhalées ou ingérées par les mères. Les effets de ces particules restent inconnus mais la détection de ce type de plastique est inquiétante à plusieurs titres : peuvent-ils altérer les fonctions essentielles des placentas comme la régulation immunitaire ? Peuvent-ils bouleverser le développement des fœtus ? Ces observations nous rappellent la vulnérabilité du développement embryonnaire.

Physiologie Placentaire et Développement

La physiologie placentaire est essentielle pour comprendre comment le placenta soutient la vie embryonnaire et fœtale. En vous penchant sur son développement et sa structure, vous découvrirez comment ce précieux organe fonctionne.

Étapes du Développement Placentaire

Le développement du placenta est vital depuis la conception jusqu'à l'accouchement. Voici les principales étapes :

  1. Blastocyste : Peu après la fécondation, une masse cellulaire appelée blastocyste se forme.
  2. Implantation : Le blastocyste s'attache à l'endomètre de l'utérus, s'intégrant dans les tissus maternels. La nidation (implantation d'un embryon dans la muqueuse de l'utérus) a généralement lieu au stade blastocyste. L'implantation embryonnaire est une étape critique du développement du foetus mammifère. Il implique plusieurs étapes, y compris l'éclosion du blastocyste de la zone pellucide et l'invasion dans l'épithélium utérin.
  3. Formation des villosités chorioniques : Ces structures ramifiées émergent pour optimiser l'échange de nutriments et de gaz entre la mère et l'embryon.
  4. Remodelage vasculaire : Les artères spiralées de l'utérus s'adaptent pour faciliter un flux sanguin adéquat vers le placenta.
  5. Établissement de la circulation fœto-maternelle : Les réseaux sanguins fœtaux et maternels s'interfacent pour favoriser les échanges essentiels.

Structure Placentaire et Composition

Le placenta est composé de plusieurs structures et tissus spécialisés qui assurent ses fonctions multiples :

  • Amnios : La couche protectrice entourant le liquide amniotique et le fœtus.
  • Chorion : Il forme la membrane externe qui, avec l'amnios, constitue les membranes fœtales.
  • Villités chorioniques : Ces projections augmentent la surface d'échange entre le sang maternel et fœtal.
  • Syncytiotrophoblaste : Une couche superficielle de cellules qui envahit l'endomètre pour établir la connexion maternelle.
  • Stroma placentaire : Un tissu conjonctif riche en cellules et en vaisseaux sanguins s'étendant à travers le placenta.

Ces composants interagissent pour offrir un environnement optimal pour le développement embryonnaire et fœtal, garantissant la réussite de la grossesse. Les cellules trophoblastiques jouent un rôle majeur dans l'évolution du placenta et assurent son interface avec l'utérus maternel.

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Fonction du Placenta

Le placenta joue des rôles cruciaux durant la grossesse, facilitant les échanges entre la mère et le fœtus. Comprendre comment il fonctionne est essentiel pour saisir sa contribution au développement fœtal.

Circulation Foeto-Placentaire

La circulation foeto-placentaire est un réseau complexe qui permet au sang oxygéné et riche en nutriments de nourrir le fœtus. Elle comprend :

  • Les artères ombilicales : Transportent le sang appauvri en oxygène du fœtus vers le placenta.
  • La veine ombilicale : Rapporte du placenta le sang enrichi en oxygène et en nutriments vers le fœtus.
  • Les villosités chorioniques : Servent d'interface pour l'échange de substances entre les sangs maternel et fœtal.

Les échanges au niveau du placenta n'ont pas lieu directement par contact sanguin mais par diffusion, assurée par la fine barrière formée par les cellules placentaires.

Échange Placentaire Physiologique et Pathologique

L'échange placentaire est un processus critique impliquant le transfert de nutriments, d'oxygène et de déchets entre la mère et le fœtus. En plus des fonctions normales (physiologiques), certains échanges peuvent devenir pathologiques, affectant la santé maternelle et fœtale.

  • Physiologique : Inclut la diffusion de l'oxygène, le passage des nutriments essentiels et de petites quantités d'anticorps maternels.
  • Pathologique : Peut être causé par des anomalies placentaires ou des conditions maternelles, entraînant des complications comme le retard de croissance intra-utérin (RCIU). Certains médicaments et infections peuvent également traverser le placenta et impacter le développement fœtal.

D'un point de vue pathologique, certaines pathologies comme le diabète gestationnel peuvent altérer les fonctions placentaires, perturbant ainsi les échanges normaux. Cela peut conduire à des complications variées, nécessitant une surveillance médicale rigoureuse tout au long de la grossesse.

Barrière Placentaire et Son Rôle

La barrière placentaire joue un rôle crucial en tant que ligne de défense principale entre la mère et le fœtus. Elle assure l'échange de nutriments tout en protégeant le fœtus des substances nocives.

Mécanismes de Protection de la Barrière Placentaire

La barrière placentaire est essentielle pour maintenir un environnement sain pour le fœtus. Voici comment elle s'assure de filtrer les éléments indésirables :

  • Épaisseur cellulaire : Les cellules trophoblastiques forment une couche protectrice qui filtre les substances qui peuvent atteindre le fœtus.
  • Sélectivité des échanges : Seules les petites molécules, comme les nutriments et l'oxygène nécessaires, peuvent traverser directement.
  • Sécrétion d'hormones : Le placenta sécrète des hormones pour aider à réguler la santé fœtale et maternelle.
  • Protection immunologique : Empêche le passage de la plupart des particules immunogènes qui pourraient attaquer le fœtus.

Malgré ces mécanismes, certains agents pathogènes ou substances telles que l'alcool peuvent malheureusement traverser la barrière.

Physiologie Placentaire et Implications Cliniques

La compréhension de la physiologie placentaire est primordiale pour diagnostiquer et traiter les pathologies chez la mère et l'enfant. Les dysfonctionnements du placenta peuvent avoir divers impacts cliniques, pouvant influencer le déroulement de la grossesse et la santé néonatale.

Dysfonctionnements et Pathologies Liées au Placenta

Les pathologies placentaires posent des risques significatifs pendant la grossesse. Voici quelques-unes des conditions les plus courantes :

  • Insuffisance placentaire : Cette condition entraîne un apport insuffisant de nutriments et d'oxygène au fœtus, souvent entraînant un retard de croissance intra-utérin (RCIU).
  • Placenta praevia : Implante le placenta sur le col de l'utérus, posant des risques pendant l'accouchement.
  • Décollement placentaire : Lorsque le placenta se sépare prématurément de la paroi utérine, causant des saignements.
  • Pré-éclampsie : Marquée par l'hypertension, elle provoque des complications sévères pour la mère et peut compromettre le fonctionnement placentaire.

Le Transfert d'Embryon : Une Technique de Reproduction Assistée

Le transfert d'embryon est une technique de reproduction qui consiste à transférer un embryon d’une jument dite « donneuse », mère génétique, dans l’utérus d’une jument dite « receveuse » ou « porteuse » qui assurera la gestation, la mise-bas et l’élevage du poulain jusqu’au sevrage. Cette technique permet de gérer la (les) receveuse(s) sur un autre site que la donneuse. Lorsque les conditions de manipulation et de conservation sont bien respectées, les résultats de transfert d'embryons réfrigérés ne montrent pas de différence avec des embryons frais.

Étapes Clés du Transfert d'Embryon

  1. Suivi gynécologique et insémination de la jument donneuse : La chaleur de la donneuse est suivie de très près à l'échographie pour savoir à quel moment il faut inséminer, et surtout à quel moment précis la jument ovule. Cela permettra de pouvoir déterminer la date de collecte au plus juste après l'ovulation. La collecte est généralement réalisée entre 7 et 8,5 jours après l'ovulation.
  2. Choix de la jument receveuse : Le choix de la jument receveuse est important pour augmenter le taux de réussite du transfert d'embryon. Ainsi, il faudra choisir soit une jument dont la fertilité est connue, possédant de bonnes qualités maternelles, soit une jeune maiden (jument qui n’a jamais été saillie) d’un gabarit au moins équivalent à celui de la jument donneuse, pour un meilleur développement du poulain.
  3. Synchronisation de la (des) receveuse(s) avec la donneuse : La (les) jument(s) receveuse(s) doi(ven)t être synchrone(s) avec la donneuse, c’est-à-dire qu’elle(s) doi(ven)t ovuler dans la même période que la donneuse. Ceci nécessite un suivi gynécologique très précis, une induction des ovulations (souvent à l’aide du chorulon®) et éventuellement un traitement de synchronisation de la (des) receveuse(s) potentielle(s).
  4. Collecte de l'embryon : Après avoir introduit une sonde dans l’utérus de la jument, 3 à 4 siphonages successifs sont ainsi effectués avec un milieu tampon (conditionné en bouteilles ou en poches). L'utérus est ensuite massé (par voie rectale) afin de répartir le liquide jusque dans les cornes utérines.
  5. Transfert de l'embryon à proprement parler : Le transfert de l’embryon dans la receveuse est l’étape la plus délicate et qui demande le plus d'expérience. Il existe deux techniques possibles : le transfert cervical et le transfert chirurgical.

Limites et Défis du Transfert d'Embryon

Les principales limites sont d’ordre financier et technique :

  • Le suivi gynécologique de la donneuse et de la (des) receveuse(s) est lourd et doit être très précis (synchronisation…). Cela représente un coût très important, en plus des frais d’entretien de la (des) receveuse(s) qui viennent s’ajouter.
  • La technique requiert du personnel qualifié (au moins un vétérinaire et une personne titulaire de la licence de chef de centre d’insémination artificelle équine) et expérimenté.
  • La technique nécessite des équipements adéquats (laboratoire de transfert, barre d’échographie adaptée…) et du matériel de laboratoire sophistiqué (liquide de collecte, fournitures à usage unique et/ou stérilisées…) onéreux.

En raison de son coût élevé, cette technique s'adresse essentiellement à des reproducteurs de haute valeur génétique.

Impact des Techniques de Procréation Médicale Assistée (PMA)

Les enfants nés par procréation médicale assistée (PMA) constituent une part importante des naissances. Une attention toute particulière a été accordée à l’impact de ces techniques sur la santé des enfants. Dans leur grande majorité, les enfants conçus par PMA sont en bonne santé, bien qu’on puisse observer une augmentation du risque de perturbations mineures à la naissance, un petit poids de naissance et dans de rares cas des syndromes de l’empreinte parentale tels que les syndromes de Beckwith-Wiedemann (SBW), d’Angelman (SA) et de Silver Russel (SRS).

Effets Potentiels des PMA sur le Développement

Depuis la généralisation de la FIV et de l’ICSI, la question des conséquences de ces techniques sur le développement fœtal et sur la santé des enfants a été posée. Les enfants ont un petit poids de naissance non seulement après une grossesse multiple mais aussi après une grossesse unique. Plusieurs études rapportent une augmentation de l’incidence des malformations congénitales, des aneuploïdies chromosomiques, des troubles de la croissance et du métabolisme avec d’éventuelles conséquences cardio-vasculaires ainsi que des retards de développement psychomoteur ou mental chez l’enfant.

Rôle de l'Épigénétique dans les PMA

Le développement embryonnaire, dès la fécondation, est le siège de modifications épigénétiques majeures. Les différences dans la programmation de l’expression des gènes, abordées maintenant par les analyses de transcriptomique à haut débit, sont à la base de la différenciation cellulaire, tissulaire et de l’organogénèse et sont orchestrées par des régulations épigénétiques. Des études récentes mettent en évidence le lien existant entre une stimulation ovarienne « forcée et accélérée » par des gonadotrophines et, d’une part l’acquisition par l’ovocyte d’un diamètre suffisant témoignant d’une maturité acquise et, d’autre part la cinétique de la synthèse des enzymes ovocytaires, dont les DNMT. Une hétérogénéité d’acquisition de la méthylation des gènes Peg1/Mest et H19 a été observée au sein d’une cohorte d’ovocytes, obtenue après stimulation hormonale.

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