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Surpoids et Obésité chez l'Enfant de 2 Ans : Causes, Symptômes et Traitements

En France, le surpoids et l'obésité infantiles représentent un problème de santé publique préoccupant. Bien que les chiffres aient peu évolué depuis 2006, en 2015, 16% des garçons et 18% des filles âgés de 6 à 17 ans étaient en surpoids ou obèses. Cette prise de poids chez l'enfant suscite souvent l'inquiétude des parents : quand faut-il consulter ? Que faire pour que la prise de poids de l'enfant ne devienne pas un problème pérenne ? Cet article vise à informer les parents sur les causes, les symptômes et les traitements possibles pour le surpoids et l'obésité chez l'enfant de 2 ans, en mettant l'accent sur l'importance d'une prise en charge précoce et adaptée.

Définition et Diagnostic du Surpoids et de l'Obésité Infantile

L'Indice de Masse Corporelle (IMC) : Un Indicateur Clé

Pour suivre l’évolution du poids et de la taille de son enfant, le carnet de santé dispose de courbes de corpulence. L'Indice de Masse Corporelle (IMC), qui est le rapport entre le poids et la taille au carré, est un indicateur essentiel pour évaluer la corpulence de l'enfant. Tant que l’IMC se situe dans la courbe de corpulence (entre le 3ème et le 97ème percentile), on considère que le poids est normal. Au-delà du 97ème percentile sur la courbe de corpulence de référence pour le sexe de l’enfant, on parle de surpoids, voire d’obésité. L’IMC est le seul indicateur approuvé par l’Organisation Mondiale de la Santé. La formule qui permet de calculer l’IMC est la suivante : le poids en kg divisé par la taille au carré.

Signes d'Alerte à Surveiller

Si, en calculant l'IMC et en le reportant sur le carnet de santé de votre enfant, vous repérez un « changement de couloir », il faut alors consulter car le risque de surpoids est réel. Une augmentation continue de la courbe depuis la naissance est aussi un signal d’alerte. Enfin, le rebond d’adiposité est aussi un signal à surveiller. Ce rebond d’adiposité est le point le plus bas de la courbe de l’IMC, juste avant l’ascension de la courbe. Il se situe normalement aux alentours de six ans. Si ce rebond d’adiposité est précoce et donc survient avant l’âge de six ans, le risque d’obésité est plus élevé. Le rôle du médecin traitant ou du pédiatre est indispensable à cet âge-là.

Causes du Surpoids et de l'Obésité chez l'Enfant

Déséquilibre Énergétique

Sauf exceptions, la prise de poids résulte en général d’un déséquilibre entre les apports énergétiques (via l’alimentation) et les dépenses (liées à l’activité physique notamment). Toutefois, le corps est un système qui peut se réguler seul : si les dépenses énergétiques diminuent, la faim diminuera également pour rester à un équilibre. Il en va de même si l’activité physique augmente : l’appétit augmentera afin de compenser les dépenses. Dans ces conditions, une surconsommation énergétique ou une diminution de l’activité physique ne suffit pas à expliquer la prise de poids de l’enfant.

Le déséquilibre entre apports et dépenses énergétiques peut être dû à une alimentation trop riche (sucres, gras), des portions excessives et la sédentarité (écrans, manque d’activité physique). L’alimentation moderne est également en cause, dans la mesure où elle est globalement plus calorique, industrialisée et plus disponible que dans le passé.

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Facteurs Génétiques et Familiaux

De nombreux facteurs sont impliqués dans le surpoids et son développement. Il existe aussi des prédispositions génétiques, ou au moins familiales. « L’obésité de la femme favorise le développement d’un gros bébé ». Cette observation suggère que des facteurs ont agi très précocement dans la vie de l’enfant. Un étude a montré que des facteurs alimentaires (et notamment la part d’énergie apportée par les protéines entre 0 et 2 ans) peuvent être reliés à la précocité de l’âge du rebond. En effet, une alimentation au tout début de la vie trop riche en protéines et trop pauvre en acides gras essentiels, favoriserait la multiplication des cellules graisseuses et donc une remontée de la courbe d’IMC.

Autres Facteurs

Plus rarement, la prise de poids chez l’enfant peut être liée à des problèmes hormonaux. Le manque de sommeil, des facteurs psychologiques (harcèlement scolaire, dépression…), la prise de certains médicaments, une anomalie hormonale ou des troubles de l'alimentation sont aussi des facteurs qui peuvent être impliqués.

Conséquences du Surpoids et de l'Obésité Infantile

Risques pour la Santé

Au niveau cardiovasculaire et métabolique : les prises de poids survenant dans l’enfance peuvent se prolonger à l’âge adulte, augmentant le risque de persistance de l’obésité sur le long terme. La pression artérielle peut également être augmentée chez les enfants en surpoids. L’obésité infantile est associée à de nombreuses complications (maladies cardiovasculaires, insulinorésistance, hypertension artérielle, troubles articulaires, anxiété, dépression…).

Impact Psychologique et Social

Toute prise de poids n’est pas forcément mal vécue par l’enfant, cela dépendra d’ailleurs beaucoup de son cadre. La meilleure chose à faire dans cette situation est de questionner directement son enfant sur son ressenti : comment se sent-il dans son corps ? Comment se passent les séances de sport à l’école et en dehors ? L'aspect psychologique est aussi important. L'enfant obèse développe plus souvent que les autres une mauvaise estime de soi, des difficultés relationnelles, et il est plus susceptible d’être victime de harcèlement scolaire : « Il y a de grosses difficultés environnementales. Les enfants ne se font pas de cadeaux. On va se moquer de lui, le traiter de gros, notamment lors des activités physiques… ». Le risque principal à court terme est la mise à l’écart par ses camarades et les moqueries, sources de perte d’estime de soi. L’enfant va se replier sur lui-même et ne va plus participer principalement aux activités collectives (notamment sportives, dommage !).

Risque d'Obésité Adulte

Le surpoids et obésité de l’enfant augmente le risque d’être en situation d’obésité à l’âge adulte (de 20 à 50% avant la puberté et 50 à 70% après la puberté).

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Traitement et Prise en Charge du Surpoids et de l'Obésité Infantile

Rééquilibrage Alimentaire et Activité Physique

Puisque la prise de poids est liée à un déséquilibre de la balance énergétique, il est essentiel d’accompagner l’enfant à une relation saine avec la nourriture. Cela signifie lui transmettre la capacité à écouter les besoins de son corps et à y répondre. Attention : on ne cherche JAMAIS à faire perdre du poids à un enfant qui grandit encore. Augmenter l’activité physique régulière est une autre piste pour réduire le surpoids.

L'Importance d'une Approche Familiale

Il faut au contraire que la famille rééduque l’enfant, lui montre comment on mange bien. L’enfant ne doit pas se restreindre, il doit apprendre à manger normalement, sur le long terme. C’est un apprentissage. On parle plutôt de rééquilibrage alimentaire. La famille joue également un rôle important et doit accompagner l’enfant en surpoids dans son objectif de rééquilibrage alimentaire.

Prise en Charge Médicale et Suivi

Une prise en charge de la surcharge pondérale par le médecin traitant est suffisante, « si le médecin prend le temps de parler avec l’enfant ». L’enfant peut également être pris en charge dans l’un des douze centres RePPOP (Réseau de Prévention et de Prise en charge de l'Obésité Pédiatrique) si le médecin traitant n’est pas suffisant.

Autres Interventions

Il existe très peu de traitements médicamenteux pour soigner l’obésité. Le seul médicament autorisé en France est l’Orlistat®, qui agit sur la digestion des graisses. La chirurgie peut également être une option mais n’est réservée qu’aux formes les plus sévères de l’obésité. Si l’amélioration de l’hygiène de vie n’est pas suffisante, on peut aussi avoir recours au dispositif « Mission : retrouve ton cap ». En cas d’obésité sévère et/ou résistante aux autres traitements, les plus âgés pourront quant à eux avoir recours à un accompagnement dans un CSO (centre spécialisé de prise en charge de l’obésité). La chirurgie bariatrique (pose d’un anneau gastrique, gastrectomie partielle ou bypass) ne concerne que les situations particulières.

Conseils Alimentaires Spécifiques

  • Le bébé, le nourrisson : il faut conseiller l’allaitement maternel et un lait maternisé adapté et de ne pas donner de lait de vache avant l’âge de 1 an. Il faut lui apprendre à structurer sa journée sur les repas, et il ne faut pas le laisser manger tout au long de la journée. C’est à cet âge qu’il faut lui apprendre à ne pas grignoter entre les repas, car l’alternance entre repas et période de satiété est essentielle pour la régulation nutritionnelle et pour l’établissement de ses capacités à ajuster sa consommation alimentaire. Lors du repas, il faut lui apprendre à manger doucement et à mâcher ses aliments.
  • Le grand enfant et la période péripubertaire : c’est le moment où ils grandissent le plus, il faut donc ajuster les quantités aux besoins de la croissance et corriger les manques et les erreurs à l’extérieur. Mais à cet âge les différences interindividuelles sont parfois très grandes et sont marquées entre les garçons et les filles. Il faut savoir expliquer à une petite fille de 9 ans qu’elle ne peut pas manger comme son frère de 15 ans (en quantité et non en qualité !!!). Même s’ils deviennent plus autonomes il ne faut pas démissionner : il faut garder les mêmes conseils diététiques que pour les plus petits ! La pratique régulière d’un ou plusieurs sports est conseillée.
  • À l’adolescence : c’est un moment difficile car votre enfant va développer un comportement alimentaire propre de son âge. Ses goûts et son comportement alimentaire vont ressembler à ceux du groupe auquel il appartient. Cette période est nécessaire pour lui-même si elle est conflictuelle. Grignotages, déstructurations des repas, goûts spéciaux, etc : tous ces comportements sont des comportements banals à cet âge, inclus dans un processus de désorganisation global (et normal). Continuez sans démissionner.

Favoriser un Sommeil de Qualité

Ainsi, favoriser un sommeil régulier et de bonne qualité est primordial.

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Prévention de l'Insatisfaction Corporelle

Les parents ont donc un rôle à jouer sur l’acceptation corporelle et l’estime de soi chez leurs enfants.

Prévention du Surpoids et de l'Obésité Infantile

La prévention de l’obésité chez les enfants et les adolescents représente aujourd’hui un enjeu majeur de santé publique en France. Pour prévenir l’apparition de l’obésité chez les enfants, il est essentiel d’agir dès le plus jeune âge, en adoptant de bonnes habitudes alimentaires et en favorisant une activité physique régulière. Les parents jouent un rôle central dans cette démarche : proposer une alimentation variée, limiter les excès de matières grasses et de sucres, et encourager la pratique d’une activité physique adaptée à l’âge de l’enfant sont des actions clés.

Chez les adolescents, la prévention passe aussi par l’accompagnement dans l’adoption de comportements favorables à la santé : pratiquer une activité physique quotidienne, limiter le temps passé devant les écrans, et apprendre à faire des choix alimentaires équilibrés. La réussite de la prévention repose sur une approche globale, impliquant l’ensemble des acteurs : parents, professionnels de santé, enseignants et structures éducatives.

L’Indice de Masse Corporelle (IMC) reste un outil de référence pour repérer précocement une situation de surpoids ou d’obésité chez l’enfant. Le suivi régulier du poids et de la courbe de corpulence dans le carnet de santé permet aux professionnels de santé d’identifier rapidement tout risque et de proposer une prise en charge adaptée.

Paralysie Cérébrale (IMC) et Prise de Poids

Il est important de noter que la prise de poids chez l'enfant peut également être liée à des conditions médicales spécifiques, telles que la paralysie cérébrale (infirmité motrice cérébrale - IMC).

Qu'est-ce que la Paralysie Cérébrale ?

La paralysie cérébrale ou infirmité motrice cérébrale (IMC) résulte de lésions irréversibles survenues dans le cerveau pendant la période anténatale ou périnatale. Elle se caractérise par la destruction de certaines cellules du cerveau au cours de son développement. Ces lésions entraînent l’apparition de troubles de la posture ou de mouvement souvent accompagnés de difficultés sensorielles ou cognitives. Elles peuvent en outre durer toute la vie. En effet, la lésion dans le cerveau perturbe le transfert des signaux entre les muscles et le système nerveux. L’IMC provoque ainsi de nombreuses difficultés physiques, au nombre desquelles se retrouve la spasticité sévère.

Symptômes de la Paralysie Cérébrale

Les premiers signes de l’infirmité motrice cérébrale apparaissent généralement chez l’enfant avant ses 18 premiers mois. L’enfant atteint a souvent un retard pour atteindre les principales étapes du développement : apprendre à sourire, à s’asseoir, à ramper, à marcher… Parmi les symptômes les plus fréquents de l’infirmité motrice cérébrale, nous pouvons citer : Les troubles de la parole ; Les mouvements involontaires ; Des difficultés à avaler, à marcher ou à se déplacer ; Une raideur musculaire (la spasticité).

Diagnostic et Prise en Charge de la Paralysie Cérébrale

Le diagnostic de l’infirmité motrice cérébrale se fait généralement en début de vie. Le médecin effectuera un examen physique ainsi qu’une évaluation des antécédents médicaux et familiaux du nouveau-né. Il essayera ensuite d’identifier les symptômes typiques afin d’effectuer des examens spécialisés (analyse de sang, imagerie du cerveau…). À l’heure actuelle, il n’existe aucun traitement contre la paralysie cérébrale. Cependant, il est possible de réduire les troubles grâce à une prise en charge précoce et adaptée. Les enfants présentant ces symptômes doivent généralement consacrer une grande partie de leur vie à la rééducation et à la réadaptation.

Prise en Charge Pluridisciplinaire

Le médecin MPR effectue également un travail pluridisciplinaire avec ergothérapeute, psychologues, neuropsychologues, kinésithérapeute, orthophoniste, enseignant en activité physique adapté, assistance sociale… Différentes prises en charge sont possibles selon les troubles de l’enfant : L’ergothérapie, la kinésithérapie et les aides prothétiques améliorent potentiellement le contrôle musculaire et la marche. L’orthophonie aide à atténuer les difficultés de la déglutition et à rendre le langage plus compréhensible.

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