L'utilisation de l'homéopathie en médecine vétérinaire, notamment chez les chevaux, suscite un intérêt croissant. Cet article explore l'application de l'homéopathie dans le contexte de l'avortement chez la jument, en mettant en lumière les effets secondaires potentiels des traitements conventionnels et en considérant les alternatives homéopathiques. Il est crucial de comprendre les principes de l'homéopathie, son application spécifique chez les juments, et les implications des traitements, notamment en cas d'avortement ou de complications de gestation.
Principes de l'Homéopathie et Application Vétérinaire
L'homéopathie repose sur le principe de similitude, énoncé par Samuel Hahnemann, qui stipule que "les semblables doivent être guéris par les semblables". Cette approche thérapeutique utilise des substances fortement diluées, souvent à des niveaux où il ne reste plus de molécules de la substance originale. L'un des principes fondamentaux de l'homéopathie est celui de la dilution. Un exemple de produit homéopathique utilisé en obstétrique vétérinaire est le Wombyl GA, composé de principes actifs dilués à 4 CH. Il est parfois conseillé au début du vêlage pour augmenter l’efficacité des contractions utérines et donc de faciliter la mise-bas.
L'homéopathie vétérinaire est utilisée pour traiter divers maux chez les animaux de compagnie, mais il est essentiel de ne pas l'utiliser en automédication sans consultation vétérinaire, surtout en cas de maladie grave. Avant d'opter pour un traitement homéopathique, il est crucial de comprendre la cause de la maladie de l'animal, en tenant compte de son environnement, de son comportement et de son état général.
L'homéopathie peut être administrée à n'importe quelle espèce et à n'importe quel âge, ce qui en fait une option potentiellement intéressante pour les juments gestantes, où l'utilisation de médicaments conventionnels peut poser des problèmes.
Avortement chez la Jument : Causes et Traitements Conventionnels
L'avortement chez la jument peut être accidentel ou infectieux. Il peut également être induit thérapeutiquement en cas de gestation non désirée ou gémellaire. Un traitement médical raisonné permet de gérer les affections ponctuelles et chroniques chez la jument gravide. Le suivi de protocoles préventifs aide à assurer le bon déroulement de la gestation. À ces raisons s’ajoutent les soins aux juments non diagnostiquées comme gestantes au moment du traitement, ainsi que l’administration de médicaments par les propriétaires eux-mêmes, en automédication, sans prescription. Les informations concernant les effets des médicaments et les conséquences de leur administration sur la gestation sont rares.
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Le maintien de la gestation est assuré par la production de progestérone, d’abord par le corps jaune, puis par le placenta à partir du 120e jour. Idéalement, le taux de progestérone de la jument gestante à J12 doit être supérieur à 4 ng/ml.
Les traitements conventionnels de l'avortement ou des complications de gestation peuvent inclure :
- Anti-inflammatoires non stéroïdiens (AINS): Utilisés pour prévenir la lutéolyse, notamment la flunixine.
- Antibiotiques: Utilisés en cas de placentite, en association avec des AINS et un soutien progestatif.
- Dompéridone: Utilisée pour le traitement de la placentite.
- Ocytocine: Stimule les contractions utérines immédiatement après l’injection.
- Luprostiol et fluprosténol: Induisent la parturition, mais peuvent avoir des effets dépresseurs sur le poulain.
Il est important de noter que les corticoïdes rapides ne provoquent pas d’avortement chez la jument, contrairement à ce qui se passe chez les bovins. De même, l’administration de corticostéroïdes en fin de gestation n’agit pas sur le développement fœtal, ni ne favorise les chances de survie du poulain, contrairement à ce qui se passe chez la femme.
Effets Secondaires des Traitements Conventionnels
L'administration de médicaments à une jument gestante doit être faite avec prudence, en évitant les médicaments non indispensables. Que la situation relève d’une urgence ou d’une maladie intercurrente survenue au cours de la gestation, l’administration de médicaments non indispensables doit être évitée chez la jument gravide. La gestion de l’inflammation, de la douleur, de l’infection, de la boiterie, de la toux et des coliques chez la jument gestante répond tout d’abord aux règles classiques de la mise en place de tout traitement : examen clinique, évaluation des symptômes et diagnostic.
Plusieurs médicaments couramment utilisés peuvent avoir des effets secondaires indésirables :
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- AINS: Chez la femme, l’ensemble des AINS doit être évité au cours du dernier trimestre de la grossesse. En effet, leur administration prolongée peut entraîner un allongement du temps de gestation et de la durée du travail, et induire chez le fœtus des troubles pulmonaires en relation avec la fermeture in utero du canal artériel. Une diminution du poids moyen des nouveau-nés a été observée. La flunixine est indiquée pour le traitement de l’inflammation, de la lutéolyse, de la placentite et de l’hyperthermie. Le kétoprofène présente une toxicité rénale et cardiaque chez l’enfant. La phénylbutazone inhibe la synthèse des prostaglandines fœtales. Utilisée en fin de gestation chez la femme, elle peut prolonger la parturition et affecter le cœur du nouveau-né.
- Dexaméthasone: Passe bien le placenta.
- Produits iodés: Bien qu’aucune donnée n’existe concernant leur toxicité et que celle-ci soit sans doute faible à inexistante, les produits iodés doivent être utilisés avec précaution lors de la gestation.
- Compléments alimentaires: Son utilisation chez des juments gravides peut induire un allongement du temps de la gestation, un décollement placentaire ou une agalactie.
Il est également important de noter que l’innocuité et les effets des médicaments ne sont pas tous documentés concernant les traitements et leurs conséquences sur le poulain.
Alternatives Homéopathiques
L'homéopathie offre des alternatives potentielles pour la gestion de certains problèmes de gestation chez la jument, en minimisant les risques d'effets secondaires.
Par exemple, le Wombyl GA est utilisé pour faciliter la mise-bas en augmentant l'efficacité des contractions utérines.
De plus, les nosodes, produits homéopathiques obtenus à partir de substances pathologiques stérilisées, peuvent être utilisés pour stimuler les défenses immunitaires de l'organisme et favoriser l'élimination des toxines. Les nosodes stimulent, suppose-t-on, les forces défensives affaiblies de l’organisme. Elles s’opposent aux effets irritants cumulatifs des bactéries, des germes, des virus et des dépôts anormaux sur ou dans le mésenchyme. Les toxines sont éliminées via le système lymphatique et les organes d’excrétion comme les reins, les intestins et le foie. Bref, l’organisme, et en particulier le mésenchyme, se trouve épuré. En même temps, il est aussi rendu insensible aux toxines, c’est-à-dire désensibilisé.
Bien que les études vétérinaires sur l'efficacité des nosodes soient encore rares, des recherches sur la vaccination infantile ont montré des résultats prometteurs en termes de réduction des risques de certaines maladies. Le Dr.Isaac Golden, un homéopathe australien a fait de nombreuses recherches sur la vaccination infantile. En accord avec des familles il a fait un essai clinique dans la vaccination par les nosodes pour les maladies infantiles. De 2001 à 2004 il a aussi comparé les effets néfastes de la vaccination comparé aux nosodes. il a démontré que les enfants vaccinés avaient 15 fois plus de risques de développer de l’asthme, 7 fois plus de risques de développer de l’eczéma, et 2 fois plus de risques de développer des allergies diverses comparé aux enfants immunisés grâce aux nosodes.
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Pour une prise en charge complète de l’animal, vous pouvez vous tourner vers les complexes homéopathiques PVB des laboratoires Boiron. Les PVB sont très intéressants car ils contiennent des souches homéopathiques qui traitent tous les aspects de la pathologie.
Exemples de Remèdes Homéopathiques
Plusieurs remèdes homéopathiques peuvent être utilisés pour traiter divers problèmes chez les juments, notamment :
- Bryonia 15 CH et Arnica 9 CH: Pour l'agressivité d'un chat envers un nouveau venu.
- Apis mellifica: Pour les piqûres d'insectes.
- Arsenic album: En cas de fatigue, d'intoxications alimentaires, de problèmes de peau, ou d'anxiété.
- Borax: Pour la peur des orages et des feux d'artifice.
- Hypericum: Pour les douleurs dues à des lésions nerveuses ou des blessures.
- Ruta: Pour les blessures aux tendons ou aux ligaments.
- Ledum 5CH: Pour les piqûres d'insectes.
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