L'article explore la signification du "hochet pour médaille", en le définissant non pas comme un simple jouet pour enfant, mais comme une reconnaissance, un honneur, une distinction accordée à un individu pour le placer dans une catégorie à part ou supérieure. Il examine l'usage de la décoration dans le contexte des dons de sang en France, un geste altruiste par excellence.
Le Globe de Mariée : Un Trésor de Souvenirs
Sous sa cloche de verre, le globe de mariée renferme bien plus que des objets : il protège des souvenirs, des promesses et tout un imaginaire. Un globe de mariée est une petite vitrine en verre ou en cristal contenant des objets symboliques du mariage.
Origines et Symbolisme
L'origine du globe de mariée remonte au 19e siècle en France. À l'époque victorienne, les jeunes mariés créaient ces globes comme une sorte de capsule temporelle pour conserver les souvenirs de leur mariage. Le choix d'un globe comme contenant pour ces souvenirs n'est pas anodin. Le globe symbolise l'unité, la complétude et la protection.
La Bulle : Un Sanctuaire de Globes Anciens
Au cœur des Puces de Paris Saint-Ouen, au 23 bis rue Paul Bert, se cache un véritable trésor pour les amateurs d’objets anciens : la collection de globes en verre et de globes de mariée de La Bulle. Depuis plusieurs années, nous nous passionnons pour les cloches en verre anciennes, qu’elles soient destinées à la décoration ou à la commémoration. Chez La Bulle, nous ne nous contentons pas de collectionner : nous restaurons, valorisons et faisons revivre chaque globe, en respectant son histoire et sa symbolique. La boutique possède près d’une centaine de globes.
Réinventer le Globe de Mariée
Beaucoup de clients se demandent souvent : « Que peut-on faire avec un globe de mariée aujourd’hui ? Certains choisissent de réinventer le décor intérieur de leur globe, transformant ces objets traditionnels en véritables pièces contemporaines et uniques. Aujourd’hui, les compositions avec coquillages ou autres éléments décoratifs sont devenues un vrai détail qui change tout dans la décoration d’intérieur.
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Transport et Location
Une question importante se pose souvent : « Comment le transporter sans risque ? ». Pour les événements ou décorations temporaires, il existe un service exclusif de location de globes en verre dans Paris et sa région.
Éléments Symboliques du Globe
- Une calotte ou petit coussin en velours véritable, généralement rouge ou rose vif, sauf en Île-de-France où le bleu était de rigueur.
- La couronne de la mariée, élément central du globe, est traditionnellement réalisée en fausses fleurs, représentant des fleurs d’oranger, symbole de virginité.
- Le décor des globes de mariée suit un langage précis, inspiré du symbolisme des fleurs et des objets.
Le Globe de Mariée Aujourd'hui
Aujourd'hui, les globes de mariée sont devenus des objets de collection prisés. Les amateurs de vintage et d'histoire apprécient ces pièces uniques qui racontent une histoire personnelle. C'est bien plus qu'une simple décoration, c'est un symbole d'amour, de tradition et de créativité.
Soclage et Présentoirs
L'expertise de La Bulle ne s’arrête pas aux globes de mariée. Ils sont également spécialistes du soclage et des présentoirs pour objets d’art et de collection, quels qu’ils soient. Chaque objet mérite un support adapté, pensé pour le mettre en valeur sans jamais le dénaturer. Ils proposent aussi bien des présentoirs produits en série que des créations entièrement sur-mesure, conçues en fonction des dimensions, du poids, de la fragilité et de l’histoire de l’objet à exposer. L'objectif est simple : trouver la solution la plus juste et la plus élégante pour chaque pièce.
Le "Hochet des Vanités" : Décorations et Dons de Sang
L'usage de la décoration pour distinguer les donneurs de sang les plus méritants est loin de faire l'unanimité. Dès la fin des années 1940, médailles et diplômes sont attribués aux donneurs les plus généreux. Toutefois, certains critiquent la distribution des récompenses tandis que d'autres s'abstiennent aux cérémonies de remise de ces décorations.
Récompense et Devoir
La récompense consacre un geste de solidarité et de générosité, elle doit aussi être un exemple pour ceux qui ne donnent pas encore ou hésitent à le faire. Comme tous les systèmes de décoration, les diplômes et les médailles des donneurs de sang ont aussi leurs adversaires qui en font le « hochet des vanités ».
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Critiques et Indifférence
Le responsable du centre de transfusion de Saint-Étienne, le docteur Raoul-Duval, est très critique à propos de la remise des décorations : « Le bénévolat auquel se trouve lié l’anonymat doit également éviter de faire du tapage autour du geste. C’est dans votre cœur que doit rester la joie de donner. » À ces positions très tranchées sur le principe de la décoration des donneurs, il faut ajouter l’indifférence d’un très grand nombre de donneurs : près de la moitié d’entre eux ne retirent pas leurs décorations à la fin des années 1960. La décoration du donneur de sang n’est pas sollicitée par ce dernier : elle lui est attribuée de façon automatique, en fonction du nombre de ses dons.
Fonctions de la Décoration
L’existence de ces décorations ne manque pas de surprendre dans la mesure où le don du sang est d’abord présenté comme un geste volontaire, bénévole et anonyme. La satisfaction procurée par le geste de donner son sang, permettant de sauver ainsi des vies, devrait suffire à la récompense du donneur. La décoration remplit dans les faits deux fonctions. La première est de gratifier le donneur, ce qui invalide la représentation d’un don sans contre-partie. Le don du sang n’est pas un geste sans contre-partie : il procède d’un calcul inavoué qui s’exprime de manières très différentes. Le donneur peut par exemple espérer recevoir un jour la rétribution de son don en recevant à son tour le sang d’un autre. Il peut également attendre d’être récompensé de son geste par la reconnaissance attachée à la décoration. Enfin, le donneur peut être motivé par le désir de se valoriser, il a le sentiment d’avoir bien agi : cela peut demeurer de l’ordre de l’intime, ce qui explique que tous les donneurs ne recherchent pas la décoration et le cérémonial public qui s’y attache.
Un Outil de Propagande
La décoration permet de valoriser un acte de générosité et de solidarité et d’en permettre la reconnaissance auprès du plus grand nombre : elle est un outil de propagande en faveur du don du sang, ce qui explique qu'elle ait joué un tel rôle dans l’organisation du monde des donneurs et de leurs associations.
Structuration du Monde des Donneurs
Les décorations servent à structurer le monde des donneurs de sang : les associations de donneurs sont souvent des relais pour la remise des diplômes et des médailles. Ainsi légitimées, ces associations prétendent devenir un des interlocuteurs privilégiés des organisations de transfusion pour le recrutement de nouveaux donneurs et la propagande en faveur du don. La décoration aide à reconnaître l’investissement des donneurs de sang au service de la transfusion sanguine : cela justifie les revendications pour la création d’un « Mérite du sang » et pour la reconnaissance d’utilité publique de la Fédération des donneurs de sang. L’histoire de ces décorations montre que celles-ci sont utilisées pour distinguer des individus tout en servant l’idéal de la transfusion sanguine.
Diplômes et Médailles : Un Cadre Réglementaire
L’arrêté du 11 février 1950 réglemente la délivrance du diplôme et des insignes de donneur de sang. Cet arrêté est pris au moment où le principe du don gratuit, volontaire et anonyme l’emporte sur celui du don rémunéré. En effet, le recrutement des premiers donneurs de sang, dès l’entre-deux-guerres, s’était accompagné d’un système de rémunération permettant de compenser les frais de transport et le dérangement occasionné, les donneurs étant appelés en urgence. À partir des années 1930, lorsque commencent à se diffuser des techniques de conservation du sang, l’idée d’un don sans contrepartie est exprimée par certains médecins.
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Bénévolat et Solidarité
La règle du bénévolat se diffuse pendant le second conflit mondial, au nom de la solidarité et en raison des besoins liés aux combats. Pour autant, l’assimilation des donneurs bénévoles à la Résistance et des donneurs rémunérés à la collaboration n’en est pas moins caricaturale, même si elle fait fortune dans l’immédiat après-guerre. Le principe du don gratuit est bien plus fermement défendu par des médecins, des fonctionnaires de la santé publique, des donneurs qui se soucient du respect de la dignité du corps humain et condamnent à ce titre le commerce du corps. Enfin, à la fin des années 1940, lorsque sont créés de nouveaux centres de transfusion sanguine, le manque de moyens conduit à réserver les indemnités aux seuls cas d’urgence que sont les transfusions de sang frais.
Inspiration Étrangère
La création d’un ensemble de récompenses pour les donneurs résulte de la mobilisation des associations et des amicales, en particulier les donneurs bénévoles de Paris et la Fédération des donneurs de sang, qui a vu le jour en 1949. Elles obtiennent l’institution d’un ensemble de décorations, s’inspirant de pratiques déjà en vigueur à l’étranger. Aux États-Unis, dès 1941, la Croix-Rouge met en place un système de récompenses pour les donneurs de sang. Ces récompenses sont considérées comme une incitation forte à donner de façon à répondre aux besoins des programmes de préparation de plasma pour les armées. Dès le premier don, un pins est distribué puis des écussons aux dons suivants. Suivant ce modèle, l’armée française décerne à son tour un diplôme au cinquième don et une médaille au dixième don. C’est ce système que les associations de donneurs entendent transposer aux populations civiles.
Reconnaissance du Dévouement
Les diplômes et insignes institués par l’arrêté du 11 février 1950 sont destinés à « reconnaître le dévouement précieux et désintéressé des donneurs de sang bénévoles dans les services sanitaires civils ». Ils sont délivrés suivant l’avis du directeur du centre de transfusion sanguine (cts) où est inscrit le donneur et l’avis du directeur départemental de la Santé. Pour 20 dons, l’insigne est en métal doré, pour 50 dons, insigne en métal doré portant une étoile d’or sur la branche supérieure de la croix ; pour 100 dons, les branches supérieures et inférieures de la croix portent une étoile d’or. L’institution de ces décorations reçoit l’appui des instances représentatives de la transfusion sanguine et celui de la direction de l’Hygiène sociale.
Un Devoir National
La décoration se justifie parce que le donneur remplit un « devoir national ». Cette exaltation du devoir national est très forte dans les années 1950 où l’offre de sang est loin de satisfaire la demande : les médecins doivent adapter leur pratique aux quantités de sang disponibles. La pénurie est sans cesse redoutée : des campagnes de collecte régulières sont organisées. Les « journées du sang » sont des collectes mobiles qui permettent de suppléer à l’absence d’infrastructures durables en de nombreuses villes. Le don du sang est l’exercice d’un devoir civique encouragé par l’exemple de plusieurs ministres, la plupart démocrates chrétiens, au début de la Quatrième République. La remise de la décoration consacre ce devoir, bien que les discours, lors des cérémonies de remise des diplômes, évoquent plus volontiers la dimension généreuse du geste.
Promotion du Don du Sang
Pour les associations et les amicales de donneurs, les décorations servent à la promotion du don du sang. Les associations voient le jour dès la fin des années 1940, elles réunissent quelques donneurs soucieux de faire connaître leur geste. Elles recrutent les donneurs, elles font respecter la morale, notamment le code du donneur et la tempérance, elles participent à l’organisation des « journées du sang ». Les diplômes et les médailles remplissent un rôle d’émulation entre les donneurs.
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