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Les Ours Polaires: Un Voyage Fascinant dans le Monde Glacial

Les ours polaires, ces seigneurs de l'Arctique, suscitent fascination et admiration. Cet article explore leur monde, de leur biologie à la conservation de leur espèce, en passant par des histoires spécifiques comme celle de Quintana, une oursonne polaire devenue une ambassadrice pour sa race.

Qui sont les Ours Polaires?

Les ours polaires (Ursus maritimus), aussi appelés ours blancs, sont des mammifères marins et les plus grands prédateurs terrestres de la planète. Ils sont parfaitement adaptés à la vie dans les régions arctiques glaciales, où ils dépendent de la banquise pour chasser, se reproduire et se déplacer. Véritable symbole de l’Arctique, l’ours polaire, aussi appelé, Pisugtooq, l’éternel vagabond par les Inuits, a de nombreuses habitudes. L’ours blanc est la seule espèce d’ours considérée comme un mammifère marin. On retrouve l’ours polaire uniquement en Arctique.

L'Apparence et les Adaptations Uniques

L'ours polaire possède des adaptations physiques remarquables qui lui permettent de survivre dans des conditions extrêmes. Sa fourrure blanche lui offre un camouflage parfait dans la neige et la glace, tandis qu'une épaisse couche de graisse sous-cutanée l'isole du froid glacial. Il a la peau de couleur noire. C’est sa couleur sombre qui lui permet de mieux absorber la chaleur et d’éviter de craindre le grand froid Arctique. Ses grandes pattes sont équipées de coussinets rugueux et de griffes non rétractiles, lui assurant une adhérence optimale sur la glace.

Cycle de Vie et Reproduction

La vie d'un ours polaire est un défi constant. Les femelles atteignent la maturité sexuelle vers l'âge de 4 ou 5 ans et donnent naissance à leurs petits dans des tanières de neige. En moyenne, tous les 3 ans, l’ours polaire donne naissance à 2 ou 3 oursons. La femelle de l’ours polaire, ou ourse polaire, est une mère dévouée. Elle met bas dans une tanière de neige, protégeant ainsi son ourson polaire des températures glaciales. "Les mamans ourses sont très spéciales ! Elles peuvent avoir des petits dès qu'elles ont 3 ans. L'accouplement se passe en juin, et ensuite, la durée de la grossesse est seulement de 55 jours. Ainsi, elle donne naissance à ses adorables bébés ours polaires au cours du mois de décembre. Elle a seulement deux petits à la fois, et elle ne peut fonder une nouvelle famille que tous les trois ans. Les mamans ours prennent très bien soin de leurs petits et les aiment plus que tout au monde ! Les bébés ours polaires, ou oursons polaires, sont extrêmement vulnérables lorsqu'ils naissent. Ils restent près de leur mère pendant environ deux ans et demi, apprenant les compétences nécessaires pour survivre dans leur habitat hostile.

Le Processus de Reproduction en Détail

Nous sommes entre avril et juin, selon la région. La femelle vient juste d’émanciper ses jeunes qu’elle a gardés avec elle depuis plus de deux ans. Elle circule seule sur la banquise, mais déjà ses urines contiennent les phéromones qui signalent sa disponibilité pour la reproduction. Les mâles qui croisent sa trace olfactive partent à sa recherche. Parfois, ils sont plusieurs à approcher la femelle convoitée. Le plus souvent, des manœuvres d’intimidation suffisent à écarter les prétendants les moins vigoureux. Parfois, des combats très violents départagent deux mâles reproducteurs d’au moins 400 kg. Les plus combatifs arborent de larges cicatrices sur le museau. Il arrive qu’ils se cassent des dents, et risquent alors une infection pouvant engendrer la mort. Seul le plus puissant des mâles pourra s’accoupler. Peu d’observations ont pu être réalisées de cette période. Les mâles cherchent à éviter les rencontres avec des concurrents et entraînent les femelles à l’écart des voies de passage. Le couple formé passe une semaine ensemble en multipliant les copulations, le mâle refoule ses congénères trop curieux. Passée cette période, le duo se sépare, ou plus exactement la femelle chasse le mâle. Ils ne se reverront probablement jamais et le mâle ne saura pas s’il a engendré une descendance. Le premier accouplement ne fait pas du mâle le père des futurs oursons.

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Préparatifs pour la Naissance

Octobre : l’hiver arrive, les premières chutes de neige sont abondantes, la femelle va choisir le meilleur endroit pour donner naissance à ses petits. Trois grandes zones accueillent plusieurs centaines de tanières : l’île de Wrangel au nord-ouest du détroit de Béring, le Kong Karls Land, petit archipel à l’est du Svalbard, et le sud du cap Churchill sur la côte ouest de la baie d’Hudson. Ces trois sanctuaires sont d’ailleurs protégés, élevés au rang de parcs nationaux pour éviter de déranger les femelles et protéger les familles. D’autres régions sont bien sûr favorables, avec de plus faibles concentrations. La femelle va « construire » sa tanière en fonction des caractéristiques du terrain disponible. En baie d’Hudson, les ourses se dirigent vers le sud du cap Churchill. Des tanières ont été creusées dans le sol gelé de la toundra depuis des siècles. Ces grottes sont parfois utilisées l’été pendant les fortes chaleurs de juillet : de gros ours profitent de ces réfrigérateurs naturels creusés dans le pergélisol, le sol gelé en permanence. La femelle peut trouver une tanière inoccupée ou la creuser elle-même dans les berges d’un lac ou d’une rivière, dans l’entrelacs des racines d’une épinette. Cette grotte solide, bien protégée, possède un couloir d’accès qui peut mesurer plusieurs mètres de long. En mer de Beaufort, les femelles creusent des tanières dans la neige sur la banquise.

La Vie dans la Tanière

Dans son antre, la femelle entre en léthargie, mais n’hiberne pas vraiment. Son rythme cardiaque, normalement compris entre 40 et 70 battements par minute, ne dépasse pas 12 battements par minute. Sa température interne diminue de 3 à 7 °C. Elle n’urine plus, ne défèque plus. La température à l’intérieur de la tanière peut être supérieure de 20 °C à celle de l’extérieur. En décembre, deux petites boules de vie, aveugles et glabres, se frayent un chemin dans les poils épais du ventre de leur mère pour rejoindre ses tétines. Pendant trois mois, la femelle va allaiter ses petits qui grossissent rapidement grâce à son lait composé de plus de 30 % de matière grasse. Visiter une tanière, c’est comme entrer dans une niche, un cocon. Étrangement, il n’y a ni odeur, ni saleté ; la femelle a pris soin de gratter les parois de neige pour recouvrir le peu d’excréments de ses petits. Les femelles peuvent être cannibales et dévorer leur progéniture si les conditions extérieures les obligent à rester dans leur tanière au-delà du supportable pour leurs réserves.

Sortie de la Tanière et Apprentissage

La coloration jaunâtre de la femelle tranche avec la blancheur pure de ses oursons. Elle vient de passer six mois dans sa tanière, a perdu 40 à 50 % de son poids et semble flotter dans sa peau. Ses petits ont déjà bien grossi mais restent très fragiles. Dès que le vent se lève, elle les pousse vers le tunnel qui les ramène à l’intérieur de leur abri. Pendant quelques jours, la famille reste à proximité de la tanière. Les petits, joueurs et aventureux, s’écartent parfois de leur mère, et geignent dès qu’ils se sentent perdus. Ils jouent beaucoup sur le dos de leur mère, lui mordent les oreilles, font des galipettes, et alternent jeu, sieste et tétée cinq ou six fois par jour. L’ourse est d’une douceur et d’une patience incroyables, écartant ses grosses pattes pour ne pas peser sur ses petits lorsqu’ils tètent. À cette période, les ours polaires sont assez loquaces, ce qui n’est pas le cas généralement. Parfois la femelle a trois petits, dont l’un souvent plus chétif que les deux autres n’a qu’une espérance de vie limitée à quelques jours car il ne pourra pas suivre. Dans la région du cap Churchill, le voyage est plein d’embûches : rivières recouvertes de neige poudreuse à traverser, attaques de loups. Dans cette région à la limite entre la toundra et la forêt boréale, il n’est pas rare qu’un groupe de loups prenne en chasse une femelle suitée. En la harcelant, tournant sans cesse autour d’elle, ils peuvent séparer les jeunes de leur mère, qui doit évidemment se défendre avec violence. Les premiers temps, les jeunes restent très près de leur mère, à quelques mètres d’elle tout au plus. Lors des déplacements, ils sont entre ses pattes, voire sur son dos. Cette proximité est indispensable pour leur sécurité. À l’âge de six mois, les oursons ont acquis une relative autonomie. Ils peuvent fausser compagnie à leur mère, s’attarder, jouer en route, mais ne viennent jamais au contact de quelque chose d’inconnu. Passé un an, les oursons - déjà de belle taille - explorent leur univers tout en gardant un œil sur leur mère. Ils deviennent dangereux pour l’homme. Leur inexpérience et leur curiosité les entraînent parfois dans des situations scabreuses et la femelle inquiète accourt. Le caractère des ours commence à se dessiner car, comme les humains, les ours ont chacun leur personnalité, quelque chose qui les caractérise dans leur comportement.

L'Indépendance et les Défis de la Jeunesse

Les jeunes sont émancipés à l’âge de 26 mois environ. C’est le cap le plus difficile à passer dans la vie d’un ours polaire. Il se retrouve généralement seul, mais il arrive qu’une fratrie reste formée pendant quelque temps et les deux adolescents font un bout de route ensemble. L’ours doit chasser, et parfois un congénère plus imposant vient lui voler son gibier. Il doit affronter le premier hiver en ayant constitué assez de réserves pour survivre. Beaucoup de jeunes ours meurent au cours de cette période. Tous ces éléments font que le taux de croissance de la population d’ours polaires est faible. Les femelles ne se reproduisent que tous les trois ans, et souvent elles n’émancipent qu’un seul ourson sur une portée de deux. Passé les premiers mois de vie solitaire, le jeune qui a survécu peut vivre jusqu’à une trentaine d’années.

Alimentation et Habitudes de Chasse

Les ours polaires sont des carnivores, se nourrissant principalement de phoques et de poissons qu'ils chassent dans les eaux glacées de l'Arctique. Leur technique de chasse la plus courante consiste à attendre près des trous de respiration des phoques, prêts à les attaquer dès qu'ils remontent à la surface. Les ours polaires sont de très bons nageurs, très à l’aise dans l’eau, ils peuvent nager sur plusieurs dizaines de kilomètres sans difficultés, mais éviteront de le faire, à cause de l’effort que cela demande, et la perte de calories importante. Son régime alimentaire est basé essentiellement sur le phoque, mais c’est un opportuniste.

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Habitat et Distribution Géographique

Les ours blancs dépendent de la banquise autour du pôle nord pour leur survie. Ils passent la majeure partie de leur vie sur ces étendues glacées, se déplaçant de manière agile sur la glace à la recherche de proies. Actuellement, entre 20 000 et 25 000 ours polaires, répartis en 19 populations, vivent dans cinq pays du cercle arctique (du grec aktos, signifiant ours, antarctique signifiant sans ours) : le Canada (qui abrite les 2/3 de la population totale), les Etats-Unis, la Norvège, le Groenland (Danemark) et la Russie.

Menaces et Conservation

Malheureusement, les ours polaires sont aujourd'hui en danger. L’ours est directement impacté par la pollution des océans et les changements climatiques. Il se nourrit principalement de graisses, qui contiennent des toxines; il s’intoxique donc lui-même et peut transmettre ses maladies à ses oursons. Classé « Vulnérable » par l’Union internationale pour la conservation de la nature (UICN), sur une échelle allant de « Préoccupation mineure », « Quasi menacé », « Vulnérable », « En danger », « En danger critique », « Éteint à l’état sauvage » jusqu’à « Éteint », l’ours polaire n’en est pas moins, à moyen terme, menacé.

Impact du Réchauffement Climatique

Le réchauffement climatique affecte beaucoup les ours polaires, ces adorables ours blancs que nous aimons tant ! En effet, à cause de l'augmentation des températures, les phoques, qui sont une partie importante de leur nourriture, se font plus rares. Et ce n'est pas tout, la banquise, cette grande étendue de glace où ils vivent, fond de plus en plus à cause du réchauffement climatique. Cela signifie que de nombreux endroits où les ours polaires se réfugient disparaissent petit à petit. Le réchauffement climatique est le principal coupable de la diminution de la banquise. Cette particularité est justement ce qui rend les ours polaires vulnérables au changement climatique en Arctique : l’une des conséquences visibles (mais pas la seule) du réchauffement en Arctique est la fonte accélérée de la banquise, terrain de chasse privilégié des ours polaires.

Efforts de Conservation

Face à cette réalité alarmante, il est essentiel que nous agissions pour protéger les ours polaires et leur habitat. Chaque petit geste compte, que ce soit en réduisant notre empreinte carbone, en soutenant des initiatives de conservation ou en sensibilisant les autres à l'importance de préserver ces majestueux animaux. Si nous voulons préserver notre belle planète et la respecter, limitons nos pollutions et l’impact négatif qu’ont certaines de nos actions sur l’environnement. Nous pouvons pour cela favoriser les moyens de transports non polluants ou collectifs quand cela est possible, consommer plus local ou encore réduire nos usages d’appareils polluants. Chaque petit geste, multiplié par le nombre de personne qui le fait, peut avoir des effets significatifs. Pour en savoir plus, vous pouvez aussi visiter le site de Polar Bear International, une ONG américaine partenaire du Parc zoologique et botanique de Mulhouse, qui a lancé la campagne d’infomations SOS!

Le Rôle des Zoos

L’ours polaire fait l’objet d’un EEP, Programme d’élevage européen, auquel participe le Parc zoologique & botanique de Mulhouse depuis sa création. « Chaque acteur de la conservation de cette espèce, les parcs animaliers ou encore l’organisation PBI, Polar Bears International, avec laquelle le Parc zoologique & botanique de l’agglomération collabore très activement, tire la sonnette d’alarme. L’action des parcs zoologiques prend alors un double sens : conserver un patrimoine génétique qui, s’il est certes moins menacé aujourd’hui que celui de certaines espèces, peut disparaître dans quelques décennies à peine, et mettre à profit le capital sympathie de l’ours polaire pour sensibiliser les publics au rôle que nous pouvons tous jouer, chacun à son échelle, dans la lutte contre le réchauffement climatique. La conservation par les parcs zoologiques d’espèces menacées n’a de sens que si elle s’accompagne d’une prise de conscience de la fragilité des habitats naturels, quelle que soit l’espèce, polaire et autre, et de sa protection. Le parc zoologique du XXIe siècle joue un rôle de pont entre l’homme urbain, la nature et les dangers qui la menacent. Des événements aussi exceptionnels que la naissance d’un ours polaire donnent une dimension très concrète à un message parfois très théorique.

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Journée Internationale de l'Ours Polaire

Lancée par Polar Bears International, PBI, la journée internationale de l’ours polaire coïncide avec la période où les mamans et les oursons sont confortablement installés dans leur tanière. Cette année, PBI lance une campagne pour financer le développement d’un nouvel outil permettant de cartographier l’emplacement des tanières afin de s’assurer que les mères et les oursons ne soient pas dérangés. En protégeant les tanières, PBI protège les oursons et contribue ainsi à assurer leur avenir. La période de mise bas est en effet la période où l’ours polaire est le plus vulnérable. Et dans un Arctique en plein réchauffement, où les ours polaires sont confrontés à d’énormes défis, la survie de chaque petit est d’une importance capitale.

Histoires d'Ours Polaires en Captivité

Les naissances d'oursons polaires dans les zoos sont des événements rares et précieux, souvent suivis de près par le public et les scientifiques. Ces naissances contribuent à la conservation de l'espèce et sensibilisent le public aux défis auxquels sont confrontés les ours polaires dans la nature.

L'Histoire de Quintana

Le zoo de La Flèche a accueilli jeudi 9 juillet 2020 une nouvelle pensionnaire chez les ours polaires, une femelle prénommée Quintana. Ce jeudi 9 juillet, Quintana a rejoint Taïko dans le nouvel enclos des ours polaires aménagé au zoo de La Flèche. La petite oursonne est née le 21 novembre 2016 au zoo de Munich. Elle ne pesait alors que quelques centaines de grammes. Depuis sa naissance, la petite oursonne a en effet l’habitude d’être filmée. Des caméras étaient installées dans la tanière de maternité où elle est née et a passé ses premiers mois avec sa mère. Quintana s’amuse avec Giovanna. À 14 semaines, Quintana découvre son enclos. Il a fallu attendre le 1er février 2017 pour connaître le sexe de l’ourson de Giovanna. Le 1er février 2017, la petite oursonne âgée de 72 jours était examinée pour la première fois. Elle est en très bonne santé, est très vive, et pèse 8,4 kilogrammes, annonçait le Dr Christine Gohl, vétérinaire du zoo. En apprenant l’arrivée de Quintana au zoo de La Flèche, certains ont pu penser que l’ourse avait été baptisée ainsi en hommage au coureur cycliste colombien. Il n’en est rien. Le zoo avait mis le nom Quintana sur la liste des noms soumis au vote car le petit ours polaire est le cinquième membre de la famille des ours polaires du zoo (quinque = cinq, latin), explique le quotidien allemand Bild. Depuis plus de trois ans et demi, Quintana a bien grandi au sein du zoo de Munich, toujours avec sa mère Giovanna. Désormais adulte, Quintana est une véritable chouchoute du public, explique la directrice du zoo au journal Bild à l’annonce de son départ pour le zoo de La Flèche. Son tempérament aimant et joueur manquera. Mais même dans la nature, il est courant que la mère et la progéniture se séparent au moment opportun. Quintana se familiarise avec son nouvel environnement au zoo de La Flèche. Un nouvel enclos a été construit pour accueillir Quintana. Quintana aura quatre ans le 21 novembre 2020.

Naissances au Marineland d’Antibes

Trois bébés ours polaires sont nés au Marineland d’Antibes, a annoncé jeudi le plus grand parc animalier marin d’Europe, qui abritait depuis 2010 un couple de cette espèce classée « vulnérable » dans le cadre d’un programme de conservation. Les trois oursons, dont le sexe n’est pas connu, sont nés entre Noël et le Nouvel an et « se portent à merveille », a précisé le parc qui a différé l’annonce de leur naissance, en raison d’un taux de mortalité de 50% observé en milieu naturel. « On ne peut les voir qu’à la caméra, sans les toucher ni les approcher. On pense qu’ils pourraient sortir pour la première fois de leur tanière fin mars ou début avril. Critiqué par des associations de défense des animaux La présence d’ours polaires à Antibes est régulièrement critiquée par des défenseurs des animaux comme l’association « C’est Assez » qui juge contre-nature de détenir des ours sous des latitudes ensoleillées qui ne sont pas les leurs dans la nature. Le parc répond qu’ils ont accès à des grottes de glace 24h/24, à deux piscines d’eau de mer à 14°C et à des cavernes réfrigérées et climatisées à 20-21°C, alors que dans la nature, en plein été, les ours du grand Nord canadien sont exposés à une température de 25°C, à la fonte de la banquise et contraints de chasser près des habitations, notamment dans des décharges.

Naissance à Mulhouse

Durant la nuit du 22 novembre, à 5h du matin exactement, Sesi l’ourse polaire a donné naissance à un petit bout d’à peine quelques centaines de grammes. Quelques semaines avant la mise-bas, elle s’est spontanément isolée dans la loge de mise-bas spécialement prévue pour cela : un espace étroit, calme et sombre : idéal pour elle. Dans la nature, rappelons que les femelles ours polaires s’enferment dans un trou de neige juste assez grand pour la contenir et y passe tout l’hiver, protégée du vent et du froid polaire, pour allaiter un à trois petits. Nous avons pu suivre la mise bas et les premiers soins de Sesi grâce à une caméra à vision nocturne, puisque l’obscurité règne dans sa loge de mise bas et que personne, pas même les soigneurs, n’entrent afin de ne pas la perturber. Le 22 novembre dernier, un bébé ourson pointait le bout de son museau dans la loge de maternité installée par les équipes vétérinaires du parc zoologique & botanique de Mulhouse. Sesi et Kara découvrent leur enclos dans l’espace Grand Nord du Parc ; un enclos rendu plus vaste que lors de la précédente naissance, celle de Nanuq. Début février, quelques 7500 internautes ont voté pour le choix du prénom de l’ourson. C’est Kara qui a remporté la majorité des suffrages avec 40% des voix, contre 28% pour Kisimi, 23% pour Inuuik et 9% pour Tikippuq.

Naissance au Zoo de Karlsruhe

Le 2 novembre dernier, la femelle ours polaire Nuka, arrivée au zoo de Karlsruhe le 4 mars 2024, a donné naissance à une portée dont un petit a survécu. Le 2 novembre, la femelle Nuka, née en novembre 2016 au Danemark et arrivée au zoo le 4 mars 2024, a donné naissance à deux petits pour sa première portée. Cela faisait 33 ans que le zoo n’avait pas accueilli de bébé ours polaire, rappelle son directeur Matthias Reinschmidt. Le papa est l’ours Kap, né à Moscou en l’an 2000, qui a séjourné au zoo de Karlsruhe en l’an 2001, puis à Neumünster, avant de revenir dans la ville éventail.

Les Défis de la Naissance en Captivité

Le zoo a tout mis en place pour que les petits aient le maximum de chances de survivre. Selon nos confrères des Badische Neueste Nachrichten , les vitres de l’enclos ont été blanchies (seul un trou pour que la caméra puisse filmer a été épargné) et l’accès du public à l’enclos a été interdit. De la paille a été ajoutée pour la couche de la mère et le bassin vidé de son eau pour des raisons de sécurité (seul un filet d’eau a été maintenu pour permettre à Nuka de boire). Le zoo de Karlsruhe a peint des pattes d’ours pour guider les visiteurs et agrémenté ce cheminement avec des panneaux sensibilisant à la menace d’extinction qui pèse sur les ours polaires. Pendant de longues semaines, le personnel du zoo a retenu son souffle. « Ce n’était pas les conditions les plus favorables, partage Timo Deible, chargé de communication du zoo. D’une part parce qu’il s’agit de la première portée de Nuka et d’autre part parce qu’elle a choisi de mettre bas [le 2 novembre dernier] dans la semi-cavité extérieure, moins protégée des aléas climatiques que la loge de mise bas préparée par les soigneurs dans l’espace intérieur. » Et ce, alors même que l’hiver approchait… « C’est pourquoi nous nous réjouissons d’autant plus qu’un petit a survécu », ajoute Timo Deible. Ce petit mâle a été baptisé le 11 mars Mika, à la suite d’un concours lancé par le zoo en collaboration avec le quotidien local Badische Neueste Nachrichten. Un nom dont la sonorité (ka) rappelle la ville de Karlsruhe où il est né.

Importance de la Conservation Génétique

Tous les zoos ne peuvent se targuer de présenter à leurs visiteurs un ourson polaire. « C’est le programme européen de conservation des espèces menacées (EEP pour europäisches Erhaltungszuchtprogramm) qui régit quels animaux peuvent mettre bas. Nous sommes l’un des rares zoos à avoir obtenu l’autorisation d’élever des ours polaires, explique Timo Deible, chargé de communication au jardin zoologique de Karlsruhe, qui soutient l’EEP et l’association Polars bears international. L’hiver dernier, seuls quatre oursons sont nés dans des zoos dans le monde. En Europe, il n’y en a eu que deux, l’un au zoo de Sosto en Hongrie et l’autre à Karlsruhe », reconnu « dans les années 1980, comme l’un des zoos d’élevage au monde ayant le plus de succès pour les ours polaires ». L’autorisation a été accordée à Karlsruhe car son couple d’ours a des propriétés génétiques intéressantes - Kap est l’un des ours polaires les plus importants du point de vue génétique du EEP. « Parmi la centaine d’ours polaires en Europe, le programme fait attention à ce que ce ne soit pas toujours les mêmes qui se reproduisent mais plutôt les individus qui sont les plus importants du point de vue de la génétique pour le maintien de l’espèce », conclut Timo Deible.

L'Expérience Visiteur

Depuis le 11 mars, l’enclos est de nouveau accessible quotidiennement au public qui peut observer, de 9 h 30 à 15 h 30, l’ourson jouer dans son environnement ou avec des jouets lancés par le personnel du zoo. Pour permettre à un maximum de personnes de découvrir la star des lieux, un système de filtration des visiteurs a été mis en place. Le personnel du zoo laisse accéder 50 personnes en même temps, pour cinq minutes d’observation qui peuvent se prolonger à la sortie devant un écran géant montrant l’enclos des ours polaires en direct grâce à une caméra dotée d’intelligence artificielle qui capte les mouvements des animaux.

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