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Hésitation Vaccinale Face aux Vaccins COVID-19 en Pédiatrie : Études et Enjeux

Introduction

Fin 2020, la vaccination a connu un regain d'attention médiatique. La pandémie a mis en avant les vaccins contre le virus, soulevant des questions sur leur fonctionnement, efficacité, sécurité et distribution. L'acceptation de ces vaccins par le public est une préoccupation majeure pour les acteurs de la santé. Cette préoccupation n'est pas nouvelle, avec des controverses depuis les années 90 ayant engendré une défiance au sein de la population. Cette défiance met en lumière un double problème pour les sciences sociales et la santé publique : l'analyse des problèmes publics et le phénomène d'hésitation vaccinale (HV). Comprendre les ressorts d'une attitude critique est un défi majeur pour les acteurs de la santé et les sciences sociales.

L'Hésitation Vaccinale : Un Concept en Évolution

Au cours de la dernière décennie, l'expression « hésitation vaccinale » a été fortement investie, faisant suite à un important travail de redéfinition des attitudes critiques vis-à-vis des vaccins. Ce recadrage conceptuel a permis de rendre compte d’un large spectre d’attitude entre l’acceptation sans réserve de tous les vaccins, et le refus sans réserve de tous les vaccins. L'HV se situe dans un spectre d'attitudes entre l'acceptation et le refus purs et simples, influencée par les controverses et soumise à des variations considérables. L'expérience des acteurs peut être empreinte de doutes, de chocs, de revirements et de bifurcations.

Approches de Recherche sur l'Hésitation Vaccinale

Les chercheurs en sciences sociales ont utilisé différentes approches pour mesurer l'ampleur de l'HV et en comprendre les logiques. Des enquêtes qualitatives ont décrit les logiques à l'œuvre dans les processus de décision des mères orientés vers leur enfant, les rapports au « naturel » et à « l’artificiel » pouvant conduire au rejet des vaccins, ou encore le rôle de la confiance - notamment envers le médecin - dans le processus de prise de décision. Les hypothèses d'interprétation du phénomène sont multiples et non exclusives - la vaccination questionne notre rapport aux institutions, à la vérité scientifique, à la nature, à la liberté individuelle et à la démocratie.

Pour comprendre comment un questionnement émerge et évolue au cours d’une trajectoire, on doit se donner les moyens d’interroger les épreuves susceptibles d’ouvrir et de faire évoluer ces questionnements, en ce que ces dernières ont la capacité à forger, ou faire bifurquer une attitude. La pandémie de SARS-CoV2 offre un condensé spectaculaire de la manière dont d’innombrables processus critiques multi-scalaires et évolutifs peuvent s’ouvrir en cascade et produire des effets sur les attitudes relatives à la vaccination. L’attention aux contextes socio-culturels évolutifs et aux situations qui influencent en permanence la manière dont une attitude se déploie et s’exprime nous mènent donc à nous interroger sur un plan méthodologique.

Méthodologie d'Enquête et Controverses

Cet article propose de décrire un dispositif méthodologique mobilisé dans le cadre d’une thèse sur la trajectoire d’hésitants vaccinaux. Il ne s’agit pas de fournir un mode d’emploi rigide, mais plutôt de proposer et d’expliciter une méthode d’enquête et ses enjeux, et d’engager la discussion sur l’attitude du chercheur face à ces phénomènes en lien avec des controverses. On se donnera pour ambition de montrer les intérêts d’une démarche d’enquête pragmatique pour les sciences de l’éducation, en particulier sur des objets aussi controversés et sensibles que la vaccination. Comprendre l’HV dans une perspective sociologique implique d’être attentif aux liens entre cette attitude et les processus collectifs qui la travaillent. On propose donc d’analyser l’expérience individuelle au prisme des controverses publiques, et inversement.

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Il faut pour cela rapidement clarifier l’approche de la controverse que nous adoptons. Cyril Lemieux en distingue deux principales : 1) une approche classique qui agirait comme un révélateur » d’une réalité socio-historique plus profonde », et 2) une approche qui considère les controverses comme des processus sui generis, attentives aux actions collectives et aux transformations du monde social qui en découlent. La deuxième approche nous semble plus intéressante et pertinente. Inspirée par les science studies et prolongée par la sociologie pragmatique, elle a l’avantage de mettre au cœur de l’analyse les capacités d’actions des acteurs et leur impact sur la réalité. Toutes ces approches constituent autant d’outils qui nous permettront d’articuler la sociologie des sciences et des controverses à la sociologie de l’HV.

L’étude de l’HV ne peut être ramenée à l’étude des mobilisations collectives. L’enquête doit donc permettre de rendre compte de l’expérience de personnes qui s’expriment parfois (ou souvent) à titre personnel, et pour qui les controverses ne sont pas forcément centrales dans le continuum de leur existence, voire parfois très secondaires. Par ailleurs, si notre démarche est particulièrement attentive aux interrelations entre expériences individuelles et controverses, elle doit cependant prendre acte du fait que les doutes ou les inquiétudes ne surgissent pas mécaniquement suite à la connaissance immédiate (au sens de sans médiation) d’une controverse. Il faut pouvoir restituer des processus travaillant les personnes dans le cadre de situations tout à fait ordinaires.

Dans un article de Ward et Peretti-Watel (2020) qui s’arrête sur les limites de l’approche du Public Underdanding of Science pour appréhender l’HV, les auteurs en appellent à « réaliser une sociologie des rapports ordinaires aux sciences à la fois attentive à la structuration des controverses, mais aussi à leur inscription dans le quotidien ». La première consiste à comprendre les logiques menant à l’ouverture d’un questionnement critique autour de la vaccination. Il s’agit d’être attentif aux influences des contextes socioculturels - que ces derniers renvoient à des sphères publiques ou privées - dans lesquels le doute apparait au cours des trajectoires, aux évènements ou situations qui ont pu mener vers des espaces d’incertitudes ou éloigner du dispositif vaccinal. Il s’agit ensuite de décrire les appuis et les capacités critiques des acteurs.

Hésitation Vaccinale et Vaccination Pédiatrique contre la COVID-19

La vaccination des enfants contre la COVID-19 est un sujet de débat en France. Alors que les États-Unis ont autorisé et recommandé la vaccination des enfants de 5 à 11 ans, les autorités françaises se montrent plus circonspectes, invoquant des différences dans la situation épidémiologique, un faible nombre d'hospitalisations et de décès chez les enfants, et des craintes concernant les effets indésirables. Les médias français restent dubitatifs, posant la question de l’opportunité de la vaccination pédiatrique en France. De fait, du côté des autorités, il n’y a pas eu, à ce jour, d’annonce gouvernementale quant à une commande de dosages pédiatriques Pfizer, et les positions prises restent très circonspectes.

Plusieurs arguments sont utilisés pour délayer le sujet. Le besoin de données probantes, d’abord. A de multiples reprises ces derniers mois, les experts scientifiques comme les autorités ont refusé d’évoquer la perspective de vacciner les enfants. La taille de l’échantillon, trop faible pour repérer les effets indésirables rares et, en particulier, qualifier le risque de myocardite qui concentre toutes les inquiétudes, plusieurs publications ayant déjà montré ces derniers mois un surrisque de survenue après la deuxième injection, en particulier chez les garçons de 12-17 ans. Un autre ordre d’arguments pour repousser l’horizon de la vaccination des enfants concerne, non pas les risques, mais cette fois l’insuffisance des bénéfices.

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L’évaluation des bénéfices de la vaccination risque de jouer surtout à un autre niveau : sur la réalité du risque Covid qu’elle permet d’éviter chez les enfants. Il y a d’abord la question de savoir si le bénéfice recherché est un bénéfice individuel direct pour les enfants, ou bien un bénéfice collectif pour la population générale, médié dans ce cas par le contrôle de la contribution qu’y apporte la circulation virale chez les enfants. L’hypothèse d’une telle finalité « solidaire » de la vaccination des enfants, aux fins de protéger la population dans son ensemble et non de les protéger eux, a-t-elle un sens ? Le débat est volontiers placé sur ce terrain-là, en particulier dans les médias : le bénéfice individuel serait mineur pour les enfants, le seul argument éventuel à considérer résiderait dans le bénéfice collectif pour la protection de tous.

Exceptions et Vaccination des Enfants Vulnérables

Malgré l'absence d'autorisation générale, près de 22 600 enfants de moins de 12 ans ont déjà reçu au moins une dose de vaccin en France. Une très grande majorité proche des 12 ans. Pour comprendre l’origine de ces 22 600 exceptions, il faut prendre en compte les risques d’erreurs de saisie, marginales, mais qui peuvent donner lieu à une légère surévaluation de ces cumuls encore très faibles. Une analyse plus fine des chiffres recensés par l’agence montre que près de 80 % des vaccinations complètes des plus jeunes concernent des enfants âgés de 10 et 11 ans.

Faute d’une autorisation pour vacciner les moins de 12 ans, certains pédiatres ont pris la responsabilité, après concertation avec les parents, d’immuniser leurs jeunes patients les plus susceptibles de contracter une forme grave de la maladie. Pour les enfants en bonne santé, le SARS-CoV-2 représente, en général, une menace mineure. Le bénéfice individuel de la vaccination reste modeste et le manque d’études portant sur ses effets indésirables pour cette classe d’âge ne permet pas encore de déterminer un rapport bénéfices-risques de manière satisfaisante.

Pour protéger les populations les plus vulnérables, les praticiens peuvent aussi préconiser une immunisation de leurs proches. L’Agence européenne des médicaments examine en ce moment les demandes d’autorisation de vaccination des enfants de 5 à 11 ans pour l’Europe. Jusqu’à présent, les travaux des laboratoires portent sur des échantillons, a priori insuffisants, d’un millier d’enfants vaccinés environ.

Désinformation et Rôle des Réseaux Sociaux

La pandémie a également mis en évidence la problématique de la désinformation, amplifiée par les réseaux sociaux. Un cadre informationnel nouveau. échangées. fiables. santé publique. d'une part importante du contenu disponible sur ces réseaux. utilisateurs. question critique des informations rencontrées. déjà convaincues ou enclines à les accepter. discernement. d'avoir un impact important en termes de désinformation. méfiance envers les sources officielles. alternatives. désinformation. informations claires, fiables et adaptées. d'information, ce qui suppose de diffuser une information de confiance. d'être touchés par ces fausses informations. d'éducation préventives et de fond.

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Surveillance et Recherche sur le COVID Long

Le développement des réseaux de surveillance est essentiel pour s'adapter à la situation sanitaire et anticiper les risques à venir. Vous évoquiez le covid long. aussi parfois être capable de dire que nous ne savons pas. covid long. scientifique. commission des affaires sociales lors de la crise. masque, y compris à l'extérieur. n'était pas celui des autorités et du Gouvernement. affectations de longue durée.

Nous préconisons cette reconnaissance. covid long. pathologie était bénigne. été victimes d'un covid long. années. fatigabilité, des troubles de mémoire. caractériser la maladie. consensus. Nous observons néanmoins des avancées. des cas reste difficile. long.

Des actions pour limiter la diffusion de fausses informations. environ étaient favorables à la vaccination obligatoire. à jour de leurs vaccins.

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