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Accouchement : Un Gros Plan sur les Étapes Clés

L'accouchement est un événement unique et transformateur dans la vie d'une femme. Chaque accouchement est unique : la durée, l’intensité, tout varie d’une femme à l’autre… mais aussi d’une grossesse à l’autre. Ce qui ne change pas en revanche, ce sont les différentes étapes par lesquelles vous allez passer pour donner naissance à votre bébé. Cet article vous guidera à travers les différentes étapes de l'accouchement, du pré-travail à la délivrance, en passant par le rôle crucial du bassin.

Le Bassin : Un Acteur Central de l'Accouchement

De nombreuses femmes sont inquiètes, notamment lors d’une première grossesse, de ne pas avoir un bassin assez large pour donner naissance à votre bébé. Il joue un rôle central lors de la grossesse et de l’accouchement. Pourtant, le bassin est trop peu connu par les femmes. Tout d’abord, il faut savoir que le bassin est composé de ligaments ainsi que de quatre os : les deux os iliaques (sur les côtés), le sacrum (à l’arrière) et le coccyx (partie postérieure). Pour sentir le mouvement de votre bassin, rien de tel que de réaliser des rotations des genoux ou encore de cambrer et de décambrer le dos. N’hésitez pas à poser vos mains à hauteur de bassin pour sentir le mouvement de celui-ci.

Lors de l’accouchement, le passage de bébé dans le bassin se déroule en trois temps. D’abord, il doit franchir le détroit supérieur, ensuite le détroit moyen et enfin le détroit inférieur. Le détroit supérieur a la forme d’un cœur, ce qui implique que bébé se positionne en diagonale pour franchir cet espace. Le détroit moyen et inférieur constituent la partie la plus étroite du bassin. Il est à noter que selon la position du corps de la maman, le bassin bénéficie de plus ou moins d’espace. Ainsi, lorsque la future maman bascule son bassin en position de rétroversion (c’est-à-dire décambrée) avec les cuisses tournées vers l’extérieur, bébé aura davantage d’espace pour passer que dans le cas contraire. C’est pourquoi le mouvement est crucial durant toutes les étapes de l’accouchement. Pas de panique cependant si on n'a pas d'autre choix que d'accoucher sur le dos : le crâne de bébé, au terme de la grossesse, n’est pas aussi rigide que peuvent l’être nos têtes d’adultes.

Dans la plupart des types de classification, il existe quatre types de bassins féminins différents. Dans certains cas, en fin de grossesse, votre professionnel de santé pourra vous conseiller de réaliser une pelvimétrie (radio ou scanner). Celle-ci vise à apprécier les dimensions de votre bassin dans le cadre de la préparation de l’accouchement. Sans cet examen, il est extrêmement compliqué d’apprécier la taille de son bassin. En effet, celui-ci n’est pas dépendant de la largeur des hanches, par exemple. Dans certains cas relativement rares, certaines femmes peuvent souffrir d’une « disproportion foeto-pelvienne ». Environ 1 femme sur 250 a un bassin très étroit, qui pourrait ne pas laisser à son bébé la place de passer, surtout s’il est plus gros que la moyenne. Après l'accouchement, le bassin est généralement un peu plus large qu'avant la grossesse. Une technique existe cependant pour le resserrer. À l'aide d'un drap, demandez à votre partenaire ou à une sage-femme de vous bander le bassin.

Les Étapes de l'Accouchement

1. Le Pré-travail

Avant les contractions qui font mal et qui mettent en action tout le corps pour l’accouchement, il y a un travail qui se fait et que l’on appelle le pré-travail. Avant de ressentir les douleurs des contractions qui se feront plus intenses et régulières, un travail de fond se met en place avec des contractions peu ou pas douloureuses. Elles peuvent même passer inaperçues chez certaines mamans et qui vont commencer à dilater le col de l’utérus jusqu’à environ 3 cm.

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2. Le Travail

C’est le plus gros de l’accouchement ou presque. Cette phase dite « active » est celle durant laquelle les contractions s’intensifient, deviennent plus fortes et régulières, et où le col va s’ouvrir et parvenir jusqu’à dilatation complète avant de s’effacer complètement afin de pouvoir laisser passer bébé. La durée du travail est… indéterminée : d’une heure pour les plus rapides… à 24 ou 36 heures pour d’autres. Il n’y a pas de règle !

Arrivée à la maternité et premiers examens

Dès votre arrivée, vous êtes prise en charge par une sage-femme (ou par le médecin de garde). Grâce à votre dossier médical, elle fait plus ample connaissance avec vous. Elle vous interroge sur le rythme de vos contractions. Elle pratique les premiers examens : prise de la température et de la tension artérielle, analyses d'urine pour rechercher la présence de sucre et d'albumine, prise de sang pour un bilan de péridurale, une vérification du groupe sanguin et du taux de plaquettes. Par des palpations de l'abdomen, elle apprécie la hauteur de l'utérus et la présentation de votre bébé. A votre arrivée à la maternité, vous êtes dirigée en salle de soins : prise de tension, température, palpation de l’abdomen… On vous pose les deux capteurs du monitoring sur le ventre pour contrôler le rythme cardiaque de votre bébé et l’intensité de vos contractions. La sage-femme s’assure que tout va bien. Votre col est dilaté de 1 à 2 cm, voire plus.

La salle de travail ou de pré-travail

Si tout se déroule normalement et si la sage-femme juge vos contractions efficaces (on considère que le travail a commencé lorsque le col est complètement effacé et ouvert à « 2 doigts larges »), on vous installera en salle de travail ou de pré-travail, selon les habitudes de la maternité. A ce stade de la dilatation, vous serez invitée à bouger. Tant que la péridurale n'est pas posée et que le monitoring n'est pas branché de façon continue, profitez-en pour vous promener dans les couloirs. La position verticale est idéale car le bébé appuie ainsi plus fortement sur le col et cela accélère les contractions. Vous attendez qu’elles fassent leur effet (il faut compter 1cm par heure). Vous marchez, vous discutez, vous vous asseyez sur le gros ballon de gym s’il y en a (ça apaise les douleurs des contractions).

La dilatation

Votre bébé s'apprête à commencer son grand voyage vers la vie aérienne. Les contractions vont littéralement le pousser vers la sortie. L'ouverture du col de l'utérus (la dilatation) est progressive et se mesure en centimètres : elle est lente jusqu'à 5 ou 6 cm, plus rapide ensuite pour atteindre 10 cm. On compte 1 cm d'ouverture par heure. Si vous êtes passée par la case « salle de pré-travail », vous serez conduite en salle de travail (ou de naissance) lorsque la dilatation aura atteint environ 4 cm. Dans la plupart des maternités, le monitoring est branché en continu. C'est le meilleur moyen de vérifier que votre bébé supporte bien les contractions. Toutes les heures, la sage-femme revient examiner et contrôler par un toucher vaginal la progression du travail.

La péridurale

Si la douleur est difficile à supporter, et si vous avez choisi la péridurale, il est temps de la demander (ne tardez pas trop, l’anesthésiste peut être occupé ailleurs). On peut la poser dès 2 ou 3 cm de dilatation et jusqu'à 10 cm, tant que le bébé n'est pas encore engagé dans le bassin. Vous êtes assise au bord du lit, le dos rond, et l'anesthésiste introduit entre les troisième et quatrième vertèbres lombaires un produit anesthésiant autour de la dure-mère, l'enveloppe de la moelle épinière. Une quinzaine de minutes plus tard, tout le bas de votre corps est insensibilisé.

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La rupture de la poche des eaux

Sous la pression des contractions et du bébé, les membranes qui renferment le liquide amniotique (la poche des eaux) se rompent, si ce n'était déjà fait. Parfois, lorsque la dilatation stagne, la sage-femme provoque la rupture. Ce geste est indolore et libère des hormones, les prostaglandines, qui vont rendre les contractions plus efficaces…

La fin de la dilatation

8 cm de dilatation, 9 cm… Le travail a bien progressé et tout s'accélère. En fin de dilatation, une sonde urinaire est posée. Une vessie pleine peut être un obstacle à la descente du bébé et gêner la décontraction musculaire du périnée. La dilatation est complète : en fin de dilatation, les contractions se rapprochent et son plus longues. Elles durent 60 secondes environ et surviennent toutes les deux minutes et demie. A dilatation complète, l'utérus et le vagin ne forment plus qu'un seul tunnel dans lequel la tête de votre bébé s'engage.

3. La Naissance

Les contractions ont fait leur œuvre et votre bébé est descendu dans votre bassin : il est temps qu’il sorte ! Votre col étant effacé, votre bébé peut s’engager et voir le jour. Mais pour cela, il faudra l’aider en poussant le plus efficacement possible, le plus dur étant de concentrer la poussée sur le périnée. Mais ça, vous l’aurez normalement vu lors de la préparation à l’accouchement que vous aurez suivie durant votre grossesse. Quand la dilatation complète approche : vous partez en salle de travail. La dilatation du col est complète (10 cm), le bébé s’engage alors dans la partie haute du bassin, ce qui vous donne envie de pousser. C’est l’avant-dernière étape de l’accouchement.

L'engagement du bébé dans le bassin

Il entre dans le bassin osseux par le détroit supérieur. Dans le même temps, sa tête s'oriente obliquement. Les os de son crâne ne sont pas encore soudés entre eux et leur malléabilité facilite sa progression. Une fois le détroit supérieur franchi, le bébé descend progressivement. Et effectue une deuxième rotation pour profiter au mieux des dimensions maximales de l'orifice de sortie (le détroit inférieur.

Le périnée et l'envie de pousser

Une fois passé le bassin osseux, le bébé rencontre un nouvel obstacle, les muscles du périnée (le bassin mou) contre lesquels il va buter un certain temps. Très élastiques, ceux-ci se dilatent progressivement sous sa pression. C'est à ce moment précis que l'envie spontanée et impérieuse de pousser se fait sentir.

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Les poussées

Bien que la fatigue se fasse sentir, vous n'aurez pas de répit : il va maintenant vous falloir rassembler toute votre énergie pour pousser. La sage-femme vous installe en position gynécologique, les pieds dans les étriers. Lorsque la tête du bébé appuie sur le périnée, vous avez l'impression d'être au bord de l'explosion tant les tissus sont tendus. Rassurez-vous, le personnel médical est là pour vous guider et vous aider à passer ce cap. Lorsque la sage-femme vous demande de pousser, il faut inspirer longuement au moment de la contraction, puis retenir votre souffle et pousser jusqu'à ce que vous ayez besoin de reprendre votre respiration. Toujours au cours de la même contraction, vous reprenez vos efforts expulsifs. La sage-femme vous guide, la tête du bébé descend dans le petit bassin et tourne légèrement jusqu’à ce que son visage soit tourné vers le bas. On voit ses cheveux. La sage-femme retient sa tête afin de contrôler la descente. Une épaule passe, puis l’autre. Le voilà, il est là !

L'épisiotomie

Grâce à ces fortes poussées, la tête de votre enfant commence à pointer et l'on aperçoit ses premiers cheveux. A chaque contraction, la vulve se dilate davantage. Vient le moment où la sage-femme vous demande de ne plus pousser pour dégager la tête du bébé, qu'elle retient délicatement pour éviter une déchirure du périnée. Le recours à l'épisiotomie est parfois nécessaire.

La naissance

Une fois la tête du bébé dégagée, la sage-femme l'incline vers le bas pour dégager l'épaule la plus haute. Puis vient la seconde épaule. Le reste glisse ensuite tout seul en quelques secondes !

Premiers instants

Enfin, « il » est là. Vous avez tous les deux très bien travaillé ! Poussé, comprimé dans l'espace étroit qu'il lui a fallu traverser, votre bébé se retrouve à l'air libre. En quelques minutes, il va devoir s'adapter à sa nouvelle vie. Les premières fonctions indispensables à sa survie, la respiration et la circulation sanguine, vont s'installer immédiatement. Bébé est enfin là et pousse son premier cri. La sage-femme vous pose le bébé sur le ventre. Papa peut maintenant couper le cordon s’il en a envie (il n’est obligé, il n’en sera pas moins un papa à part entière).

Premiers contacts

La sage-femme le pose sur votre ventre et c'est le moment délicieux, tant attendu de la rencontre. Vous échangez vos premiers regards et l'émotion submerge tout, les larmes coulent. Votre bébé va rester blotti contre vous quelques minutes, le temps de faire plus ample connaissance. S'il est très vigoureux, il va grimper littéralement le long de votre corps pour happer votre sein. La sage-femme le recouvre d'un champ propre pour éviter qu'il ne se refroidisse car il ne sait pas encore réguler sa température. Peut-être ne ressemble-t-il pas tout à fait à l'enfant que vous aviez imaginé ? Un peu fripée, sa peau est parfois bleutée ou alors toute rouge… Vous pouvez échanger maintenant de tendres regards avec votre bébé, il n’y a plus que vous, lui, et le papa. Si vous souhaitez allaiter, votre bébé se hissera tout doucement vers votre sein et tétera le colostrum, tout premier lait, très riche en minéraux, anticorps et protéines.

Couper le cordon ombilical

Posé sur votre ventre, il est encore relié au placenta par le cordon ombilical. Celui-ci est coupé plus ou moins rapidement après la naissance (en principe, dans les cinq minutes qui suivent). Le médecin, ou la sage-femme, place deux pinces dessus et sectionne entre les deux. Ce geste est totalement indolore mais hautement symbolique : votre bébé va vivre sa vie à vos côtés mais hors de vous.

4. La Délivrance

Après avoir utilisé toutes vos forces pour faire naître votre enfant, tout n’est pas fini, eh non ! Il reste la délivrance : c’est le moment où le placenta est expulsé. Cette étape intervient dans la demi-heure qui suit la naissance. Le placenta se décolle sous l’effet de contractions à peine perceptibles et sort par le vagin.

La reprise des contractions

Une vingtaine de minutes après l'accouchement, les contractions utérines reprennent. Heureusement, elles sont beaucoup moins fortes que celles qui ont conduit à la naissance de votre enfant. La plupart du temps, la péridurale fait toujours effet et vous ne les sentirez même pas, tout à la joie d'être arrivée au bout de l'aventure et d'avoir fait connaissance avec votre tout-petit. Ces contractions ont pour but de décoller le placenta qui adhérait à l'utérus, entraînant avec lui les membranes qui entouraient le bébé. Dans certaines maternités, la délivrance est dirigée. Au moment où la sage-femme dégage une à une les épaules du bébé, des ocytocines sont injectées dans la perfusion, qui vont accélérer les contractions et les rendre très efficaces.

L'expulsion du placenta

La sage-femme saisit la partie du cordon ombilical encore reliée au placenta et tire doucement dessus, tout en empaumant le fond de l'utérus et en appuyant de la main sur votre ventre. On peut vous demander de pousser pour aider à l'expulsion. Le placenta pèse entre 500 et 700 grammes et ressemble à un gros gâteau. Après son expulsion, la sage-femme l'examine soigneusement en passant les pouces dessus pour vérifier son intégrité et la régularité de sa surface. Le corps du placenta est formé d'une masse de petits cotylédons rouges séparés par des sillons.

Recoudre l'épisiotomie

Si vous avez eu une épisiotomie, il faut maintenant la recoudre, toujours sous anesthésie. Si vous êtes sous péridurale, la région est déjà insensibilisée, sinon on vous fera une anesthésie locale. Plusieurs couches de tissus doivent être réparées avec des fils résorbables : le vagin, le muscle et la peau.

5. Après l'Accouchement

La plupart des toutes nouvelles mamans sont dans un état d'euphorie dû aux hormones endorphines. Pendant la grossesse, vous avez déjà beaucoup communiqué avec votre bébé, mais la naissance sera votre première vraie rencontre. Un moment d'une intensité exceptionnelle à découvrir étape par étape.

La Césarienne

Gardez à l’esprit que l’accouchement, même par césarienne, est avant tout une naissance, et un moment d’émotion intense (pas simplement un acte médical).

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