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Glucose dans le liquide amniotique : concentration et rôle crucial pour le développement fœtal

Le liquide amniotique, un milieu vital pour le développement du fœtus, contient une variété de composants essentiels, dont le glucose. Cet article explore la concentration de glucose dans le liquide amniotique et son rôle primordial dans la croissance et le métabolisme fœtal.

Composition et caractéristiques du liquide amniotique

Le liquide amniotique est un liquide clair et transparent dont la composition est complexe. Les anions et les cations qui le composent varient peu au cours de la grossesse. L’ion sodium est responsable de 99 % de l’osmolalité. Le rein fœtal ayant un faible pouvoir de concentration, les urines fœtales sont hypo-osmolaires par rapport au plasma maternel et fœtal. Le liquide amniotique contient également des acides aminés, dont l'alanine, la glutamine, la lysine, la proline, la thréonine, la glycine et la valine, qui représentent à eux seuls 70 % des acides aminés présents. Au cours de la première moitié de la grossesse, la composition en acides aminés du liquide amniotique est comparable à celle de l’urine et du sang fœtal. En outre, on y trouve des enzymes digestives, telles que la GammaGlutamyl Transpeptidase (GGT), la leucine amniopeptidase et les isoenzymes de la phosphatase alcaline, dont la présence dépend de la physiologie digestive fœtale. À partir de 10-13 SA, date de l’ouverture de la membrane anale, les sécrétions accumulées dans le tube digestif inondent le liquide amniotique.

Le glucose : principal substrat énergétique du fœtus

Le glucose est le principal substrat énergétique (60 %) pour le fœtus, essentiel pour son métabolisme normal et sa croissance. Son métabolisme est directement dépendant de l'apport maternel, de sa concentration plasmatique fœtale et de la production croissante au cours de la gestation d'insuline sécrétée par le pancréas du fœtus. La sécrétion et l'action de l’insuline sont affectées par la concentration de glucose ainsi que le nombre et l'activité des transporteurs de glucose, favorisant ainsi l’augmentation de la masse des tissus insulino-sensibles (muscles, squelette, foie, cœur, tissu adipeux).

Rôle du glucose dans la croissance fœtale

La croissance fœtale est influencée par des facteurs maternels, environnementaux et dépend du métabolisme énergétique de l'unité fœto-placentaire et du contrôle de la régulation hormonale fœtale. Pendant la première moitié de la grossesse, elle paraît être dépendante de facteurs génétiques. L'obésité, le poids de naissance et la taille de la mère influencent la croissance fœtale.

L'ensemble des nutriments, dont le glucose, les acides aminés, les lipides, les vitamines et les oligo-éléments, ainsi que l'eau, assurent les besoins oxydatifs, la croissance et la constitution de réserves énergétiques du fœtus. L'accumulation des protéines tissulaires se fait à partir des acides aminés d'origine maternelle de l'ordre de 3 g de protéines/kg de poids fœtal/24h. Une prise de poids maternelle supérieure à 20 kg pendant la grossesse augmente le risque de macrosomie.

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La croissance fœtale est directement liée au bon développement et au bon fonctionnement du placenta. Le glucose est transporté à travers le placenta pour assurer le métabolisme et la croissance du fœtus. L'origine des graisses, représentant jusqu'à 18 % de son poids, provient du transfert placentaire d'acides gras et de triglycérides et aussi de la synthèse fœtale à partir du glucose. L'apport de glucose et le métabolisme des acides aminés sont intimement liés, de sorte que l'équilibre protéique et la croissance sont des variables qui apparaissent subordonnées au métabolisme oxydatif du fœtus.

Le fœtus se développe grâce à des mécanismes qui tendent à maintenir son métabolisme énergétique relativement constant, aux dépens de sa croissance quand l'approvisionnement énergétique est déficient. La croissance fœtale est un paramètre important de la surveillance de la grossesse. Il est donc essentiel d'en connaître les normes pour dépister les anomalies potentielles et évaluer le degré de gravité et d'urgence de la prise en charge obstétricale.

Les outils d'évaluation de la croissance fœtale sont clinique par la mesure de la HU ( Etude clinique et paraclinique de la grossesse ) et paraclinique par les mesures échographiques ( L'échographie obstétricale ). La croissance fœtale est phénoménale et exponentielle, expliquant le besoin énergétique croissant. La croissance staturale fœtale est maximale au milieu de deuxième trimestre et sa croissance pondérale au milieu du troisième. La proportion eau-graisse dans le corps du fœtus s'inverse progressivement. Le poids sec passe de 12 % à 31 %.

Importance du sucre pour le fœtus

Le sucre est une source d’énergie pour le corps et le cerveau. Déjà avant de naître, le bébé connaît le sucre : celui-ci est présent dans le liquide amniotique. À sa naissance, il le retrouvera dans le lait, puis, au début de la diversification alimentaire, dans les fruits et certains légumes.

Il existe deux types de sucres :

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  • Les sucres simples (sucres rapides) : ce sont ceux qui sont rapidement digérés et que l'on retrouve dans les fruits et certains légumes.
  • Les sucres complexes (sucres lents) : ils constituent notre réserve d’énergie.

Amniocentèse : analyse du liquide amniotique

L'amniocentèse est une ponction par voie transabdominale d’un échantillon de liquide amniotique en vue d’examens biologiques. Elle se pratique avec une longue aiguille introduite à travers la paroi abdominale et utérine, sous contrôle échographique et après repérage placentaire. Elle est surtout destinée à l’analyse des composants du liquide amniotique : les cellules fœtales (pour la réalisation d’un caryotype), le dosage de protéines comme l’acétylcholinestérase ou l’alpha-fœtoprotéine (pour le diagnostic des malformations digestives ou neurologiques), le dosage de la bilirubine dans les iso-immunisations rhésus fœtomaternelles, l’identification par biologie moléculaire du toxoplasme ou des virus (le cytomégalovirus ou le parvovirus), l’identification des gènes de l’hémoglobine ou de l’antigène rhésus du fœtus.

L'amniocentèse précoce est une ponction du liquide amniotique réalisée entre la 12ème et la 17ème semaine. Elle se pratique à travers les parois abdominale et utérine, sous contrôle échographique après localisation placentaire. Elle est indiquée en cas d'antécédent de malformation fœtale ou de maladie chromosomique parentale ou héréditaire liée au sexe, en cas de découverte d’une anomalie morphologique à l’échographie, et chaque fois que le dépistage sérique de la trisomie 21, le dosage de l’HCG bêta indique un risque supérieur à 1/250, enfin pour toutes les patientes au-delà de 37 ans et 11 mois au moment de la conception. Les cellules desquamées du fœtus permettent, après culture, la réalisation d’un caryotype, tandis que sur le liquide on dose l’alpha-foetoprotéine et l'acétylcholinestérase à la recherche d’anomalie de fermeture du tube neural. Elle permet aussi le dosage de la bilirubine dans les incompatibilités rhésus, l’identification par biologie moléculaire du gène D ou des gènes de l’hémoglobine du fœtus, soit encore la présence de toxoplasme ou de cytomégalovirus.

En cas de grossesse gémellaire ou multiple, on pratique une amniocentèse sélective, qui consiste en la ponction de l’une puis l’autre poche amniotique. L'instillation d'un colorant non toxique, le rouge carmin, après la première ponction permet d'éviter une double ponction du même œuf.

L'amniocentèse tardive est une ponction transabdomino-utérine de liquide amniotique réalisée au cours du troisième trimestre de la grossesse sous contrôle échographique. Elle permet d'évaluer la maturité pulmonaire fœtale par le dosage de la lécithine et de la sphingomyéline, ou du phosphatidyl glycérol, ou par méthode optique en lumière dépolarisée, l'anisotropie, toutes techniques qui apprécient la concentration amniotique en surfactant. Elle indique par le dosage optique de la bilirubine le degré de l’anémie fœtale dans les iso-immunisations rhésus.

Autres méthodes d'examen du liquide amniotique

L'amnioscopie est un examen visuel du liquide amniotique à travers le col utérin. Réalisée à la fin de la grossesse, elle permet surtout d’apprécier l’aspect et la quantité du liquide amniotique pour détecter une éventuelle souffrance fœtale, et accessoirement vérifier la présentation.

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L'amniotomie est la rupture artificielle des membranes de l’œuf, à l’aide d’un perce-membrane, long instrument à bout perforant introduit à travers l’orifice du col utérin. Avant le début du travail, elle est dite « première » et constitue une méthode de déclenchement. Elle doit alors être précédée d'une amnioscopie.

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