Ce texte a pour but de mettre des mots sur des maux, de donner une voix à des douleurs honteuses et muettes. L'espoir est de trouver une solution à la spirale infernale des cyscoses. Cette maladie, qui n'a même pas de nom, est un peu comme les régimes : on te vend des formules miracles, des centaines d’attrape-couillons trainent sur le sujet. Si on trouve beaucoup de conneries sur internet avec des escrocs qui tentent d’exploiter la souffrance des gens en vendant des recettes soi-disant miracle, on trouve aussi des informations émanant d’autres personnes dans la même situation. Ca permet déjà de se sentir moins seule au monde face à son problème, et ça donne des pistes de solutions parfois très intéressantes.
Les débuts : une initiation difficile aux "joies de la féminité"
La première expérience a eu lieu à vingt et un ans en Angleterre, lors d'un séjour en tant qu'assistante de français dans un lycée. Suite à une première relation sexuelle, des symptômes étranges sont apparus. C’était au début du printemps 1991, un truc ne va pas. Ça se présente, je crois, sous forme de petits boutons au niveau de la verge pour lui. Une consultation médicale en couple s'en est suivie, aboutissant à un diagnostic et à la prescription d'un sirop orange à prendre avec les repas. Pour l’institution médicale, on est un couple, c’est grandiose. Un couple uni par de mauvaises bactéries, mais un couple quand même. On est examinés séparément par un médecin indien qui parle anglais avec un fort accent. Je n’ai pas l’habitude des examens gynécologiques à l’époque, j’ai dû en subir un ou deux à tout casser jusque-là. Il y a un monde fou dans la salle d’examen, une secrétaire, un stagiaire. Je ne comprends pas trop ce qu’on me dit, je dis oui, à tout hasard. En sortant, D… me prend par l’épaule, il a les larmes aux yeux : « Je suis désolé, je t’ai fait perdre ton innocence ». J’ai vieilli de dix ans d’un coup. On doit prendre un sirop préparé spécialement en pharmacie. Les usages médicaux anglais sont décidément différents des nôtres, je ne me souviens pas avoir vu mon pharmacien me vendre autre chose que des médicaments tout prêts en boites. Le sirop est épais, orange, il faut le prendre avec les repas. On constate vite que ce n’est pas par hasard. Il agit de façon incroyable sur l’estomac. Quand on en a pris ensemble le midi, on gargouille de concert tout l’après-midi. Il semble que ça marche plutôt bien. On peut reprendre nos activités au bout d’une bonne semaine de borborygmes. Ça me semble un accident de parcours, un accroc en passant.
L'installation progressive des cystites et mycoses
L'épisode suivant a lieu le jour du retour des assistants en France. Entre la traversée de nuit, l’attente à Zeebruge, et le bus pour Paris, le voyage dure une nuit et un jour. C’est sur le bateau que ça commence : j’ai mal quand je fais pipi. Ça ne m’est jamais arrivé. Je ne dis rien à personne même si je suis avec des amis très sympas, on ne parle pas de ces choses-là. Pas sérieusement en tout cas. Reflexe très con de mon éducation coincée. J’ai mal quand je fais pipi, je trouve tout de suite la parade : ne plus boire. Ça s’empire. Je me précipite chez le médecin dès mon retour. Mon urine est suffisamment concentrée pour que le sang soit visible dedans. Il me donne un médicament et me recommande de boire beaucoup. Ça passe vite, une fois le traitement adéquat pris. Encore un incident sans gravité. C’est ma première cystite. Ma mère a un médicament génial pour ça : le Rufol. De toutes petites pastilles qu’on peut avoir sans ordonnance. J’en ai toujours dans mon sac à main, à la première rechute, hop, deux ou trois pastilles et on n’en parle plus. Vers 22-23 ans cystites et mycoses s’installent progressivement dans ma vie, je les traite par le mépris.
Identifier les symptômes : un défi constant
Au départ, on sait que quelque chose n’est pas normal, mais ce n’est pas si facile de dire quoi. Son sexe est plus sensible que d’habitude. Mais pas de quoi fouetter un chat « je dois me faire des idées ». Ça fait mal en cas de rapports sexuels, mais on peut se demander si ce n’est pas lié au manque de lubrification. Sans activité sexuelle active, ça fait mal quand même. Le contact des vêtements est gênant. On a tendance à tirer sur sa culotte comme si c’était elle qui irritait par son frottement, on évite instinctivement les pantalons serrés. « Ça brûle ? ça gratte ? » demandent les médecins. Un peu tout ça à la fois.
Les douches vaginales : une fausse bonne idée
Un truc très tentant en cas de mycose ou en cas de règles, pour se débarrasser de tous les trucs gluants qui trainent dans le vagin, c’est de le nettoyer en faisant rentrer l’eau du bain avec des doigts et de contracter le périnée comme un poulpe, plusieurs fois jusqu’à ce que l’eau ressorte claire. On est content, on est net, propre. Je l’ai lu pendant plusieurs années sans comprendre exactement ce que ça voulait dire : Ne JAMAIS faire de douche vaginale ! Je ne voyais pas le rapport avec ce que je faisais dans mon bain, puisque c’était un bain et pas une douche et puis j’ai lu, bien des années plus tard : aucune eau ne doit pénétrer dans le vagin qui est autonettoyant. De l’eau à l’extérieur du sexe et rien d’autre (certains gynécos / dermatos voient l’eau comme asséchante et conseillent une huile lavante.
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Le "yaourt" : un compagnon indésirable
Pour les mycoses, je prends un abonnement au dispensaire universitaire près de la Sorbonne où je me fais examiner. Les mycoses sont traitées l’une après l’autre. Elles se rapprochent. Le gynéco a la cinquantaine, il me parait très vieux et plutôt sympa. Il nomme le symptôme qui me suivra très très très longtemps : le yaourt. Ce dépôt blanc épais, qui fait des petits paquets comme du lait caillé. En soi, le yaourt n’est pas un problème, ce sont les démangeaisons, et les irritations vulvaires qui l’accompagnent qui sont gênantes. Je commence à vivre au rythme des irritations et de la mélasse que j’installe dans mon vagin sous forme d’ovules gluants qu’on met le soir et qui vont dégouliner pendant plusieurs jours. Le yaourt et l’irritation laissent place à un vagin tout neuf. On peut espérer avoir quelques jours de confort avant les prochaines règles et la prochaine irritation. Et à chaque fois, j’y crois. Je me suis soignée, je suis tranquille. J’arrive même à faire l’amour entre règles, ovules et irritation. Ma vie est une sorte de gymkhana géant, je n’ai pas de copain fixe.
La consultation des MST : une révélation
A force de me voir revenir avec le même problème, le médecin me dit qu’il faut traiter le fond et m’oriente à la consultation des MST de l’hôpital St Louis. C’est un service gratuit, anonyme, on peut y faire du dépistage du sida. St Louis est LE service le plus spécialisé de Paris dans les problèmes de chatte. Le nom de « service MST » est assez trompeur. Car « sexuellement transmissible » évoque immédiatement le SIDA, la syphilis, la blennorragie, tous ces trucs traditionnellement transmis par les prostituées qui concentrent tous les maux de leurs clients. Avec la recommandation du gynéco du centre de santé universitaire, je suis bien accueillie. J’apprends avec un certain soulagement que je fabrique mes mycoses toute seule. C’est l’équilibre de ma flore qui est en cause, pas un quelconque envahisseur venu de l’extérieur. Je découvre cette expression poétique de flore, j’imagine un décor de fonds marins avec des algues multicolores, des éponges, des anémones, des concombres de mer, des tas de petits poissons de toutes les couleurs. Ça va mieux pendant quelques temps. C’est la période où je m’essaie aux « dim up » (qui finissent immanquablement par se casser le gueule) pour éviter les collants de nylon qui constituent des prisons chaudes et humides où les bêbêtes prolifèrent.
Mycoses et orgasme : un lien possible ?
Je commence à bien connaitre mon corps et comment me faire jouir. Je pense avoir établi un lien vers cette période entre mycose et orgasme. Si, malgré la mycose, j’arrive à atteindre l’orgasme en me masturbant, c’est que ce n’est pas si grave que ça. Je ne l’ai jamais formulé bien clairement, mais je me demande si l’émission de cyprine au moment de l’orgasme ne m’est pas apparue comme une sorte de remède naturel contre la sécheresse et l’effet « yaourt » de la mycose. Une bonne douche de mouille bien fluide.
La vie de couple et la chronicité des problèmes
26 ans. J’ai rencontré P…, mon futur mari, l’été précédent. Ça colle tout de suite entre nous, on a les mêmes envies, les mêmes valeurs, on se rassure mutuellement. De tous les hommes avec qui j’ai envisagé de faire ma vie, c’est le seul qui partage le projet. Ce n’est pas extraordinaire au lit. On met plusieurs années à trouver nos marques, notre rythme de croisière où j’aurai un orgasme à chaque fois qu’on fait l’amour. Une fois, vers le début de notre histoire, il glisse le doigt dans ma chatte, il me dit : « C’est le désert du Sahara par ici ». Je suis en poste dans l’Oise, premier poste à plein temps après l’année de stage. J’ai pris un deux pièces sur place. On arrive à passer 3 nuits par semaine ensemble. Je continue à être perpétuellement inquiète de savoir si j’ai une mycose ou non. Je vois un gynéco près de la cathédrale, il me dit que si les rapports sont inconfortables, c’est peut-être tout simplement par manque de lubrification. Si je donne un coup de pouce à la nature en utilisant un gel lubrifiant, je pourrai arrêter de m’inquiéter. Ça marche très bien pendant quelques temps. Je ne cesserai jamais d’en avoir dans ma table de nuit. Il me dit aussi d’évaluer moi-même l’état de ma vulve avec un miroir, de savoir évaluer à la couleur si elle est irritée ou non. C’est vraiment difficile : position, lumière, vue (j’ai une très mauvaise vue). Progressivement, mycoses et cystites se réinstallent à un rythme préoccupant.
La cystite : un enfer récurrent
Je n’ai décrit que ma toute première cystite, peut-être la plus surprenante et la plus intense car arrêter de boire a été la pire idée de ma vie. Qu’est-ce qu’une cystite « standard » (pour moi) ? Il y a généralement quelques indices avant-coureurs. Une envie d’uriner plus forte que la normale. C’est une inflammation de l’urètre et par extension de la vessie. L’urètre et le clitoris sont très proches. En observant le schéma du clitoris sur Wikipédia on voir un écart de quelques millimètres, Clitoris (enfin son capuchon visible) en haut, en dessous le méat urinaire (cad l’extrémité de l’urètre), et encore plus bas, le vagin. C’est incroyable qu’on ait besoin d’aller regarder des schémas sur internet à 47 ans pour décrire avec précision ces parties de son corps ! Dans la pratique, au toucher, je ne distingue absolument pas le clitoris du méat urinaire, pour moi, c’est une seule et même chose. Quel était le projet en les mettant si proches l’un de l’autre et si loin des yeux ? Au départ, une cystite, c’est une hypersensibilité de cette zone. Envie de pisser et excitation sexuelle sont des sensations très voisines. La cystite est très étroitement liée à l’activité sexuelle. Avoir stimulé son clitoris avec insistance est souvent l’élément déclencheur de la cystite. Et on se dit : « Pourquoi j’ai fait l’amour hier ? ». La cystite serait-elle une cousine de l’excision pour faire passer aux femmes l’idée de jouer trop longtemps avec leur clitoris ? On peut donc se penser dans un état assez lubrique et découvrir ensuite avec dépit que ce n’était qu’une cystite en formation.
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Quand la cystite n’est plus simplement soupçonnée, mais avérée, c’est moins marrant. Un besoin impérieux d’aller aux toilettes nous y mène bien plus souvent nécessaire. On se retrouve à pousser pour vider une vessie déjà vide. Ça pousse dans le bas-ventre malgré vous. Quelque chose doit sortir, être expulsé et rien ne sort. Le plus caractéristique de la cystite pour moi, ce sont les frissons. La gestion de la cystite dépend grandement de son emploi du temps. Si on est chez soi, boire et pisser sont les seules obsessions. Remplir cette fameuse vessie, drainer ces satanées bactéries qui font si mal. Et pisser encore et encore. Si on a des obligations comme aller bosser ou faire des choses avec des gens, on serre les dents. Dans mon cas, le fait d’avoir la tête occupée ailleurs aide à passer le cap qui mène jusqu’au vrai pipi suivant, le moment où on aura vraiment de l’urine à expulser. La cystite, désormais, est associée à une visite chez le médecin. Le rufol n’est plus en vente libre. Je soigne mes cystites par antibiotique sur prescription médicale. Que faire quand c’est un dimanche, un jour férié, ou qu’on est en déplacement (le lien entre cystite et voyage se confirme souvent) ? Ça arrive presque toujours dans ces circonstances-là, sinon ce n’est pas drôle. Le fameux sésame de la prescription d’antibiotique va mettre fin à tout ce cirque dans les 2 ou 3 jours. Je ruse en demandant des prescriptions « en cas de », je me débrouille pour avoir un médicament d’avance surtout à emporter en vacances, en particulier en rando, loin de tout.
Impacts psychologiques et événements de la vie
Fausse-couche à 28 ans. Je suis prof en ZEP, c’est dur. Je traverse un épisode dépressif. Les thérapies sont inutiles cette année-là. Je ne fais que pleurer. J’entreprends une analyse l’année suivante : toute mon existence est retournée comme une chaussette. Je croyais que ma mère avait été mon alliée, je réalise qu’elle m’a instrumentalisée comme soldat dans sa croisade contre mon père. Je réalise aussi que mon père est vraisemblablement un peu autiste, mais un brave homme. Je ne pense pas avoir beaucoup parlé de mes problèmes gynéco. J’y fais allusion comme à un truc qui n’est pas facile à soigner. Ma grand-mère maternelle est morte des suites de l’opération d’un énorme kyste dans l’utérus. Pas suivie assez sérieusement dans la zone « honteuse ». Je ne me souviens pas de problèmes gynécologiques pendant la période des grossesses et des jeunes enfants. Je n’ai commencé à prendre des notes systématiques dessus que bien plus tard. Les grossesses se sont très bien passées et je m’en souviens plutôt comme des périodes de grand appétit sexuel. Les nombreux examens subis à l’occasion de mes 3 grossesses ont très souvent donné lieu à cette remarque de l’échographe ou du gynéco : « Tiens vous êtes constipée » « Ah bon ? ». Et je ne savais pas très bien quoi faire de cette information, vu que j’allais à la selle de façon régulière mais en décalage, les matières fécales étaient apparemment évacuées après avoir stagné plus longtemps que prévu dans le rectum.
Ménopause et sécheresse vaginale : un nouveau défi
E… Les sueurs nocturnes ont disparu… Et pourtant, on n'a pas retrouvé son sommeil d'antan. de ne pas dormir exactement de la même façon à 55 ans qu'à 25. manière plus fragmentée et moins longtemps. pas ? intégrales de plantes fraîches). de la perte osseuse pendant cinq à dix ans. le meilleur rempart contre l'ostéoporose. debout renforce le squelette. Tout miser sur le calcium : avaler 3 laitages par jour, d'accord. suffisantes de vitamine D permettant de bien l'assimiler. jour, en milieu de journée. fragilise et se déshydrate. et le manque de lubrification entraîner une atrophie, des démangeaisons, des douleurs permanentes… les rapports, mais ils ne soignent pas. vagin. Colpotrophine, Florgynal… bras… des explorations trop poussées. bonne santé des articulations et des os. Touch, il vise à améliorer l'état de la muqueuse du vagin. deux mois d'intervalle, puis une fois tous les ans. parler d'abord à son gynécologue. la trophicité (nutrition) de la muqueuse. place elle-même et peut le retirer en cas de gêne durant les rapports sexuels. les pharmacies.
Solutions potentielles et pistes à explorer
Face à ces problèmes récurrents, plusieurs pistes peuvent être envisagées :
- L'arnica montana : Les douleurs musculaires et les contusions sont des gênes courantes qui peuvent impacter considérablement la qualité de vie. Que vous soyez un athlète passionné ou une personne active au quotidien, il est probable que vous ayez déjà rencontré des ecchymoses, des bosses ou une fatigue musculaire à un moment donné. Dans de tels cas, trouver des solutions efficaces et naturelles pour atténuer la douleur et favoriser la récupération est essentiel. Parmi les nombreux produits disponibles, le gel de massage à base d’Arnica montana se distingue par ses propriétés bénéfiques éprouvées. Utilisé spécifiquement pour résorber les hématomes, réduire les enflures et soulager les douleurs musculaires post-traumatiques, il représente une solution naturelle et adaptée à ces désagréments. L'Arnica montana est une plante herbacée connue depuis des siècles pour ses vertus médicinales. Pour optimiser les bénéfices du gel d'Arnica montana, il est essentiel de respecter certaines règles d'application. Son usage correct contribue à maximiser l'effet apaisant et réparateur du produit. Pour soutenir le processus de récupération après l'effort, l’Arnica montana Biogaran Conseil peut être intégré dans une routine de soin quotidienne. En complément de l’Arnica montana, divers actifs naturels peuvent être bénéfiques pour soutenir une récupération optimale et protéger les tissus musculaires. Avoir un tube d'Arnica montana Biogaran Conseil à la maison ou lors de déplacements est une précaution judicieuse. Pour tirer le meilleur parti des bienfaits de l'Arnica montana, certaines pratiques peuvent être adoptées au quotidien.
- Exploration de traitements hormonaux: Colpotrophine, Florgynal sont des traitements qui visent à améliorer l'état de la muqueuse du vagin. Il est important d'en parler d'abord à son gynécologue. Ces traitements améliorent la trophicité (nutrition) de la muqueuse.
- Lubrifiants: Les lubrifiants peuvent aider à soulager la sécheresse vaginale et rendre les rapports sexuels plus confortables, mais ils ne soignent pas le problème sous-jacent.
- Calcium et Vitamine D : Tout miser sur le calcium : avaler 3 laitages par jour, d'accord. suffisantes de vitamine D permettant de bien l'assimiler. jour, en milieu de journée.
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