La fécondation in vitro (FIV) est devenue une méthode de procréation médicalement assistée (PMA) de plus en plus courante pour les couples confrontés à des problèmes d'infertilité. En Angleterre, comme ailleurs, la FIV a connu une évolution significative au fil des ans, tant en termes de statistiques que de pratiques. Cet article examine les statistiques actuelles de la FIV en Angleterre, en particulier en ce qui concerne l'âge maternel, les aspects juridiques, les techniques avancées et les considérations éthiques.
Évolution de l'âge maternel et recours à la FIV
Une tendance notable en Angleterre est l'augmentation du nombre de mères de plus de 50 ans ayant recours à la FIV. Entre 2019 et 2021, 824 mères de plus de 50 ans ont eu un enfant, ce qui représente 0,04 % de toutes les naissances d’enfants vivants en Angleterre. Au cours des trois années précédentes, elles étaient 701. Concernant les femmes de plus de 60 ans, sept d’entre elles ont accouché entre 2019 et 2021. Cette augmentation peut être attribuée aux progrès de la FIV et des traitements de l'infertilité, qui permettent à un plus grand nombre de femmes d'avoir des enfants à un âge plus avancé. Selon la Human Fertilisation and Embryology Authority (HFEA), l’âge moyen des patientes ayant recours à la FIV était de 36 ans en 2021. Il s’agit de l’âge le plus élevé jamais enregistré. Pour les femmes célibataires ayant eu recours à la FIV, l’âge moyen était de 38,1 ans.
Cependant, il est crucial de noter que les grossesses tardives comportent des risques accrus. A partir de 40 ans, les femmes enceintes ont des risques plus élevés de complications, en particulier l’hypertension, le diabète, la pré-éclampsie et l’obésité d’après le National Childbirth Trust. Les mères plus âgées présentent aussi un risque plus important de complications lors de l’accouchement.
Cadre juridique et options de traitement de la PMA au Royaume-Uni
La législation britannique en matière de PMA est différente de celle des autres régions d’Europe. Un grand nombre de ces traitements est proposé par le groupe IVI qui détient une clinique au centre de Londres : IVI London. Le don d’ovocytes d’une personne connue est autorisé au Royaume-Uni. Il est par conséquent possible de suivre un traitement de fertilité avec des ovocytes donnés par une personne connue de la patiente qui peut être une amie, une parente ou une connaissance. Le don d’ovocytes, dit altruiste ou « inconnu », est également possible au Royaume-Uni même si les lois en matière d’anonymat diffèrent de celles des autres pays. Tandis que le don d’ovocytes est totalement anonyme dans la plupart des pays européens, ce n’est pas le cas au Royaume-Uni. Cela signifie que, même si la donneuse et le couple receveur restent anonymes l’un vis-à-vis de l’autre, l’enfant conçu à partir de ce don peut accéder aux informations relatives à la donneuse, dès l’âge de 18 ans. Pour de nombreux parents, il est important que leur enfant ait la liberté de décider s’il souhaite ou non découvrir l’identité du donneur et pouvoir ainsi retracer un jour son patrimoine génétique.
La gestation pour autrui est autorisée au Royaume-Uni. La mère porteuse peut être une personne connue du patient ou de la patiente, une amie ou une parente, ou une personne contactée à travers une agence de gestation pour autrui.
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Techniques avancées de FIV : PGT-A et surveillance embryonnaire
Le PGT-A est une forme de test embryonnaire qui détecte les anomalies chromosomiques, appelées également aneuploïdies, chez les embryons obtenus par FIV. La présence d’une anomalie chromosomique chez un embryon peut entraîner de sérieux problèmes de développement et apparaît plus fréquemment chez les femmes de plus de 40 ans. Le dépistage des embryons par PGT-A permet aux embryologistes de sélectionner uniquement les embryons les plus sains, ceux qui présentent un profil chromosomique normal et auront par conséquent un meilleur potentiel d’implantation et de développement. Selon les données vérifiées par la Human Fertilisation and Embryology Authority (HFEA), IVI London obtient actuellemnt les taux de réussite les plus élevés avec le PGT-A au Royaume-Uni.
La grande majorité des cliniques ont maintenant introduit la surveillance des embryons en temps réel dans leurs laboratoires. La surveillance des embryons en temps réel peut également indiquer à l’embryologiste quels embryons ne se divisent pas correctement et n’atteignent pas leurs jalons de développement. Pour les femmes de plus de 40 ans qui peuvent avoir des embryons susceptibles de présenter des anomalies génétiques plus que chez une femme plus jeune, la surveillance des embryons peut aider l’embryologiste à sélectionner les meilleurs embryons pour le transfert. C’est non-invasif et si vous n’avez que quelques embryons, vous voulez vous assurer que les meilleurs sont transférés. Cela signifie également qu’il y a moins de nécessité de remettre 2 ou 3 embryons, ce qui peut entraîner une grossesse multiple.
IVI London : Un centre de PMA de premier plan
IVI London reçoit des patients qui viennent du monde entier et une grande partie de notre personnel parle plusieurs langues. Plusieurs médecins et infirmiers ou infirmières parlent français, dont le directeur médical d’IVI London, le Dr Cesar Diaz-Garcia. IVI London est située en plein centre de Londres et vous pourrez vous y rendre sans problème en transports en commun. De même, la clinique est idéalement située pour les patient(e)s arrivant avec l’Eurostar depuis Paris. Elle est en effet située à moins de trois kilomètres de la gare de St. Pancras International et il vous suffira de 15 minutes en taxi ou en transports en commun pour rejoindre la clinique.
La clinique est située 83 Wimpole Street en plein centre du prestigieux quartier médical de Londres. Il s’agit d’un établissement moderne, à la pointe de la technologie, situé dans un bâtiment historique de style édouardien. Une fois dans le hall de réception, vous serez accueilli(e) par une personne de l’équipe de soins aux patients. Vous serez alors peut-être dirigé(e) vers la salle d’attente. Les salles d’attente sont toutes équipées de distributeurs gratuits de boissons chaudes et froides et des magazines sont mis à votre disposition. IVI London est une clinique récemment rénovée qui s’étend sur quatre étages. Chaque étage est équipé de salles de consultation, de postes de prélèvements sanguins et de salles d’attente spacieuses. Des toilettes sont également situées à chaque étage. Chaque salle de consultation d’IVI London est lumineuse et spacieuse. Le laboratoire d’IVI London est moderne d’un point de vue technologique. Ici, les patient(e)s ont accès à certaines technologies de PMA parmi les plus récentes au monde, dont les systèmes d’imagerie de pointe time-lapse de l’EmbryoScope. Récemment installé, ce laboratoire abrite des postes de travail modernes avec des dispositifs et des appareils scientifiques de pointe. Les techniciens cliniques d’IVI London, hautement qualifiés, y effectuent plusieurs des principales procédures associées aux FIV.
Disparités européennes en matière de PMA
En Europe, il existe des divergences entre les pays en matière de règlementation sur la PMA. En effet, ni l’Europe ni l’Union Européenne ne disposent de cadre commun sur la PMA. On observe ainsi plusieurs catégories de pays qui autorisent la PMA pour les femmes seules, les couples hétérosexuels et les couples de femmes : il s’agit plus particulièrement de la France, le Portugal, l’Espagne, l’Irlande, le Royaume-Uni, l’Islande, la Belgique, le Luxembourg et les Pays Bas, le Danemark, la Norvège, la Suède, la Finlande. On note les pays qui l’autorisent pour les couples hétérosexuels et les femmes seules. Dans ce groupe, nous avons la Grèce, la Bulgarie, la Croatie, la Hongrie, l’Ukraine, la Lettonie et l’Estonie. Certains pays, comme la Suisse et l’Autriche, autorisent la PMA uniquement pour les couples hétérosexuels et les couples de femmes. En Europe, l’Italie, l’Allemagne, la République Tchèque, la Slovaquie, la Pologne, Lituanie et la Roumanie constituent les pays qui pratiquent la PMA uniquement pour les couples hétérosexuels. Concernant la GPA, elle n’est pas autorisée dans la plupart des pays européens sauf pour le Royaume-Uni et la Grèce qui tolèrent une intervention altruiste.
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Statistiques européennes de la FIV
En 2018, selon le rapport publié par l’ESHRE (European Society of Human Reproduction and Embryology), plus de 1 million de cycles de PMA avaient été réalisés. Pour les FIV : le Royaume-Uni était premier avec près de 28% d’accouchements, puis l’Ukraine avec 27% (28 321 cycles) et l’Autriche avec 24% (10 626). Pour les FIV ICSI : la Moldavie était première avec près de 31% d’accouchements (1 458 cycles), puis le Royaume-Uni 28% et l’Islande avec 27% (898 cycles). Pour les transferts frais : l’Ukraine était première avec près de 41% d’accouchements, puis la Serbie 38% (168 cycles) et l’Islande avec 32%.
Risques et considérations liés à la FIV
Les principaux risques de la fécondation in vitro sont la grossesse multiple et l’hyperstimulation ovarienne. Les complications liées à la ponction ovarienne (hémorragies, abcès) sont exceptionnelles. L’hyperstimulation ovarienne est une complication rare mais grave liée à une sur réaction ovarienne entrainant l’apparition de liquide dans l’abdomen en abondance et une hypercoagulabilité pouvant être responsable de caillots artériels ou veineux. Elle est favorisée par les stimulations fortes et la survenue d’une grossesse. Elle nécessite parfois une hospitalisation. Le devenir des enfants conçus par FIV est identique à celui des autres enfants.
L'histoire de la FIV et son impact mondial
Le physiologiste britannique Robert G. Edwards a obtenu, lundi, le prix Nobel de médecine pour ses travaux sur la fécondation in vitro. Robert Edwards a été récompensé "pour le développement du traitement de la fécondation humaine in vitro. Ses découvertes ont rendu possible le traitement de la stérilité qui affecte une large proportion de l'humanité et plus de 10 % des couples dans le monde".
En 1968, les deux hommes mettent au point une technique de fécondation des ovules à l'extérieur du corps humain. Les premières tentatives de réimplantation d'un embryon dans l'utérus de femmes stériles échouent. En 1977, ils tentent un nouveau protocole qui n'introduit plus de traitement hormonal. L'implantation se fait alors selon l'évolution des niveaux hormonaux de leurs patientes. Le 25 juillet 1978 naquit enfin le premier "bébé éprouvette", Louise Joy Brown.
Depuis cette première naissance, la technique a été améliorée, faisant croître le nombre de succès. Quatre millions d'enfants sont nés grâce aux travaux de M. Edwards et de ceux qui ont continué dans la voie qu'il a ouverte. Dans la conférence de presse qui a suivi l'annonce de ce prix Nobel, le comité suédois a estimé à 20 à 30 % le ratio de naissance par fécondation in vitro.
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Louise Brown, devenue mère d’un petit Cameron en 2006, a fêté ses 40 ans. Depuis sa naissance, quelque six millions d’enfants ont vu le jour grâce à une fécondation in vitro, technique phare dans toute la gamme de la procréation médicalement assistée (PMA) au côté de l’insémination artificielle avec donneur (prosaïquement une injection d’un don de sperme dans l’appareil génital de la femme). En quarante ans, la technique a bien sûr grandement évolué, même si la grossesse n’est pas toujours au rendez-vous : selon les statistiques de l’Agence de biomédecine, une FIV a 20 à 24 % de succès par cycle.
FIV après 40 ans : Défis et options
On estime que 30 % des femmes âgées de 40 à 44 ans souffrent d’infertilité. Vos chances de concevoir chaque mois diminuent également avec l’âge. Chaque mois, une femme de 30 ans a environ 20 % de chances de tomber enceinte ; à 40 ans, ce chiffre tombe à 5 %.
Les recherches ont montré que la technologie de reproduction assistée (TRA) est moins efficace après l’âge de 40 ans, et le taux continue de baisser à mesure que vous vieillissez. Par exemple, les taux de succès de l’insémination intra-utérine (IIU) peuvent être aussi bas que 5 % pour les femmes dans la quarantaine. Pour les traitements de FIV, les résultats de grossesse sont moins bons chez les femmes de plus de 40 ans.
Si une clinique signale un taux élevé de grossesse pour les femmes de plus de 40 ans utilisant leurs propres ovules, il est prudent de remettre en question ces données. Il se peut qu’ils transfèrent 3 ou 4 embryons à la fois, ce qui peut entraîner une grossesse multiple.
Pas nécessairement, bien que vos chances d'avoir une procédure de FIV réussie en utilisant vos propres ovules soient diminuées en raison de votre âge. Le don d'ovules peut offrir la meilleure chance pour quelqu'un qui souhaite tomber enceinte après 40 ans. Un donneur de sperme pourrait être une considération pour des ovules plus âgés selon la situation. Pensez à toutes les options - peut-être que vous n'avez pas besoin d'un don d'ovule, cela pourrait être le sperme dont vous avez besoin d'être donné.
Les femmes de plus de 35 ans ont un risque plus élevé de développer du diabète et de l’hypertension pendant la grossesse, il est donc très important que la grossesse soit étroitement surveillée. Votre clinique de FIV devrait expliquer les risques associés au traitement dans votre groupe d’âge. Une clinique responsable vérifiera que vous êtes en bonne santé et apte à suivre le traitement. En vieillissant, nous sommes plus susceptibles de développer des maladies comme les maladies cardiaques, le diabète et le cancer. S’assurer que vous êtes en bonne santé et exempt de maladie devrait être une priorité.
La sélection du sexe : Une pratique controversée
La tendance séduit les Britanniques, de plus en plus nombreux à se rendre aux Etats-Unis pour réaliser une fécondation in vitro avec droit de regard sur le sexe du bébé. Leur nombre aurait augmenté de 20% en un an. Parce que la pratique est interdite au Royaume-Uni, les couples anglais sont de plus en plus nombreux à se rendre aux États-Unis pour choisir le sexe de leur enfant. La sélection du sexe de l’enfant est une pratique controversée en Europe. En revanche, elle est autorisée aux Etats-Unis, sans avoir à la justifier. Certains s’opposent cependant à cette méthode, soit pour des motifs religieux, soit parce qu’ils dénoncent une discrimination dans le choix du sexe.
FIV à l'étranger : Options et coûts
De nombreuses femmes choisissent de voyager à l’étranger pour se faire traiter, car les cliniques de pays comme la Grèce, l’Espagne, la République tchèque et Chypre offrent souvent des options plus abordables que les traitements privés dans leur pays d’origine. Les cliniques responsables assurent un suivi et des examens de santé. Les cliniques de FIV à l’étranger, dans des pays comme la Grèce, l’Espagne, la République Tchèque et Chypre par exemple, proposent des prix beaucoup plus bas pour les traitements de fertilité. À travers l’Europe, il existe un certain nombre de cliniques qui offrent la FIV à 40 ans à des prix très compétitifs.
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