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Le Cycle Menstruel Féminin : Comprendre, Gérer et Optimiser

Le cycle menstruel est un processus biologique complexe qui rythme la vie des femmes, de la puberté à la ménopause. Souvent associé aux règles, il englobe en réalité une série d'événements hormonaux et physiologiques qui préparent l'organisme féminin à une éventuelle grossesse. Mal connu, il est souvent source d’inconforts ou d’incompréhensions. Cet article se propose d'explorer en détail le cycle menstruel, ses différentes phases, son influence sur le corps et l'esprit, ainsi que les moyens de l'accompagner naturellement.

Qu'est-ce que le Cycle Menstruel ?

Le cycle menstruel est un cycle biologique féminin qui s’étend du premier jour des règles au dernier jour précédant les règles suivantes. Le cycle menstruel correspond à l’ensemble des mécanismes physiologiques qui permettent de préparer le corps d’une femme à une éventuelle grossesse. Il est un phénomène naturel, cyclique et complexe qui accompagne les femmes pendant plusieurs décennies de leur vie. Il suit une séquence hormonale précise, propre à chaque femme et pouvant varier d’un cycle à l’autre. Chaque mois, ce cycle prépare l’organisme à une éventuelle grossesse.

De la puberté à la ménopause, une femme vit environ 450 cycles menstruels au cours de sa vie ! Ces cycles sont sous le contrôle de plusieurs organes et hormones : le cerveau contrôle l’activité de l’hypophyse, qui sécrète deux hormones - la FSH (folliculostimulante) et la LH (lutéinisante). Elles agissent sur l’activité des ovaires. À leur tour, les ovaires, en sécrétant des oestrogènes et de la progestérone, agissent sur le cerveau, l’hypophyse ainsi que la paroi interne de l’utérus appelée « endomètre ».

Le cycle menstruel est directement lié au cycle de l’ovaire, qui produit un ovocyte et sécrète des hormones sexuelles (œstrogènes et progestérone) à chaque cycle.

Durée et Variabilité du Cycle Menstruel

Un cycle menstruel dure en moyenne 28 jours, avec à mi-parcours la phase d’ovulation, étape incontournable pour nous permettre de donner la vie. Cette durée souvent évoquée correspond à une moyenne mais en réalité un cycle dit “normal” peut durer entre 24 et 38 jours sans que cela soit inquiétant. Bien que la durée théorique du cycle menstruel soit de 28 jours, il existe d’importantes variations entre chaque femme, et même selon certaines périodes de la vie pour une même femme. On considère que sa durée normale se situe entre 21 et 35 jours. D’ailleurs, pour une même femme, il peut naturellement raccourcir ou rallonger de quatre à cinq jours d’un cycle à l’autre. Et cela évolue même avec les années puisqu’on estime qu’il a tendance à réduire progressivement entre les premières et les dernières règles. En d’autres mots, le cycle menstruel a une apparence de régularité, mais finalement pas tant que ça, quand on l’observe en détail !

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Ce qui compte, c’est la régularité : un cycle légèrement plus court ou plus long peut être tout à fait physiologique tant qu’il reste relativement stable d’un mois à l’autre. Par exemple, certaines femmes ont des cycles de 25 jours, d’autres de 32 jours. Ce rythme leur est propre et il peut évoluer avec l’âge, le mode de vie ou certains événements. En effet, le cycle menstruel peut aussi être influencé par le stress, la fatigue, les voyages, l’alimentation ou l’arrêt d’une contraception.

À l’inverse, des irrégularités importantes, comme des cycles qui varient fortement d’un mois à l’autre, peuvent signaler un déséquilibre hormonal ou une pathologie comme le syndrome des ovaires polykystiques (SOPK). Il est également utile de distinguer la durée du cycle dans son ensemble de la durée des règles. Les règles ne durent que 2 à 7 jours et ne correspondent qu’à un quart du cycle en lui-même !

Les Quatre Phases du Cycle Menstruel

Le cycle menstruel des femmes est composé de 4 phases. Le cycle menstruel se compose de trois grandes phases qui sont définies par les variations hormonales et l’activité des ovaires : folliculaire, ovulatoire et lutéale.

Phase Folliculaire (du 1er jour des règles à l'ovulation)

Elle débute le premier jour des règles et se poursuit jusqu’à l’ovulation. À ce moment-là, les taux d’œstrogènes et de progestérone sont très bas, ce qui déclenche l’élimination de la muqueuse utérine : ce sont les règles, des saignements menstruels, généralement rouges ou brunâtres, plus ou moins abondants selon les femmes. Les premiers jours du cycle sont donc souvent marqués par une fatigue plus prononcée, des sensations de douleurs pelviennes ou une baisse de moral. Le corps est en phase d’élimination et demande du repos.

Du 1er au 13e jour. Jours 1 à 6 : le cycle débute par les règles. L’utérus se contracte pour évacuer l’endomètre (la partie épaisse de la paroi de l’utérus), le sang et l’ovule non fécondé. Jours 7 à 13 : dès la fin des règles, l’utérus se prépare de nouveau à une éventuelle grossesse. Sa paroi devient plus épaisse et se gonfle de sang pour accueillir un éventuel embryon. En même temps (jours 1 à 13), les follicules se préparent à libérer un ovule.

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Dès les règles terminées (généralement autour du 4ème ou 5ème jour), les taux d’œstrogènes commencent à remonter progressivement. Sous l’effet de la FSH (hormone folliculo-stimulante), un follicule dominant se développe dans l’un des ovaires. Le corps se prépare à ovuler : les pertes deviennent alors blanchâtres, crémeuses et plus visibles dans les sous-vêtements. Ce changement indique une fertilité croissante. Cette montée hormonale favorise alors un regain d’énergie, une meilleure concentration, une humeur plus stable et une peau souvent plus nette.

Au début de votre cycle, l’hormone folliculo-stimulante (FSH) est fabriquée par l’hypophyse, située dans votre cerveau. C’est la principale hormone impliquée dans la stimulation de vos ovaires, afin que ceux-ci fabriquent des ovules matures. Les follicules sont les cavités des ovaires remplies de liquide. Chaque follicule contient un ovule non développé. La FSH stimule le développement d’un certain nombre de follicules et le démarrage de la sécrétion de l’hormone œstrogène. Bien qu’un certain nombre de follicules aient initialement commencé à se développer, un follicule devient normalement « dominant » ; l’ovule mûrit au sein du follicule qui grossit. Pendant ce temps, l’augmentation de la quantité d’œstrogène dans votre corps assure l’épaississement de la muqueuse utérine par un apport de sang et de nutriments. C’est ainsi que si vous êtes enceinte, l’ovule fécondé disposera de tous les nutriments et de l’aide dont il a besoin pour se développer.

Les ovaires sécrètent des hormones, la progestérone et les oestrogènes. Ceux-ci, libérés à partir du cinquième jour, permettent à la muqueuse utérine de s’épaissir. Les follicules sont contenus dans le stroma cortical. Le follicule tertiaire se caractérise par l’apparition de la cavité folliculaire ou antrum dans la granulosa. Les cellules de la granulosa entourant l’ovocyte constituent le cumulus oophorus ou disque proligère. L’ovocyte a grossi et son noyau a la taille d’un follicule primaire.

Phase Ovulatoire (environ au 14ème jour du cycle)

Vers le 14e jour. Un ovocyte est libéré par l’un des ovaires. Il est prêt à être fécondé par un spermatozoïde.

Lorsque le taux d’œstrogènes atteint un pic, il déclenche une montée de LH (hormone lutéinisante) qui provoque l’ovulation : l’ovule est libéré par l’ovaire et reste fécondable pendant 12 à 24 heures. Bien que très brève, cette phase est centrale : c’est la période de fertilité maximale. Juste avant et pendant l’ovulation, la glaire cervicale atteint son pic de qualité : elle devient transparente, élastique et très abondante, avec une texture proche du blanc d’œuf cru. Ces pertes glissent facilement sur les doigts ou peuvent mouiller les sous-vêtements. Ce type de glaire est typique de la fenêtre de fertilité maximale. Certaines femmes ressentent une légère douleur pelvienne d’un côté, une augmentation des pertes vaginales (plus fluides et claires), une hausse de la libido ou une sensation de dynamisme.

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Le taux d’œstrogène dans votre corps continue d’augmenter, et entraîne finalement une augmentation soudaine du taux d’hormone lutéinisante (le fameux « pic de LH »). Ce pic de LH entraîne la rupture du follicule dominant, et la libération de l’ovule mature par l’ovaire ; l’ovule pénètre ensuite dans les trompes de Fallope. De nombreuses femmes pensent ovuler au jour 14, mais ce n’est qu’une moyenne ; la plupart des femmes ovuleront réellement un autre jour de leur cycle menstruel. Le jour de votre ovulation variera entre les cycles.

Les femmes sont nombreuses à penser qu'elles ovulent le 14e jour de leur cycle, mais le jour de l'ovulation varie en réalité en fonction de la durée du cycle.

Une fois l’ovule (ovocyte) libéré, il se déplace dans les trompes de Fallope, en direction de votre utérus. L’ovule peut vivre jusqu’à 24 heures. La durée de survie des spermatozoïdes est plus variable, mais va généralement de trois à cinq jours, si bien que les jours précédant l’ovulation et le jour de l’ovulation lui-même sont ceux pendant lesquels vous êtes la plus fertile… soit les jours pendant lesquels vous êtes la plus susceptible de concevoir.

Phase Lutéale (de l'ovulation aux règles suivantes)

Du 15e au 28e jour. Jours 14 à 25 : l’ovule se déplace dans la trompe de Fallope en direction de l’utérus. Jours 25 à 28 : si l’ovule n’est pas fécondé dans les 24 heures suivant l’ovulation, le corps reçoit un signal hormonal pour indiquer qu’il n’y aura pas de grossesse. Les taux d’hormones sexuelles baissent et la partie épaisse de l’utérus se prépare à être détruite.

Après l’ovulation, le follicule vidé se transforme en corps jaune qui produit de la progestérone. Cette hormone prépare l’utérus à une éventuelle grossesse. Les pertes vaginales deviennent alors plus épaisses, collantes ou jaunâtres. Si la fécondation n’a pas lieu, le corps jaune régresse, les taux de progestérone chutent… et les règles réapparaissent : un nouveau cycle commence. Cette phase peut s’accompagner de symptômes prémenstruels : fatigue, troubles digestifs, seins douloureux, fringales, irritabilité ou hypersensibilité émotionnelle.

La progestérone permet de renforcer davantage la muqueuse utérine en vue d’accueillir un ovule fécondé. Pendant ce temps, le follicule vide commence à dégénérer, mais poursuit la production de progestérone ; il commence aussi à sécréter des œstrogènes.

Si l'ovocyte ne s’est pas implanté dans l'utérus, le follicule s'atrophie et les taux d’œstrogène et de progestérone diminuent. En l’absence de taux élevés d’hormones pour conserver ce phénomène, l’épaisse muqueuse utérine qui s'est formée commence à se détacher et votre corps l’élimine.

Si l'ovocyte n'est pas implanté dans l'utérus, le follicule s'atrophie et le taux de progestérone diminue. L'utérus n'a plus besoin de conserver le nid douillet fabriqué pour le bébé, et votre corps se prépare alors pour un nouveau cycle. Tous les symptômes du syndrome prémenstruel (SPM) disparaissent progressivement. L'épaisse muqueuse utérine, qui s'est peu à peu formée sous l'effet des taux élevés des hormones, commence à se dégrader et à être rejetée par l'organisme.

S’il est fécondé par un spermatozoïde, l’ovule devient une cellule-oeuf puis un préembryon et migre dans l’utérus. Une fois fixé dans l’utérus, l’embryon envoie des signaux hormonaux au follicule éclaté, devenu corps jaune qui, à son tour, fabrique des hormones pour bloquer les règles. L’absence d’implantation va signifier au corps jaune sa fin de vie et il va rentrer dans un processus de dégénérescence qui va se faire pendant les 14 jours restants (après l’ovulation). Au 28e jour, il va adopter une forme de cicatrice (s’il n’y a pas eu implantation) et prendre le nom de corpus albicans = corps blanc, ce qui signifie la perte de la fonction endocrine. S’il n’y a pas fécondation, le corps jaune dégénère. Le cycle se termine au vingt-huitième jour.

Phase des Règles (Menstruations)

Le cycle menstruel est souvent associé aux règles, sûrement à cause de sa similarité avec le terme « menstruations », qui correspond à la période des règles. Or ces dernières ne durent que 2 à 7 jours et ne correspondent qu’à un quart du cycle en lui-même ! Bien qu’elles ne soient pas toujours les bienvenues, elles sont essentielles et pratiques (si si !).

Les règles reviennent tous les mois. Chaque cycle débute le premier jour des règles et se termine la veille des règles suivantes. Les règles sont l’une des étapes du cycle menstruel.

Les règles marquent l’élimination naturelle de la muqueuse utérine, déclenchée par la chute des hormones lorsqu’il n’y a pas eu fécondation.

Le Rôle des Hormones

Le cycle menstruel est le fruit d’un dialogue entre plusieurs organes : le cerveau, l’utérus et les ovaires. Tout au long du cycle, ces organes communiquent et régulent leur activité entre eux. Le cerveau contrôle l’activité de l’hypophyse, qui sécrète deux hormones : la FSH (folliculo-stimulante) et la LH (lutéinisante). La LH et la FSH agissent sur l’activité des ovaires. À leur tour, les ovaires, en sécrétant des hormones sexuelles, agissent sur le cerveau et l’hypophyse. En cas de stress, physique ou émotionnel, le corps sécrète du cortisol, une hormone qui, à hautes doses, peut supprimer temporairement le cycle menstruel. Les règles peuvent alors disparaître pendant une période.

Les ovaires produisent deux hormones : les œstrogènes. Pendant la phase folliculaire, les œstrogènes sécrétés par les ovaires donnent le signal à l’endomètre de s’épaissir pour accueillir un embryon ; la progestérone. Après l’ovulation, les ovaires produisent de la progestérone. Cette hormone favorise l’implantation de l’œuf dans l’utérus.

Les cellules de la thèque interne, sous l’action de la LH, synthétisent des androgènes (stéroïdes à 19 atomes de carbone).

Facteurs Influençant le Cycle Menstruel

Au-delà de ces grandes étapes de vie, l’activité hormonale est également très sensible à de nombreux facteurs, comme le stress, le surmenage, la dépression, les troubles du comportement alimentaire (restriction ou boulimie), les changements de rythme de vie, les chocs émotionnels, la pratique sportive intense… Les troubles du cycle menstruel peuvent aussi s’expliquer par une pathologie : syndrome des ovaires polykystiques, insuffisance ovarienne prématurée, inflammation chronique de l’utérus, tumeur bénigne dans l’utérus, etc.

Horloge Interne et Cycle Lunaire

Afin de mieux comprendre l’origine de la régularité rythmique du cycle menstruel, une équipe de recherche internationale associant l’Inserm, le CNRS et l’Université Claude Bernard Lyon 1, a comparé un grand nombre de données de cycles, récoltées dans des études européennes et nord-américaines. Ses résultats montrent que le cycle menstruel serait finement régulé par une horloge interne, elle-même influencée de manière occasionnelle par le cycle lunaire. Ces travaux à paraître dans Science Advances plaident pour l’intérêt d’étudier davantage ce lien potentiel sur des jeux de données de plus grande ampleur, afin d’identifier un éventuel intérêt de la chronobiologie dans le traitement des troubles de la fertilité.

Certains travaux ont suggéré que chacune de ces trois phases pourraient se dérouler sous l’influence d’une horloge interne dont la perturbation du rythme serait associée à des irrégularités dans le cycle menstruel. Chez l’humain, l’horloge interne la plus connue est l’horloge circadienne, très proche de 24h, qui maintient le cycle veille-sommeil et l’ensemble des rythmes physiologiques. Elle est en phase avec le cycle jour-nuit sous l’influence de la lumière. Lorsque l’horloge circadienne est perturbée - comme dans le cas du jet-lag par exemple -, elle met quelques jours à se recaler sur son rythme habituel en se resynchronisant au nouveau cycle jour-nuit.

Dans le cas des cycles menstruels, l’implication d’une horloge interne pourrait se manifester de façon similaire : la durée du cycle serait habituellement hautement stable chez une même personne et, en cas de perturbation, des mécanismes d’adaptation par synchronisation avec des conditions externes entreraient en jeu pour rétablir le rythme optimal.

Alors quel pourrait être ce « synchroniseur externe » ? Une théorie récurrente suggère que le cycle lunaire pourrait jouer ce rôle, mais les preuves scientifiques manquent à ce jour. Une équipe de recherche internationale menée par Claude Gronfier, chercheur Inserm au sein du Centre de recherche en Neurosciences de Lyon (Inserm/CNRS/Université Claude Bernard Lyon 1), s’est intéressée à l’existence potentielle d’une horloge biologique interne qui régulerait le cycle menstruel et qui pourrait être synchronisée avec le cycle lunaire. Grâce à une grande base de données de cycles menstruels collectés dans le cadre d’études européennes et nord-américaines, elle a pu comparer au total près de 27 000 cycles menstruels chez 2 303 européennes et près de 4 800 cycles chez 721 nord-américaines.

Dans un premier temps les chercheuses et chercheurs ont examiné la stabilité d’un cycle menstruel à l’autre au niveau individuel, en comparant la durée de cycles successifs. Ils ont ainsi observé une stabilité globale de la durée moyenne du cycle de chaque participante, alors même que sur un ensemble de cycles successifs, certains duraient en fait plus ou moins longtemps que son cycle « standard ».

Dans un second temps l’équipe de recherche s’est intéressée aux relations potentielles entre la survenue des menstruations dans les cycles étudiés et les phases de la lune à l’époque de la collecte des données. Elle a ainsi pu observer une association, occasionnelle mais significative, entre le cycle menstruel et le cycle lunaire, avec cependant - et sans que ces travaux ne permettent de statuer sur la cause -, une différence majeure entre les cohortes européennes et la cohorte nord-américaine : chez les européennes, le cycle commençait le plus souvent lors de la phase croissante de la lune tandis qu’il commençait plus souvent à la pleine lune dans la cohorte d’Amérique du Nord. Ces résultats plaident donc en faveur d’un système d’horloge interne avec un rythme quasi-mensuel, faiblement synchronisé par le cycle lunaire.

Évolution du Cycle Menstruel au Cours de la Vie

Il est rare d’être réglée comme une pendule ! Au fil de la vie, le cycle menstruel connaît des variations.

Cycle Menstruel à Chaque Âge

  • À l’adolescence, les premiers cycles sont souvent irréguliers, le temps que la communication hormonale entre cerveau et ovaires devienne pleinement efficace. C’est une période délicate qui s’accompagne de changements physiques et souvent d’humeur. La gestion des menstruations demande aussi un apprentissage, notamment en cas de douleurs de règles. Le rôle de l’entourage est essentiel, avec l’aide d’un professionnel de santé si besoin (médecin, sage-femme).
  • Après une grossesse, le rétablissement du cycle dépend essentiellement de l’allaitement : allaiter augmente la sécrétion de prolactine, inhibant l’ovulation et retardant le retour des règles parfois de plusieurs mois.
  • En préménopause, les fluctuations hormonales deviennent plus marquées : les cycles se raccourcissent ou deviennent irréguliers ; certains mois peuvent être anovulatoires. Les douleurs de règles peuvent être associées à des saignements importants.

Comment Calculer Son Cycle Menstruel ?

Savoir calculer son cycle menstruel est un premier pas vers une meilleure connaissance de soi. Cela permet non seulement de repérer sa période fertile ou les éventuels signes du syndrome prémenstruel (SPM) mais aussi d’anticiper les variations hormonales pour mieux les vivre au quotidien.

Pour calculer la durée d’un cycle menstruel, il suffit de suivre ces étapes :

  1. Repérer le premier jour des règles (les vrais saignements, pas de simples spottings) : c’est le jour 1 du cycle.
  2. Noter le jour juste avant les prochaines règles.
  3. Compter le nombre de jours entre les deux.

Aujourd’hui, de nombreuses applications mobiles permettent de suivre son cycle de façon simple et personnalisée : enregistrement des règles, des symptômes (humeur, sensations de douleurs, pertes, énergie…), identification des périodes d’ovulation ou du SPM… Ces outils aident à repérer les variations récurrentes et à mieux comprendre son rythme hormonal.

Pour celles qui préfèrent une approche plus intuitive ou déconnectée, un journal menstruel ou un calendrier papier permet de noter ses ressentis, ses observations quotidiennes ou encore l’évolution des pertes dans ses sous-vêtements.

Suivre le bon déroulement de son cycle, anticiper la venue des règles, voilà la fonction d’un calendrier menstruel. C’est un moyen efficace de mieux connaître son corps et de comprendre aussi ses variations d’humeur et de forme physique. En inscrivant chaque mois le premier jour de vos règles sur un calendrier, vous arriverez facilement à savoir combien de temps en moyenne dure votre cycle. Bon à savoir : votre cycle peut varier légèrement d’un mois sur l’autre. Vous pourrez aussi ajouter sur votre calendrier les autres signes qui annoncent vos règles : ventre ballonné, mal de tête, énervement, légère dépression, fatigue, etc.

Les médecins ont souvent besoin de connaître la date de vos dernières règles. Un calendrier menstruel donne la date des règles et également une indication de la date d’ovulation, c’est-à-dire le moment optimal pour concevoir un enfant. Schématiquement, une femme ovule 14 jours avant le début des règles suivantes. Si vous avez des règles très régulières, vous pouvez donc estimer cette date de façon assez précise. Attention, un calendrier menstruel n’est pas un moyen de contraception !

Pourquoi Suivre Son Cycle ?

Le cycle menstruel est bien plus qu’un simple enchaînement de règles mois après mois : c’est un repère hormonal, physique et émotionnel qui rythme la vie des femmes. Le cycle menstruel peut devenir un véritable baromètre de la santé hormonale. Certains signaux méritent une attention particulière :

  • Règles très abondantes, longues ou douloureuses au point de perturber le quotidien.
  • Cycles irréguliers, trop courts ou absents.
  • Saignements entre les règles (spottings ou métrorragies).
  • Sensations de douleurs pendant l’ovulation ou les rapports sexuels.
  • Fatigue chronique, troubles de l’humeur marqués autour des menstruations.

Ces manifestations peuvent être liées à des troubles du cycle menstruel. En effet, avoir mal pendant les règles n’est pas une fatalité. Si les sensations de douleurs deviennent intenses, qu’elles empêchent de dormir, de travailler ou de bouger normalement, elles ne doivent pas être considérées comme “normales”. Elles peuvent être le signe d’un trouble plus profond tel que l’endométriose et nécessiter un accompagnement. De même, les symptômes du syndrome prémenstruel (SPM) dont la fatigue, irritabilité, fringales, insomnie, maux de tête, tensions dans les seins… peuvent gagner en intensité au fil du temps.

Comment Agissent les Contraceptifs Hormonaux ?

Les méthodes contraceptives hormonales sont la pilule, le patch ou le DIU (dispositif intra-utérin) hormonal (stérilet), par exemple. Elles diffusent des hormones de synthèse qui empêchent une grossesse. Ces hormones de synthèse agissent de trois manières :

  • en bloquant l’ovulation. C’est le cas de la pilule ou du patch, par exemple ;
  • en épaississant la glaire cervicale pour limiter l’entrée des spermatozoïdes dans l’utérus. C’est le cas de certaines pilules et du DIU ;
  • en causant une inflammation de la paroi de l’endomètre pour empêcher l’œuf fécondé de se fixer (nidation). C’est le cas du DIU, par exemple.

Comment Accompagner Naturellement Chaque Phase du Cycle ?

Accompagner son cycle menstruel de manière naturelle, c’est apprendre à vivre en accord avec son rythme hormonal interne. Que ce soit pour prévenir les déséquilibres hormonaux, soutenir son bien-être au quotidien ou simplement mieux vivre chaque phase, certaines habitudes peuvent faire toute la différence. Le mode de vie influence directement le bon déroulement du cycle menstruel. Stress, sommeil de mauvaise qualité ou sédentarité peuvent perturber les équilibres hormonaux. Ce que l’on mange peut influencer directement le confort menstruel et l’équilibre hormonal. Certaines plantes et nutriments sont traditionnellement utilisés pour favoriser l’équilibre hormonal, soulager les tensions du cycle ou accompagner les variations émotionnelles liées aux fluctuations hormonales (Gattilier, Achillée Millefeuille, Mélisse, huiles de Bourrache ou d’Onagre…). Dans cette optique, une complémentation nutritionnelle ciblée pour les femmes peut être une aide précieuse. Lorsqu’elle est bien choisie, la complémentation s’intègre naturellement dans une démarche globale de bien-être.

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