L'auxiliaire de puériculture joue un rôle essentiel dans le bien-être et le développement des jeunes enfants, que ce soit en milieu hospitalier, en crèche ou dans d'autres structures d'accueil. Cet article explore les différentes voies d'accès à ce métier passionnant, en mettant l'accent sur la titularisation et les opportunités d'évolution de carrière.
Le métier d'auxiliaire de puériculture
L’auxiliaire de puériculture est un professionnel de santé qui se consacre aux nourrissons et aux enfants en bas âge, malades ou en bonne santé. Il ou elle intervient sous la responsabilité d’une puéricultrice, d’un éducateur ou d’une infirmière. Au quotidien, il contribue à l’autonomisation et au bien-être de l’enfant. Il travaille en milieu hospitalier, dans un centre pour enfants handicapés, en crèche ou encore dans une maternité.
Pour exercer le métier, le diplôme d’État d’auxiliaire de puériculture (DEAP) est obligatoire. L’auxiliaire de puériculture est formé pour répondre aux besoins des enfants, quel que soit son état de santé. Lorsqu’il travaille en milieu hospitalier, l’AP procède à divers soins. Il s’agit notamment des soins de maintien ou de prévention. La majorité des auxiliaires de puériculture intervient dans les structures extra hospitalières comme la crèche ou la halte-garderie. L’auxiliaire de puériculture exerce également dans d’autres établissements comme les pouponnières ou les centres de Protection Maternelle et Infantile (PMI). L’auxiliaire de puériculture a pour mission le bien-être au quotidien du nourrisson ou de l’enfant de moins de 6 ans. Ceci est valable qu’il soit malade, porteur d’un handicap ou bien portant. Il se charge notamment de veiller à sa propreté ou de donner les repas.
Pour devenir auxiliaire de puériculture, il faut être bienveillant, patient et avoir le sens du contact. L’écoute est également essentielle dans ce métier, que ce soit envers les enfants ou leur famille. Être vigilant et réactif ainsi que faire preuve de responsabilité sont des qualités essentielles, surtout pour éviter les accidents. Dynamique et créatif, l’auxiliaire est amené à penser différentes activités qui contribueront au développement de l’enfant et à son éveil.
Accès à la formation et obtention du DEAP
Pour devenir auxiliaire de puériculture, il est obligatoire de suivre une formation sanctionnée par un diplôme d’État. Pour accéder à la formation, il faut passer une sélection. Bon à savoir : le projet professionnel est essentiel dans l’évaluation du dossier.
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Depuis la rentrée 2021, il n’est plus nécessaire de passer par un concours d’entrée pour accéder à la formation au métier d’AP. Tous les candidats doivent présenter un dossier qui sert de base pour la sélection. Il permet, entre autres, d’évaluer l’intérêt pour le domaine, le parcours professionnel ou encore les capacités d’analyse. En plus du dossier de candidature, l’entretien est une étape obligatoire. Il s’agit d’échanger sur plusieurs sujets avec un jury composé de professionnels.
Le dossier permet d’évaluer la candidature et de juger de l’adéquation entre le profil et la formation. Il est utile de joindre tous les documents susceptibles d’apporter une valeur supplémentaire. Le document manuscrit de moins de deux pages.
Sans le CAP ou le BAC, pour devenir auxiliaire de puériculture, il faut suivre une formation initiale spécifique. Celle-ci est dispensée dans un institut de formation d’auxiliaire de puériculture (IFAP). Le candidat doit être âgé de 17 ans et présenter un dossier.
Pour devenir auxiliaire de puériculture, il faut suivre un cursus dans un institut de formation tel qu’un IFAP, un IFSI (institut de formation en soins infirmiers) ou encore une école d’assistant social. Le cursus classique en institut de formation comprend des enseignements théoriques et des stages en milieu professionnel.
Alternatives à la formation initiale
Le CAP AEPE (CAP Accompagnant éducatif petite enfance) est un diplôme de premier niveau qui permet d’occuper des emplois de la petite enfance. Accessible après la 3ème, cette formation professionnalisante a été pensée pour permettre de prendre en charge des enfants de moins de 6 ans. Au terme de la formation, le titulaire d’un CAP AEPE peut exercer dans des écoles, dans les accueils en collectivités, mais également à domicile.
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Le BAC Pro ASSP (Accompagnement, soins et services à la personne) nécessite trois années de préparation après la 3ème. Il est également accessible pour ceux qui ont un CAP de filières similaires.
Pour ceux qui disposent d’une expérience professionnelle de plus d’un an dans le domaine de la petite enfance, il est également possible d’obtenir le DEAP dans le cadre d’une VAE. La validation des acquis et de l’expérience ou VAE est également une possibilité pour les assistantes maternelles, par exemple. La VAE est une option à considérer pour ceux qui ont déjà une expérience professionnelle. Elle doit être d’au moins une année dans le secteur de la petite enfance. Il faut toutefois justifier une période professionnelle ou bénévole de plus d’un an dans les secteurs similaires à la petite enfance.
La titularisation dans la fonction publique
Vous pouvez devenir fonctionnaire sans passer de concours, ni passer par la case contractuelle. Pour preuve, l'État recrute des candidats sans concours. Selon le rapport annuel sur l'état de la Fonction publique (édition 2023), 1 400 personnes ont été recrutées au sein de la FPE. Les Préfectures recrutent du personnel sans concours dans le corps des adjoints administratifs. « Ces personnes peuvent ne pas avoir de diplôme, être sorties depuis longtemps du cursus scolaire. On en voit aussi qui disposent d'un Bac, voire d’un Bac +2", déclare Agnès Chevreuil, directrice du secrétariat général commun départemental de la Préfecture du Nord. "On ne sait pas précisément, au moment où on les recrute, le poste que nous allons leur proposer.
Une fois retenu, le candidat sera nommé « fonctionnaire stagiaire », une période probatoire où l’employeur valide son aptitude à remplir sa fonction. La période de stage correspond à la période d’essai dans le secteur privé. Généralement, le recruteur publie un avis de recrutement 15 jours au moins avant la date limite de candidature. Les emplois de catégorie C sont dits "d'exécution" car ils n'impliquent aucune responsabilité décisionnaire.
Lors de son intégration dans la fonction publique, l’auxiliaire de puériculture est stagiairisée. La durée du stage est fixée par chaque statut particulier. Le stage permet à l’agent de faire la preuve de son aptitude professionnelle. Lorsque l’autorité territoriale procède à la nomination d’un agent en qualité de stagiaire, elle doit prendre un arrêté de mise en stage.
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La titularisation : l’autorité territoriale procède à la titularisation de l’agent par la prise d’un arrêté de titularisation. Avec la titularisation, l’auxiliaire de puériculture bénéficie de la sécurité de l’emploi mais n’est pas propriétaire de son poste. Ecarté du licenciement, le fonctionnaire bénéficie de la sécurité de l’emploi. La fonctionnaire titulaire bénéficie de la sécurité de l’emploi, tandis que les contractuelles peuvent voir leur contrat non renouvelé.
Il est possible de travailler dans la fonction publique, de manière ponctuelle, par le biais de contrats à durée déterminée (CDD). Les agents contractuels sont soumis aux mêmes obligations que les titulaires : devoir de réserve et d’obéissance à la hiérarchie, secret professionnel… L'emploi d’auxiliaire de puériculture contractuelle est indispensable pour les besoins de flexibilité d’un service. Le contrat peut être également établi dans l’attente d’une titularisation. Dans la fonction publique territoriale, une bonne proportion d'agents de catégorie C, qui seront à terme titularisés sans concours, commencent, bien souvent, à travailler dans une collectivité via des contrats de remplacement.
Mobilité et évolution de carrière
Une fois entré dans la fonction publique, vous aurez droit à des formations et pourrez passer des concours internes et des examens professionnels pour progresser dans votre carrière (une grande différence par rapport au secteur privé !) et changer de poste, changer d'emploi, voire de changer fonction publique via la mobilité.
La question de mobilité entre les 3 fonctions publiques est souvent évoquée par les agents pour des raisons familiales, de rapprochement de conjoint ou tout simplement pour faire évoluer la carrière.
La mobilité inter-fonctions publiques peut donc s'opérer dans plusieurs sens : de la territoriale à l'Etat ou l'hospitalier, de l'Etat à la territoriale ou l'hospitalier ou de l'hospitalier à l'Etat et la territoriale.
Pour pouvoir passer de l'hospitalier à la territoriale, il n'est pas possible d'évoquer la mutation, celle-ci ne pouvant s'opérer que dans la même fonction publique, mais il existe 2 possibilités :
- le détachement de longue durée (+ de 6 mois avec un droit à intégration à l'issue de 5 ans)
- l'intégration directe
Il faut par ailleurs être fonctionnaire titulaire (impossible donc pour les stagiaires et agents non titulaires).
L'ensemble des postes dans la territoriale sont donc accessibles par les voies de détachement ou d'intégration directe.
Cependant, les corps ou cadre d'emploi des 3 fonctions publiques qui sont subordonnés à la possession d'un diplôme ou d'un titre spécifique (professions dites règlementées) nécessitent de la part du candidat la possession du même titre. Il s'agit des emplois suivants : Auxiliaire de puériculture.
L'agent hospitalier qui souhaite être détaché ou intégré dans un emploi de la fonction publique territoriale doit dans un premier présenter sa candidature aux offres d'emploi, après s'étre assuré remplir les conditions ci-dessus.
En postulant sur un emploi équivalent et comparable, de la même catégorie, il prendra soin d' évoquer les deux dispositifs même si l'offre d'emploi ne le précise pas . En effet, les employeurs locaux n'ont pas toujours le réflexe d'ajouter ces mentions dans leurs offres.
En cas de réponse favorable, l'agent adressera officiellement une demande d'intégration ou de détachement (selon le choix opéré par l'employeur ) à la collectivité d'accueil et à son chef d'établissement hospitalier. Ce dernier ne peut s'opposer à la mobilité mais peut imposer un préavis de 3 mois.
Toutes les demandes de détachement ou d'intégration directe sont soumises pour avis à la Commission administrative paritaire -cap- de l'administration d'accueil.
En cas d'intégration directe, l'agent est alors radié des effectifs de l'administration d'origine et bénéficie d'un assimilation de services accomplis antérieurs dans son nouveau cadre d'emploi .
En cas de détachement de longue durée (+6 mois maximum), l'agent a une double carrière car il est classé dans son nouveau grade dans l'administration d'accueil mais conserve son avancement de carrière dans son administration d'origine (y compris en matière d'avancement).
L'agent est nommé dans le grade équivalent à son grade d'origine (ou le plus proche sur la base du dernier indice brut)Il est classé à l'échelon du nouveau grade correspondant à l'indice égal ou immédiatement supérieur et conserve l'ancienneté.
Il bénéficie des mêmes droits que les agents titulaires en poste dans l'administration d'origine en matière de régime indemnitaire, de promotion sociale et d'avantages sociaux.
L'agent bénéficie des droits à l'avancement dans les deux administrations et un comparatif est établi, à chaque renouvellement de période de détachement, afin de rétablir alors l'agent dans la situation qui lui est la plus favorable.
A l'issue de 5 années de détachement, l'agent se voit proposer obligatoirement une intégration définitive dans l'emploi.
La mobilité dans la fonction publique constitue une richesse importante en matière d'échange de savoirs et de compétences.
Par ailleurs, avec une expérience de 3 années, l’AP peut évoluer vers le métier d’éducateur de jeunes enfants ou d’infirmier. L’auxiliaire de puériculture peut évoluer vers le métier d’aide-soignant et autres professions similaires sans reconversion : c’est ce qu’on appelle une passerelle.
Aspects financiers et entrepreneuriat
Dans le secteur public, le salaire d’un auxiliaire de puériculture peut être aux alentours de 1 500 euros, en début de carrière. Ce montant peut être plus important selon les structures et l’ancienneté. L’auxiliaire de puériculture travaille généralement dans une structure hospitalière ou extra hospitalière. Le salariat est le choix de la majorité des diplômés.
Pour ouvrir une entreprise d’auxiliaire de puériculture, il est nécessaire d’effectuer les démarches administratives communes à toutes les entreprises. Un référent technique dispose des compétences pertinentes pour assurer le suivi technique du projet d’accueil. Pour pouvoir exercer, le porteur du projet doit être titulaire d’un diplôme d’auxiliaire de puériculture. Selon la structure mise en place, une certaine expérience professionnelle peut être requise. Le dossier d’agrément est une obligation pour le porteur de projet et doit être approuvé par le Conseil Général du département d’implantation. Le porteur de projet : identité, justificatif d’aptitude à l’exercice du métier d’AP, etc.
Le choix du local est une étape essentielle du projet d’entreprise. En effet, c’est avant tout le lieu d’accueil des enfants. Pour choisir le local, une attention particulière est portée sur les normes de sécurité. Installations électriques sécurisées, espaces de jeux extérieurs clôturés, etc. : il est indispensable que le local réponde aux exigences imposées par la loi. En tant que structure d’accueil pour les tout-petits, le local doit répondre à certaines exigences. Entre autres, le local doit être situé dans un quartier proche du lieu de travail des parents. La création des entreprises doit se conformer aux textes de loi. L’exercice du métier d’auxiliaire de puériculture est également soumis à des conditions spécifiques.
Le choix du statut juridique dépend de plusieurs facteurs et plus particulièrement du nombre d’associés. En effet, le choix ne peut être le même selon qu’il y en ait un ou plusieurs. Pour un associé unique, il s’agit de créer une entreprise individuelle. Dans le cas de plusieurs associés, l’entrepreneur dispose de plusieurs options.
Pour réussir un projet d’entreprise, quelques étapes préalables sont conseillées. Il s’agit notamment de l’étude de marché qui sert à mieux connaître le marché cible. L’étude de marché permet d’affiner le projet et de mieux concevoir les services mis à disposition. Il permet aussi d’identifier les concurrents éventuels. Le plan financier sert à dégager la rentabilité du projet. En premier lieu, il s’agit de relever l’ensemble des dépenses nécessaires pour la mise en œuvre et le fonctionnement de la société. Ensuite, une comparaison avec les sources de financement disponibles doit être effectuée. Le plan financier est un outil d’aide à la décision. Il permet de déterminer s’il y a un besoin de financement pour démarrer le projet. Le projet pédagogique contient des renseignements de base sur l’entreprise d’auxiliaire de puériculture.
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