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Brûlures d'estomac et grossesse au premier trimestre: Causes, solutions et conseils

Les brûlures d'estomac sont un désagrément courant pendant la grossesse, en particulier au cours du premier trimestre. Cet article explore les causes de ces brûlures d'estomac, offre des solutions pour les soulager et donne des conseils pour les prévenir.

Pourquoi les femmes enceintes sont-elles sujettes aux brûlures d'estomac?

Plusieurs facteurs contribuent à l'apparition des brûlures d'estomac pendant la grossesse. Si certaines femmes ressentent des brûlures d’estomac dès le premier trimestre de grossesse, ces dernières apparaissent, la plupart du temps, au cours du deuxième trimestre.

Changements hormonaux

Au début de la grossesse, l'organisme de la femme connaît d’importantes variations hormonales, avec une augmentation du taux de certaines hormones dans le sang (l’hormone chorionique gonadotrope - hCG, les œstrogènes et la progestérone). « La progestérone entraîne de nombreux bouleversements au niveau du système digestif, précise Aurore Lavergnat, diététicienne-nutritionniste. Ce changement hormonal provoque le relâchement des muscles digestifs dont ceux qui ferment l’estomac ce qui peut provoquer des remontées acides, une digestion ralentie des aliments… » La progestérone a un effet relaxant sur les fibres musculaires lisses (utérus et intestin) : si cela permet de réduire le risque de contraction de l’utérus - et donc de fausse-couche - cela a aussi tendance à ralentir le transit intestinal, et à engendrer des ballonnements et des épisodes de constipation. Le tonus du sphincter œsophagien est aussi diminué, ce qui peut favoriser les brûlures d’estomac et les remontées acides. L'afflux hormonal au début de la grossesse (progestérone en particulier) permet une détente musculaire. Cela a un effet sur le sphincter œsophagien inférieur à l’entrée de l’estomac. Entre la base de l’œsophage et l’estomac se situe un sphincter, un muscle en forme d’anneau. Comme une valve, il empêche le contenu de l’estomac de remonter. Lorsqu’il ne fonctionne pas correctement, les sucs gastriques refluent alors plus facilement vers l’œsophage, ce qui entraîne des sensations de brûlure. Le taux de progestérone augmente : cette hormone féminine relâche les muscles lisses de l’organisme comme le sphincter gastro-œsophagien et ralentit la progression des aliments dans le tube digestif. De plus, pendant la grossesse, le sphincter gastro-œsophagien tend à se déplacer vers la cavité thoracique, une zone où la pression est moins forte.

Pression intra-abdominale

Au fur et à mesure que la grossesse avance, la croissance du fœtus exerce une pression de plus en plus importante sur l'estomac. Il ne faut pas oublier, non plus, la croissance du fœtus qui, au fil des mois, grandit, grossit et exerce de plus en plus de pression au niveau de l’estomac. Au fil des mois, l’utérus prend de plus en plus de place dans l’abdomen. Cette croissance progressive comprime les organes digestifs, notamment l’estomac, ce qui accentue le risque de remontées acides. Cette pression est particulièrement forte au troisième trimestre, lorsque le bébé a atteint une taille importante. Enfin, l’utérus qui grossit prend de la place dans la cavité abdominale et « pousse » l’estomac vers le haut.

Comment soulager les brûlures d'estomac pendant la grossesse?

Il existe de nombreuses façons de soulager les brûlures d'estomac pendant la grossesse, allant des changements alimentaires aux remèdes naturels en passant par les médicaments.

Lire aussi: Grossesse et brûlures d'estomac : Comprendre

Modifications du régime alimentaire

Certains aliments, boissons et modes de cuisson sont à privilégier, quand d’autres sont à éviter. Il faut opter pour des aliments qui n’agressent pas la paroi digestive. Les choix alimentaires influencent la fréquence et l’intensité des reflux. Pour éviter les reflux, il est conseillé de manger en petites quantités, mais plus souvent dans la journée. Mieux vaut également prendre le temps de bien mâcher et de manger lentement, dans un environnement calme.

Aliments à privilégier

Côté fruits, « la banane est douce et alcalinisante, précise la diététicienne-nutritionniste, tout comme la poire et les compotes. Concernant les protéines (viande, poisson, œuf), « il faut privilégier les viandes blanches comme le poulet, la dinde, le lapin, l’escalope ou l’épaule de veau…, conseille Aurore Lavergnat, plus rapides à digérer que les viandes grasses. Les poissons maigres (colin, cabillaud, merlan, limande-sole, carrelet, raie, lotte…) sont également faciles à digérer car ils ne renferment que des protéines. Toutefois, les petits poissons gras comme la sardine et le maquereau sont intéressants pour leur apport en acides gras essentiels oméga-3 bons pour la femme enceinte et le fœtus. De plus, ils absorbent peu de métaux lourds et sont donc moins pollués comparés au saumon ou au thon. » Chaque femme enceinte étant différente, il faut tester et voir si on les digère bien ou pas. Il en est de même pour les œufs. Et pour faire le plein de calcium ? Certains aliments peuvent vous aider à apaiser les sensations de brûlures : Bananes bien mûres ; Pommes de terre vapeur ;Compotes ; Yaourt (probiotiques, texture apaisante) ;Lait tiède avec miel (neutralise l’acidité) ;Amandes (acidité plus faible, effet tampon) ;Gingembre avec modération ;Céréales complètes, légumes non acides ou racines (patate douce, carotte, betterave, brocoli, asperges). Enfin, évitez de boire de grandes quantités de liquide pendant les repas. Heureusement, d’autres aliments naturellement antiacides peuvent vous aider à lutter efficacement contre les reflux gastriques : l’eau plate, qui active la salivation et facilite la digestion ; les fibres, comme celles contenues dans les céréales complètes, les légumineuses et certains fruits et légumes tels que la pêche, la nectarine, la poire, la pomme, la papaye, la carotte, la courgette, la courge, l’asperge, la pomme de terre (à consommer de préférence sans la peau), la patate douce, le chou de Bruxelles, le brocoli, les pois, les épinards, le navet, les haricots. Pour faciliter la digestion, on peut choisir une eau minérale naturelle plate riche en bicarbonate, en magnésium, en calcium car elles sont alcalinisantes », précise la diététicienne-nutritionniste. C’est le cas, par exemple, de Contrex, Hépar, Volvic… Les eaux minérales gazeuses alcalines comme Badoit, Quézac peuvent faciliter la digestion. Les tisanes sont aussi des boissons bien adaptées. Le thé est aussi autorisé à condition qu’il soit vert, blanc ou qu’il s’agisse de rooïbos. Autre possibilité côté boisson : « pensez à mixer de l’aloé vera dans un smoothie, cela réalisera un pansement gastrique », propose la diététicienne-nutritionniste. Une bonne idée pour soulager naturellement les brûlures d’estomac de la femme enceinte.

Aliments à éviter

Au niveau des légumes, il faut éviter la tomate, l’ail, l’oignon, le poireau, les choux. Pourquoi ? « La tomate en raison de son acidité, et les autres légumes cités parce qu’ils renferment des composés soufrés qui les rendent moins digestes au niveau de l’estomac, risquant de provoquer un mauvais goût dans la bouche », informe la diététicienne-nutritionniste. Ce qui n’empêchent pas qu’ils ont un intérêt pour le reste du système digestif. Attention également au pain blanc, aux céréales raffinées. Autres aliments à mettre de côté pendant quelque temps : les viandes grasses (échine de porc, épaule de mouton, entrecôte et côte de bœuf, travers de porc, poitrine de porc fumé, merguez…) qui renferment parfois jusqu’à plus de 40 % de matières grasses. Certains aliments sont connus pour accentuer l’acidité de l’estomac : Agrumes ;Tomates ;Plats épicés ;Fritures ;Chocolat ;Boissons gazeuses ;Desserts riches (ex. : cheesecake) ;Oignons et ail ;Café (caféine) ;Aliments fortement acides (vinaigre, sauce tomate, etc.). Vous pouvez également adapter votre alimentation pour éviter les brûlures d’estomac. Certains aliments favorisent les remontées acides, notamment : le thé, le café ou les sodas qui contiennent de la caféine ou de la théine, ce qui favorise le relâchement des muscles sphincters ; les boissons gazeuses, qui augmentent le risque de ballonnements ; les viandes grasses, fromages entiers, pâtisseries, charcuteries et autres produits riches en matières grasses, car le gras ralentit le processus de digestion ; les aliments acides et épicés, comme les agrumes (citron, pamplemousse, orange), la tomate, le poivron ou le piment et certaines herbes telles que la menthe.

Méthodes de cuisson

Moins il y a de matières grasses plus la digestion se fait rapidement. « On opte pour les cuissons douces à la vapeur, en papillote, conseille Aurore Lavergnat, plutôt que la poêle, la friture qui nécessite trop de matières grasses qui demandent plus de travail digestif pour être absorbées et qui risquent donc de provoquer des aigreurs d’estomac.

Fractionner les repas

Il y a plusieurs choses à mettre en œuvre pour limiter le risque de reflux gastrique enceinte. Habituellement, on fait trois repas par jour : petit déjeuner, déjeuner, dîner. « Enceinte, pour limiter le risque de remontées acides, il est préférable de fractionner son alimentation et prendre 4 à 5 petits repas par jour », conseille la diététicienne-nutritionniste. Comment faire ? • Déjeuner (à prendre 1 heure à 1 heure 30 après la collation) : 1 portion de viande ou de poisson + légumes + féculents. Faites de 5 à 6 repas par jour plutôt que 3 gros repas dans la journée ; Pendant les repas, mangez lentement et tenez-vous droite ;

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Habitudes à adopter

Le comportement après les repas joue un rôle essentiel dans la prévention des remontées acides. Après avoir mangé, restez assise et droite et évitez de vous allonger pendant au moins 2 heures (idéalement 3 heures avant d’aller au lit) pour limiter le reflux. La nuit, surélevez le haut du lit (≈ 10-20 cm) plutôt que d’ajouter des oreillers, et privilégiez le décubitus latéral gauche. Évitez les vêtements serrés au niveau de l’abdomen. Les principales recommandations aux femmes enceintes atteintes d’aigreurs et remontées d’acidité gastrique concernent les repas et le sommeil. Laissez un intervalle de 3 heures entre le dîner et le coucher ; Préférez boire entre les repas plutôt que pendant les repas ; Ne vous allongez pas pour une sieste immédiatement après un repas : attendez au moins 1 heure ; Essayez un peu de yaourt ou de lait chaud additionné d’une cuillérée de miel pour soulager les crises ; Placez un rehausseur en mousse sous votre matelas ou des cales sous les pieds de lit au niveau de votre tête pour que le haut de votre corps soit surélevé par rapport au bas de votre corps. Afin de diminuer la fréquence et l’intensité des reflux, vous pouvez essayer de changer certaines habitudes : manger moins, plus souvent : privilégiez les petites portions mais mangez plus fréquemment ; prendre le temps : assurez-vous de manger lentement et de bien mastiquer les aliments ; s’hydrater : il est préférable de boire entre les repas plutôt qu’en mangeant ; repenser le dîner : essayez de manger ou boire au moins deux heures avant de vous allonger ou de vous coucher et de vous tenir droite lorsque vous mangez ; s’endormir différemment : lorsque vous vous couchez, vous pouvez utiliser des oreillers supplémentaires afin de surélever votre tête (la position allongée favorise les reflux gastro-œsophagien) ; s’habiller confortablement : privilégiez les vêtements amples, surtout au niveau de la taille.

Relaxation et gestion du stress

Une hygiène de vie adaptée permet de diminuer les facteurs aggravants des troubles digestifs. Le stress, par exemple, peut accentuer les remontées acides. Des techniques de relaxation douce comme la respiration profonde ou la méditation peuvent être utiles. Il est aussi important de privilégier un rythme de vie apaisé, notamment au moment des repas. Enfin, l’activité physique douce (comme la marche ou le yoga prénatal) peut contribuer à améliorer la digestion, à condition qu’elle soit pratiquée avec l’avis d’un professionnel de santé.

Voici 3 exercices proposées par la sophrologue pour apaiser ces maux. Les deux premiers sont des exercices de relaxation dynamique, le troisième est une sophronisation. Les deux premiers exercices peuvent se pratiquer debout ou assise. A chaque femme enceinte de voir la position qui lui convient le mieux en fonction de son état. « Si la position debout est choisie, écarter les pieds au minimum de la largeur du bassin pour favoriser l’équilibre et la stabilité du corps pendant la pratique. Relâcher les bras le long du corps, le dos droit et les épaules basses. Fermer les yeux, explique la sophrologue. Si la position assise est choisie, s’adosser contre le dossier de la chaise ou du fauteuil, pieds au sol, mains sur les cuisses, yeux fermés.

Exercice 1

  • Inspirez profondément par le nez. Retenez votre respiration. Tournez la tête de droite à gauche comme pour dire non.
  • Reprenez une respiration naturelle.
  • Recommencez 3 fois en donnant une intention aux mouvements : « Lors des mouvements de tête de droite à gauche, dites ‘non’ mentalement aux brûlures d’estomac, explique Clémentine Joachim. Le refus psychologique des douleurs est le premier pas de la programmation de soulagement.
  • Puis, inspirez profondément par le nez. Retenez votre respiration et inclinez la tête de haut en bas comme pour dire ‘oui’.
  • Reprenez une respiration naturelle et observez les ressentis : les muscles du cou de plus en plus décontractés, la gorge qui s’étire, se relâche.
  • Recommencez ce mouvement 3 fois de suite en lui donnant du sens : « Lors de l’inclinaison de la tête de haut en bas, dites ‘oui’ mentalement au soulagement, à l’apaisement à l’accalmie des aigreurs d’estomac, conseille la sophrologue. Cela consolide le travail de programmation de l’apaisement par le cerveau. Le conseil de la sophrologue : le temps de rétention d’air (moment où l’on retient sa respiration après l’inspiration) d’une femme enceinte a tendance à être réduit. Il est essentiel que chaque femme s’écoute. Il est donc conseillé de souffler en expirant doucement par la bouche avant que la rétention d’air ne devienne désagréable et ne mène à l’essoufflement.

Exercice 2

  • Inspirez profondément par le nez en levant les bras devant soi à l’horizontal.
  • En même temps que vous secouez vos mains pour effacer les aigreurs d’estomac, rapprochez-les progressivement de votre poitrine.
  • « Recommencez le mouvement 3 fois de suite jusqu’à ce que les douleurs aient disparues du tableau, jusqu’à ce que ce tableau mental soit entièrement vierge.

Exercice 3 : Visualisations

« Les visualisations se pratiquent souvent allongées, mais dans le cas des femmes enceintes souffrant de brûlures d’estomac, il est conseillé d’opter pour une position assise ou semi-allongée, car la position allongée amplifie l’inconfort lié au reflux gastrique », précise Clémentine Joachim.

  • Offrez à votre corps la position la plus confortable et la plus douillette possible. N’hésitez pas à vous adosser contre un oreiller moelleux. Mettez-vous dans une bulle de calme, dans un cocon imperméable aux bruits extérieurs. Concentrez-vous entièrement sur les ressentis à l’intérieur de votre corps.
  • Le scan corporel : relâchez mentalement chaque partie de votre corps en commençant par les muscles du visage (les sourcils, les mâchoires…), la nuque, le cou. Abaissez les épaules vers le sol, relâchez les bras jusqu’au bout des doigts. Relâchez le dos de haut en bas. Sentez votre cambrure s’assouplir. Relâchez le thorax et percevez les mouvements qu’imprime votre respiration sur votre corps : les côtes qui s’ouvrent, se referment au rythme de la respiration, le ventre qui se gonfle et se dégonfle. Décontractez votre bassin, vos muscles fessiers. Relâchez les muscles de vos jambes jusqu’au bout des pieds.
  • Maintenant, repérez les sensations négatives de votre corps : celles issues des brûlures d’estomac. « Ce peut être une douleur piquante dans la gorge, des sensations de brûlures dans le sternum, l’abdomen, décrit Clémentine Joachim. Identifiez les sensations désagréables dans votre corps sans les éveiller davantage, et observez-les comme des tensions isolées dans le reste du corps à présent entièrement détendu. Désolidarisez ces inconforts du reste de votre corps.
  • L’étape suivante consiste à imaginer quelque chose de positif apportant des sensations inverses : « Cela revient à identifier les ressources qui peuvent apaiser les maux issus des reflux gastriques, détaille la sophrologue. Chaque femme a ses propres ressources.
  • Puis, il faut maintenant substituer les sensations négatives par les sensations positives : « une fois la ressource identifiée, remplacez les ressentis désagréables des brûlures d’estomac par les sensations agréables et positives de la ressource, explique Clémentine Joachim. Imaginez que les sensations de fraîcheur, de détente se déposent délicatement sur les zones douloureuses. Remplacez les sensations négatives par les sensations positives : la brûlure par la fraîcheur, l’aigreur par la douceur, la crispation par la détente. » Utilisez la respiration pour amplifier les ressentis agréables : à chaque inspiration la ressource prend de plus en plus d’ampleur, de puissance, diffusez-la par la force de l’expiration. Imaginez les sensations douloureuses se réduire de plus en plus, les sensations agréables prendre de plus en plus de place dans votre corps, jusqu’à ce qu’il n’y ait plus qu’elles.
  • Ancrez les nouvelles sensations d’apaisement. « Pour s’en imprégner, le cerveau doit les enregistrer, avertit la sophrologue. Pour cela, inspirez profondément par le nez en gonflant le ventre et la poitrine. Retenez votre respiration le temps de mémoriser ces nouvelles sensations d’apaisement et expirez en soufflant lentement par la bouche pour diffuser ces ressentis dans votre corps. Reprenez une respiration naturelle et intégrez les sensations positives.
  • Et enfin, sortez progressivement de votre bulle de concentration en reprenant conscience de votre environnement : sentez les points d’appui de votre corps, écoutez les bruits extérieurs, inspirez par le nez, soufflez fortement par la bouche pour vous redynamiser.

Remèdes naturels

Avant d’avoir recours aux médicaments allopathiques, on peut d’abord se tourner vers les plantes. Didier Pesoni, pharmacien spécialisé en aromathérapie préconise « la mélisse en tisane à raison de 3 à 4 tasses par jour, après ou entre les repas. On peut aussi prendre de la mélisse en EPS. Une autre plante est également efficace contre les maux d’estomac de la femme enceinte : le gingembre. Ce dernier peut être utilisé, en début de grossesse, pour soulager les nausées, mais également en cas de brûlures d’estomac. « Le gingembre renferme du gingérol et des shogaols qui favorisent la vidange gastrique, précise le pharmacien. Il suffit d’éplucher un petit morceau de racine de gingembre, de le passer à l’extracteur pour obtenir un jus concentré. Il suffit, ensuite, de verser ½ à 1 cuillerée à café dans une tasse d’eau minérale et d’en boire 3 à 4 fois par jour. Remontées acides : des remèdes naturels ? Pendant la grossesse, il peut être préférable d’éviter les médicaments. Bonne nouvelle : plusieurs remèdes naturels peuvent soulager les remontées acides et les brûlures d’estomac sans danger pour la grossesse. Des plantes aux médecines douces en passant par une alimentation apaisante, ces solutions peuvent soulager les brûlures dues au reflux tout en respectant le bien-être de la future maman. Voici un tour d’horizon des options à explorer, toujours avec l’avis d’un professionnel de santé. Plantes et tisanes à privilégier (avec précautions) Les brûlures d’estomac et les reflux sont fréquents pendant la grossesse. Certaines plantes peuvent apporter un soulagement, mais toutes ne sont pas adaptées : il est donc essentiel de bien les choisir et surtout, de demander un avis à votre médecin ou sage-femme. La camomille, par exemple, est connue pour calmer les brûlures et les spasmes digestifs. Une infusion légère, de temps en temps, peut aider à apaiser l’estomac. Le gingembre, en très petite quantité, peut aussi aider en cas de nausées ou de reflux légers. Attention toutefois à ne pas consommer de réglisse ou de menthe poivrée sans avis médical : ces plantes peuvent accentuer l’acidité ou avoir des effets indésirables selon les dosages. Il est toujours recommandé de demander conseil à un médecin ou une sage-femme avant de commencer une cure. Médecines douces et approches alternatives Des approches complémentaires comme l’ostéopathie peuvent apporter un soulagement notable. Un ostéopathe spécialisé en périnatalité pourra travailler sur les tensions abdominales ou diaphragmatiques qui favorisent les remontées acides. Cette méthode est douce, non invasive et souvent bien tolérée par les femmes enceintes. L’acupuncture, certaines séances de sophrologie ou d’hypnose peuvent également être bénéfiques, en agissant sur le stress et la digestion. Là encore, il est recommandé de consulter un professionnel formé aux spécificités de la grossesse. Si malgré les changements évoqués, vos brûlures d’estomac persistent et vous irritent l’oesophage, n’hésitez pas à en parler à votre médecin traitant ou à votre sage-femme. Ils pourront vous conseiller certains traitements naturels comme : la prise de certaines plantes, telles que la réglisse, le curcuma, ou la guimauve ; des techniques de médecine alternative, telles que l'acupuncture, le yoga ou la sophrologie ; l’homeopathie.

Lire aussi: Solutions pour les maux d'estomac

Médicaments

Si les plantes ne suffisent pas à calmer les aigreurs d’estomac, dans un deuxième temps, « on peut avoir recours aux anti-acides topiques qui ont une action locale et mécanique », précise Didier Pesoni. Certains médicaments disponibles en pharmacie aident également à soulager les reflux et aigreurs d’estomac : demandez impérativement conseil à votre pharmacien en spécifiant bien votre grossesse. Si les brûlures ne disparaissent pas, un médecin pourra vous prescrire des médicaments antiacides. Attention : il est recommandé de toujours consulter un médecin plutôt que de pratiquer l’automédication, surtout lorsque l’on est enceinte.

Quand consulter un médecin?

Bien que les brûlures d'estomac soient généralement bénignes pendant la grossesse, il est important de consulter un médecin si les symptômes sont sévères, persistants ou accompagnés d'autres symptômes inquiétants.

Symptômes à surveiller

Consultez si les brûlures persistent malgré les mesures, gênent l’alimentation/le sommeil, ou en cas de : Vous présentez l’un des symptômes suivants : Difficulté à avaler (dysphagie) ; Enrouement de la voix ou toux persistante ; Perte de poids inexpliquée ; Douleurs abdominales ou ballonnements inhabituels ; Vomissements répétés ou persistants ; Présence de sang dans les vomissements ou selles noires ; Douleur thoracique inhabituelle ; Symptômes pouvant évoquer une prééclampsie (céphalées, œdèmes visage/mains).

Que peut faire le médecin?

Dans ces cas, seul un médecin pourra poser un diagnostic fiable et orienter vers une prise en charge adaptée. Le médecin interroge sa patiente sur ses symptômes (intensité, date et circonstances d’apparition, fréquence et durée…) et sur ses antécédents médicaux. Il réalise ensuite un examen clinique complet et écarte certaines maladies ou complications. Il peut parfois avoir recours à des examens complémentaires (analyses de sang et d’urine, examens d’imagerie…). Il peut ensuite prescrire le traitement adapté (des pansements gastriques, des laxatifs, des antiémétiques…). Certains médicaments ne doivent jamais être utilisés chez la femme enceinte (les laxatifs stimulants, par exemple). Les brûlures d’estomac étant courantes lors de la grossesse, vous pouvez consulter votre médecin traitant, votre gynécologue ou votre sage-femme : ils sauront vous conseiller sur le traitant le plus efficace en fonction de votre dossier médical.

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