Eric Di Meco, figure emblématique de l'Olympique de Marseille (OM) entre 1980 et 1994, a laissé une empreinte indélébile dans le cœur des supporters et dans l'histoire du club. Ce défenseur talentueux, devenu consultant respecté et passionné, incarne l'attachement profond à ses racines, l'amour du football et les valeurs familiales. Cet article explore les différentes facettes de sa vie, de son parcours sportif à sa vie privée, en mettant en lumière son héritage marseillais et son désir de rester éternellement lié à son club de cœur.
Un Attachement Indéfectible à l'Olympique de Marseille
Eric Di Meco est avant tout marqué par son passage à l'OM. Défenseur emblématique du club phocéen entre 1980 et 1994, l'ancien international français (23 sélections) a remporté quatre titres de champion de France (1989, 1990, 1991, 1992), la Coupe de France en 1989 mais surtout la Ligue des champions en 1993.
Di Meco ne perd jamais une occasion, notamment sur l'antenne d'RMC, de vanter les mérites de l'Olympique de Marseille mais également de son enceinte, le Stade Vélodrome. Le consultant reste un amoureux du public phocéen, à qui il doit beaucoup. D'ailleurs, Eric Di Meco rêverait de pouvoir être présent avec les Marseillais pour encore très longtemps, même lorsqu'il ne sera plus sur cette terre.
En marge des célébrations du 125e anniversaire de l’Olympique de Marseille, Éric Di Meco a en effet indiqué sur l'antenne d'RMC qu'il voulait voir ses cendres un jour reposer au Stade Vélodrome : « À Manchester City, il existe un coin réservé, près de l’entrée des médias, pour ceux qui souhaitent rester liés à leur club pour l’éternité. J’aimerais que cela soit possible ici aussi. Je ne sais pas si j’aurais la permission de le faire à l’OM, mais j’ai dit à mes enfants que je voulais avoir mes cendres au Vélodrome ».
Parcours Professionnel et Blessures
La carrière d'Eric Di Meco est jalonnée de succès, mais aussi de défis physiques. Il a avoué vivre avec des douleurs chroniques qui épuisent considérablement son corps, résultant de sa grande carrière et de tous les sacrifices qu'il a réalisés pour atteindre le niveau qu'il avait.
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"J’en suis à prendre des anti-inflammatoires si je dois passer une journée où je sais que je vais un peu marcher. Le consultant pour RMC poursuit : "J’ai un petit-fils, alors il est tout petit, mais dans pas longtemps il va commencer à vouloir jouer au foot où il va commencer à courir. S’il court trop vite vers la route ou vers la piscine, je me demande si je suis capable de le rattraper et ça, ça me rend malheureux.
Enfance et Origines Familiales
Eric Di Meco est né à Avignon et a grandi à Robion, un tout petit village du Vaucluse. Il est le fils d'Esterino, un immigré italien arrivé en France en 1948 pour fuir la pauvreté. Son père a passé trois jours aux Baumettes, le temps que les autorités vérifient qu’il n’était pas un délinquant ; Il est alors "monté" vers le nord et s’est arrêté au pied du Luberon, à Robion, petit village où il a commencé à travailler dans les champs, en dormant dans les étables, avec les animaux, parce que les Italiens, on ne les laissait pas entrer dans les maisons."
Eric Di Meco est submergé par l’émotion. Il mesure le fossé social qui le sépare aujourd’hui de ce jeune Italien fuyant la pauvreté, il y a soixante-cinq ans, et ce que lui est devenu, icône de la réussite par le football, élevé avec ces valeurs paternelles, de foi en le labeur. C’est tout l’amour pour un père, disparu il y a deux ans, qui emplit ses yeux de larmes, à la terrasse d’un café, au soleil d’un automne 2013, nimbé de douceur.
Son enfance a été marquée par la perte de sa mère à l'âge de 9 ans. "C'est terrible pour un enfant, c'est terrible à tout âge, mais peut-être encore plus quand on est en phase de construction, confie-t-il. J'y ai beaucoup pensé quand j'ai eu des enfants. Une absence qui a pesé sur sa construction en tant qu'homme et en tant que père et de grand-père. "Mon père était dur et je n'ai pas eu le côté câlin d'une maman. "C'est dur de dire : 'Je t'aime' à ses enfants. "Des fois, surtout quand j'ai eu mon premier enfant, mon Thomas, je pense, je ne savais pas comment faire.
Il a des souvenirs d’enfance où on achetait des glaces à mes cousins et pas à moi. J’ai aussi des oncles, des tantes, des cousines adorables, avec qui j’ai de très bons rapports, qui ont été super avec mon père à la mort de ma mère, quand j’avais neuf ans. Ce qui m’a un peu coupé de ma famille. "Mais je ne pouvais pas communiquer avec eux, car comme un imbécile, quand mon père voulait m’apprendre l’italien, je trouvais toujours mieux à faire. J’ai des rudiments, mais je suis nul."
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D’une famille éclatée, Eric ne connaîtra que des bribes. "J’ai des oncles en Alsace, en Suisse, en Australie, au Canada, en Argentine. J’ai souvent proposé à mon père de lui offrir le voyage pour aller voir ses frères, mais il a toujours décliné mes offres. C’est moi, qui, un jour, ai rencontré l’un des frères, à Buenos-Aires. Un modeste boucher qui lui ressemblait comme deux gouttes d’eau. Sa fille, qui parlait français, nous servait d’interprète. Fussent-elles discrètes. L’espace d’un instant, il est redevenu le fils d’Esterino, celui qui, à 18 ans, s’habillait chez Sergio Artero, écoutait Lucio Dalla et Lucio Battisti, roulait en Fiat. "J’ai failli appeler mon fils Esterino et je regrette de ne pas l’avoir fait. Aujourd’hui, on cherche l’originalité, mais au début des années 90, c’était plus difficile. Esterino, le petit Ester. C’est très rare, même en italien. Mais c’est très joli, non, Esterino ?"
Vie de Famille et Discrétion
La vie familiale d'Eric Di Meco reste un mystère soigneusement préservé. L'ancien footballeur a toujours su maintenir une frontière claire entre sa vie publique et sa vie privée. Ce choix de discrétion témoigne du respect qu'il porte à ses proches et de son désir de préserver leur tranquillité.
Le nombre d'enfants d'Eric Di Meco et les détails de leur vie restent inconnus du grand public. L’ancien footballeur‚ avec une constance remarquable‚ a toujours maintenu une frontière stricte entre sa vie publique et sa sphère privée. Ce choix de discrétion est pleinement compréhensible et témoigne de son profond respect pour l'intimité de sa famille. Il n'a jamais fait de déclarations publiques sur le sujet‚ ni accordé d'interviews permettant de lever le voile sur cet aspect de sa vie privée.
Cette discrétion volontaire contribue à préserver la tranquillité de ses enfants et à les protéger des pressions médiatiques et de la curiosité du public. Il est probable qu'il considère la protection de sa famille comme une priorité absolue‚ mettant un point d'honneur à préserver leur vie privée loin des projecteurs. L’absence d’informations ne remet pas en cause l'importance du rôle familial dans sa vie‚ bien au contraire. Elle souligne son engagement à maintenir une séparation nette entre sa carrière publique et son intimité familiale. Ce choix témoigne d’une grande sagesse et d’un sens aigu de la responsabilité parentale.
Il est probable que l'épouse d'Eric Di Meco a su concilier sa vie personnelle avec l'exigence de la vie d'un sportif de haut niveau. La carrière d'un footballeur professionnel impose des déplacements fréquents‚ des horaires irréguliers et une forte pression médiatique. L'adaptation et la compréhension de l'épouse ont certainement été des facteurs importants pour maintenir l'harmonie familiale. Sa présence discrète mais constante a sans doute permis à Eric Di Meco de se concentrer sur sa carrière tout en bénéficiant d'un soutien inconditionnel. L'absence d'informations publiques ne doit pas faire oublier l'importance du rôle de cette femme qui a partagé la vie d'un personnage public‚ en préservant sa vie privée avec discrétion et dignité. Son soutien silencieux‚ son affection et son engagement sont sans doute des éléments essentiels de l'équilibre et du bonheur familial d'Eric Di Meco.
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Reconversion et Passions
Après sa carrière de footballeur, Eric Di Meco n'a pas hésité à se lancer sur d'autres terrains, celui de la politique. Il a ainsi été d'abord conseiller municipal puis adjoint au maire de Marseille Jean-Claude Gaudin en charge des sports de 2000 à 2007. De quoi refroidir l'ancien défenseur qui estime qu'il n'est "pas fait comme ça".
Eric Di Meco ne gratte plus des ballons dans les stades de foot mais il continue de gratter la guitare, la basse pour être précis, car il cultive une grande passion pour la musique. Une passion qui s'est développée un peu à cause de Bixente Lizarazu… qui a fini par devenir titulaire à sa place au poste d'arrière gauche en équipe de France. "Je l'ai mal vécu sur le coup, car je pars à l'Euro 1996 en position de titulaire, raconte-t-il. Je venais de me mettre à la basse, enfin de me remettre à la basse parce que j'avais déjà essayé. Et je pars donc en Angleterre et au stage de début de compétition avec ma basse. Je fais le premier match titulaire et après Bixente me prend la place, et je n'ai plus jamais joué.
Si comme sur le terrain, Eric Di Meco se démultiplie dans la vie pour assurer ses nombreuses activités, il cultive un espace de patience et sérénité qui a étonné au début ses proches : la pâtisserie. Une façon de canaliser une suractivité combinée à une vraie passion. "Au départ, je suis gourmand, je suis fan de Baba au Rhum", précise-t-il, avant de confier que cette passion pourrait se transformer en autre chose. "Ça me travaille encore. Je me suis dit : 'Pourquoi d'une passion, on ne pourrait pas en faire pas un business, ou une activité ?', détaille Eric Di Meco. A terme, je risque de retourner m'installer dans le Luberon.
Beaucoup d'activités d'Eric Di Meco sont encore liées au milieu du foot mais l'ancien minot de l'OM n'aurait aucun mal à tout laisser tomber du jour au lendemain. "C'est la réalité, le jour où mon métier de consultant à la radio, qui est un métier passion, avec des potes, des amis, sera une corvée, j'arrêterai, tranche-t-il. Et il ne faut pas attendre de nostalgie de son côté concernant son ancienne vie de joueur de foot.
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