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Élisabeth Buffet : Un Parcours Semé d'Épreuves et d'Espoir sur le Chemin de la Maternité

Le désir d'enfant est un sentiment profondément ancré chez de nombreuses femmes. Cependant, le chemin vers la maternité peut parfois être semé d'embûches, d'épreuves et de désillusions. Élisabeth Buffet, figure connue du monde du spectacle, a traversé un parcours particulièrement éprouvant pour réaliser son rêve de devenir mère. Son témoignage poignant et sincère lève le voile sur les difficultés rencontrées, les traitements médicaux complexes et les émotions contradictoires qui jalonnent ce long chemin.

Un Rêve Brisé : La Fausse Couche Initiale

"Un jour, je suis tombée enceinte. J’étais heureuse." Ces mots simples traduisent l'immense joie ressentie par Élisabeth Buffet lorsqu'elle apprend qu'elle est enceinte. Elle se souvient d'un voyage à New York, où les préoccupations étaient légères et insouciantes. Mais ce bonheur est de courte durée. "Peu après durant l'été, j'ai eu mal au ventre et j'ai perdu cet enfant que je nommerai froidement Baby 1 (dédicace à NYC). Ma première fausse couche."

La fausse couche est une épreuve douloureuse et traumatisante pour toute femme. Élisabeth Buffet exprime avec justesse la difficulté de prononcer ces mots : "Fausse couche. Fausse couche. Fausse couche. C'est laid ou j'hallucine? C'est un peu la deuxième sentence non? Tu perds ton enfant et en plus tu dois prononcer ce mot horrible pour raconter l'histoire."

Suite à cette fausse couche, elle est entraînée dans une série d'examens médicaux. Sans vraiment comprendre comment, elle se retrouve engagée dans un processus de fécondation in vitro (FIV).

L'Engrenage de la Procréation Médicalement Assistée (PMA)

Le monde de la procréation médicalement assistée est souvent perçu comme un espoir pour les couples rencontrant des difficultés à concevoir. Cependant, Élisabeth Buffet décrit une réalité bien différente, loin de l'image idéalisée que l'on peut s'en faire. "Le centre de procréation médicalement assistée: ben vous prenez le meilleur film produit par Judd Apatow (Step Brother?): eh bien le centre PMA, c'est tout le contraire: pas fun, pas sympa, vilain, nul."

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Elle relate les nombreuses étapes de ce parcours : tests d'ovulation, tests post-coïtaux, prises de sang répétées, piqûres d'hormones, vitamines prénatales, opérations pour prélever les ovules, implantations d'ovules fécondés. Elle dépeint des médecins peu empathiques, des salles d'attente impersonnelles et une atmosphère pesante. "En deux ans, j'ai eu des tests d'ovulation, des tests post-coïtaux (oui oui genre tu dois débarquer chez la gynéco N°1, aigrie et méchante car elle n'a jamais eu d'enfant, 10 h après l'acte), des prises de sang par pack de 100, des piqûres d'hormones, des vitamines prénatales, j'ai passé des heures dans des salles d'attente car les docteurs à 100 euros la consultation prennent des RDV toutes les 10 minutes, on m'a jugée, pesée, j'ai eu 3 opérations pour me prendre mes ovules, j'ai eu 2 implantations d'ovules fécondés, j'ai passé des heures à écouter le gynéco N°2, ponte de Marseille, qui se prenait pour Dieu et qui se croyait drôle. Si tu savais mec."

Elle se sent déphasée, mal à l'aise au milieu de ces femmes obnubilées par le désir d'enfant. "Au centre FIV dans la salle d'attente, un jour, une femme était là avec ses enfants. Imaginez un buffet de burgers dans une réunion Weight Watchers. Elles étaient toutes obnubilées. Un enfant, un enfant! Je me suis sentie encore plus pas à ma place: ces enfants m'agaçaient, ils étaient mal élevés."

Face à cette situation, elle développe des mécanismes de défense, une forme d'autodérision pour supporter le poids de ces épreuves. "Je suis devenue ma meilleure copilote à ce moment-là dans ces salles d attente ou j'ai épuisé mes 25 congés payés. Médicalement assistée mais en autonomie niveau second degré." Elle se lance des défis pour supporter les opérations, se concentrant sur l'objectif de quitter rapidement cet environnement anxiogène. "Les jours d'opérations pour extraire tes ovules, je me faisais des challenges: enlever vite les effets de l'anesthésie, me réveiller le plus vite possible, partir de cet endroit, me casser de cet endroit. Quand mon cerveau commençait à se réveiller, je le gymnastiquais: "Tu es réveillée, tu vas bien, tu es en forme, dis-le à l'infirmière, il faut que tu partes de la salle de réveil, il faut que tu partes de cette rangée de femmes pleines de doute"."

Même dans les moments les plus difficiles, elle parvient à trouver uneSource de réconfort dans l'humour et l'auto-dérision. Elle raconte avec une pointe d'ironie comment elle a démonté le siphon d'un lavabo pour récupérer son collier Ginette NY, tombé accidentellement. "Une fois, j'ai fait tomber mon collier Ginette NY dans le trou de l'évier. Juré, craché j'ai héroïquement démonté le siphon et récupéré mon collier. Je me suis fait rire. Heureusement je peux compter sur moi pour me divertir."

La Répétition de la Douleur : Fausses Couches à Répétition

Malgré les traitements et les espoirs suscités, Élisabeth Buffet est confrontée à la cruelle réalité des fausses couches à répétition. "Deux fois je suis retombée enceinte." Mais à chaque fois, l'espoir est brisé par une nouvelle désillusion. "Un échographe s'est chargé la seconde fois de mettre fin à la douceur en disant: "Mais enfin y a pas de cœur qui bat" (MAIS TAIS-TOI // en off je vous fais grâce des brochettes de souhaits que je lui ai faits, descente d'organes en public et compagnie)."

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Les médecins cherchent des raisons, réalisent des examens douloureux, mais ne trouvent aucune explication concrète. "Les médecins ont cherché les raisons, ils m'ont injecté un produit dans les trompes, un examen horriblement douloureux, je suis allée dans un autre hôpital un dimanche matin lugubre, une recherche de chromosomes ou un truc génétique je sais plus, mais jamais rien. Rien de concret."

Une fois, elle saigne mais reste enceinte. Cependant, cette lueur d'espoir s'éteint rapidement lorsqu'on lui annonce que la grossesse ne pourra pas être menée à terme. Elle doit alors prendre un médicament pour évacuer le bébé. "Une fois encore après une FIV, j'ai saigné mais j'étais enceinte. Mais finalement on m'a dit que ça n'allait pas tenir alors ils m'ont donné un médicament pour que j'évacue toute seule le bébé N°3. (Une expérience chaudement recommandée si votre univers est porté sur le gore, le métal, les trucs chelous quoi)."

Elle décrit avec amertume les injonctions contradictoires auxquelles elle est soumise : ne pas fumer, ne pas boire, ne rien faire pendant le traitement, puis faire attention sans trop en faire après l'implantation de l'ovule fécondé. "J'ai eu des injections, encore plus d'injections, je ne devais pas fumer, je ne devais pas boire, je ne devais rien faire pendant le traitement, puis après la pose de l'ovule fécondé je devais faire attention mais pas trop, comme si tout était normal car au plus on est cool au plus on a de chances de tomber enceinte. Vous êtes drôles les mecs. (LOL comme disent les vieux qui veulent faire jeunes)"

Elle a l'impression de perdre son temps et son argent, tout en contribuant au déficit de la sécurité sociale. "En attendant, j'avais fait 2 autres fausses couches "médicalement assistées" et aidé avec ma petite pelle à augmenter le déficit de la sécu. On n'était pas plus avancés non, ou je me trompe?" Elle se sent incomprise et agacée par les discours convenus et le manque d'empathie du personnel médical. "J'ai passé des heures à écouter ces conneries, ce premier degré, des heures à refouler le cynisme qui fait ce que je suis. Eux: "Il vous reste 2 tentatives possibles et les inséminations aussi encore." Moi: "Ok. Rajoutez-moi une petite frite et du coca zéro avec ça. À emporter.""

L'Acceptation et l'Espoir Renouvelé

Après deux années d'épreuves et de traitements, Élisabeth Buffet décide de prendre du recul et de laisser faire la nature. "J'ai passé deux années à évacuer les produits, j'avais envie de pleurer tout le temps, j'avais peur. J'avais des tocs, j'en ai encore un peu." Elle aspire à retrouver une vie normale, à se détacher de cet épisode douloureux. "Aujourd'hui, j'ai décidé de laisser faire la nature, j'essaie de me détacher de cet épisode pour redevenir une fille normale qui se sentira peut-être un peu bizarre un jour (ou pas) et qui aura une bonne nouvelle."

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Elle se souvient d'un conseil précieux donné par une infirmière avant une anesthésie : penser à quelque chose d'agréable, qui la rende heureuse. Elle se remémore alors un moment de bonheur à Palm Springs, devant la Kaufmann House. "La seule chose dont je veux me souvenir, c'est l'infirmière qui m'a dit avant la première anesthésie: "Vous devez penser à quelque chose que vous aimez, qui vous rend heureuse." Et j'étais à Palm Springs, West Vista Chino, devant la Kaufmann House avec lui. Et ça, je peux le faire quand je veux."

Ce souvenir lui apporte réconfort et espoir, lui permettant de se projeter vers un avenir plus serein.

Élisabeth Buffet : Une Artiste aux Multiples Facettes

Élisabeth Buffet est une artiste accomplie, reconnue pour son humour et son autodérision. Née le 5 juin 1965 à Toulon, elle a participé à de nombreuses représentations du spectacle « Florence Foresti and Friends ». Elle a également prolongé son propre spectacle au Théâtre de Dix-Heures et a animé une chronique sur Rire & Chansons.

En 2013, elle est revenue sur scène avec un nouveau spectacle mis en scène par Jarry. Son one-woman-show a été diffusé en direct de l'Alhambra en 2014.

À travers ses spectacles et ses interventions médiatiques, Élisabeth Buffet incarne une héroïne dans laquelle de nombreuses femmes se reconnaissent. Son parcours, marqué par des épreuves et des moments de joie, témoigne de sa force de caractère et de sa capacité à rebondir face aux difficultés.

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