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Traitement à la testostérone chez le nourrisson : Effets secondaires et précautions

Le traitement à la testostérone, bien que principalement destiné aux hommes adultes souffrant d'hypogonadisme, peut parfois, de manière involontaire, affecter les nourrissons. Cet article aborde les effets secondaires potentiels de l'exposition à la testostérone chez les nourrissons, les causes possibles de cette exposition, ainsi que les précautions à prendre pour éviter de tels incidents.

Qu'est-ce que l'énanthate de testostérone ?

L'énanthate de testostérone est un ester de testostérone utilisé dans les traitements de substitution hormonale chez les hommes souffrant d'un déficit androgénique. Après une injection intramusculaire, l'énanthate de testostérone est progressivement libéré dans le système circulatoire, avec une demi-vie d'environ 4,5 jours, se clivant en testostérone et en acide énanthique. Une dose de 250 mg d'énanthate de testostérone correspond à 180 mg de testostérone.

Exposition involontaire à la testostérone chez les nourrissons

Des cas d'exposition involontaire à la testostérone chez les nourrissons ont été rapportés, principalement dus à un contact cutané avec des gels ou des crèmes de testostérone utilisés par les parents. Une fillette a été exposée par inadvertance à un gel de testostérone utilisé par son père lors d’un peau à peau. En tenant sa fille contre sa poitrine traitée avec ce gel, le père l’a involontairement exposée à une dose anormalement élevée de testostérone. Résultat : la fillette a présenté des modifications physiques importantes, son clitoris s’étant allongé jusqu’à ressembler à un petit pénis, et ses lèvres s’étant refermées, évoquant un scrotum. Inquiets, les parents ont consulté des médecins lorsque leur fille, alors âgée de 10 mois, a commencé à présenter ces signes. Des analyses sanguines ont permis d’identifier rapidement la cause : une exposition répétée à la testostérone. Heureusement, une fois le traitement interrompu, les organes génitaux de la petite ont peu à peu retrouvé une apparence normale.

Effets secondaires potentiels chez les nourrissons

L'exposition à la testostérone peut entraîner des effets secondaires significatifs chez les nourrissons, notamment :

  • Virilisation chez les filles : L'allongement du clitoris et la fusion des lèvres, évoquant un scrotum, sont des signes de virilisation.
  • Croissance anormale et développement génital : L'Agence britannique du médicament (MHRA) a signalé un cas d’enfant présentant une croissance anormale et un développement génital après exposition accidentelle au gel de testostérone d’un parent.

Il est crucial de noter que ces effets sont généralement réversibles à l'arrêt de l'exposition à la testostérone.

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Précautions à prendre

Pour éviter l'exposition involontaire des enfants à la testostérone, il est impératif de suivre certaines précautions :

  • Choix de la voie d'administration : Pour éviter ce désagrément dû aux traitements hormonaux, deux approches sont possibles : passer par voie injectable, ce qui permet de supprimer purement et simplement le risque que l’enfant soit en contact de l’hormone.
  • Application prudente des topiques : Appliquer ce médicament dans des zones auxquels les enfants ne sont pas exposés (aine, bas-ventre).
  • Hygiène rigoureuse : Veiller à bien se laver les mains après application.
  • Sensibilisation des parents : Le Pr Jovanna Dahlgren, endocrinologue pédiatrique à l’hôpital universitaire Sahlgrenska de Göteborg, a rapporté ce cas, survenu il y a huit ans, parmi une demi-douzaine d’autres similaires. Elle souhaite alerter les parents, de plus en plus nombreux à recourir à des traitements hormonaux, sur les risques pour les enfants. « Je ne pense pas que les gens réalisent à quel point ces traitements sont puissants », a-t-elle déclaré au journal Göteborgs-Posten. « Les parents sont complètement désemparés quand ils comprennent ce qui s’est passé.

ANDROTARDYL : Informations importantes

ANDROTARDYL est utilisé chez l’homme adulte pour remplacer la testostérone afin de traiter divers problèmes de santé dus au manque de testostérone (hypogonadisme masculin). Il est essentiel de respecter les indications et les modalités d'administration de ce médicament.

Posologie et administration

  • Traitement initial: 250 mg 1 fois toutes les 2 à 3 semaines.
  • Traitement d'entretien: 250 mg 1 fois toutes les 3 à 6 semaines.
  • Administrer par voie intramusculaire lente et profonde.
  • La posologie doit être adaptée au taux de testostérone et en fonction de la réponse clinique.

Contre-indications

ANDROTARDYL est contre-indiqué dans les cas suivants :

  • Cancer de la prostate.
  • Cancer du sein chez l'homme.
  • Hypercalcémie maligne.
  • Hypersensibilité à l'un des composants.
  • Tumeur hépatique (antécédent ou actuelle).

Précautions d'emploi

ANDROTARDYL doit être utilisé avec précaution chez les patients présentant :

  • Antécédents de cancer du sein.
  • Diabète.
  • Épilepsie.
  • Hypertension artérielle.
  • Hypertrophie bénigne de la prostate.
  • Insuffisance cardiaque, hépatique ou rénale.
  • Ischémie myocardique.
  • Métastase osseuse.
  • Migraine.
  • Risque d'accident thromboembolique veineux.
  • Syndrome d'apnée du sommeil.
  • Thrombophilie.
  • Trouble de la coagulation.

Interactions médicamenteuses

ANDROTARDYL peut interagir avec :

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  • Les antivitamines K (augmentation du risque hémorragique).
  • Les médicaments utilisés pour traiter le diabète (ajustement de la dose nécessaire).
  • L’utilisation concomitante d’un traitement de substitution à base de testostérone et d’inhibiteurs du co-transporteur de sodium-glucose de type 2 (SGLT2) a été associée à une augmentation du risque d’érythrocytose.

Effets indésirables potentiels

Les effets indésirables les plus fréquemment rapportés sous traitement par ANDROTARDYL sont les douleurs au site d’injection, les érythèmes au site d’injection, ainsi que la toux et/ou la dyspnée pendant ou immédiatement après l’injection. Des micro-embolies pulmonaires dues aux solutions huileuses peuvent, dans de rares cas, entraîner des signes et symptômes tels que toux, dyspnée, malaise, hyperhidrose douleur thoracique, sensations vertigineuses, paresthésies ou syncope. L’utilisation d’ANDROTARDYL pourrait être associée à un risque fréquent d’augmentation de l’hématocrite, de la numération des globules rouges et du taux d’hémoglobine.

Abus et dépendance

La testostérone a fait l’objet d’utilisations abusives, généralement à des doses supérieures à celles recommandées dans l’indication approuvée et en association avec d’autres stéroïdes androgènes anabolisants. L’utilisation abusive de testostérone et d’autres stéroïdes androgènes anabolisants peut provoquer des effets indésirables graves incluant : des événements cardiovasculaires (avec issue fatale dans certains cas), hépatiques et/ou psychiatriques. L’utilisation abusive de testostérone peut entraîner une dépendance et des symptômes de sevrage en cas de réduction significative de la dose ou d’interruption brutale de l’utilisation.

Surveillance médicale

Les taux de testostérone sériques doivent être mesurés avant le début du traitement et occasionnellement pendant le traitement à la fin de l’intervalle entre deux injections. Des taux sériques en dessous de la normale pourraient indiquer qu’il est nécessaire de raccourcir les intervalles entre les injections. Avant d'instaurer un traitement par la testostérone, les patients doivent subir impérativement un examen approfondi afin d'écarter tout risque de cancer de la prostate préexistant. Les taux de testostérone doivent être contrôlés avant le début du traitement, puis à intervalles réguliers pendant le traitement.

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