Introduction
L'École Maternelle Fiéffé, située à Bordeaux, est un établissement dédié à l'éducation des jeunes enfants en maternelle. Cet article propose une exploration de son histoire et de son approche pédagogique, tout en intégrant des éléments contextuels sur l'évolution de l'éducation en France et des exemples locaux tirés de l'histoire normande.
L'École Maternelle Fiéffé : Un Établissement Moderne
Ouverte le 10 août 1965, il y a 60 ans, l'École Maternelle Fiéffé de Bordeaux accueille les enfants en classe de maternelle pour le cycle des apprentissages premiers (petite section, moyenne section et grande section d'école maternelle). Ses effectifs sont de 130 écoliers. L'école proposait 5 classes pour un total de 128 élèves lors de la rentrée, la totalité en classe de maternelle. Lors de la dernière rentrée, l'école n'accueillait pas d'enfant en situation de handicap dans le cadre du dispositif ULIS.
Contexte Historique de l'Éducation en France
Pour comprendre l'évolution de l'éducation en France, il est utile de remonter dans le temps et d'examiner les différentes lois et réformes qui ont façonné le système éducatif.
Les Premières Écoles et l'Influence de l'Église
Dans les manuscrits des visites pastorales de Monseigneur Huet dans son diocèse, l’abbé Calando, curé de GER, écrit le 26 juillet 1696 : » L’école se tenait par le vicaire et quelquefois par le curé. Monseigneur Jean-baptiste Durand de Missy, lors d’une visite en 1749, constate que Gilles Théot et André Mauger, prêtres, instruisent les garçons et Marie Molien et Marie Lemoing les filles.
L'Évolution des Lois et des Statuts des Enseignants
Le 3 brumaire an IV (25 octobre 1795) la loi Daunou, revenant sur la loi Bouquier, est adoptée. Cette loi jette les bases d’une organisation de l’école et du statut de l’instituteur. Dorénavant, l’instituteur reçoit une rétribution de la part de chacun de ses élèves. Par la loi Fourcroy du 11 floréal an X (1er mai 1802), loi générale sur l’instruction publique, il sera instaurer un enseignement solide avec la création des lycées pour former l’élite de la nation. Le 17 mars 1808 est la date de création du baccalauréat. En 1809, 31 diplômés pour toute la France. La loi Falloux du 15 mars 1850 fixe durablement pour partie jusqu’à nos jours certaines règles du système primaire en y affirmant le primat de l’éducation religieuse sur les autres matières et la prépondérance morale du curé sur l’enseignement dispensé par l’instituteur. Le 4 février 1879, Jules Ferry devient ministre de l’Instruction publique.
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L'Éducation Primaire à Ger : Un Exemple Local
En 1975, le hameau du Placître est le plus populeux de la commune. Les habitants souhaitent une école, chose faite à partir du 29 septembre 1877. L’école de garçon fonctionne jusqu’en 1957, date de création du groupe scolaire. L’évolution des effectifs scolaires à GER et le besoin de meilleures conditions pour les élèves entraine le conseil municipal à envisager la construction du groupe scolaire.
L'Impact des Événements Historiques sur la Vie Locale
Pour illustrer l'importance de l'histoire locale, prenons l'exemple de Ger, un village normand.
Les Concessions aux Paysans et l'Organisation Sociale
Sous le règne de Guillaume Longue Épée, les terres de Normandie étaient partagées entre ses fidèles. Les seigneurs font déjà des concessions aux paysans qui défrichent la forêt (Essarts, Ventes, Prises, Fieffes…) dont les noms actuels nous rappellent celui de leur premier occupant, telles : La Prise Breillot, la Fieffe Danguy, La Fieffe Bouvy, La Vente Mauger.
Les Guerres de Religion et la Vie Quotidienne
En 1493 grâce au formidable essor des échanges maritimes l’industrie, l’artisanat et le commerce font un bond en avant, les potiers de Ger en profitent pour conforter leur position sociale en codifiant et réglementant leur profession. À ce moment Ger semble connaître une période de tranquillité. Malheureusement cette accalmie sera bien passagère puisqu’elle devait s’ouvrir sur la sinistre époque des guerres de religions et voir se rallumer ainsi le flambeau de la guerre civile. La contrée ne fut pas épargnée puisque les Huguenots de Montgomery attaquent Mortain en 1562. La lecture du monument aux morts de Ger nous indique que 86 gérois ont été tués pendant cette période. La population de Ger était, en 1914, de 1716 habitants.
L'Évolution de l'Architecture Religieuse
L’ancienne église de Ger, dotée d’un clocher en bâtière, datait de la seconde moitié du 17e siècle. Devenue corps de garde pendant la Révolution, elle fut rendue au culte après 1802 mais devint trop petite. Le curé fit procéder à la construction de deux chapelles (l’une dédiée à la Vierge en 1827, l’autre au Sacré-Cœur en 1828) et d’une sacristie en 1830. En 1919, Mgr. Joseph Guérard ayant encouragé le curé, M. Hamelin, à construire une nouvelle église, les paroissiens proposent leur aide dans la fourniture de matériaux, mais la préfecture rejette les projets acceptés par le conseil municipal : elle refuse la destruction de l’ancienne église avant la construction de la nouvelle. Le projet de construction est confié à M. Vaugeois, architecte né à Ger. En mars 1921, on commence à bâtir le chœur et deux travées de la nef, la charpente est posée avant l’hiver, mais la situation financière est fragile. En 1922, le nouveau curé Léon Quesnel (1876-1942) qui remplace M. L’achat de vitraux d’occasion et le don de deux autres permettent de clore l’édifice en mars 1923 et, en avril l’église est bénite, ainsi autorisée au culte. La démolition de l’ancienne est réalisée par des corvées de volontaires qui font également les fondations (en ciment armé) du reste de la nouvelle. En 1926, débute la construction de la flèche pyramidale en ciment armé coulé sur place dans des coffrages en bois préalablement préparés au sol. Le coq en cuivre doré a été installé le 16 août 1926 sur la grande croix de fer de 7 mètres de haut. Puis viennent ensuite les sculptures et les pavages entre 1926 et 1927. L’horloge d’un mètre de diamètre et pesant 75 kg a été posée en janvier 1927. Après la guerre, en 1944, Monsieur Levasseur réalisa l’électrification des cloches avec Monsieur Masselin. Puis en 1965, pour le confort des paroissiens, deux poêles au fuel ont été installés.
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L'Économie Locale et les Métiers d'Autrefois
L'économie locale de Ger était autrefois basée sur l'agriculture et l'artisanat.
Les Moulins et l'Agriculture
André Le Roy, meunier au Fresnes Poret apparaît comme propriétaire du Moulin Rouge dès 1812. Au XVIII siècle, il est signalé la construction d’un moulin à blé au lieu-dit les Fanières en GER, en la forêt de la Lande-Pourrie. Dans les matrices cadastrales de 1812-1815, il est mentionné que ce moulin a comme propriétaire Guillaume Pallix. Nous retrouvons trace de la Famille Pallix sur GER, jusque vers 1650. Dans les matrices générales pour la période de 1818 à 1821, est cité Guillaume Le Roy, meunier aux Fanières, puis André Le Roy, Jacques Le Roy, Julien Le Roy, Honoré Le Roy, Victor Le Roy. Un moulin à blé avec deux meules actionnées par une roue de six mètres de diamètres. En 1608, la décision de la construction d’un moulin à blé et à papier au-dessous du Gué de la Motte est prise ainsi l’achat des meules à Rouen. Puis les bannies du moulin à blé et en 1609, le bail à ferme de la poterie et des deux moulins du dit lieu. Il est fait état d’une fieffe par le duc d’Orléans au profit de Gilles Le Mauviel du moulin de Gué de la Motte dans les années 1700. Différents propriétaires se sont succédés ensuite. Jean (François) Moulin en est le meunier et ses descendants suivent. Félix Moulin est aussi meunier dans les bases de cotisations de 1862 à 1865.. Pour la contribution cadastrale, le moulin à couteaux de GER a pour propriétaire Jacques Pouet.
La Poterie : Un Artisanat Local
La conjonction d’une matière première de bonne qualité et de bois, à proximité et en abondance, détermine l’installation d’une industrie potière à GER. Le bois pour la chauffe des fours est pris dans la forêt de la Lande-Pourrie. Le four est un tunnel voûté d’une profondeur de 10 à 13 mètres, dont le sol va en pente douce depuis l’entrée jusqu’au fond. Après l’installation des grès dans le tunnel et dans les chambres de la cheminée, la cuisson à flamme directe peut commencer. Elle dure quatre jours et quatre nuits. Un des deux tours utilisés à GER est constitué d’un axe supportant un plateau appelé girelle sur lequel le potier façonne la poterie. Cet axe est muni dans sa partie basse d’une roue du type des roues de charrettes dont l’inertie est mise à profit pour faire tourner la girelle. Le potier lance son tour à l’aide d’un bâton engagé dans les rayons de la roue. L’autre tour, actionné avec le pied est également utilisé par les potiers de GER. (*) Extraits de textes tirés de Monographie « Ger, un village normand à travers les siècles » et de la revue le Cousin GERmain avec l’autorisation de l’association G.E.R.
Autres Activités Économiques
Un examen des BMS fait apparaître la profession de blanchisseuse dès 1789. ➢ Le lavoir principal à la sortie du bourg à droite sur la route de Mortain. Les calvaires ou croix ont une caractère de piété ou dévotion, et sont érigés à l’initiative de la paroisse mais aussi bien souvent de celle de simples particuliers. L’huile de colza approvisionne les lampes à huile en usage dans tous les foyers avant l’arrivée de l’électricité mais également les phares avant l’utilisation du pétrole. Elle est également utilisée pour préparer les cuirs et pour faire du savon noir. Du côté versant de l’Atlantique, citons le ruisseau du Perroux, le Diguet affluent du ruisseau de Froide Bise, la Sonce (ou Roirie) qui reçoit la Bécurbe.
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