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L'échographie de viabilité après FIV : un suivi essentiel du début de grossesse

Le parcours de procréation médicalement assistée (PMA) est une aventure unique pour chaque couple. Il est important de ne pas comparer son propre parcours avec celui des autres. L'Organisation Mondiale de la Santé définit l'infertilité comme une incapacité à concevoir après plus de douze mois de rapports sexuels réguliers sans contraception. Dans ce contexte, la fécondation in vitro (FIV) est une option pour de nombreux couples. L'échographie de viabilité joue un rôle crucial dans le suivi de grossesse après une FIV.

Le Parcours PMA et la FIV

Avant de se lancer dans la PMA, il est essentiel de consulter un gynécologue, idéalement accompagné de son partenaire. Cette consultation initiale permet de discuter des antécédents médicaux, chirurgicaux et familiaux de chacun, et de réaliser des examens complémentaires pour identifier les causes potentielles de l'infertilité. Ces examens peuvent inclure des analyses sanguines pour évaluer le système endocrinien de la femme, l'évaluation du compte de follicules antraux (CFA) et le dosage de l'AMH pour estimer la réserve ovarienne, une hystérosalpingographie pour analyser l'utérus et les trompes, ainsi qu'un spermogramme et un spermocytogramme pour évaluer la qualité du sperme.

Une fois l'infertilité diagnostiquée et les causes identifiées, le couple est orienté vers une prise en charge en PMA. Cette prise en charge implique une réunion de concertation pluridisciplinaire entre les gynécologues et les médecins biologistes, afin de déterminer le type de PMA le plus adapté. Le couple valide ensuite le parcours PMA choisi en signant les consentements nécessaires.

La stimulation ovarienne est une étape clé du parcours PMA, visant à optimiser l'ovulation et à contrôler son timing. Elle est contrôlée à partir du dixième jour, toutes les 48 heures par le gynécologue. Le bon déroulement de la stimulation ovarienne est crucial pour la suite du parcours PMA. Les chances de succès dépendent en grande partie de cette phase. L'échographie permet de quantifier le nombre de follicules en croissance dans l’ovaire. Chacun d’entre eux renferme un ovocyte pouvant être fécondé par un spermatozoïde. Les taux de LH sont mesurés afin de s’assurer que l’ovulation n’a pas eu lieu spontanément. Le 17β-œstradiol est également dosé : cette hormone ovarienne est le reflet de la maturation des follicules. En fonction des résultats du monitorage ovarien, votre traitement est adapté par le gynécologue. Lorsque les follicules ovariens ont atteint une taille suffisante et que les taux d’hormones sont jugés optimaux, l’ovulation est déclenchée.

Si l'insémination intra-utérine (IIU), technique de première intention dans de nombreux cas, ne donne pas les résultats escomptés, le couple peut être orienté vers la fécondation in vitro (FIV) ou la FIV-ICSI. Ces techniques consistent à réaliser la fécondation en laboratoire, puis à transférer l'embryon ou les embryons obtenus dans l'utérus de la femme.

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L'importance de l'échographie de datation et de viabilité

L'échographie de datation est réalisée en tout début de grossesse, durant le premier trimestre, avant la première échographie « officielle » de la grossesse. En effet, comme son nom l’indique, l’échographie de datation permet de dater avec précision l’âge de la grossesse, et a fortiori de déterminer la date du terme avec une plus grande précision qu’avec la date des dernières règles ou de l’ovulation. On peut ainsi parler d’âge échographique de la grossesse, plus précis que l’âge théorique. En outre, l’échographie de datation permet de s’assurer du bon déroulement de la grossesse. Les médecins parlent de grossesse évolutive : il y a un embryon, avec une activité cardiaque. De quoi écarter l’hypothèse d’un œuf clair ou d’une fausse couche, notamment en présence d’éléments les suspectant (saignements, spotting, arrêt des symptômes de grossesse de type nausée, etc.).

L'échographie de viabilité, souvent réalisée entre 6 et 8 semaines d'aménorrhée (SA), est un examen clé pour confirmer que la grossesse est bien évolutive. Elle permet de :

  • Confirmer la présence d'un sac gestationnel : Le sac gestationnel est la première structure visible à l'échographie, contenant l'embryon en développement.
  • Vérifier l'implantation intra-utérine : L'échographie permet de s'assurer que le sac gestationnel est bien implanté dans l'utérus, excluant ainsi une grossesse extra-utérine.
  • Détecter l'activité cardiaque embryonnaire : La visualisation des battements cardiaques de l'embryon est un signe essentiel de viabilité de la grossesse. L’embryon est visible lorsque le sac gestationnel (ou sac ovulaire) dans lequel il évolue mesure environ 10 mm, ce qui advient autour de 5 semaines d’aménorrhée (SA), soit 3 semaines de grossesse.
  • Dater précisément la grossesse : En mesurant la taille de l'embryon, l'échographie permet de déterminer avec précision l'âge gestationnel et la date prévue de l'accouchement.

Lorsqu’elle est réalisée tôt dans la grossesse, cette échographie s’effectue préférentiellement par voie basse : le ou la gynécologue-obstétricien.ne ou le ou la sage-femme, après avoir expliqué la procédure, introduit une sonde échographique dans le vagin, pour accéder à la vision de l’utérus par l’intérieur. L’examen n’est a priori pas douloureux, sauf en présence de pathologies particulières (endométriose, syndrome de l’intestin irritable…). L’échographie de datation a lieu entre 5 et 11 semaines d’aménorrhée (SA). Cependant, plus elle est réalisée tôt, moins l’on a de chance d’apercevoir l’embryon, ainsi que son cœur qui bat. Il est donc conseillé de la réaliser autour de 7 à 8 SA pour bien voir l’embryon et enregistrer une activité cardiaque. L’échographie de datation est généralement effectuée dans le cabinet médical d’un médecin gynécologue-obstétricien.ne ou d’une sage-femme, ayant un diplôme d’échographie, et a fortiori, un échographe à disposition.

Grossesse non évolutive et suivi

Malgré le succès de la FIV, il est important de rester conscient des risques de complications, notamment la grossesse non évolutive. La grossesse non évolutive est un phénomène qui touche une femme sur quatre au moins une fois dans sa vie. On parle couramment de fausse couche spontanée ou fausse couche, de mort fœtale in utéro ou de mort périnatale, selon le terme auquel survient le décès du fœtus ou du nouveau né. Aussi appelé « œuf blanc » ou grossesse non embryonnée, l’œuf clair désigne l’arrêt du développement avant même l’apparition de l’embryon. La femme possède donc un sac ovulaire dépourvu d’embryon. Une autre cause de grossesse non évolutive est la mort embryonnaire. Le cœur de l’embryon cesse de battre. La grossesse molaire est une anomalie du développement du placenta, appelée maladie trophoblastique gestationnelle. Aussi appelée grossesse ectopique, cette grossesse se développe en dehors de la cavité utérine. L’œuf s’implante dans les trompes de Fallope dans 96 à 98% des cas, ou sur un ovaire ou le col de l’utérus. L’œuf finit alors par se rompre. La grossesse extra-utérine peut provoquer une hémorragie massive il y a alors un risque pour la femme enceinte.

L'échographie de viabilité permet de détecter précocement une grossesse non évolutive, qu'il s'agisse d'un œuf clair (sac ovulaire sans embryon), d'un arrêt du développement embryonnaire ou d'une grossesse extra-utérine. Dans le cas d’un œuf clair, vous ressentez les symptômes de grossesse liés à l’hormone Béta- HCG, comme le dérèglement de votre humeur lors du 1er mois, ou les nausées. Chez certaines femmes la grossesse non évolutive ne provoque pas de symptôme. Pour détecter une grossesse non évolutive, un examen par imagerie est nécessaire. Cet examen peut être effectué dès la 4ème semaine de grossesse, soit 6 semaines d’aménorrhée. Les critères posés pour un diagnostic ont été fondés dans le but d’éviter les erreurs de diagnostic.

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La prise en charge d'une grossesse non évolutive dépend de son type et de son stade. Elle peut inclure un traitement médicamenteux au misoprostol ou une intervention chirurgicale. La perte de la grossesse peut provoquer une certaine angoisse. D’autant plus si la perte survient à un stade avancé de grossesse. Certaines femmes peuvent développer un syndrome dépressif. Un professionnel de santé peut vous aider à mieux traverser cette épreuve.

Suivi de grossesse après FIV

Si l'échographie de viabilité confirme une grossesse évolutive, le suivi de grossesse se déroule de manière similaire à une grossesse spontanée. Les consultations prénatales obligatoires sont les mêmes : une par mois à partir du premier trimestre, jusqu’à l’accouchement. Par ailleurs, un suivi psychologique peut être recommandé. Sur le plan médical, une grossesse post-FIV bénéficie des mêmes examens que toute grossesse. La grossesse post-FIV mérite un accompagnement attentif et personnalisé , mais elle ne doit pas être systématiquement considérée comme pathologique. Grâce à un suivi rigoureux et à l’écoute des professionnels de santé, elle peut être vécue avec sérénité.

Après avoir subit la stimulation ovarienne, le monitorage des ovaires, l’insémination intra-utérine, la ponction ovocytaire, le développement embryonnaire in vitro et le transfert d’embryon congelé, il est possible que vous vous sentiez seule au cours du post-traitement. En effet, vous n’aurez que très peu de contact avec l’équipe médicale. WiStim, spécialiste de la fertilité et du suivi PMA vous accompagne au quotidien au cours du post-traitement, de la même manière que lors de la stimulation ovarienne.

Environ 9 jours après le transfert embryonnaire, une prise de sang est réalisée pour doser le taux de bêta-hCG (hormone chorionique gonadotrope). Ce dosage permet de confirmer la présence d’une grossesse.

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