L'enfance est une période de développement rapide, mais elle peut également être marquée par diverses maladies. Si la plupart des maladies infantiles sont bénignes, d'autres peuvent entraîner des complications. Cet article explore certaines pathologies courantes chez les nourrissons, en mettant l'accent sur leurs causes, leurs symptômes et leurs traitements.
Ictère du Nouveau-né (Jaunisse)
L'ictère, communément appelé jaunisse, est une coloration jaune de la peau et du blanc des yeux fréquente chez le nouveau-né. L’ictère néonatal survient chez 65 à 70% des nouveau-nés. Dans la plupart des cas, il est bénin, mais il ne faut pas le négliger car il existe des ictères pathologiques.
Causes de l'ictère
L'ictère est causé par une augmentation de la bilirubine dans le sang. La bilirubine est un pigment jaune produit lors de la décomposition normale des globules rouges. Chez les nouveau-nés, l'ictère peut être physiologique, lié à une production accrue de bilirubine ou à l'immaturité du foie.
- Ictère physiologique : Le nouveau-né peut présenter de façon physiologique une augmentation de la bilirubine sanguine liée à une production accrue de bilirubine (2 à 3 fois supérieure à celle de l’adulte) ou à l’immaturité de son foie. C’est l’ictère le plus fréquent.
- Ictère de l’allaitement : Il est dû à une consommation insuffisante de lait maternel. Le transit du nouveau-né est ralenti et il a donc tendance à éliminer moins de bilirubine.
- Ictère au lait maternel : Il est moins fréquent et dû à la présence dans le sang maternel de forts taux d’une substance non identifiée ralentissant l’excrétion de bilirubine.
- Autres causes rares : D’autres causes plus rares peuvent être retrouvées.
Symptômes de l'ictère
Le principal symptôme de l'ictère est la coloration jaunâtre de la peau et des yeux. L’enfant doit être totalement déshabillé et observé à la lumière naturelle. Dans les cas graves, l'ictère peut entraîner des complications neurologiques. L’ictère nucléaire est une complication grave mais rare en raison des efforts de dépistage et du traitement précoce. Il est associé à un taux très élevé de bilirubine, qui se dépose dans le cerveau, ce qui entraîne des lésions cérébrales. Le risque d’ictère nucléaire est plus élevé chez les nouveau-nés prématurés, gravement malades ou recevant certains médicaments. Non traité, il peut aboutir à une absence de réaction ou une léthargie, une perte du tonus musculaire, des pleurs, des problèmes d’alimentation et des crises convulsives.
Traitement de l'ictère
Le dépistage de l’ictère en maternité est assuré par un bilirubinomètre transcutané. L’appareil est appliqué sur le front et le sternum du nouveau-né. Il évalue par mesure optique la concentration en bilirubine totale. Le traitement dépend de la cause et de la gravité de l'ictère.
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- Ictère de l’allaitement : Il peut être réduit en augmentant la fréquence de l’allaitement jusqu’à 8 à 12 tétées par jour au moins.
- Ictère au lait maternel : Dans certains cas, il peut être conseillé à la mère d’arrêter d’allaiter son enfant pendant 1 ou 2 jours et de reprendre l’allaitement lorsque le taux de bilirubine décroît.
- Photothérapie : Le traitement de l’ictère associé à un taux élevé de bilirubine fait appel à la photothérapie. La photothérapie est le traitement le plus courant. L’exposition à la lumière bleue permet de convertir la bilirubine en produits de dégradation hydrosolubles éliminables dans l’urine. Les nouveau-nés sont dévêtus afin d’exposer autant de peau que possible. Une protection oculaire est nécessaire pour protéger leurs yeux de la lumière intense. Les nouveau-nés sont retournés fréquemment et laissés sous photothérapie jusqu’à ce que le taux de bilirubine baisse. Le traitement peut durer 2 jours à une semaine.
- Transfusion : Rarement, si le taux de bilirubine continue à augmenter malgré une photothérapie intense, une transfusion peut être pratiquée.
Dermatite Atopique du Nourrisson (Eczéma)
La dermatite atopique du nourrisson a longtemps été confondue avec de l’allergie alimentaire ou dû à un produit en contact avec la peau. Or, bien que l’allergie soit une composante de cette maladie cutanée, son origine est en réalité due à un dysfonctionnement du rôle protecteur de la peau. En effet, la couche hydrolipidique présente sur la surface externe ne protège plus de façon optimale contre les facteurs environnementaux. Généralement, les bébés qui présentent une dermatite atopique sont prédisposés génétiquement. Si l’un des parents possède un terrain atopique, l’enfant a 50 % de risque de développer à son tour une pathologie cutanée.
Symptômes de la dermatite atopique
Les symptômes de l’eczéma atopique du nourrisson sont facilement reconnaissables : la peau atopique est très sèche, parfois suintante, des plaques rouges apparaissent, parfois accompagnées de petites vésicules. Bien que bénigne, la dermatite atopique du nourrisson impacte la qualité de vie de votre bébé et celle de l’ensemble de la famille (fatigue, manque de sommeil, stress…). Chez le nourrisson, la dermatite atopique se localise au niveau du visage et des joues, des bras, du ventre et des cuisses.
Complications possibles
Dans certains rares cas, des complications peuvent apparaître. En cas d’eczéma la barrière cutanée est fragilisée et des lésions notamment provoquées par des grattages intensifs peuvent apparaître. Cette altération de la barrière de la peau favorise l’exposition à des microorganismes et augmente le risque de surinfection bactérienne. Parmi les autres complications possibles, une surinfection virale peut survenir si les lésions se retrouvent en contact avec le virus de l’herpès. Certains cas voient apparaître un « retard de croissance ».
Traitement de la dermatite atopique
À ce jour, il n’existe aucun traitement curatif de la dermatite atopique chez le bébé et le jeune enfant. Les soins ont pour but de rendre la vie de l’enfant et de sa famille plus harmonieuse et aussi de limiter les infections. Éviter de donner un bain quotidien à votre bébé. Vous pouvez les espacer un jour sur deux. Si votre enfant a la peau sèche, pleure sans raison et cherche à se frotter le visage, contre les draps par exemple, ce sont peut-être les signes qu’il souffre de dermatite atopique du nourrisson. Nous vous recommandons de consulter un dermatologue pour établir un diagnostic.
Syndrome des Spasmes Infantiles (SSI) ou Syndrome de West
Le syndrome des spasmes infantiles (SSI) ou syndrome de West est une épilepsie rare qui se caractérise par la survenue de séries de spasmes épileptiques chez le nourrisson. Les spasmes sont des contractions musculaires involontaires responsables d’une flexion ou d’une extension du corps et des bras. La maladie débute le plus souvent vers l’âge de 6 mois et touche environ 1/20 000 à 1/30 000 naissances. Le SSI peut s’accompagner d’un retard de développement ou d’une stagnation des acquisitions, voire d’une régression.
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Diagnostic du SSI
Le diagnostic gagne à être fait le plus rapidement possible, dès la détection de signes évocateurs : en effet, des traitements existent pour stopper ou diminuer les spasmes, mais ils doivent être mis en place le plus rapidement possible pour minimiser leur impact sur le développement de l’enfant. Le syndrome des spasmes infantiles reste une maladie assez méconnue ce qui entraîne souvent un retard de diagnostic car il n’y a ni convulsion, ni “absence” (perte de contact). Afin d’aider à poser le diagnostic, il est important que les parents sachent à quoi ressemblent des spasmes épileptiques et quoi faire par la suite. Le diagnostic pourra être facilité si les parents arrivent à filmer les mouvements qu’ils observent pour les montrer à un médecin. Cette maladie peut être confondue avec des coliques, un reflux gastro-oesophagien ou un réflexe de Moro. En cas de suspicion de SSI, un électroencéphalogramme (EEG) sera réalisé pour confirmer le diagnostic. L’EEG enregistre l’activité électrique du cerveau. Les enfants atteints de SSI peuvent présenter une activité électrique perturbée, même en-dehors des crises.
Causes du SSI
Les causes du syndrome des spasmes infantiles sont variées et demeurent parfois inconnues. Dans la majorité des cas, le SSI n’est pas une maladie héréditaire.
Traitement du SSI
Plus le traitement est mis en place rapidement, moins les enfants risquent de présenter un retard de développement. Cependant, le pronostic est aussi lié à la cause des spasmes, qui implique des dommages plus ou moins importants du cerveau (A VALIDER !). Il n’existe à ce jour pas de traitement efficace à 100% contre les spasmes infantiles : si certains enfants guérissent, l’épilepsie peut parfois persister. Il est impossible de connaître à l’avance l’impact qu’aura la maladie sur chaque enfant. Il est impératif d’arrêter les spasmes le plus vite possible pour limiter au maximum les répercussions sur le développement de l’enfant. Le vigabatrin et les corticoïdes sont les deux traitements qui seront mis en place rapidement, en même temps ou l’un après l’autre. Dans la moitié des cas, l’association vigabatrin et corticoïdes contrôle l’épilepsie. Le régime cétogène fait partie des stratégies ayant montré une efficacité en cas de résistance aux premiers traitements. Malheureusement, les spasmes infantiles peuvent être résistants aux traitements : on parle alors d’épilepsie pharmacorésistante. Malheureusement, dans la majorité des cas, le SSI entraîne des difficultés de développement. Une prise en charge spécialisée est nécessaire pour aider les enfants à progresser. Une assistante sociale accompagne les parents dans les différentes démarches administratives et demandes d’aides financières. Des séances de kinésithérapie, psychomotricité et ergothérapie peuvent être mises en place selon les besoins de chaque patient. De l’orthophonie et de l’orthoptie peuvent aussi stimuler le langage et la vision des enfants en ayant besoin.
Coliques du Nourrisson
Les coliques du nourrisson correspondent à des crises de larmes chez les nouveau-nés de moins de 4 mois. Elles se manifestent par des pleurs du nouveau-né, généralement après son repas. Les coliques peuvent aussi bien survenir chez les nourrissons nourrit au sein qu’au biberon. La crise survient brutalement dans les minutes qui suivent la fin du repas et se dissipe de manière soudaine également : de quoi rendre perplexe plus d’un parent. Bien que désagréable pour le petit, les coliques du nourrisson sont bénignes et ne laissent craindre aucune complication. Les coliques du nourrisson sont très fréquentes. Elles affectent, en effet, entre 20% et 25% des nourrissons dans les premiers mois de leur vie. Ces crises ne traduisent aucune maladie particulière. En effet, les nourrissons concernés ont un appétit normal et une courbe de poids satisfaisante.
Causes des coliques
L’origine des coliques est difficile à élucider. Plusieurs hypothèses sont avancées comme un retard de maturité de l’intestin chez certains nouveau-nés empêchant une digestion normale. Une autre hypothèse avance que les enfants allaités pourraient manifester une réaction indirecte au lait de vache liée à une consommation importante de la mère en produits laitiers. Les coliques du nourrisson surviennent plusieurs semaines après la naissance, les pics de pleurs ont lieu environ vers 4 à 6 semaines puis diminuent régulièrement jusqu’à 12 semaines. Ces crises sont provoquées par des spasmes de l’intestin. Le scénario est toujours le même : le bébé prend son repas, il est calme jusqu’à ce qu’il se mette tout d’un coup à pleurer et à se tortiller. Une crise peut être impressionnante pour les parents qui voient leur nourrisson tout rouge se tordre de douleur, sans raison apparente. Pendant la crise, les parents ont du mal à apaiser le bébé. L’émission de gaz ou de selles peut soulager l’enfant. Bien que les crises soient pénibles pour le petit, elles sont bénignes et se calment d’elles-mêmes.
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Quand consulter un médecin ?
Lorsque les coliques sont associées à des vomissements, des douleurs abdominales ou de la fièvre, il est recommandé de consulter rapidement un médecin. En effet, les coliques peuvent parfois être le symptôme d’une infection, par exemple une gastro-entérite. Lorsque les coliques du nourrisson persistent ou semblent très douloureuses pour l’enfant, il est recommandé d’en parler avec un pédiatre. Lors de la consultation médicale, le médecin s’assure que l’enfant souffre bien de coliques du nourrisson. Pour établir son diagnostic, le médecin se base sur les critères de ROME IV (outil diagnostic utilisé dans les pathologies digestives). Il peut dans certains cas exceptionnels prescrire des analyses complémentaires comme une prise de sang, un examen des selles ou une échographie de l’abdomen. Le pédiatre recherche également les éventuels signes pouvant indiquer une allergie alimentaire.
Traitement des coliques
A ce jour, aucun traitement pharmacologique n’a fait la preuve d’une efficacité scientifiquement prouvée. La siméticone (utilisée comme pansement gastrique), le sucrose ou la lactase n’ont pas d’efficacité prouvée. D’après les dernières recommandations du Groupe Francophone d’Hépatologie-Gastroentérologie et Nutrition Pédiatrique, certains probiotiques auraient un rôle bénéfique dans les coliques. En cas d’allaitement, faire l’expérience d’arrêter totalement la consommation de lait et produits laitiers pendant une semaine afin de voir si les coliques du bébé se calment ou non. Faire attention à ce que l’enfant avale le moins possible d’air lors des tétées. En cas d’alimentation au biberon, il est possible d’essayer un lait sans lactose. Lorsque le bébé pleure, le prendre dans les bras, le promener ou le bercer.
Autres maladies infantiles courantes
Outre les pathologies mentionnées ci-dessus, de nombreuses autres maladies infantiles peuvent affecter les nourrissons. Voici quelques exemples :
- Cinquième maladie : Causée par le parvovirus B19, elle se manifeste par une fatigue, de la fièvre et des rougeurs sur les joues.
- Érythème fessier : Irritation de la peau due à l'humidité et à la friction, entraînant des rougeurs et des démangeaisons.
- Maladie de Kawasaki : Affection rare causant une inflammation des vaisseaux sanguins, pouvant entraîner des complications cardiaques.
- Maladie pieds-mains-bouche : Infection virale caractérisée par des éruptions cutanées sur les mains, les pieds et dans la bouche.
- Muguet du bébé : Infection fongique causant des taches blanchâtres sur la langue et l'intérieur des joues.
- Sténose du pylore : Affection entraînant des vomissements persistants et des problèmes de croissance.
- Varicelle : Maladie très contagieuse causant des éruptions cutanées.
- Rubéole : Maladie contagieuse causant des boutons rouges.
- Oreillons : Inflammation des glandes salivaires situées sous les oreilles.
- Rougeole : Maladie virale très contagieuse causant des éruptions cutanées.
- Scarlatine : Maladie infectieuse causant des symptômes similaires à l'angine et une éruption cutanée.
- Impétigo : Infection contagieuse de la peau causant des croûtes et des ampoules.
Troubles du sommeil chez les nourrissons
Il est important de discuter du sommeil de votre bébé à chaque visite avec son médecin ou à la PMI afin que l’on puisse vous conseiller, mais aussi vous rassurer sur son évolution. Entre 6 mois et 3 ans, 25 à 50% des enfants présentent des troubles du sommeil. Les problèmes de sommeil entre la naissance et 3 ans ont une cause médicale dans 15 à 20% des cas seulement. Ce sont les signes qui tendent à se répéter et qui persistent dans le temps, qui peuvent alerter : le bébé s’agite et crie, il parait souffrir. Il pleure de façon inhabituelle et prolongée, et se montre réticent à toute consolation. La présence de régurgitations peut être un signe évocateur d’un reflux gastro-œsophagien. L’allergie aux protéines de lait de vache peut être difficile à diagnostiquer du fait de symptômes peu spécifiques : la nuit, l’enfant est agité et douloureux, et la journée il se montre irritable et inconfortable. Cette intolérance est souvent héréditaire et associée à un eczéma. De manière ponctuelle, il y a plusieurs pourvoyeurs habituels de réveils nocturnes chez le petit enfant : les coliques, les poussées dentaires, et les otites. La position allongée augmentant la pression dans l’oreille moyenne, les douleurs de l’otite sont exacerbées la nuit. Il n’est donc pas rare d’avoir un bébé qui pleure une grande partie de la nuit et qui s’apaise au matin. Enfin, il peut s’agir de simples petites erreurs alimentaires : si les apports en liquide sont trop faibles, l’enfant peut être constipé et avoir mal au ventre. A l’inverse, une quantité excessive de liquide peut favoriser un reflux ; cela peut aussi augmenter les réveils nocturnes par l’envie de faire pipi. Le syndrome de la mort subite du nourrisson touche de 0,03 à 0,09% de bébés de la naissance à 1 an. Il se produit généralement durant le sommeil du bébé : un tout-petit apparemment en bonne santé s’endort et cesse de respirer, sans cause médicale apparente. Même si l’on ne connait pas les causes de ce syndrome, certains facteurs de risque sont bien connus.
Troubles du sommeil chez les enfants de 1 à 3 ans
Deux cas de figure sont fréquents chez les enfants entre 1 et 3 ans : les enfants qui n’ont pas envie de s’endormir et ceux qui réveillent leurs parents plusieurs fois par nuit. Les terreurs nocturnes et les cauchemars sont aussi fréquents. Chez les enfants de 3-4 ans, 22 à 29% ont des problèmes de sommeil, 15% ont des difficultés d’endormissement et 23% se réveillent régulièrement. Ces comportements reflètent parfois un trouble de la séparation, parfois une opposition pure, souvent une insuffisance de limites. Ils aboutissent presque toujours à un retard du coucher.
Thérapie comportementale pour les troubles du sommeil
La thérapie comportementale est l’une des techniques possibles pour faciliter cet apprentissage. Elle n’est pas conseillée avant 6 mois car, les premiers mois de vie, le contact physique est indispensable au bébé pour acquérir ce sentiment de sécurité qui lui permettra plus tard d’être autonome dans son sommeil. Elle ne fonctionnera que si les parents sont convaincus de son bien-fondé. Si les parents sont sereins, le bébé le sera aussi ! Se sentant en sécurité, il pourra apprendre à trouver seul son sommeil.
Phase de préparation
Dans la journée, instaurer une promenade deux fois par jour, pour exposer le bébé à la lumière du jour. Y associer des horaires de siestes et de repas réguliers, en évitant toute fin de sieste après 16 h.
Phase de thérapie
Bien expliquer à l’enfant ce que l’on va faire, et pourquoi : « Tu vas apprendre à dormir tout seul en sécurité dans ton lit. Papa et maman seront toujours là si tu as besoin d’eux, mais nous pensons que le meilleur endroit pour ton sommeil est ton lit, dans ta chambre… ». Coucher l’enfant à son heure de coucher habituelle et se montrer ensuite le moins interventionniste possible. En pratique : retourner voir l’enfant en espaçant progressivement l’intervalle de temps entre deux visites. C’est aux parents de choisir, en fonction de leurs convictions, le temps adapté pour que l’enfant apprenne à mobiliser ses propres ressources. Vous pouvez par exemple faire 2 minutes, puis 4 minutes, puis 6 minutes…. il faut, dans un premier temps, reculer un peu l’heure du coucher, en couchant l’enfant à l’heure où il est le plus fréquemment endormi. Ensuite, la thérapie suit les mêmes étapes que celles utilisées pour les enfants ayant des troubles de l’endormissement. Les parents attendent que leur enfant s’endorme sans difficulté.
Co-sleeping
Pour quelques familles, le fait de dormir avec leur enfant est une solution. Cette pratique est présente chez 16% des enfants, mais devient plus rare après l’âge de 6 ans. Appelée co-sleeping par les anglo-saxons, cette pratique est fréquente dans certaines cultures. Pour les parents qui souhaitent favoriser l’autonomie au sommeil. une thérapie comportementale telle que décrite ci-dessus est une bonne alternative. Contrairement à l’endormissement, il est plutôt recommandé de ne faire qu’une seule visite à l’enfant, et ensuite de ne plus y retourner.
Balancements du corps
Il s’agit de comportements moteurs répétés impliquant de larges groupes musculaires ; le plus souvent, il s’agit de balancement du haut voire de tout le corps. Ces comportements sont présents au moment de la transition veille-sommeil, c’est-à-dire au moment de l’endormissement et à chaque changement de cycle de sommeil la nuit. Elles débutent généralement autour de 6-9 mois, pour atteindre leur paroxysme à 18 mois.
Ronflements et apnée du sommeil
Entre 6 mois et 6 ans, 10% des enfants ronflent. L’apnée du sommeil touche entre 2 et 4% de enfants ; celle-ci est plus fréquente chez les 3- 6 ans. Chez le nouveau-né, une respiration irrégulière et un peu bruyante entrecoupée de courtes pauses respiratoires est normale. En revanche, si votre bébé peine pour respirer ou a un rythme rapide qui vous semble anormal, il faut consulter votre médecin. Lors de la respiration, l’air, avant d’arriver aux poumons, passe par le nez, le pharynx, le larynx et la trachée ; un obstacle au niveau de l’une ou l’autre de ces voies aériennes supérieures va entraîner une vibration de la colonne d’air et produire un bruit. C’est le ronflement. Chez les bébés nés prématurément ou dans certaines maladies exceptionnelles qui touchent les centres respiratoires du cerveau, l’on peut observer des apnées dites « centrales ». Le bébé s’arrête de respirer car les zones de son cerveau commandant la respiration ne sont pas complètement terminées ou ne fonctionnent pas correctement, et le conduisent à oublier de respirer parfois. Chez quelques bébés, « grands prématurés », ces apnées peuvent être longues et entraîner une diminution de l’oxygène sanguin (le bébé devient bleu). Les enfants souffrant d’un syndrome d’apnées obstructives n’oublient pas de respirer. Ils font, au contraire, d’intenses efforts pour faire passer l’air dans des voies aériennes supérieures partiellement obstruées. Celui-ci circule avec difficulté et parfois pas du tout. Chez la plupart des enfants, le ronflement est sans conséquence. Un enfant atteint d’un ronflement dit « simple », ronfle mais son sommeil est calme. Il est dans la journée bien éveillé, calme, et ne présente aucun trouble du comportement. En cas de syndrome d’apnées, le sommeil de l’enfant est agité. Son ronflement est irrégulier interrompu par des arrêts de la respiration. Il transpire beaucoup pendant son sommeil. Dans la journée, cet enfant est somnolent ou, à l’inverse, hyperactif. Il est irritable. Il a des difficultés à se concentrer. Les enfants porteurs d’un syndrome d’apnées du sommeil respirent fréquemment la bouche ouverte. Ils ont souvent une voix nasillarde ou enrouée du fait de l’obstruction provoquée par l’hypertrophie des végétations ou des amygdales.Si vous avez le moindre doute concernant la respiration de votre enfant dans le sommeil, le plus simple est d’en parler au médecin qui suit votre enfant.
Quand consulter un médecin ?
Lorsque votre enfant est malade, plusieurs possibilités s'offrent à vous. Il est important de consulter un médecin si votre enfant présente des symptômes inquiétants ou persistants. Voici quelques exemples de situations où une consultation médicale est nécessaire :
- Fièvre élevée ou persistante
- Difficulté à respirer
- Vomissements ou diarrhée sévères
- Douleur intense
- Éruption cutanée étendue
- Léthargie ou irritabilité inhabituelle
- Refus de s'alimenter
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