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La durée de vie de l'ovule chez la jument : Comprendre le cycle ovarien et la reproduction

Les propriétaires de juments sont souvent familiers avec le cycle ovarien de leur monture, notamment avec le retour des chaleurs chaque année au printemps. Ces périodes de chaleurs reflètent l'activité ovarienne de la jument, qui se manifeste généralement d'avril à octobre par une succession de cycles d'environ 21 jours. Cet article vise à explorer en détail la durée de vie de l'ovule chez la jument, en abordant les différentes phases du cycle ovarien, les facteurs qui influencent la durée de vie de l'ovule, ainsi que les implications pour la reproduction.

Le cycle ovarien de la jument: Un aperçu

Le cycle ovarien de la jument est caractérisé par une alternance de périodes de chaleurs (œstrus) et de périodes de refus de l'étalon (diœstrus). La durée moyenne du cycle est de 21 jours, mais elle peut varier en fonction de la durée des chaleurs, qui peut aller de 2 à 15 jours.

Phase d'œstrus (chaleurs)

La phase d'œstrus, ou période de chaleurs, dure environ 7 jours et se termine par l'ovulation. Pendant cette phase, la jument est réceptive à l'étalon et présente des signes extérieurs tels que la queue relevée, des jets d'urine, des clignotements de la vulve et des couinements. Certaines juments peuvent également montrer des changements de comportement, comme de l'irritabilité, de l'agressivité, du stress, une hypersensibilité au niveau des reins et du dos, des raideurs voire de la boiterie. Dans des cas plus rares, la jument peut présenter des signes de coliques.

Les premières chaleurs apparaissent généralement entre 15 et 18 mois. Pendant la phase folliculaire, le follicule dominant en croissance secrète des œstrogènes, qui sont responsables du comportement de chaleurs.

Phase d'interoestrus (diœstrus)

La phase d'interoestrus, ou période de refus de l'étalon, dure environ 14 jours et est relativement constante. Après l'ovulation, le follicule devient corps jaune et sécrète de la progestérone. Cette hormone est responsable du comportement de refus de l'étalon et permet le maintien de la gestation en cas de fécondation.

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En l'absence de fécondation et donc de signal embryonnaire, une décharge de prostaglandines est effectuée par l'utérus 12 à 13 jours après l'ovulation. La prostaglandine entraîne la destruction du corps jaune (efficace si le corps jaune a plus de 5 jours) et donc un arrêt de sécrétion de progestérone.

Facteurs influençant la durée du cycle ovarien

Plusieurs facteurs peuvent influencer la durée du cycle ovarien de la jument, notamment :

  • La saison: La durée de l'œstrus est plus longue en hiver et au début du printemps, et plus courte en été.
  • Les individus: La durée du cycle peut varier d'une jument à l'autre.
  • Le climat et les conditions de vie: Ces facteurs peuvent également avoir un impact sur la durée du cycle.

Inactivité ovarienne (anoestrus)

L'inactivité ovarienne, ou anoestrus, se caractérise par une absence d'ovulation et un repos des ovaires. Cet état est dû au raccourcissement de la durée du jour. La saison anovulatoire débute généralement en octobre et dure naturellement jusqu'aux mois d'avril-mai.

Un moyen facile à mettre en œuvre pour avancer la reprise d'activité cyclique est l'éclairage artificiel (ou photostimulation) des juments. Le traitement de photostimulation doit débuter courant décembre, 70 jours avant la mise à la reproduction souhaitée, et doit durer 35 jours. La jument doit recevoir une durée d'éclairement (naturel ou artificiel) quotidienne comprise entre 14 heures 30 minutes et 16 heures.

Corps jaune persistant

Il arrive que sur une jument vide, après une ovulation normale, le corps jaune se mette en place mais ne soit pas détruit au bout de 12-13 jours, alors qu'il n'y a pas de gestation en cours. Cet état survient plutôt en fin de printemps ou début d’été, bien qu’il soit possible d’en avoir pendant la saison. Les raisons de l’apparition de ce type de corps jaune ne sont pas connues. Plusieurs hypothèses sont possibles, comme par exemple une deuxième ovulation pendant la phase lutéale, qui forme un corps jaune qui ne serait pas sensible aux prostaglandines (car âgé de moins de 5 jours à la décharge), ou alors un utérus abîmé qui ne va pas naturellement sécréter la prostaglandine. Si rien n'est fait, ce corps jaune peut rester en place jusqu'à 80 jours, empêchant ainsi la jument de revenir en chaleurs.

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Diagnostic et suivi du cycle ovarien

Seul un vétérinaire peut pratiquer le suivi ovarien de votre jument. L'échographie est un acte vétérinaire qui permet d'effectuer un diagnostic et de vous conseiller.

Quand et à quelle fréquence faire saillir/inséminer ?

En début de saison, la jument est passée à la barre de soufflage 2 fois par semaine, puis tous les 2 jours dès le début des chaleurs. Elle doit être saillie ou inséminée avec de la semence fraîche (récoltée il y a moins d'une heure) tous les 2 jours jusqu'à l'ovulation ou le refus constaté à la barre.

En cas d'utilisation de semence d'étalon subfertile ou de semence congelée, un protocole de suivi par échographie et d'inséminations quotidiennes jusqu'à l'ovulation est préconisé (avec constatation de l'ovulation à l'échographie par un vétérinaire). Si le nombre de paillettes est réduit, un suivi ovarien plus poussé sera pratiqué pour inséminer au plus près de l’ovulation.

Si une jument pleine doit être remise à la reproduction après le poulinage, le passage à la barre (de soufflage) ou le cas échéant le suivi ovarien devra être effectué tous les 2 jours dès le 5ème jour après le poulinage.

Compte tenu des durées de survie des spermatozoïdes dans les voies génitales de la jument (24 à 48 heures voire davantage pour de la semence de bonne qualité) et de l'ovocyte après ovulation (moins de 10 heures), les saillies ou inséminations doivent avoir lieu avant l'ovulation dans l'idéal. Elles sont stoppées dès que cette dernière est constatée ou, à défaut, dès le refus à la barre constaté.

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Cas particulier des inséminations avec du sperme congelé

Afin de limiter le nombre de doses utilisées, les inséminations avec du sperme congelé débutent quand la jument est en chaleurs, dès que le plus gros follicule en croissance dépasse la dimension de 35 mm (observé et suivi à l'échographie par le vétérinaire). Elles sont effectuées tous les jours jusqu’à l’ovulation constatée. Le protocole d'insémination avec du sperme congelé, préconisé par les Haras nationaux suite aux recherches dans les années 1980, utilise 8 paillettes (de 0,5 mL chacune et contenant 50 millions de spermatozoïdes) à chaque insémination, soit une insémination tous les jours avec 400 millions de spermatozoïdes.

Une induction d’ovulation est effectuée par le vétérinaire, en utilisant généralement l'hCG (hormone extraite de l’urine de femme enceinte) à raison de 1 500 UI maximum en intraveineuse. Cette injection s'effectue sur la jument en chaleurs, lorsque le plus gros follicule en croissance dépasse la dimension de 35 mm. L’ovulation survient en moyenne 36 heures après l’induction dans 75% des cas. L'induction d'ovulation peut également être utilisée avec les autres techniques de monte afin de limiter le nombre de saillies ou d'IA sur la chaleur. L’utilisation de cette hormone (hCG) va induire chez la jument une réaction immunitaire. Il faut donc l’utiliser à bon escient pour éviter qu’à terme la jument ne réponde plus au produit.

Depuis plusieurs années, le nombre de paillettes par jument est considérablement limité et variable selon les vendeurs de semence (bien souvent moins de 10 paillettes pour la saison). Ceci rend impossible l'application du protocole précédent. Dans ce cas, la gestion de la chaleur de la jument va devenir beaucoup plus contraignante car le vétérinaire devra effectuer un suivi ovarien plus poussé, surtout en fin de chaleur, avec des échographies plusieurs fois par jour (jusqu’à 4 fois, soit environ toutes les 6 à 8 heures) de manière à inséminer au plus près de l’ovulation. L’insémination est d’ailleurs, dans ce cas, souvent réalisée juste après le constat d’ovulation.

Importance de la connaissance du cycle ovarien pour la reproduction

La connaissance du cycle ovarien de la jument est essentielle pour optimiser la reproduction. En comprenant les différentes phases du cycle, les facteurs qui l'influencent et les signes de chaleurs, les propriétaires peuvent déterminer le moment optimal pour la saillie ou l'insémination.

Signes de chaleurs

Il est important de savoir reconnaître les signes qui annoncent que votre jument est prête à accepter un étalon et à être saillie. Vous connaissez peut-être la méthode du “test à la barre” (encore nommé “passage à la barre”), dans lequel une jument est présentée à un étalon, tout en étant séparée par une cloison.

Tout d’abord, vous remarquerez que la jument se tient souvent immobile avec les jambes arrière écartées, dans une position campée, particulièrement quand un hongre ou un étalon sont à proximité. Ce faisant, elle soulève la queue plus souvent que d’habitude, et la met sur le côté. Vous observerez généralement pendant cette période, à la commissure de la vulve, un écoulement de mucus mélangé à l’urine, de couleur jaune blanchâtre caractéristique, que vous pouvez parfois retrouver sur la face interne des cuisses. D’autres signes tels que des jets d’urine, et un “clignotement” de la vulve sont caractéristiques d’une jument en chaleur. La jument en chaleur est parfois nommée “la pisseuse”, et les initiés savent que lorsque “la pisseuse” est de retour, le temps des chaleurs est arrivé !

Par ailleurs, la jument est en général plus nerveuse qu’à l’accoutumée : elle hennit et urine plus souvent. Quand vous la montez, elle vous semblera aussi plus capricieuse, plus irritable et plus sensible.

Une fois les 4 à 7 premiers jours de chaleurs (correspondant à la phase d’acceptation du mâle) passés, la jument va redevenir beaucoup plus calme : l’ovulation a eu lieu, et elle rentre dans la phase de refus du mâle. Cette période dure en général 15 jours (entre 14 et 16 jours). Ainsi, si un étalon vient à s’approcher trop près d’elle, elle va coucher ses oreilles en arrière, “couiner”, battre sa queue dans l’air, et si cela ne suffit pas, ruer ! Généralement le message est clair.

Il n’y a cependant pas de règle universelle valide. Parfois, une jument en chaleur sera au contraire plus câline et affectueuse qu’en temps normal.

Gardez à l’esprit également que pour certaines juments, ces signes sont clairs, tandis que pour d’autres, les chaleurs sont bien plus silencieuses et vous aurez du mal à en discerner les signes, tant les différences de comportement sont minimes par rapport à d’habitude…

Chez les chevaux très entraînés, les chaleurs sont souvent à peine perceptibles : l'énergie étant nécessaire ailleurs, le corps met en quelque sorte la reproduction en veilleuse. La plupart peuvent quand même être montées, et ne posent pas de problèmes particuliers au quotidien.

Le test de la barre

Le seul constat d’un surcroît d’agitation de la jument n’est pas suffisant pour connaître le bon moment pour réaliser la saillie. Il est conseillé de vérifier tous les 2 ou 3 jours en réalisant le test de la barre. Cela consiste à placer la jument derrière un bat-flanc et à amener un mâle pour observer le comportement de la femelle. Selon le moment du cycle, elle présentera des signes d'acceptation ou de refus. Si elle lève la queue et émet des jets d’urine, elle est prête.

Quand effectuer le diagnostic de gestation ?

Quel que soit le type de monte, 13 à 14 jours après la date d’ovulation ou le refus constaté, la jument peut être repassée à la barre de soufflage :

  • Si elle ne revient pas en chaleurs, un constat de gestation par échographie doit être réalisé par un vétérinaire pour confirmer la gestation ;
  • Si le passage à la barre n'est pas possible, l'examen à l'échographie est indispensable pour savoir si elle est pleine.

L’échographie permet d’effectuer un constat de gestation précoce et mettra en évidence des éventuels jumeaux, indésirables chez la jument.

Si la jument est diagnostiquée pleine à l'échographie à 14 jours, une confirmation de gestation est indispensable entre le 30ème et le 35ème jour de gestation.

Durée de la gestation

La gestation s’étend de la fécondation jusqu’au poulinage et dure environ 11 mois. Comme pour le cycle sexuel, sa durée varie avec les saisons. La seule façon de s’assurer que la jument est gestante est de faire réaliser une échographie par un vétérinaire. La technique la plus courante est celle de l’échographie rectale, réalisée à partir du 15e jour qui suit le premier refus constaté lors du test de la barre.

S’il fallait que la jument attende des jumeaux, elle avorterait le plus souvent spontanément lors du 7 ou du 8e mois. Et si jamais la gestation allait à son terme, la jument donnerait probablement naissance à deux poulains non viables.

Le poulinage

Le poulinage est le nom donné à la mise bas chez les équidés. Le but d’une présence n’est pas d’aider car il faut être expert. Un éleveur est capable de tirer délicatement sur les antérieurs du poulain au rythme des contractions. Toutefois, si vous êtes là, vous pourrez désinfecter le cordon ombilical avec de la teinture d’iode préparée par le pharmacien ou le vétérinaire. Mais attention à ne pas gêner la jument : il vaut mieux la laisser faire seule si tout se passe bien.

Les chaleurs réapparaissent souvent une à deux semaines après le poulinage. Chez certaines juments, cela peut prendre plus de temps. La réapparition des chaleurs signifie la possibilité de réaliser une nouvelle saillie, sans attendre davantage. Mais les juments peuvent être moins fertiles. Si l’on respecte le calendrier de la nature, le poulain n’étant sevré qu’entre le 4e et le 6e mois qui suit sa naissance, la nouvelle gestation sera mieux supportée en ne réalisant pas de saillie avant.

Gestion des chaleurs chez la jument

Les chaleurs constituent un phénomène tout à fait naturel lié au processus de reproduction. Chaque jument va vivre cette phase de manière distincte. Certaines vont à peine se faire remarquer, tandis que d’autres plus sensibles vont présenter plusieurs signes extérieurs et quelques écarts de comportement. Ce sont ces mêmes juments qui se verront attribuer le qualificatif de « pisseuses ».

Pour contribuer au confort de la jument pendant la période des chaleurs, il peut être recommandé de complémenter son alimentation au coup par coup ou de manière continue. Des produits à base de plantes agissant sur le stress sont particulièrement appréciés. En cas de persistance des signes d’inconfort et ou d’agressivité chez la jument, il est vivement conseillé de faire appel à un vétérinaire. Derrière ces écarts de comportement peuvent se cacher des douleurs ovariennes voire même des affections du système reproducteur.

Comportement de la jument en chaleur

Il y a certains propriétaires de chevaux qui ne remarquent pas que leur jument est en chaleur, d’autant que certaines juments deviennent plus affectueuses et se laissent plus facilement monter dans cette période chargée en hormones. Car en général, si votre jument est en chaleur, elle se transforme souvent en une petite peste capricieuse et difficile à vivre…

Juments difficiles

De nombreuses juments en chaleur perdent également plus d'urine. Si votre jument reste immobile, comme bloquée, lorsque vous la montez, ou refuse d’aller de l’avant, parlez-lui d’une voix douce plutôt que de la pousser en force avec les cuisses. Les jeunes juments réagissent de façon plus sensible étant inexpérimentées en la matière, alors que des juments plus âgées seront plus détendues dans ce genre de situation. En hiver ou lors de températures plus fraîches, elles ont souvent besoin d'une couverture chaude sur leur dos et le ventre.

Certaines juments ont un comportement très agressif et deviennent de vraies pestes dans la vie quotidienne, ou lors de la monte. Pour l’essentiel, ces juments se rebellent contre les mouvements de cuisse du cavalier, refusent d’avancer, ou sont nerveuses ou déconcentrées.

Empêcher les chaleurs

Dans le sport équestre professionnel en particulier, des moyens sont de plus en plus souvent utilisés sur des juments aux chaleurs extrêmement marquées, ou continues, afin d’empêcher leur survenue et obtenir de meilleures performances sportives. Il existe différents moyens pour empêcher les chaleurs chez la jument : un traitement hormonal, une immunisation, des plantes médicinales ou encore par l’utilisation de l’homéopathie (ses résultats sont mis en question), ainsi que la chirurgie (ablation de l'ovaire).

Gardez bien à l’esprit que les chaleurs sont un processus naturel chez la jument, et qu’il convient de recourir à des méthodes, particulièrement celles aux conséquences irréversibles, que si vous n’avez pas d’autre moyen, ou que la situation le justifie vraiment.

Précautions à prendre

Les juments en chaleur déclenchent un comportement sexuel très marqué chez la plupart des étalons. Ils s'excitent et peuvent, en essayant d’approcher la jument, vous blesser ou mettre en danger d’autres personnes, de même que d’autres chevaux aux alentours. Il est commun qu’un cavalier inexpérimenté ne sache pas comment contrôler son étalon dans une telle situation, et perde le contrôle.

De plus, les juments en chaleur ont souvent tendance à être irritables, ou à s'offrir lorsque des chevaux ou un étalon courent trop près derrière elles. Il est conseillé de garder ses distances et d'informer les autres cavaliers en piste. Les juments sont très sensibles pendant leurs chaleurs et sont souvent difficiles pendant l’équitation. C’est une période pendant laquelle il faut faire attention à votre jument, et faire preuve de beaucoup de patience avec elle. Si elle doit être montée pendant cette phase, veillez à la seller lentement et soigneusement, en évitant tout geste brusque et de lui faire mal tout particulièrement dans la zone ventrale.

Les chevaux ont en général un comportement typique lorsqu'ils saluent un autre cheval. Ils se reniflent, couinent et frappent le sol avec leurs antérieurs. Ce comportement peut être particulièrement marqué chez la jument en chaleur. Par conséquent, évitez de vous tenir à portée de ses jambes avant lorsqu'elle renifle un autre cheval. De plus, certains cavaliers ont remarqué qu’une jument en chaleur est plus agressive avec d’autres juments.

Particularités liées à l'âge

Les juments n'entrent pas directement dans la ménopause comme c’est le cas chez l’être humain. Au fur et à mesure des années, les juments plus âgées montreront des signes de fertilité réduite, et auront des cycles plus longs qu’auparavant. Par exemple, au printemps, il faudra plus de temps pour que les premières chaleurs se déclenchent. Et lorsque la jument sera pleine, sa gestation risque de durer plus longtemps et son poulain d’être petit à la naissance.

À un âge plus avancé, généralement à partir de 20 ans, il est plus rare qu’une jument rentre en gestation ; le risque de perte précoce est également augmenté. Cependant, si une jument a déjà eu un ou plusieurs poulains, elle peut encore être saillie à un âge avancé, à condition d’être en bonne forme physique.

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