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Douleur Rectale et Ovulation : Causes et Solutions

Pour la majorité des femmes, la période de l’ovulation, au beau milieu du cycle menstruel, passe complètement inaperçue. Pour certaines, toutefois, c’est une période de tension parfois violente dans le bas-ventre, qui revient mois après mois, comme un rendez-vous dont on se passerait bien. Est-il normal d’avoir mal ? Que signifie cette douleur, et peut-on la soulager ? Cet article explore les causes potentielles de la douleur rectale pendant l'ovulation et propose des solutions pour soulager l'inconfort.

L'Ovulation et ses Manifestations

L’ovulation chez la femme correspond à l’expulsion d’un ovule par l’ovaire, prêt à être fécondé par un spermatozoïde. Elle a généralement lieu au 14ème jour du cycle menstruel. Quatorzième jour du cycle, et soudain, une douleur lancinante dans le bas-ventre, d’un côté ou de l’autre, vous interpelle. Vous connaissez (trop bien) ce phénomène ? Vous faites sans doute partie de ces femmes qui ressentent leur ovulation. Que se passe-t-il concrètement dans le corps de la femme au moment de l’ovulation ? « C’est à ce moment que le follicule dominant, qui a grossi pendant toute la première partie du cycle dans un ovaire (droite ou gauche) parfois jusqu’à atteindre 25 mm de diamètre, envoie un message hormonal qui provoque son ouverture pour libérer l’ovule, comme un ballon qui éclate ». Une libération brutale qui éjecte, en plus de l’ovule, tout le liquide contenu dans le follicule directement dans la cavité pelvienne avec, parfois, une irritation du péritoine.

Les femmes qui ressentent leur ovulation éprouvent pour la plupart des douleurs de type « crampes » ou des impressions de torsions dans le bas-ventre, parfois accompagnées de nausées ou de vomissements, même si cela reste minoritaire. D’autres signes peuvent également apparaître, liés à l’imprégnation d’œstrogènes qui existe à la période de l’ovulation. Notamment au niveau de la poitrine : certaines femmes éprouvent une tension dans les seins lors de l’ovulation, une poitrine qui leur semble plus lourde, plus sensible qu’à l’accoutumée. Parfois, une fatigue et des maux de tête peuvent survenir. Selon le médecin, les saignements ne font pas partie des symptômes les plus courants et sont très rares, ou non liés à l’ovulation. En revanche, pour les pertes, aucune inquiétude à avoir : « en milieu de cycle, le corps de la femme produit une glaire cervicale très liquide et beaucoup plus filante que d’habitude, liée à l’ovulation. On parle d’une texture de blanc d’œuf. C’est cette glaire cervicale et cette texture qui facilitent le passage des spermatozoïdes en cas de conception, au moment où la femme est la plus fertile. Si celle-ci peut être vive, et conduire parfois des patientes à consulter en urgence, laissant même croire à une appendicite, la douleur sans prise de traitement est heureusement rapide et se résorbe d'elle-même en 4 à 6 heures seulement (en moyenne), et 24 heures maximum.

Sensibilité Individuelle et Facteurs Contraceptifs

Pourquoi certaines femmes sont-elles sujettes à la douleur et ressentent fort la pression de l’ovulation quand d’autres ne ressentent rien ou presque rien ? « Il n’existe pas tellement d’explications physiques. La sensibilité viscérale d’une femme à une autre, d’une personne à une autre en général, est très différente. Celui-ci évoque également une hausse des cas de douleur depuis quelques années, mais l’explique simplement : « lorsque la pilule était le contraceptif le plus courant, nous n’entendions tout simplement plus parler de douleurs lors de l’ovulation. En général, c’est le contraire. La douleur est simplement le signe que la femme est en période d’ovulation, que le follicule a bien expulsé son ovule et que tout se passe comme prévu. Une douleur isolée et qui s’arrête rapidement ne doit pas vous inquiéter.

Proctalgie Fugace: Une Cause Possible de Douleur Rectale

Avez-vous déjà, alors que vous aviez vos règles, ressenti une douleur soudaine, aiguë et intense, qui venait de vos fesses ? Vous pouvez ressentir cette pression et cette douleur pendant quelques secondes ou même quelques minutes avant qu’elle ne disparaisse, en vous demandant ce qu’il a bien pu se passer ! Les règles ont parfois des côtés vraiment pénibles ! La plupart d’entre nous sont passées par là : acné hormonale, saignements abondants, syndrome prémenstruel, sautes d’humeur, crampes menstruelles… pour n’en citer que quelques-uns. Mais il existe un symptôme menstruel que beaucoup ne connaissent peut-être pas : la proctalgie fugace.

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Également connue sous le nom de douleur rectale fugace, la proctalgie fugace se manifeste par des douleurs ou des crampes ressenties au niveau des fesses, causées par des spasmes musculaires du rectum. Vous avez alors des épisodes de douleur rectale soudaine et intense survenant sans prévenir. Alors, si vous avez déjà eu l’impression que votre postérieur est frappé par la foudre, vous n’êtes pas folle, vous souffrez peut-être de proctalgie fugace. Mais quelles en sont les causes et plus important encore, comment y remédier ?

Causes de la Proctalgie Fugace

Bien que la cause exacte de la proctalgie fugace soit inconnue, plusieurs facteurs sont susceptibles d’entraîner cette pathologie, incluant les rapports sexuels, le stress, la constipation et la défécation.[1] On estime que jusqu’à 18 % d’entre nous pourraient en souffrir à un moment de notre vie.[2] Néanmoins, de nombreuses femmes en souffrent dans le cadre de leur cycle menstruel, en particulier quand elles ont leurs règles.

Pendant nos règles, notre corps libère des hormones appelées prostaglandines qui font se contracter l’utérus pour éliminer la muqueuse utérine. De telles contractions sont parfois ressenties comme des douleurs menstruelles. Eh bien, ces prostaglandines peuvent aussi avoir le même effet sur nos intestins et notre système digestif : les muscles du rectum et du périnée se contractent, entraînant des spasmes musculaires et des crampes anales.

Les selles pendant les règles peuvent aussi être responsables. Juste avant les règles, les taux d’œstrogène et de progestérone ont tendance à chuter fortement. Comme la progestérone contrôle le transit de notre système digestif, une chute de ce taux d’hormones peut entraîner des diarrhées ou une constipation. Aller à la selle plus souvent ou plus difficilement peut déclencher des crampes.

Bien qu’elle puisse surprendre et survenir à des moments peu propices, la douleur entraînée par la proctalgie fugace ne dure généralement que quelques instants. Le principal symptôme de la proctalgie fugace est une douleur dans les fesses qui peut être assez intense, mais est (heureusement) temporaire. Cette sensation varie d’une personne à l’autre. Certaines la décrivent comme une douleur aiguë, vive ou lancinante dans la zone rectale qui se produit soudainement et sans crier gare. Elle peut être suffisamment douloureuse pour vous réveiller si vous dormez, ou vous faire crier de douleur si vous la ressentez pendant la journée. Cette douleur dure généralement de quelques secondes à une ou deux minutes, mais peut aussi durer plus longtemps dans certains cas.

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Bien qu’elle soit pénible, la proctalgie fugace n’est pas dangereuse, alors essayez de ne pas trop vous inquiéter.

Proctalgie Fugace et Grossesse

La proctalgie fugace peut être causée par les contractions lors de l’accouchement, mais est plus fréquente au troisième trimestre de la grossesse, quand bébé grossit et exerce une pression sur les nerfs de la région anale. Il peut être inquiétant de remarquer des changements dans votre corps qui échappent à votre contrôle, surtout si vous êtes enceinte et que vous vous faites du souci pour deux ! Mais deux tiers des femmes ont ce type de symptômes pendant la grossesse et l’accouchement, alors un peu de proctalgie fugace ne devrait pas vous empêcher de dormir.[3]

Si cette douleur au niveau des fesses vous gêne pendant la grossesse, cependant, il peut être bon de la mentionner à votre médecin ou votre sage-femme pour qu’ils puissent vous aider.

Douleur Rectale et Endométriose

Les douleurs aux fesses quand vous déféquez peuvent parfois être liées à l’endométriose, en particulier l’endométriose intestinale. Si vous ressentez cela couplé à des symptômes comme des douleurs menstruelles intenses, une fatigue extrême et des infections de candidose fréquentes, il peut être bon de consulter votre médecin ou gynécologue pour en savoir plus.

Généralement, ces douleurs intenses dans les fesses s’arrêtent au bout de quelques secondes, et vous pouvez reprendre vos activités en toute quiétude : aucun traitement n’est nécessaire. Mais si elles vous empêchent de vivre normalement, vous pouvez les traiter de la même manière que vous traiteriez les autres symptômes menstruels.

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Soulagement de la Douleur

Comme pour le soulagement des douleurs et crampes menstruelles, des remèdes maison comme les antidouleurs/antalgiques en vente libre, des exercices doux, ou un bon bain relaxant au sel d’Epsom (bulles optionnelles) peuvent faire des merveilles.

Ceci dit, si vous ressentez des douleurs plus intenses ou constantes, et qu’elles surviennent aussi en dehors de vos règles, vous pourriez avoir une autre pathologie. Il peut être alors judicieux de prendre rendez-vous pour vous faire examiner par un médecin.

Options Médicales

La réponse est non, le médecin est catégorique. Quand la douleur au moment de l’ovulation est très présente et fait écho à des règles également très douloureuses, on parle alors de douleurs pelviennes cycliques, et cela peut poser la question de l’endométriose, ou de la recherche d’un autre trouble. La maladie, qui induit la propagation de la muqueuse utérine hors de la cavité utérine, peut entraîner des douleurs chroniques invalidantes et une infertilité. Nous l’avons vu, une douleur n’est pas le signe d’une mauvaise ovulation ou d’un trouble lors du cycle. Une douleur isolée en milieu de cycle, lorsque les règles ne sont pas ou peu douloureuses, ne doit pas vous inquiéter outre mesure et s’avère tout à fait normale et banale.

Quoi qu’il en soit, en cas d’inquiétude, d’un doute, sur une endométriose possible, de douleurs fortes ou simplement de douleurs qui vous interrogent au moment de l’ovulation, la consultation d’un professionnel reste le réflexe à avoir pour ne pas rester sans réponse. « Une échographie pelvienne peut alors être réalisée rapidement par votre gynécologue. C’est l’examen le plus simple et le moins invasif qui permet d’éliminer de grosses raisons de douleurs, comme des lésions d’endométriose, des malformations utérines, ou encore des kystes sur les ovaires.

Traitement Médicamenteux

Par un anti-inflammatoire : la façon la plus simple de combattre la douleur, pour une femme sujette aux ovulations douloureuses est de prendre, dès l’apparition des premières sensations, un comprimé unique d’anti-inflammatoire non stéroïdien de type ibuprofène, qui aura pour effet de soulager rapidement, en moins de 30 minutes, l’inconfort.

Contraception Hormonale

Par un contraceptif hormonal : dans le cas où la personne souffrant de douleurs chaque mois, n’a aucun projet de grossesse dans l’immédiat, le gynécologue propose alors une contraception hormonale (pilule, anneau, implant) qui a pour effet d’empêcher l’ovulation, tout simplement.

Chaleur et Autres Remèdes

Et l’action de la chaleur ? Pour le Dr Robin, aucune étude fiable sur l’action de la chaleur (la fameuse bouillotte !) contre la douleur de l’ovulation n’existe jusqu’à ce jour. La chaleur permet de calmer les douleurs aux ovaires. Il est possible d’apaiser un peu sa douleur en ayant recours à la chaleur. Vous pouvez utiliser une bouillotte en la plaçant sur votre bas-ventre, toujours à travers un tissu pour éviter les brûlures.

Techniques de Relaxation et Gestion du Stress

Première technique pour commencer, la respiration abdominale ou diaphragmatique : inspire profondément en gonflant le ventre, expire lentement… et recommence. Ensuite le yoga doux ou des étirements ciblés du bassin. Bouger régulièrement est essentiel. Même quelques étirements ou une courte marche, surtout si tu travailles assise toute la journée. De même, quand tu sens que tu es tendue ou stressée, fais une pause. Respire profondément, relâche la mâchoire, le ventre, les épaules… Ton bassin suivra. Etant donné que les crises arrivent souvent la nuit, avoir un sommeil de meilleure qualité peut aussi réduire leur fréquence. Et si tu remarques que les douleurs sont liées à tes règles, observe ton corps et anticipe.

Tu l’as peut-être déjà ressenti : quand on a mal, surtout dans une zone aussi intime, ça peut vite devenir anxiogène. Les douleurs du bas ventre, du périnée ou de l’anus, qu’elles soient liées aux règles ou non, sont encore trop taboues. Alors oui, prendre soin de ton mental est aussi important que soulager ton corps.

Douleurs Pelviennes et Autres Pathologies

Les lésions d’endométriose sont responsables de symptômes douloureux variés, qui se manifestent initialement pendant les règles. Au fil des années, ces symptômes peuvent être ressentis également en dehors des règles, mais néanmoins leur intensité reste maximale pendant ou autour des règles. Les manifestations classiques sont des douleurs en bas du ventre (pelviennes), des douleurs lors des rapports sexuels ressenties profondément dans le pelvis, des douleurs pour aller à la selle ou pour uriner, des douleurs thoraciques ou des épaules, des douleurs sur le trajet des nerfs sciatiques.

Par ailleurs, l’endométriose peut occasionner également une infertilité.

Dysménorrhées et Dyspareunies

Les dysménorrhées : ou règles douloureuses Dans la majorité des cas, les dysménorrhées représentent chronologiquement le premier symptôme douloureux, apparu souvent dès les premières règles. Les dyspareunies profondes ou douleurs lors des rapports sexuels Ce sont des dyspareunies balistiques, déclenchées par la pénétration profonde, généralement dans le cul de sac postérieur.

Symptômes Digestifs et Urinaires

Les symptômes digestifs associés aux règles sont variés et non spécifiques: On retrouve des douleurs à la défécation, à la distension du rectum, parfois majorées pendant les règles. Les cystalgies cataméniales, la pollakiurie diurne et nocturne, ainsi que l’impression d’avoir régulièrement une infection urinaire (mais sans infection prouvée lors d’un examen bactériologique des urines) pendant les règles justifient la recherche d’une endométriose profonde de la vessie. Mais tout comme les symptômes digestifs, ces symptômes urinaires peuvent être liés à un effet irritatif des lésions d’endométriose.

Les nodules d’endométriose profonde peuvent infiltrer voire engainer les uretères. Il peut en résulter des épisodes de douleurs lombaires, mais le plus souvent ces lésions sont longtemps asymptomatiques. Ce sont des douleurs qui surviennent entre les règles et qui peuvent conduire à un fond douloureux chronique, quotidien, rebel aux médicaments antalgiques habituels.

Douleurs Pelviennes et Saignements Anormaux

Une femme sur cinq ressent des douleurs pelviennes, notamment durant les menstruations. Ces souffrances sont communes et souvent banalisées. Cependant, en parler avec son professionnel de santé est important. Même quand les douleurs pelviennes ressenties pendant les menstruations sont anodines, elles peuvent être soulagées par une prise en charge adaptée. Dans certains cas, elles peuvent être le signe d’une pathologie gynécologique. Les douleurs pelviennes sont des douleurs qui apparaissent autour du pelvis. Cette partie du corps s’étend de la partie basse du ventre au plancher pelvien, aussi appelé périnée (muscle qui permet le maintien des organes internes). Le pelvis comprend tous les organes sexuels (ovaires, trompes de Fallope, utérus, vagin), mais aussi le rectum et la vessie.

Les douleurs pelviennes sont souvent associées au syndrôme prémenstruel et aux menstruations. La douleur menstruelle s’accompagne parfois de céphalées, de douleurs aux seins, de maux de ventre, de la diarrhée ou encore d’une baisse de forme ou d’une humeur irritable. Pour certaines femmes, le syndrome prémenstruel est un trouble sévère et invalidant. Les douleurs menstruelles localisées dans la région pelvienne se manifestent généralement avant ou pendant les règles et, pour certaines femmes, en période d’ovulation.

La patiente peut ressentir différents types de douleurs :

  • Algies pelviennes chroniques : ces douleurs se manifestent toujours au même moment du cycle ou n’ont aucun lien avec le cycle et persistent au-delà de 6 mois. Elles nécessitent systématiquement des examens complémentaires.
  • Dysménorrhées : ce terme désigne les douleurs menstruelles, soit celles qui apparaissent pendant les règles. Elles provoquent de douloureuses crampes et s’accompagnent de symptômes désagréables tels que des maux de tête, des nausées, des vomissements. On distingue la dysménorrhée primaire, qui apparaît dès les premières règles, de la dysménorrhée secondaire, qui se manifeste vers l’âge de 30 ans. La seconde peut révéler une pathologie utérine.
  • Syndrôme intermenstruel : cette douleur pelvienne survient au moment de l’ovulation. Elle est d’apparition soudaine et peut durer quelques minutes ou plusieurs heures. Souvent, elle s’accompagne de spotting (perte de sang légère en dehors des règles).

La prise d’un antalgique ou d’un antispasmodique prescrit par un professionnel de santé peut suffire à soulager la dysménorrhée et le syndrome intermenstruel. En général, aucun traitement spécifique n’est requis. Néanmoins, si ces douleurs persistent ou deviennent plus importantes, un suivi médical approprié est requis.

Des saignements associés aux règles sont considérés comme normaux. Néanmoins, si le flux est hémorragique, on parle de ménorragie. Les femmes qui en souffrent doivent changer fréquemment leur protection hygiénique pour éviter un débordement. Pour mesurer le flux et l’abondance des règles il existe le score de Higham, il permet de définir les patientes nécessitant une prise en charge thérapeutique.

Les saignements constatés à d’autres moments du cycle sont appelés métrorragies ou plus communément, spotting. Ces troubles peuvent intervenir chez la femme menstruée ou non-menstruée : avant la puberté, après la ménopause ou encore pendant la grossesse.

Dans ces deux cas, les saignements peuvent être causés par une pathologie utérine et nécessitent donc une consultation chez le gynécologue, qui est le spécialiste qui confirmera un éventuel diagnostic et vous proposera un traitement si nécessaire. À noter que la sagefemme peut émettre un premier avis, mais doit vous adresser à un gynécologue pour la confirmation et la prise en charge d’une pathologie. Les douleurs pelviennes et les saignements peuvent être le signe d’une pathologie plus grave. Ces symptômes peuvent donc nécessiter une prise en charge rapide et une intervention médicale.

Pathologies Utérines Possibles

Les douleurs pelviennes et des saignements en dehors des règles sont des symptômes communs de plusieurs pathologies utérines, notamment :

  • Endométriose : L’endométriose provoque une migration du tissu utérin à l’extérieur de l’utérus et entraîne des symptômes extrêmement douloureux voire invalidants. Cette maladie silencieuse a longtemps été sous-diagnostiquée. Selon l’Inserm, une femme sur dix est concernée par cette pathologie. Les douleurs pelviennes font partie des symptômes fréquents de l’endométriose.
  • Fibrome : cette tumeur bénigne est fréquente. La présence d’un fibrome entraîne à la fois des douleurs pelviennes et des saignements hémorragiques.
  • Kyste ovarien : cette tumeur bénigne peut faire l’objet de complications. Il peut être fonctionnel ou organique. Le premier disparaît spontanément, le second doit être retiré à l’occasion d’une intervention chirurgicale. Sa présence peut provoquer des douleurs pelviennes soudaines et intenses. C’est pourquoi de telles manifestations nécessitent de rencontrer un professionnel de santé dans les meilleurs délais.
  • Syndrome des ovaires polykystiques : d’origine hormonale, ce trouble entraîne divers symptômes, notamment la prolifération de follicules partiellement développés sur les ovaires, des règles irrégulières, de l’acné hormonal, une augmentation de la pilosité. Selon l’Inserm, une femme sur dix est touchée par cette pathologie qui peut conduire à l’infertilité.

Cette liste de pathologies est non exhaustive. D’autres maladies ont comme symptômes des douleurs pelviennes et des saignements. Des explorations plus poussées peuvent être nécessaires pour poser un diagnostic et envisager un traitement. Il est donc indispensable de prendre rendez-vous avec votre professionnel de santé. Un suivi gynécologique régulier permet de faire le point sur votre état de santé et d’envisager rapidement un traitement si nécessaire.

L'Importance de la Consultation Médicale

On ne va pas te mentir : la proctalgie fugace n’est pas (encore) en haut de la liste des grandes priorités médicales. Tu vois, la proctalgie fugace, ce n’est pas dangereux, mais ce n’est pas non plus “rien”. Le but n’est pas de tout contrôler, ni de culpabiliser quand une crise revient. Tu n’es pas seule, et ton ressenti est légitime.

Il est important de savoir qu’une douleur persistante dans le bas-ventre doit systématiquement vous amener à consulter. Cela est d’autant plus vrai lorsque celle-ci est accompagnée d’autres symptômes. Si vous faites l’objet d’une douleur pelvienne très intense, n’attendez pas d’avoir un rendez-vous chez le médecin et allez directement aux urgences.

En fonction des symptômes ressentis, de leur fréquence et de leur intensité, le médecin peut décider de prescrire des examens à la patiente, afin de confirmer ou infirmer son diagnostic.

Conclusion

La douleur rectale pendant l'ovulation peut avoir diverses causes, allant de la simple sensibilité individuelle et de la proctalgie fugace à des conditions plus complexes comme l'endométriose. Il est crucial de consulter un professionnel de la santé pour un diagnostic précis et un plan de traitement adapté. Des options de soulagement de la douleur sont disponibles, allant des remèdes maison aux interventions médicales, permettant aux femmes de gérer efficacement leur inconfort et d'améliorer leur qualité de vie. L’essentiel, c’est d’oser en parler, même si le sujet peut sembler un peu gênant.

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