La douleur de l'accouchement est une expérience universelle, mais sa perception et sa gestion varient considérablement selon les cultures et les croyances religieuses. En Islam, la grossesse et l'accouchement sont considérés comme des moments sacrés, accompagnés de recommandations et de traditions spécifiques pour soutenir et guider les femmes. Cet article explore les perspectives islamiques sur la douleur de l'accouchement, en tenant compte des textes religieux, des pratiques culturelles et des avis religieux, ainsi que des progrès de la science moderne.
Le Coran et la douleur de l'accouchement
Le Coran reconnaît explicitement la douleur de l'accouchement, soulignant son importance et le respect dû aux mères pour les efforts et les souffrances endurés. Le verset suivant est souvent cité :
« Nous avons recommandé à l’homme d’être bienveillant envers son père et sa mère. Sa mère le porte dans la douleur et le met au monde dans la douleur… » (Coran 46:15).
Ce verset met en évidence le rôle central de la mère et la valeur de son sacrifice. Il invite à la gratitude et à la reconnaissance envers les mères pour leur dévouement.
Pratiques et recommandations islamiques
Outre la reconnaissance de la douleur, l'Islam propose des pratiques et des recommandations pour aider les femmes pendant la grossesse et l'accouchement. Ces pratiques visent à apporter un soutien spirituel et émotionnel, ainsi qu'à faciliter le processus de l'accouchement.
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Lecture de la sourate Al-Zalzalah
Certains musulmans croient que la lecture de la sourate Al-Zalzalah (La secousse) pendant l'accouchement peut faciliter le processus. Cette sourate décrit le tremblement de terre du Jour du Jugement, et certains y voient un parallèle avec les contractions de l'accouchement, espérant ainsi un soulagement.
Invocations (Du'as)
Les invocations (Du'as) sont considérées comme un moyen puissant de communication avec Allah. Il est dit que les invocations faites par la femme qui éprouve les douleurs de l'accouchement sont particulièrement susceptibles d'être exaucées. Le Coran encourage les croyants à invoquer Allah dans les moments de détresse :
« N’est-ce pas Lui qui répond à l’angoissé quand il L’invoque, et qui enlève le mal… » (Coran 27:62).
Ainsi, les femmes en travail sont encouragées à invoquer Allah pour leur faciliter l'accouchement et les soulager de leurs douleurs.
Remèdes prophétiques
Certains compagnons du prophète Mohammed (que la paix soit sur lui) utilisaient des remèdes pour les femmes qui accouchaient difficilement. Par exemple, il était conseillé d'écrire certaines formules sur un gobelet avec du safran et de faire boire cette eau à la femme.
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Un exemple de formule à écrire est :
« Il n’y a de Dieu si ce n’est Allâh, le Clément le Magnanime, Louange à Allâh Seigneur de l’Univers : " Le jour où ils verront ce qui leur est promis, il leur semblera qu’ils n’étaient restés (sur terre) qu’une heure d’un jour " (Coran 46:35] ; " Le jour où ils la verront, il leur semblera n’avoir demeuré qu’un soir ou un matin ". (Coran 79:46)
Il est rapporté de ’Ikrama selon Ibn ’Abbâs qui a dit : ’Issa (sallallahu ’alayhi wa sallam) passa près d’une vache qui donnait naissance douloureusement. Elle [la vache] dit : « O Verbe d’Allâh [Yâ Kallimat Allâh] ! Et certains groupes parmi les anciens ont permis d’écrire certaines parties du Qor’ân et de les boire.
Écriture et consommation de versets coraniques
Certains groupes parmi les anciens ont permis d'écrire certaines parties du Coran, notamment les versets indiquant qu'Allah connaît le contenu de l'utérus, et de les boire. Cela peut être fait en mélangeant du safran avec de l'eau et en récitant les versets sur cette eau avant de la boire et de l'appliquer sur le ventre. Et le fait d'écrire les versets dans lesquels il est dit qu'Allah connaît le contenu de l'utérus comme la parole du Très Haut :« À Lui revient la connaissance de l' Heure. Aucun fruit ne sort de son enveloppe, aucune femelle ne conçoit ni ne met bas sans qu' Il n' en ait connaissance. Et le jour où Il les appellera : "Où sont Mes associés ?", ils diront : "Nous Te déclarons qu' il n' y a point de témoin parmi nous" ! » (Sourate 41, Fussilat, Les versets détaillés verset 47)Ilayhi yuraddu AAilmu alssaAAatiwama takhruju min thamaratin min akmamihawama tahmilu min ontha wala tadaAAuilla biAAilmihi wayawma yunadeehim ayna shuraka-eeqaloo athannaka ma minna minshaheedinet :« Allah sait ce que porte chaque femelle, et de combien la période de gestation dans la matrice est écourtée ou prolongée. Et toute chose a auprès de Lui sa mesure. » (Sourate Coran, 13, Ar-Raad, Le tonnerre, verset 8)Allahu yaAAlamu ma tahmilukullu ontha wama tagheedu al-arhamuwama tazdadu wakullu shay-in AAindahu bimiqdarinont fait l'objet d'expériences (positives) : on déverse de l'eau dans un récipient et on y met du safran puis on remue le tout jusqu'à ce qu'il soit teinté de safran puis on donne le mélange à la femme en travail et on lui en enduit le ventre.
L'importance de l'entourage et du soutien
Il est crucial que les femmes enceintes soient entourées de personnes positives et encourageantes. Les récits négatifs et les comparaisons douloureuses peuvent augmenter l'anxiété et la peur de l'accouchement. Encourager les femmes à se concentrer sur l'aspect positif de la maternité et à partager des expériences encourageantes peut grandement améliorer leur état d'esprit. Le conseil que l'on peut donner aux femmes est de tenir leur langue et de dire « Alhamdoulillah, ça s’est bien passé ! ». Il faut savoir que tout ce que vous dites laisse une trace sur toutes les filles et femmes qui vous entourent. Les enfants entendent aussi ce que vous dites. Avoir un enfant est la plus belle chose au monde. N’oublions pas que l’éducation commence bien avant la grossesse.
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Avis des religieux et progrès de la science
Les avis religieux sur la douleur et son rôle évoluent avec les progrès de la science. Alors que les textes sacrés recommandaient autrefois l'acceptation héroïque de la souffrance, les avancées médicales permettent aujourd'hui de soulager la douleur de l'accouchement. Il est important de noter qu'il n'y a rien de religieux à faire pendant la grossesse et après la grossesse, tout dépend du sexe du bébé. Si c'est un garçon, la circoncision est pratiquée, sinon, il n'y a rien de spécifique pour une petite fille. Plus tard, le père annoncera le prénom du bébé à son oreille une fois qu'il sera posé sur sa mère. Si le prénom choisi fait partie du Coran, il est mal vu de lui trouver un diminutif, car beaucoup de musulmans pensent que cela peut provoquer des problèmes au bébé durant la grossesse.
Soulagement de la douleur et péridurale
La question de l'utilisation de la péridurale fait souvent débat. Certains religieux estiment que l'acceptation de la douleur est une épreuve méritoire, tandis que d'autres considèrent qu'il est permis de recourir aux moyens médicaux pour soulager la souffrance, à condition que cela ne mette pas en danger la mère ou l'enfant.
Il est essentiel que chaque femme puisse prendre une décision éclairée, en tenant compte de ses convictions religieuses, de ses besoins médicaux et de ses préférences personnelles.
Tisanes de feuilles de framboisier
La tisane de feuilles de framboisier est une solution naturelle populaire, surtout dans les pays anglo-saxons. Elle agit sur l’utérus et facilite le travail. Il est conseillé de consommer la tisane de feuilles de framboisier en fin de grossesse (jamais avant le 9e mois) pour renforcer le muscle de l'utérus et faciliter les contractions lors de l'accouchement.
Pour préparer la tisane, il suffit de les mettre telles quelles dans une boule à thé (ou dans l'eau bouillante et filtrer au bout de 5 minutes). 30 g de feuilles dans un litre d’eau infusées environ 15 minutes, chaque jour durant le 9e mois (jamais avant !).
Traditions et culture
Certaines traditions culturelles, bien que non strictement religieuses, sont souvent associées à la grossesse et à la naissance en Islam. Par exemple, il est courant que le père annonce le prénom du bébé à son oreille après la naissance.
Annonce du prénom à l'oreille du bébé
Contrairement à certaines idées reçues, l'annonce du prénom à l'oreille du bébé n'est pas une pratique religieuse obligatoire en Islam. Cependant, elle est souvent pratiquée dans de nombreuses familles musulmanes, en même temps que l'appel à la prière (Adhan) est récité à l'oreille du nouveau-né. L'Adhan est récité à l'oreille droite, et l'appel du début de la prière à l'oreille gauche.
Sacrifices et repas partagés
Après la naissance, certaines familles musulmanes pratiquent le sacrifice d'animaux (généralement des moutons) pour remercier Allah et partager un repas avec la famille, les amis et les personnes dans le besoin. Pour un garçon, il faut sacrifier deux moutons, et pour une fille, un seul. Il est également courant d'apporter un grand plat à la mosquée pour partager avec la communauté.
Peur de l'accouchement et soutien émotionnel
Aujourd’hui, j’aimerais aborder le thème de la peur de l’accouchement. Les raisons sont diverses, mais la plus grande raison qui explique cette peur, ce sont toutes les femmes et soeurs qui nous entourent. Encore jeune, vous entendez des femmes qui ne modèrent pas leurs propos lors de votre présence et racontent leur expérience en long et en large. Et puis, toutes ces femmes qui vous souhaitent ‘bonne chance !’ et puis qui vous comparent la ‘douleur’ de l’accouchement ‘aux menstrues mais en cent voire mille fois pire’. Je dis stupides puisque de nos jours, les soeurs ne font pas forcément le pas pour être mère. Elles attendent, suivent les ‘conseils’ de l’entourage du genre ‘attends un peu, ne fais pas tout de suite le pas, il faut que tu connaisses un peu ton mari’ (2 ans de passés déjà ). Et puis, quand elle se décide à faire le pas, on lui donne d’autres conseils du genre ‘tu es encore jeune, ne te précipite pas, profite un maximum, parce qu’avec les enfants, ça ne sera plus pareil’. (hésitation de la part de la soeur qui s’était enfin décidée). ‘Profite de ta jeunesse pour travailler, mettre de côté, acheter ta maison [on pousse les jeunes à commettre le péché de l’achat avec intérêts, qui est un péché ENORME en islam]). Je me suis tirée les cheveux tellement j’avais mal, et j’en avais plein dans la main. De l’exagération. Et puis en plus, c’est dommage de comparer ce beau moment avec des règles douloureuses exposant 10. Ca na aucun sens. Après l’accouchement, vous avez un enfant dans les bras : le plus beau cadeau du monde. Une merveille qui vous regarde dans la yeux, qui a besoin de vous, qui vous sourit et qui est prêt à vous aimer et vous donner de l’amour sans rien demander en retour. Après l’accouchement, vous avez un époux qui devient papa, qui se transforme en personne encore plus aimable et douce. Vous changez vous aussi et voyez la vie autrement : voir la vie à travers les yeux d’une mère est une chose unique. Le conseil que j’aimerais donner à toutes les soeurs qui lisent cet article : ne pensez pas bien faire en expliquant tous les détails de votre accouchement. Il faut passer par là, il n’y a pas d’autre solution. Mais ce n’est pas forcément une étape ‘horrible’ comme beaucoup d’entre nous le croient. Essayez de tenir vos langues et de dire ‘alhamdoulillah, ça s’est bien passé !‘. Sachez que tout ce que vous dites laisse une trace sur toutes les filles et femmes qui vous entourent. Les enfants entendent aussi ce que vous dites. Avoir un enfant est la plus belle chose au monde. N’oublions pas que l’éducation commence bien avant la grossesse.
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