Loading...

Dois-je avorter ou le garder : Informations essentielles

Prendre la décision d'interrompre ou de poursuivre une grossesse est un choix profondément personnel et complexe. Cet article vise à fournir des informations claires et complètes sur l'accès à l'interruption volontaire de grossesse (IVG) en France, afin d'éclairer votre réflexion et de vous aider à prendre une décision éclairée.

Délais légaux pour avorter en France

En France, l'IVG est autorisée jusqu'à la fin de la 14e semaine de grossesse, soit 16 semaines après le premier jour des dernières règles. Il est crucial d'agir rapidement dès que la décision d'avorter est prise, car les démarches peuvent prendre du temps.

Qui peut demander un avortement ?

Seule la femme concernée peut faire la demande d'IVG. Qu'elle soit majeure ou mineure, toute femme enceinte qui ne souhaite pas poursuivre sa grossesse peut s'adresser à un médecin ou une sage-femme pour demander une IVG. La décision est personnelle et doit être prise sans pression ni justification. C'est un droit fondamental de disposer de son corps. Chaque femme est libre d'en parler à son entourage pour se faire accompagner.

L'IVG pour les mineures

Les femmes mineures peuvent recourir à une IVG, avec ou sans le consentement de leurs parents. La loi protège le droit à l'IVG des mineures et leur permet de prendre cette décision de manière autonome.

Anonymat et accompagnement

Une jeune femme qui souhaite recourir à une IVG sans le consentement de ses parents doit se faire accompagner dans sa démarche par une personne majeure de son choix (membre de la famille, ami…).

Lire aussi: Conseils pour la fertilité

Si une mineure en fait la demande, elle peut bénéficier de l'anonymat total pour pratiquer un avortement, quel que soit le lieu de réalisation de l'IVG choisi.

Confidentialité vis-à-vis des parents

Si vous êtes mineure et que vous en faites la demande, vous pourrez bénéficier de l’anonymat total pour pratiquer un avortement et ce, quel que soit le lieu de réalisation de l’IVG que vous aurez choisi.

IVG et anonymat pour les majeures

Dans tous les cas, la prise en charge de l'IVG est protégée par le secret médical. Cela signifie que ni l'acte d'IVG, ni les actes associés ne figurent sur le décompte de remboursement de la sécurité sociale afin de préserver la confidentialité vis à vis de l'entourage. Sur demande, l'IVG peut également être réalisée de manière anonyme.

Accès à l'IVG pour les femmes de nationalité étrangère

Toutes les femmes qui le souhaitent peuvent bénéficier d’une IVG, en France, sans qu'il soit nécessaire d'avoir la nationalité française. La prise en charge à 100% est valable pour les femmes bénéficiaires de l'aide médicale de l'État (AME). Pour les femmes résidant en France en situation irrégulière, non admise à l'AME, il existe une prise en charge des soins urgents (dont fait partie l’IVG) à l'hôpital (hospitalisation ou consultation en établissement de santé).

Nombre d'IVG autorisées

Il n'y a pas de nombre légal d'avortement maximum à ne pas dépasser. Il est possible d’avoir plusieurs fois recours à l’interruption volontaire de grossesse au cours de sa vie. L’IVG, même répétée, n’augmente pas le risque d’infertilité ultérieure ni de complications lors d’une grossesse future.

Lire aussi: Assistantes maternelles : contrôles pendant les vacances

Contre-indications à l'IVG

Le professionnel de santé que vous consultez pour l’IVG évaluera si vous présentez des contre-indications lors de la première consultation pour vous proposer la méthode d’IVG adaptée à votre situation. La méthode médicamenteuse est contre-indiquée si on a diagnostiqué une grossesse extra-utérine (situation dans laquelle la grossesse se développe en dehors de l’utérus, par exemple dans une trompe). D’autres situations peuvent contre-indiquer cette méthode : les femmes présentant une allergie à l’un des deux médicaments utilisés, les femmes souffrant d’insuffisance rénale chronique ou de porphyrie héréditaire. Il n’existe pas de contre-indication à l’IVG instrumentale en tant que telle, seule l’allergie aux produits d’anesthésie peut constituer une contre-indication.

Grossesse extra-utérine (GEU)

Une grossesse extra-utérine (GEU) est une urgence médicale. Cela signifie que l’œuf s’est implanté en dehors de l’utérus, le plus souvent dans une trompe. Cette grossesse n’est pas viable : elle ne peut pas évoluer normalement et peut provoquer de graves complications, pouvant aller jusqu’à un engagement du pronostic vital. Si une GEU est diagnostiquée, la prise en charge n’est pas la même qu’une IVG. Le traitement repose soit sur un médicament spécifique, soit sur une intervention chirurgicale. L’objectif est de traiter cette situation à risque tout en préservant vos chances de grossesse dans le futur.

Coût et remboursement de l'IVG

L’IVG, et tous les actes qui lui sont associés (consultations, prises de sang, échographies…), est prise en charge à 100% par l’Assurance maladie quelle que soit la méthode (médicamenteuse ou instrumentale), avec dispense totale d’avance de frais pour :

  • toutes les femmes assurées sociales ;
  • les mineures qui sont ayant-droit d'un assuré social ou d'une assurée sociale ;
  • les femmes bénéficiaires de l'aide médicale de l'État (AME).

Pour les femmes résidant en France en situation irrégulière, non admise à l'AME, il existe une prise en charge des soins urgents (dont fait partie l’IVG) à l'hôpital (hospitalisation ou consultation en établissement de santé).

Arrêt de travail et soutien psychologique

Vous pouvez bénéficier d’un arrêt de travail en cas d’IVG médicamenteuse ou instrumentale. Il existe également des services de soutien psychologique pour vous aider à traverser cette période difficile. Un outil interactif, anonyme et gratuit, le tchat vous met en contact direct avec une personne compétente qui pourra répondre à vos questions, vous informer et vous orienter.

Lire aussi: Tatiana Silva : De Miss Météo à Maman

Réflexions et conseils face à une grossesse imprévue

Face à une grossesse imprévue, non désirée, il est important de laisser passer le premier choc émotionnel et toutes ses interrogations et ses peurs. Important aussi de ne pas rester seule et de pouvoir se confier et être écoutée. Ce que vivent les femmes confrontées à une grossesse imprévue peut être très violent. Le soutien et le réconfort de l’écoute est alors précieux. N’hésitez pas !

Grossesse inattendue ou non-désirée, enceinte trop jeune, situation de couple compliquée, désaccord entre les deux partenaires, soucis financiers… De très nombreuses raisons peuvent conduire une femme à envisager une Interruption Volontaire de Grossesse (IVG). Si vous pensez à l’avortement, il est important de prendre le temps de réfléchir en profondeur avant de vous décider. Quelle que soit votre décision, pour ne rien regretter, il est essentiel de ne pas céder aux pressions qui peuvent s’exercer sur vous : pressions professionnelles, pressions familiales, pressions du corps médical… Ne décidez pas dans l’urgence ou sous le coup d’une émotion qui vous submerge momentanément et que vous n’arrivez pas à contrôler.

Actuellement, en France, les délais légaux pour avorter dépendent de la méthode que vous choisissez. Concernant l’IVG chirurgicale (avortement par aspiration), le délai pour y recourir est plus long. Avant de faire un choix définitif, vous disposez donc de plusieurs semaines pour réfléchir. Prenez le temps de faire le point et d’envisager les différentes possibilités qui s’offrent à vous.

Si vous venez de découvrir que vous êtes enceinte et que cette grossesse n’était pas prévue ni programmée, vous allez certainement être envahie par des émotions très différentes, voire contradictoires. À quelques heures d’intervalle, vous pouvez parfaitement passer de la peur ou l’angoisse à la joie et un sentiment de légèreté. Quelles que soient les émotions qui vous habitent ne restez pas seule. Parlez-en avec votre conjoint ou votre compagnon qui est le premier concerné. Vous pouvez également partager avec un ami, une personne de confiance, un proche. Dans cette situation très particulière que vous vivez, il peut être opportun de dialoguer avec une personne extérieure à votre entourage et qui sera plus à même de vous écouter sans intervenir, sans vous juger et vous aidera à réfléchir de façon plus posée aux possibilités qui s’offrent à vous.

Si vous hésitez à avorter, ou bien si votre mari ou votre conjoint hésite, prenez le temps nécessaire pour vous informer et réfléchir.

Le rôle de l'école et la confidentialité pour les mineures

Mme Michelle Meunier attire l'attention de M. La loi permet à toute femme enceinte, quel que soit son âge, de demander l'interruption de sa grossesse. Pour les mineures, l'autorisation parentale est la règle, cependant, si la mineure veut garder le secret vis-à-vis de ses parents ou de son représentant légal, ou si le consentement n'est pas obtenu, l'IVG et les actes médicaux, notamment l'anesthésie, et les soins liés sont pratiqués à la seule demande de la mineure. Dans ce cas, la mineure se fait accompagner par une personne majeure de son choix. Cette jeune fille peut alors être hospitalisée pour une IVG alors qu'elle devrait être dans son établissement scolaire. Si cette absence est relevée par l'établissement, les parents peuvent être avisés très rapidement, via les logiciels de gestion de vie scolaire. Cependant, si l'infirmière scolaire a été mise au courant de la raison de l'absence, elle peut bloquer l'envoi du message aux parents, via le conseiller principal d'éducation qui doit en aviser le chef d'établissement. Cette procédure, à l'interface entre les réglementations sanitaire et de l'éducation nationale, est source de fragilité quant à l'exercice du droit à l'IVG.

Dans ce contexte, le chef de l'établissement paraît donc fondé à garder le silence sur une telle absence, dès lors que le personnel de santé l'aura dûment informé de ce que « l'élève est absente pour un motif médical dont elle est légalement autorisée à garder le secret », sans autre précision. Ainsi devraient être préservés à la fois le secret auquel est astreint le personnel de santé et le droit de l'élève à garder le secret sur sa démarche, vis-à-vis de ses responsables légaux.

L'IVG : un droit fondamental

L'interruption volontaire de grossesse (IVG) est un droit de la femme, un droit humain. Ce droit, inscrit dans notre patrimoine juridique, est une question de liberté, de respect et de dignité des femmes. Il garantit l'accès à l'information, à des services de soins dédiés mais aussi à des interruptions de grossesse sécurisées, volontaires ou pour des raisons médicales. Pour les femmes mineures, l'IVG est prise en charge à 100 % et est anonyme. La feuille de soins remplie par le médecin et le relevé des remboursements transmis par l'Assurance maladie sont aménagés de façon à préserver la confidentialité de l'IVG réalisée.

tags: #dois #je #avorter #ou #le #garder

Articles populaires:

Share: