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Comment booster sa fertilité et concevoir un enfant

La décision est prise : vous souhaitez agrandir votre famille et accueillir un enfant. La fertilité féminine est un sujet complexe, influencé par divers facteurs physiologiques et hormonaux. Il est donc important de comprendre les mécanismes en jeu et d'adopter les bonnes pratiques pour optimiser vos chances de concevoir. Cet article vous propose un guide complet pour booster votre fertilité et mettre toutes les chances de votre côté.

Comprendre la fertilité féminine

La fertilité chez la femme désigne sa capacité à concevoir un enfant. Ce processus complexe repose sur une série d'interactions hormonales et physiologiques qui se déroulent tout au long du cycle menstruel. Chaque mois, les ovaires produisent des ovules dans un processus appelé ovulation, où un ovocyte mature est libéré et peut être fécondé par des spermatozoïdes lors de rapports sexuels. L’ovulation est régulée par diverses hormones, dont la folliculo-stimulante (FSH) et l’œstrogène, sécrétés par l’hypophyse et les ovaires. Pendant la première phase du cycle menstruel, des follicules ovariens se développent et préparent les ovules pour la reproduction. Ce processus est également influencé par des hormones comme la progestérone, qui a un rôle clé dans la préparation de la muqueuse utérine pour accueillir un embryon. Si un spermatozoïde réussit à féconder l’ovule, il se forme un embryon qui migre vers l’utérus à travers les trompes de Fallope. La muqueuse utérine ou endomètre, se prépare alors à implanter l’embryon grâce à la sécrétion hormonale. En cas de grossesse, le cycle menstruel s’interrompt, mais s’il n’y a pas de fécondation, l’utérus se débarrasse de son endomètre lors des menstruations.

Les causes possibles de stérilité

La stérilité chez la femme est un problème complexe qui peut résulter de divers facteurs affectant le système reproducteur. Les causes peuvent être liées à l'ovulation, aux trompes de Fallope ou à d'autres facteurs hormonaux. Les troubles de l’ovulation, souvent causés par des déséquilibres hormonaux, peuvent réduire la qualité des ovocytes, rendant la fécondation difficile. Les trompes de Fallope doivent être perméables pour permettre la rencontre des gamètes et le transport de l’embryon vers l’utérus. Il est important de noter que la stérilité n’implique pas nécessairement l’absence de menstruations.

Conseils pour booster votre fertilité

Voici une série de recommandations et de changements de style de vie qui peuvent vous aider à optimiser votre fertilité.

Adopter une alimentation saine et équilibrée

Une bonne nutrition joue un rôle crucial dans la fertilité. Il est conseillé d’incorporer des compléments alimentaires enrichis en vitamines et en nutriments essentiels comme l’acide folique, qui est vital en cas de grossesses. Par ailleurs, une alimentation équilibrée peut aider à réguler les hormones et à améliorer la qualité des ovocytes.

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  • L'acide folique : La prise d'un complément en acide folique peut aider à prévenir toute anomalie du tube neural chez votre bébé, comme le spina bifida. Il est recommandé aux femmes envisageant une grossesse et aux femmes enceintes de prendre chaque jour un complément en acide folique (0.4 mg d'acide folique), de façon idéale trois mois avant d'essayer de tomber enceinte et pendant le premier trimestre de la grossesse.
  • La vitamine D :
  • Le sélénium :
  • La vitamine B12 :
  • Les oméga-3 : Une alimentation riche en oméga-3 est excellente pour protéger votre système reproducteur.
  • Les produits laitiers entiers : Lait, yaourt, crème, fromage, évitez les produits allégés ou demi-écrémés.
  • Les légumes : Riches en vitamines et en minéraux, ils vous permettront d’optimiser vos chances de tomber enceinte.

Il est également conseillé de limiter votre consommation d’aliments à index glycémique élevé, c’est-à-dire qui augmentent rapidement votre taux de sucre dans le sang (sucre, pâtes, pommes de terre, gâteaux, sodas, plats industriels…).

Maintenir un poids santé

Certaines études suggèrent que le surpoids ou l’obésité peuvent nuire à la fertilité en causant des déséquilibres hormonaux. Il est donc important de maintenir un poids santé pour maximiser les chances de grossesse. Développer le syndrome des ovaires polykystiques (SOPK). Mais les femmes trop minces peuvent aussi avoir des difficultés à enfanter, car pour bien fonctionner les ovaires ont besoin de la graisse qui est riche en hormones.

Gérer le stress

Le stress peut impacter négativement la fertilité. Des techniques comme la méditation, le yoga ou des exercices de respiration peuvent aider à réduire le stress et à favoriser un environnement hormonal équilibré pour la procréation.

Éviter les substances nocives

Il est crucial d’arrêter de fumer et de limiter la consommation d’alcool, car ces facteurs peuvent compromettre la qualité des gamètes et la santé reproductive. Le tabac est l’ennemi ultime de votre fertilité. D’après la synthèse de plusieurs études européennes, les femmes fumeuses réduisent en moyenne de 15 % leurs chances de concevoir un bébé. Si vous êtes une accro de l’expresso, il va falloir mettre le holà. Selon une étude menée par l'Institut National de la Santé et l'Université de l'Ohio, la caféine augmenterait également le risque de fausse-couche. Les spécialistes de la fertilité recommandent donc de limiter votre consommation de café à 2 tasses par jour.

Si votre partenaire fume ou boit, il est aussi important qu'il en réduise sa consommation (l'idéal étant que vous arrêtiez ensemble) pendant que vous essayez de concevoir un enfant.

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Se protéger contre la rubéole

La rubéole peut gravement affecter les bébés à naître. Il est judicieux de vérifier que vous êtes entièrement protégée contre la rubéole si vous prévoyez d'avoir un bébé.

Limiter l'exposition aux perturbateurs endocriniens

Ces substances chimiques que l’on retrouve dans l’alimentation, les cosmétiques, les protections hygiéniques (tampons, serviettes périodiques), les produits ménagers ou phytosanitaires sont capables d’interférer avec notre système hormonal et de faire baisser votre fertilité. Les perturbateurs endocriniens les plus problématiques sont les phtalates, les parabens et le bisphénol que l’on retrouve dans les plastiques alimentaires et dans certains cosmétiques.

Faire de l'exercice physique

La grossesse met votre corps à l'épreuve ; prendre soin de votre forme avant de concevoir vous sera d'une grande aide lorsque vous serez enceinte. Si vous êtes en forme avant de concevoir, vous resterez plus facilement active pendant votre grossesse. Faire de l'exercice peut vous aider à améliorer votre humeur et votre niveau d'énergie. Cela contribue également à réduire le stress, ce qui est une bonne chose lorsqu'il s'agit de concevoir un enfant.

Optimiser les rapports sexuels

Pour faire un bébé, il faut théoriquement qu'un spermatozoïde rencontre un ovule situé dans une des trompes de Fallope. S'il faut, logiquement et dans l'immense majorité des cas, une pénétration pour faciliter cette rencontre, il est toutefois possible de débuter une grossesse sans rapport avec pénétration. En effet, s'il est mis un peu tardivement lors des préliminaires, il peut y avoir une petite sécrétion de liquide séminal qui peut contenir quelques spermatozoïdes. Etre fécondée, et donc enceinte, sans pénétration, peut aussi arriver lors d'un coït interrompu. Toute relation sexuelle au cours de laquelle du sperme se retrouve près du vagin comporte donc un risque de grossesse. Même sans pénétration, le risque de tomber enceinte, même s'il est très rare, existe bien : il suffit que la vulve et le vagin aient été en contact direct avec les spermatozoïdes. Les doigts par exemple peuvent véhiculer les spermatozoïdes. Du sperme ayant été au contact de la vulve peut s'écouler et remonter le long du vagin.

La fréquence des rapports sexuels

Le sperme stocké trop longtemps dans les testicules cumule des dommages causés à l'ADN et est moins fertile. Dans le cas des couples ayant des rapports sexuels fréquents (quotidiens), l'homme aura moins de spermatozoïdes par éjaculation, mais le sperme sera plus fertile.

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Le moment idéal pour les rapports sexuels

Essayez d’avoir des rapports pendant la « période de fécondité ». La phase féconde commence environ six jours avant la fin de l'ovulation. Une étude de cohorte rétrospective a montré que les femmes étaient tombées enceintes surtout lorsqu’elles avaient eu un rapport sexuel le jour où la sécrétion de glaire cervicale était la plus élevée, avec un taux de réussite de 38 %.

Les positions sexuelles favorables

Bien que de nombreuses personnes soient d'accord sur le fait que les positions sexuelles favorisent la grossesse, il est important d'adopter la position qui faciliterait le passage du sperme vers l'ovule dans un laps de temps. Le meilleur moyen pour tomber enceinte est d'éviter pendant l'acte sexuel les positions qui exposent moins le sperme masculin au col de l'utérus de la femme.

  • La position du missionnaire : C'est la position qui convient le mieux pour tomber enceinte. La raison est la suivante, cette position particulière permet la pénétration la plus profonde possible ce qui permet au sperme de se déposer le plus près possible de l'utérus.
  • Les hanches soulevées : Élever les hanches en s'aidant par exemple d'un oreiller peut également être très utile parce que cela exposerait le sperme de l'homme au col de l'utérus féminin.
  • La position de la levrette : Dans cette position, le sperme se dépose le plus près possible du col de l'utérus, ce qui contribue à augmenter les chances de conception.
  • La position dite side-by-side : Cette position provoque également dans la plupart du temps une exposition du col de l'utérus au sperme.

L'importance des orgasmes

Des recherches montrent l'importance de l'orgasme féminin dans le processus de conception. Selon des études, l'orgasme féminin accélère les contractions qui pourraient pousser le sperme vers le haut dans le col de l'utérus.

L'utilisation de lubrifiants

Plusieurs études ont montré que les gels lubrifiants peuvent affecter la fertilité. Ils modifient le PH du vagin et affectent la mobilité des spermatozoïdes qui deviennent moins performants. Si vous présentez une sécheresse vaginale, pas question toutefois de vous faire mal et de vous passer de lubrifiant pendant les rapports sexuels. Il existe des gels spécifiques appelés lubrifiants de fertilité. Assurez-vous que le lubrifiant que vous utilisez n'est pas spermicide ou toxique pour les spermatozoïdes.

Quand consulter un médecin ?

Si malgré tous ces conseils pour booster votre fertilité, vous avez toujours des difficultés à concevoir, la consultation chez le gynécologue peut être judicieuse. Dans le même temps, profitez-en pour demander un check up au papa. Mais rassurez-vous, la plupart des grossesses n’arrivent pas comme par magie. Il faut généralement compter entre 6 mois à un an de relations sexuelles régulières pour la procréation.

Si cela fait déjà quelques temps que vous essayez, il peut être utile de demander à votre médecin de prévoir une numération des spermatozoïdes pour votre partenaire : si les résultats de cette dernière sont normaux, vous n'avez pas à vous inquiéter quant aux compléments alimentaires.

Les techniques de procréation médicalement assistée (PMA)

Si la fécondation ne réussit pas naturellement au bout d’un an de rapports sexuels réguliers, le médecin aide la personne ou le couple à identifier les éventuelles causes d’infertilité. Si besoin, le médecin oriente cette personne ou ce couple vers la procréation médicalement assistée (PMA). Ces techniques de PMA sont dites « in vitro » puisque la fécondation se passe en dehors du corps de la femme.

  • La stimulation ovarienne : L’objectif de la stimulation, un traitement hormonal administré par injection, est d’une part d’obtenir le développement simultané de plusieurs follicules et d’autre part de pouvoir prélever des ovocytes avant l’ovulation.
  • La ponction ovarienne : Elle est réalisée par voie vaginale sous contrôle échographique, et sous anesthésie ou analgésie. Après la ponction, les liquides folliculaires contenant les ovocytes (ou ovules) sont transmis au laboratoire.
  • La fécondation in vitro (FIV) : Après le recueil et la préparation, les spermatozoïdes sont simplement déposés au contact des ovocytes dans une boîte de culture contenant un milieu liquide nutritif et placée dans un incubateur à 37° C. Les spermatozoïdes mobiles viennent spontanément, sans aide extérieure, au contact de l’ovocyte. Un seul spermatozoïde fécondera celui-ci.
  • L'injection intracytoplasmique de spermatozoïdes (ICSI) : Dans certaines situations, la technique de la FIV peut être associée à l’ICSI : un seul spermatozoïde.
  • Le transfert embryonnaire : Dans la majorité des cas, les embryons sont transférés deux à trois jours après la ponction dans l’utérus. Le transfert embryonnaire est un geste simple et indolore qui est parfois pratiqué sous contrôle échographique. Il est réalisé au moyen d’un cathéter fin et souple introduit par voie vaginale dans l’utérus, la patiente étant allongée en position gynécologique. L’embryon est déposé à l’intérieur de l’utérus.

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