L'examen sensoriel chez le nourrisson est une évaluation clinique essentielle pour appréhender son développement neurologique et identifier précocement d'éventuels troubles. Cet article explore la définition de l'examen sensoriel, son importance cruciale, les techniques utilisées, et son application spécifique chez les enfants, notamment les nouveau-nés.
Définition de l'Examen Sensoriel
L'examen sensoriel est une évaluation clinique qui a pour but de tester et d'évaluer les réponses sensorielles du corps humain. Il permet de déterminer si le système nerveux fonctionne correctement en testant la sensibilité, le toucher, la douleur, et d'autres sensations. En médecine, un examen sensoriel sert à évaluer la capacité d'un patient à percevoir des stimuli sensoriels tels que le toucher, la douleur, la température et la vibration.
Le système sensoriel est la partie du système nerveux responsable de percevoir et de traiter les stimulations du monde extérieur.
Importance de l'Examen Sensoriel
L'examen sensoriel joue un rôle crucial dans le diagnostic médical et le suivi du développement neurologique, particulièrement chez les nourrissons. Il permet d'identifier et de traiter efficacement plusieurs affections neurologiques. Il est essentiel pour :
- Découvrir des troubles neurologiques, comme les neuropathies ou les lésions nerveuses.
- Évaluer la fonction sensorielle après une blessure ou une intervention chirurgicale.
- Observer la capacité du patient à percevoir différentes stimulations telles que le chaud, le froid ou les vibrations.
- Détecter des blessures nerveuses périphériques.
- Diagnostiquer des conditions comme la sclérose en plaques ou le diabète.
- Évaluer la récupération sensorielle après une intervention chirurgicale.
Lorsqu'un médecin effectue un examen sensoriel, il cherche à évaluer diverses fonctions sensorielles pour déterminer des anomalies possibles dans le système nerveux. Des problèmes sensoriels peuvent indiquer des maladies ou des lésions nerveuses.
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Techniques d'Examen Sensoriel
Les techniques de l'examen sensoriel sont cruciales pour évaluer la sensibilité et détecter d'éventuels dysfonctionnements dans le système sensoriel humain. Elles impliquent divers tests qui permettent de vérifier la perception du toucher, de la température, des vibrations, et de la douleur.
L'examen sensoriel inclut habituellement un large éventail de tests, tels que le test au monofilament pour la sensibilité tactile, la discrimination entre deux points pour la précision sensorielle, et des tests pour la perception de la douleur. Divers instruments peuvent être utilisés durant l'examen, comme des aiguilles, des morceaux de coton, et des tubercules d'essai de température. L’interprétation des tests doit être faite avec précaution, en tenant compte de l'historique médical et des symptômes du patient.
Modalités d'Évaluation Sensorielle
Pour chaque modalité, des techniques spécifiques sont utilisées pour analyser les capacités sensorielles.
- Tactile: Ce test évalue la sensibilité au toucher léger et implique souvent l'utilisation d'un coton ou d'un monofilament. Un monofilament est pressé contre la peau pour évaluer si le patient ressent la pression. Lors de l'utilisation d'un monofilament sur le pied d'un patient diabétique, si le patient ne ressent pas la pression, cela pourrait indiquer une neuropathie périphérique.
- Température: La capacité à différencier le chaud du froid est testée. Des tubes remplis d'eau à différentes températures sont souvent utilisés pour cette évaluation. L'incapacité à reconnaître des températures différentes peut signaler des lésions nerveuses spécifiques.
- Douleur: Des tests de douleur incluent l'utilisation d'une aiguille pour piquer doucement la peau et vérifier la perception de la douleur. Un patient qui ne réagit pas aux piqûres d'aiguille sur la main pourrait avoir une lésion nerveuse possible due à une blessure.
Une analyse approfondie de la sensibilité inclut également des tests de discrimination des deux points, vérifiant la capacité du patient à sentir deux stimulations proches distinctes. Cela peut se faire avec un compas. Ces résultats permettent non seulement d'identifier une déficience sensorielle mais aussi de localiser précisément laquelle des voies nerveuses sensorielles est affectée. Ce niveau de précision est essentiel pour développer des traitements appropriés et efficaces pour les patients souffrant de troubles sensoriels.
Examen Sensoriel chez l'Enfant et le Nouveau-Né
L'examen sensoriel chez les enfants est une procédure importante pour évaluer leur développement neurologique. Cet examen peut aider à identifier des troubles potentiels du système sensoriel ou nerveux dès un jeune âge.
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L'examen neurologique et sensoriel chez le nouveau-né est essentiel pour vérifier la santé neurologique initiale et sensorielle d'un enfant. Il est réalisé peu après la naissance et comprend plusieurs évaluations pour s'assurer que le développement est sur la bonne voie.
Tests Spécifiques chez le Nouveau-Né
Des tests spécifiques sont souvent utilisés pour évaluer différents aspects du développement sensoriel et neurologique. Voici quelques tests couramment effectués :
- Réflexe de Moro: Ce test vérifie la réponse de sursaut d'un nourrisson à un stimulus externe soudain. Par exemple, un nouveau-né présentant un réflexe de Moro faible ou inexistant peut indiquer un problème neurologique qui nécessite une attention médicale immédiate.
- Réflexe de préhension: Teste si le nouveau-né serre spontanément les doigts autour d'un objet placé dans sa paume.
- Réflexe de succion: Observation de la capacité à téter correctement, essentiel pour l'alimentation.
L'examen neurologique d'un nouveau-né comprend également l'évaluation de la posture et du tonus musculaire, ce qui aide à évaluer le tonus de base qui est crucial pour leur développement moteur.
Au-delà de ces réflexes, les médecins peuvent également contrôler la perception sensorielle avec des tests plus spécifiques comme l'observation de la réaction de l'enfant aux stimulations auditives ou lumineuses. Ces tests visent à s'assurer que le système auditif et visuel du nourrisson se développe correctement. Les examens sensoriels en médecine incluent l'évaluation de la vue (test d'acuité visuelle), de l'ouïe (audiométrie), du goût et de l'odorat (tests gustatifs et olfactifs), et du toucher (tests des réflexes et du seuil de sensibilité).
Audiométrie Infantile
L'audiométrie infantile regroupe un ensemble de méthodes spécifiques visant à s’adapter à l’âge du nourrisson et à ses capacités psycho intellectuelles. Chronologiquement, les méthodes d’audiométrie infantile vont solliciter les réactions réflexes puis conditionnées et enfin volontaires.
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- Réactions Réflexes : Le principe est de déclencher des réactions réflexes automatiques et involontaires d'origine sous corticales. Le Réflexe Cochléo-Palpébral est la réaction obtenue la plus commune entrainant des modifications du rythme respiratoire et/ou de la succion. Les réactions du bébé éveillé peuvent être renforcées par des sourires, des mimiques ou la parole.
- Réflexe d’Orientation Investigation (ROI) : Le principe est de déclencher un réflexe d’orientation vers la source sonore. Les appareils utilisés peuvent être calibrés (audiomètre) ou non. À partir de 8 à 9 mois, la recherche du ROI en conditionnant l’enfant dans sa recherche de la source sonore par une récompense visuelle permet la réalisation d’un Réflexe d’Orientation Conditionné (ROC).
- Ciné-show ou train-show : Le principe est de déclencher un conditionnement type "son-action" réalisant un Ciné-show, ou train-show selon la nature du spectacle visuel venant en récompense. L’appareil utilisé est un audiomètre. Les stimuli utilisés sont des sons volubés générés en champ libre puis au casque et/ou au vibrateur.
- Audiométrie tonale liminaire : L’audiométrie tonale liminaire avec masking est réalisable en l'absence de pathologie grave du comportement. Elle consiste en la mesure des seuils de perception de sons purs émis par un audiomètre.
- Tests de la parole : Le principe consiste à déterminer le pourcentage de mots correctement répétés pour des intensités de stimulation connues. Le matériel utilisé est de type phonétique et il est adapté aux capacités de l’enfant. A partir de 2 ans et demi, on utilisera le jeu des désignations d’images ou des parties de son corps sans et avec lecture labiale.
- Etude des réflexes stapédiens (RS) : Les seuils des réflexes stapédiens (RS) se situent classiquement chez le très jeune enfant entre 90 et 110 dB pour les médiums. Le RS est absent en cas de surdité de transmission. Le RS est présent en cas de surdité de perception.
- Etude des otoémissions acoustiques provoquées (OEAP) : Le principe consiste à étudier indirectement les mécanismes actifs caractéristiques des cellules ciliées externes en réponse à des clics de stimulation, c’est l’étude de la micromécanique cochléaire. Les OEAP sont enregistrées par une sonde placée dans le CAE. Il s’agit d’un test de dépistage de la surdité non invasif, rapide, simple, fiable, sensible et indolore. L’absence des OEA2 ne permet pas de conclure à une surdité.
- Potentiels évoqués auditifs précoces (PEAP) : En étudiant l’ensemble de la chaine auditive, ils permettent un dépistage auditif en fournissant une réponse binaire simple basée sur la présence ou l’absence d’une onde V à une stimulation de 45 voire 35 dB. Ils sont utilisés dans les maternités et plus particulièrement dans les services de réanimation ou de néonatalologie, dès que l’enfant présente au moins un facteur de risque de surdité.
- Potentiels évoqués auditifs du tronc cérébral (PEATC) : Le principe consiste à étudier l’activité bioélectrique générée par des clics de stimulation le long des voies auditives. C’est un test de diagnostic de la surdité non invasif réalisable durant le sommeil de l’enfant. Le seuil auditif, pour les fréquences comprises entre 2000 et 4000 Hz, correspond à la plus petite intensité sonore permettant encore de distinguer l’onde V. Ce test évalue objectivement l'audition sur un spectre fréquentiel plus large que les PEAP en déterminant des seuils sur les quatre fréquences (500-1000-2000-4000).
Importance du Toucher
Avant même la naissance, le toucher est le sens privilégié par le bébé pour découvrir son environnement. Dès la quatrième semaine de grossesse, certains récepteurs du toucher surgissent déjà : c’est la première capacité sensorielle à apparaître chez le fœtus, et la fondation sur laquelle l’enfant va développer son rapport au monde par les sens. Or, le toucher est important pour la croissance physique, mais aussi pour le bien-être émotionnel, les fonctions cognitives et la santé globale des bébés. À tel point que le manque de contact humain peut être à l’origine de retards de développement conséquents.
Le laboratoire COMETE (Mobilités : vieillissement, pathologie, santé) à l’université de Caen Normandie étudie comment les compétences sensorielles des bébés et des jeunes enfants sont liées au développement de leur attention et de leurs performances cognitives. Nadège Roche-Labarbe et son équipe espèrent ainsi découvrir de nouvelles pistes de prévention, de dépistage et de remédiation pour les troubles de développement - parmi lesquels on compte ceux de l’attention, des apprentissages et du spectre autistique. Il repose sur la collaboration de plusieurs spécialités : psychologie et sciences cognitives, néonatalogie et pédiatrie, imagerie cérébrale et ingénierie biomédicale. Ils ont en commun des anomalies sensorielles et de l’attention. Le projet NEOPRENE vise à établir un lien entre le sens du toucher et le développement de l’attention, afin d’identifier des marqueurs de risque du développement atypique.
Un alignement de quatre modules qui vibrent dans un sens ou dans l’autre génère une sensation de caresse. Si la vibration est régulière, le bébé s’attend à recevoir la prochaine. Les chercheurs étudient ensuite l’activité électrique du cerveau pour déterminer s’il perçoit - ou non - un changement de sens ou de tempo dans le stimulus. La mesure de cette activité électrique est réalisée grâce à un électroencéphalogramme (EEG). Il permet d’obtenir une résolution spatiale précise de l’activité des neurones au moment où vibre la matrice. Grâce à ces données, l’équipe peut apprécier la capacité des prématurés à s’habituer à une sensation répétée et à prédire les stimuli à venir. Il observe des variabilités du volume cérébral et dans les connexions qui se forment entre les neurones du cerveau. Il cherche ainsi des signes qui permettraient de prédire des troubles ultérieurs du développement psychomoteur et du comportement.
Les enfants recrutés à la naissance reviennent deux ans plus tard pour une évaluation comportementale et des tests psychométriques. Il s’agit d’un jeu vidéo minimaliste, dans lequel l’enfant doit décider si un animal va vers la droite ou la gauche. Des élément « distracteurs » qui se déplacent dans des directions identiques ou opposées apparaissent à l’écran ; l’enfant doit inhiber les distractions et se concentrer sur l’animal central.
La motricité globale, importante pour la coordination des mouvements et l’équilibre, est jaugée par des lancers de sac, ou des sauts sur des tapis. Une batterie de tests MABC (movement assessment battery for children) permet d’estimer le contrôle moteur des enfants. La motricité fine, utile pour l’écriture par exemple, est testée grâce à des jeux où l’enfant place des jetons dans une tirelire, ou enfile des perles.
Entre 0 et 2 ans, le cerveau est encore hautement plastique. Si des difficultés sensorielles sont repérées assez tôt, les interactions avec les enfants pourraient être renforcées de manière à les compenser.
Dépistage des Déficits Visuels
Les déficits visuels du jeune enfant sont fréquents et souvent d’apparition discrète. En France, plus de 10% de la population d’enfants de moins de 5 ans pourraient présenter une ou plusieurs anomalies de la vision. Le dépistage visuel constitue donc un véritable problème de santé publique.
L’orthoptiste contrôle l’acuité visuelle et l’équilibre oculomoteur. Le médecin, pédiatre ou généraliste, pratique régulièrement des examens cliniques du bébé. À 8 jours, à 9 mois et à 24 mois ont lieu des examens de santé obligatoires par le médecin qui suit l’enfant. Si une anomalie est détectée à la naissance, l’examen par un ophtalmologiste est indispensable à 1 mois. L’école est le lieu clé pour le dépistage de masse.
Développement de la vision chez le tout-petit : Le tout-petit ne naît pas avec une vision de 10/10ème, la vision est réduite les premiers mois, voire les premières années de vie.
- 1er mois : réflexe de fixation sur un objet et le bébé tourne les yeux vers la lumière.
- 2ème mois : mouvement de poursuite horizontale, lente et continue.
- 3ème mois : fixation possible d’un stimulus fixe.
- 4ème mois : l’accommodation est normale.
- 5ème mois : l’enfant regarde et attrape les objets, c’est le début de la coordination œil-main.
- 6ème mois : AV est d’environ 2/10.
- 1 an : l’AV est maintenant de 4/10 et l’enfant perçoit toutes les nuances de couleurs vives et pastelles.
Vision binoculaire : C’est la capacité de voir simple et en relief les images transmises au cerveau par les deux yeux. Elle s’élabore à partir de 4 mois à partir des réflexes de convergence et de fusion. À 6 mois la notion de profondeur est acquise. Une bonne vision binoculaire n’est possible que si les deux rétines transmettent au cerveau - via les nerfs optiques - des images nettes. De plus, un bon équilibre oculomoteur est indispensable pour que les images transmises puissent se superposer et être fusionnées.
Chez l’enfant strabique, en vision centrale, les images des deux yeux ne peuvent se fusionner, le cerveau « neutralise » l’image de l’œil dévié pour éviter la diplopie (vision double).
Troubles de la réfraction : Les troubles de la réfraction, qui sont des défauts de mise au point ou de rayon de courbure, sont très fréquents et se rencontrent chez environ 18% des enfants. L’étude de la réfraction chez l’enfant se fait par un examen objectif possible dès le plus jeune âge. Le port des lunettes est, en général, assez bien toléré chez les tout-petits. Les parents ont un rôle important à jouer dans la surveillance du port des verres.
- Myopie : La myopie est l’état optique d’un œil trop long ou qui le devient avec la croissance du globe. L’image se fait en avant de la rétine. La myopie est rare chez le jeune enfant sauf en cas de très fortes myopies congénitales.
- Hypermétropie : L’hypermétropie est l’état optique, généralement, d’un œil trop court. L’image de l’objet fixé se projette en arrière de la rétine et l’objet est vu flou. L’hypermétropie diminue normalement avec la croissance du globe.
- Astigmatisme : L’astigmatisme est le plus souvent cornéen et régulier. La courbure de la face antérieure de la cornée n’est pas la même dans tous les méridiens. S’il est unilatéral et reste non corrigé, l’astigmatisme entraîne souvent une amblyopie mais pas de strabisme.
Strabisme : Le strabisme est une déviation objective des axes visuels ou perte du parallélisme des yeux, avec perturbation de la vision binoculaire. Environ 3 à 4 % des enfants sont atteints de strabisme. Le strabisme est un trouble important de la vision binoculaire et peut être également le signe d’une maladie grave. Le strabisme entraîne en effet, dans 2/3 des cas, la perte de la fonction visuelle d’un œil ou amblyopie.
Amblyopie : Le terme amblyopie, du grec « vue faible », signifie une acuité visuelle basse, quelle qu’en soit l’origine et non améliorée d’emblée par une correction optique. L’amblyopie touche le plus souvent un seul œil, l’autre œil étant indemne. La plus fréquente, est secondaire à un strabisme de la petite enfance où l’œil dévié devient « paresseux « .
L’amblyopie fonctionnelle peut être bilatérale, généralement d’origine réfractive causée par un trouble important de la réfraction aux deux yeux (myopie, hypermétropie ou astigmatisme fort).
Nystagmus : Le nystagmus est un tremblement des yeux, inaptes à maintenir une fixation stable d’un objet et caractérisé par une succession de mouvements oculaires involontaires et rythmés. Le nystagmus n’est pas une maladie mais le symptôme d’un trouble du système oculomoteur.
L’enfant nystagmique a une mauvaise accommodation ce qui provoque en classe une difficulté et une certaine lenteur pour passer de la vision de loin à la vision de près.
Dépistage : À la naissance, le pédiatre ou le médecin référent va procéder à un examen morphologique des globes à la recherche d’une pathologie au niveau des cornées (taies), pupilles (reflet blanc), paupières (ptôsis), conjonctives (rougeurs), voies lacrymales (larmoiement). À partir de 9 mois peuvent être dépistés, outre des anomalies du globe, les défauts de réfraction, le strabisme et l’amblyopie. Entre 30 mois et 5 ans, un 2ème dépistage par un orthoptiste est recommandé (toujours en accès direct).
Importance de la Détection Précoce
La détection précoce des troubles envahissants du développement chez l’enfant est aujourd’hui un enjeu majeur pour une prise en charge le plus tôt possible et ainsi minimiser leur retentissement dans la vie de l’enfant. Si des difficultés sensorielles sont repérées assez tôt, les interactions avec les enfants pourraient être renforcées de manière à les compenser.
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